Blogue


Il nous fait plaisir de vous présenter le blogue du RSEKN!
 
Vous y trouverez des billets de nos équipes et partenaires régionaux de l’ensemble de l’Ontario. Ci-dessous se trouve un échantillon des billets publiés depuis le lancement du réseau. Mais ça ne s’arrête pas là! Si vous allez sur le site anglais du RSEKN, vous pourrez lire d’autres billets de nos partenaires anglophones.

Vous aimeriez soumettre un billet pour le blogue du RSEKN? 
Contactez les équipes régionales du RSEKN pour savoir comment vous pouvez présentez le travail en matière d’équité accompli par vous-même ou votre organisation. 

La création d’un comité LGBTQ+ dans une école élémentaire

posted Sep 1, 2019, 4:00 PM by Ontario East   [ updated Sep 13, 2019, 7:01 PM ]

Par Virginie Abat-Roy

Assis autour de moi se trouvent six élèves. Ils portent attention à mon collègue qui leur montre les différents symboles associés à la communauté LGBTQ+. Un élève lève la main : « il faudrait aller les présenter aux autres élèves pour qu'ils sachent les reconnaître ». Voici une rencontre de notre comité inclusif LGBTQ+ mis en place depuis avril. Chaque semaine sur l'heure du diner, quelques élèves et deux enseignants responsables se rencontrent pour discuter, échanger, présenter des ressources, poser des questions et préparer des ateliers. Si vous vous imaginez une école secondaire de la capitale, détrompez-vous : nous sommes dans une école élémentaire et ce sont des jeunes de moins de 13 ans qui prennent part à ces rencontres.

À la demande d'élèves, nous avons mis sur pied le premier comité LGBTQ+ dans une école élémentaire de la région (à notre connaissance). La priorité de ce groupe? Donner la parole aux élèves, offrir un milieu sécuritaire pour échanger librement sans crainte de jugement et permettre aux élèves de s'impliquer dans l'école au nom de la communauté LGBTQ+. Contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas seulement de jeunes LGBTQ+ qui en font partie, mais bien aussi des enfants de parents dans la communauté ou des élèves qui veulent aider à rendre nos écoles plus sécuritaire et inclusive. Ces élèves ont même apporté des ressources, vidéos et documents afin de les partager avec leurs pairs. Ils ont également fait une liste d'activités qu'ils veulent tenir dans l'école cette année et l'année prochaine, dont une tournée des classes pour sensibiliser à l'intimidation et à l'importance de l'inclusion dans notre école, et la visite au comité de l'école secondaire voisine. 

Le 17 mai dernier, le Canada a célébré la journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie. Alors que cette journée est passée inaperçue chez certains, elle a été célébrée dans de nombreuses écoles de la région. Quelques-unes ont même hissé le drapeau orné des bandes multicolores, représentant la communauté LGBTQ+.  De plus en plus d'initiatives afin d'offrir des milieux inclusifs et sécuritaires pour les élèves se font remarquer dans nos écoles, et ce, en respect de la loi sur l'inclusion scolaire. Plusieurs regroupements permettent même aux élèves de prendre la parole et d'agir dans leur école.

La fin de l'année est déjà à nos portes. Notre dernière rencontre sert à fabriquer une bannière que nous porterons fièrement dans le cadre du défilé de la fierté du 25 août à Ottawa. Sur cette dernière, vous pourrez y lire : je suis aimé, tu es écouté, iel est respecté. Nous marcherons fièrement avec notre bannière et notre communauté scolaire.


Vous êtes un membre de l'équipe pédagogique et vous voudriez mettre en place un comité similaire dans votre établissement scolaire ? Voici quelques ressources à votre disposition :


Le premier jouet transgenre au Canada du projet "Au coeur de toi". Sam aide les enfants à comprendre les défis émotionnels liés au fait de naître et de grandir en tant que personne trans


Vidéo pour l'histoire de Sam (utilisable sans la poupée)


Rapport "Chaque école" présentant les statistiques d'intimidation envers les membres de la communauté LGBTQ+ et les politiques relatives aux écoles sûres


Feuille d'information sur l'intimidation envers les élèves LGBTQ+ (2013)


Petit film animé "In a heart beat"


Entretien avec Alice Fomen

posted Aug 13, 2019, 4:34 AM by Ontario GRT - GTA   [ updated Aug 13, 2019, 7:27 AM ]

 

Alice Fomen est employée dans un Conseil de langue française. Elle est aussi fondatrice et directrice de l’Alliance pour une Communauté Éducative Inclusive (ACEI)


1. Quel est le but de votre organisme, l’ACEI ? 


L’Alliance pour une Communauté Éducative Inclusive réunit des enseignants immigrants pour développer des outils afin de faciliter l’insertion professionnelle des nouveaux venus dans la profession, mais notre rôle ne se limite pas à cela. Bon nombre de nos projets sont orientés vers la création et le partage de ressources pédagogiques, que ce soit entre enseignants ou avec divers acteurs de la communauté éducative tels que les parents et les élèves eux-mêmes.



2. Pourquoi avez-vous choisi « les difficultés d’insertion des enseignants africains » comme thème pour votre atelier à FESI cette année ? 


En tant qu’enseignante immigrante issue de la minorité ethno culturelle, la question de l’octroi des postes aux enseignants immigrants m’interpelle depuis plusieurs années, et en

particulier celle concernant les enseignants immigrants africains. Vous l’aurez constaté, certains articles font état de leurs difficultés à obtenir un poste en enseignement, malgré leurs qualifications. Cependant, d’un autre côté on parle de pénurie d’enseignants. Cela semble contradictoire à bien des égards et j’ai pensé, lorsque je me suis vue offrir l’opportunité de présenter un atelier au FESI 2019, que c’était une occasion idéale pour engager la conversation avec d’autres personnes afin de recueillir les différents avis.


J’ai aussi choisi ce sujet parce que le plus nous débattrons de l’insertion professionnelle des enseignants africains et des potentiels obstacles systémiques que ceux-ci doivent surmonter, le plus de données nous à l’ACEI seront en mesure d’exploiter pour mieux orienter nos programmes d’accompagnement.


3. Depuis que vous avez débuté votre carrière d'enseignante, comment l'éducation dans les écoles de langue française a-t-elle changé ?


Lorsque j’ai débuté en 2010, il y avait déjà de nombreuses écoles francophones dans la grande région de Toronto. Le nombre d’écoles n’a cessé de croître depuis lors, et cela témoigne à suffisance de la vitalité de l’éducation en langue française.

 

Ce que je déplore en tant qu’enseignante, c’est le fait que l’anglais s’inscrive de plus en plus comme une langue incontournable dans nos écoles de langue française. Nous développons constamment des outils pour promouvoir le français à l’école, de nouveaux jeux en français, des récompenses pour l’élève francophone et bien d’autres stratégies, mais de nombreux élèves une fois sortis de la salle de classe retournent automatiquement à l’usage de l’anglais.

 

C’est une situation qui prévalait déjà lorsque j’ai intégré la profession, c’est une situation qui perdure, alors je ne peux pas valablement affirmer, du moins pour ce point là, que l’éducation dans les écoles de langue a changé. J’ai cependant vu dans les médias qu’une contestation judiciaire est en préparation au sujet du nombre d’élèves anglophones admis dans les écoles francophones en Ontario. Je ne sais pas si nous tenons là une éventuelle piste de solution...


4. Quelles sont les injustices auxquelles les enseignants des écoles de langue française font face ?


Les enseignants des écoles de langue française ont eu à mener de nombreuses batailles pour que le français survive en Ontario. Cependant, dans le contexte actuel, je ne pense pas qu’il y ait des injustices vécues spécifiquement par les enseignants des écoles de langue française. S’il y a des injustices auxquelles les enseignants font face, elles touchent certainement tous les enseignants. Pour ma part en tant qu’enseignante dans une école de langue française, je déplore tout simplement le manque d’accompagnement offert au personnel pour développer spécifiquement la francisation chez l’élève.

 

J’ai assisté pour la première fois au Stage de perfectionnement de l’ACELF, l’Association Canadienne d’Éducation en langue française, qui s’est tenu durant les deux premières de juillet dans la ville de Québec. Je peux vous assurer que j’en suis ressortie avec une trousse d’outils assez consistante, pour développer l’usage du français en milieu scolaire. Mais seulement, très peu d’enseignants assistent à cette formation, car les conseils n’en sélectionnent que deux, maximum quatre, par année. Mon souhait est de voir de tels stages offerts en Ontario, avec un plus grand nombre de participants.


5. Quelles sont les injustices auxquelles les élèves des écoles de langue française font face ? 


Les coupes budgétaires dans l’éducation décrétées par le gouvernement conservateur provincial de Doug Ford, qui ont fait couler beaucoup d’encre au cours de cette année scolaire, ont certainement mis à mal de nombreux services offerts aux élèves. Je vais m’arrêter au cas des services d’actualisation linguistique en français. J’ai mentionné précédemment le fait que la francisation devrait avoir la priorité chez les élèves des écoles de langue française. Comment comprendre donc qu’on réduise les services d’ALF pendant que l’on continue à recruter des élèves qui n’ont pas le français comme première langue? Je pense qu’il y a de nombreuses priorités à revoir. Le gouvernement doit s’assurer que les élèves reçoivent les services et soutiens nécessaires pour leur garantir le succès académique.


6. Avez-vous des ressources à recommander qui traitent du cas des enseignants immigrants africains?

Elles sont malheureusement rares, et c’est un des axes prioritaires de l’Alliance pour une Communauté Éducative Inclusive, notamment la collecte des données qui permettront de mieux établir la situation des enseignants immigrants africains. Certains articles qui ont retenu mon attention et que j’aimerais recommander sont cet article de Phyllis Dalley, qui traite de l’insertion professionnelle des enseignants africains: https://onfr.tfo.org/lenseignement-difficile-dacces-pour-les-immigrants-francophones-africains/ et cet article de Jabouin Sony et Claire Duchesne qui traite de l'insertion professionnelle des nouveaux enseignants originaires des Caraïbes et d’Afrique subsaharienne (NEOCAS) dans les écoles francophones de l’est de l’Ontario: https://ruor.uottawa.ca/handle/10393/38176


Les conseils de « Toute la classe »

posted Jul 29, 2019, 4:00 AM by Ontario GRT - GTA   [ updated Jul 30, 2019, 3:30 AM ]

La réalité de l’enseignement du français en milieu minoritaire, c’est que nous faisons face à une énorme diversité chez nos élèves.  Au sein du Conseil scolaire Viamonde, cette diversité est notre richesse ainsi que notre défi. Certains élèves ayant droit en Ontario ont grandi avec la présence du français dans leur milieu et ils nous arrivent prêts pour les apprentissages visés dans le Programme de la maternelle et du jardin.  D’autres apprenants ont peu entendu le français à la maison ou à la garderie. Nous accueillons aussi des élèves qui ont de bonnes bases en français, mais qui vivent une grande partie de leur vie dans une autre langue. Les cours de natation, la télévision, la radio, les affiches qui les entourent sont tous en anglais et la vie à la maison se déroule souvent dans deux langues ou plus.

Il peut être difficile d’encourager les élèves à parler en français entre eux dans les corridors, à la récré et même en classe. La source de cette difficulté est double, un grand nombre de nos élèves nous arrivent avec un déficit de vocabulaire comparé à leurs camarades dans des régions purement ou presque purement francophones. De plus, certains élèves ressentent une insécurité linguistique. Lorsqu’un élève n’a pas les mots pour s’exprimer, ou lorsqu’il se fasse corriger trop souvent, il perd le goût d’oser parler le français. 

Que faisons-nous pour surmonter les obstacles en milieu minoritaire?  L’enseignement du vocabulaire se fait non seulement par le biais de l’exposition, mais aussi par l’enseignement explicite, et ce, à tous les jours. Le vocabulaire ciblé doit être en contexte avec un concept ou un texte à l’étude. L’enseignant aide les élèves à cibler les mots nouveaux : certains mots simples afin d’appuyer les élèves apprenants du français et certains mots plus recherchés afin d’élargir le vocabulaire des élèves qui parlent couramment la langue. Les mots doivent être travaillés et retravaillés de plusieurs façons. De petits jeux de vocabulaire débutent chaque leçon et des activités d’écriture, de lecture et de communication orale permettent aux élèves de réinvestir les mots dans divers contextes. Le schéma des six étapes de Marzano et Pickering peut nous aider à planifier nos interventions. Cette progression facilite l’acquisition du vocabulaire et permet aux élèves d’en faire le transfert à d’autres contextes.  

Afin de contrer l’insécurité linguistique, les enseignants cherchent à trouver un juste équilibre entre l’encouragement et la correction des structures grammaticales. L’élève qui sait qu’il parle bien le français, sera plus confiant lorsqu’il le parle. Cependant, interrompre l’élève pour le corriger au moment où il fait une erreur peut nuire à sa confiance. Il est important de noter les erreurs qu’on entend souvent et d’enseigner la bonne façon de le dire à un autre moment. Il faut également valoriser la langue maternelle de l’élève et tout ce que celle-ci lui apporte comme connaissances antérieures. Comparer la syntaxe du français avec celle de la langue première de l’élève l’aide à mieux comprendre et lui communique que sa langue est importante en même temps.  Il est à noter qu’il ne faut pas voir d’autres langues, surtout l’anglais qui est la langue dominante ici, comme l’ennemi. Parfois la meilleure stratégie d’enseignement est de dire que « est » veut dire « is » et « et » veut dire « and ». À d’autres moments, il est mieux de donner une définition en français. 


Au conseil scolaire Viamonde, notre slogan « Tout est possible » nous guide. Malgré les défis de l’enseignement du français en milieu minoritaire, notre focus est sur les solutions.  Nous bâtissons sur les succès des élèves et nous préparons nos finissants pour leur avenir bilingue. 


Ce billet de blogue fut une très courte introduction à des réalités très complexes. Si vous cherchez à en savoir plus sur l’enseignement dans les écoles de langue française de l’Ontario, suivez nos discussions sur notre podcast, Toute la classe, une initiative du Conseil scolaire Viamonde. 

https://www.podomatic.com/podcasts/pourtoutelaclasse 

Par: Jennifer Davies


Deux vidéos pour la promotion de la diversité franco-ontatienne

posted Jun 25, 2019, 11:48 AM by Ontario East   [ updated Jun 25, 2019, 11:50 AM ]

Par Patrice Racine du CSDCEO

Voici une vidéo que nous avons réalisée dans les cadres de notre projet avec le RSKEN.   

Nos Raptors nous ont fait vivre des moments intenses dernièrement.  Leur succès est dû en partie à 3 franco-ontariens.  Il nous fait plaisir de vous les faire découvrir dans cette courte vidéo
 

N'hésitez pas à la partager dans vos réseaux.  C'est pour produire des vidéos semblables que nous faisons l'achat de l'équipement sous la subvention que le RSEKN nous a accordée.  Nous tenons à les remercier encore une fois!

Voici une autre vidéo que nous avons réalisée.  Elle porte sur Luc Sirois, un petit gars de chez nous qui est un grand réalisateur de télé au Québec.  C'est lui qui réalise entre autre les émissions live de La Voix.  Il est de Casselman et s'est démarqué dans l'industrie entre autre grâce à sa personnalité mais aussi grâce à son professionnalisme et son dévouement.


Bon visionnement!

Mes Expériences de Stage dans un Contexte de FLS

posted Jun 21, 2019, 12:20 PM by Ontario GRT - GTA   [ updated Jun 21, 2019, 12:42 PM ]



Salut touJulia Woznowskit le monde,


Je m’appelle Julia Woznowski et je suis diplômée récente de la Faculté d’éducation du Collège universitaire Glendon à l’Université York. Je viens de joindre le comité du forum d’été de la Faculté d’éducation ainsi que le chapitretorontois de RSEKN comme agente de communications. J’ai hâte de faire partie d’une équipe dynamique qui vise à franchir les politiques institutionnelles présentes dans les programmes de FLS et dans les écoles de langue française depuis longtemps.

Depuis leur commencement dans les années 1970, les programmes d’immersion française ont fleuri et continuent de s’épandre à haute vitesse en Ontario et au Canada. Selon l’article, Les programmes d’immersion française victimes de leur succès en Ontario, plus de 10 000 élèves s’inscrivent à des programmes d’immersion française en Ontario chaque année. Malgré la forte demande, les conseils scolaires ont de la difficulté à recruter des enseignants bien qualifiés et les élèves sont souvent à un désavantage. Malheureusement, il y a parfois des élèves en immersion qui ont des enseignants de longue durée pendant des mois qui ne parlent pas français. Ces classes d’immersion sans enseignant d’immersion, restent-elles vraiment des classes d’immersion ? N’est-ce pas une injustice aux élèves ? Malgré la pénurie d’enseignants, que faire pour rendre les programmes d’immersion accessibles à tous ?

Au cours de mes stages, j’ai eu l’occasion de vivre certaines réalités dans le contexte des programmes d’immersion française. Premièrement, j’ai noté qu’il y a peu de ressources de langue française disponibles aux élèves marginalisés et racialisés. En particulier, j’ai vu une sélection limitée de livres ayant comme personnages principaux des personnages marginalisés. Le choix de livres à l’école peut ainsi exclure les élèves marginalisés parce qu’ils ne vont pas nécessairement se voir dans ce qu’ils lisent. Cette exclusion devient démotivante et empêche les élèves marginalisés d’avoir une voix en salle de classe.  

Néanmoins, la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO) a lancé une excellente ressource intitulée Effaçons les préjugés pour de bon qui pourrait aider les enseignants à aborder les thèmes de l’inclusion et de la diversité en salle de classe. La ressource est divisée en chapitres selon le mois et chaque mois a un différent thème, tels la paix (novembre) ou la citoyenneté locale et mondiale (avril). La ressource contient plusieurs plans de leçon basés sur des livres liés à la diversité et à l’inclusion à faire en salle de classe. Effaçons les préjugés pour de bon est une ressource spécialement utile dans le cadre de français langue seconde parce qu’elle contient des activités à faire avec les élèves de tous les niveaux de français (cadre, intensif et immersion). La ressource elle-même est ainsi non seulement inclusive des différences socio-culturelles des élèves, mais de leurs différences en tant qu’apprenants de français langue seconde aussi. Voici le lien vers la ressource : http://docplayer.fr/14301605-Effacons-les-prejuges-pour-de-bon.html

Deuxièmement, ce qui m’a étonnée est que ce n’est qu’à une de mes écoles de stage que la direction savait parler français. En Ontario, la langue française vit dans une culture anglophone qui domine. Les programmes d’immersion française existent dans cette culture anglophone, ce qui peut empêcher l’usage du français en dehors de la salle de classe. En fait, si le français n’est pas valorisé par une direction anglophone, la langue peut vite perdre sa valeur et son importance en salle de classe, peu importe en dehors de la salle de classe.

Cependant, d’après mon expérience, j’ai noté que même si la direction ne parle pas français, elle fait souvent des efforts à promouvoir la langue à travers l’école. À mon stage l’année dernière, l’école a organisé un carnaval inspiré par le carnaval de Québec. C’était une initiative lancée par les enseignants de FLS au primaire en partenariat avec la direction. De telles initiatives illustrent aux élèves que le français est une langue vivante qui peut prospérer dans un milieu anglophone. En plus, ça leur permet de valoriser le français et de le pratiquer au-delà de la salle de classe.

Mon rôle d’agente de communications me donne l’occasion de travailler avec une variété de gens qui ont tous hâte de défaire les politiques institutionnelles pour bâtir une action communautaire. Les politiques institutionnelles ne se déferont pas du jour au lendemain, mais c’est en collaborant avec les autres qu’on fera des progrès. Le forum d’été 2019 servira ainsi comme plateforme idéale de parler, d’apprendre et de discuter des enjeux et des iniquités qui existent dans les programmes de FLS et dans les écoles de langue française. Bâtir une action communautaire rendra l’éducation accessible à tous et fera valoriser le français dans un milieu majoritairement anglophone. Ensemble, nous sommes plus forts !


J’ai hâte de vous tous voir au forum d’été de la Faculté d’éducation ! Marquez vos dates du 21-22 août !


Julia



Sommet de l’inclusion: La diversité célébrée au Collège catholique Mer Bleue

posted Jun 11, 2019, 10:09 PM by Ontario East   [ updated Jun 11, 2019, 10:10 PM ]

Par Caroline Viau

Le 24 avril dernier, le Collège catholique Mer Bleue a tenu, pour une deuxième année consécutive, son Sommet de l’inclusion. Cet événement rassembleur, est une occasion de sensibiliser les élèves à l’importance d’entretenir un climat d’inclusion, d’ouverture et de tolérance au sein de l’école. 


Pour l’occasion, plus de 36 ateliers ont été offerts pour permettre aux élèves d’apprendre à mieux se connaître, à prendre soin de soi et des autres et à accepter leurs différences. Ainsi, une trentaine d’intervenants et de conférenciers tels que Camille Bérubé, athlète paralympique, Jean-Pierre Kingsley, directeur général d’Élection Canada de 1990-2007, César Ndéma-Moussa, éducateur et consultant en équité et Jonathan Roy, conférencier aventurier, sont venus rencontrer les élèves pour partager leur expérience et les inspirer à être des êtres et des citoyens engagés pour bâtir un monde meilleur. 

En fin de journée, les élèves ont pu profiter de spectacles-conférences de la part d’artistes engagés et inspirants : Yao et Abel Maxwell.

De plus, Sophie Grégoire-Trudeau, qui avait marqué les esprits l’an passé avec sa conférence sur l’amour propre et le respect de soi, s'est associée une nouvelle fois à cet événement par le biais d’une vidéo conférence très attendue. 

Les élèves et le personnel rapportent avoir vécu une journée mémorable et enrichissante. 
Les ateliers offerts par et pour les élèves sur la danse, le soccer et la nutrition ont été parmi les plus populaires. 

Album photos

M. César, conférencier d’ouverture du 2e Sommet de l’inclusion


Mme Marie-Claude Veilleux, directrice du CCMB et Mme Camille Bérubé, athlète paralympique


Des élèves du CCMB en plein atelier de yoga et de pleine conscience


Des élèves et leur enseignante qui bougent dans leur atelier de danse. 


L’artiste Yao qui clôture l’événement.

Un appel à l’action- À la suite de l’attentat en Nouvelle Zélande

posted Apr 30, 2019, 10:59 AM by Ontario GRT - GTA   [ updated Apr 30, 2019, 11:00 AM ]

L’attentat en Nouvelle Zélande a profondément ébranlé la communauté musulmane. Le vendredi, ou jumuah, en arabe, signifie la journée de la prière en congrégation. C’est une période de temps sacrée en Islam jusqu’au point qu’un sourate du coran porte le même titre. Cet attentat a perverti cette journée, et a laissé derrière lui plus que 50 morts innocents y compris les vieillards et les enfants. Pour couronner le tout, le terroriste filmait son attaque brutale en vive sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Cette publicité lui donnait l’attention qu’il cherchait et diminuait l’attention sur ses victimes.

Sans doute, cet attentat était une grande tragédie. C'était l’islamophobie à l'extrême; cependant, il faut comprendre le mécanisme derrière l’attaque, et s'adresser au grand système préalable mis en place qui donnait lieu à ces actions.

Au niveau des médias, l’islam est étroitement lié au terrorisme. Le public n’est plus sensible lorsqu’un terroriste “musulman” se présente à l'écran. En fait, ces derniers attendent qu’il soit “islamique” ou “musulman.” On remarque de ce fait lorsqu’on regarde des émissions et films d’Hollywood ayant des terroristes “islamiques/ musulmans”, par exemple Homeland, True Lies , Iron Man et bien d’autres. C’est une formule bien conçue chez Hollywood selon laquelle les musulmans devraient être présentés comme abusifs, violents, ignorants, bêtes et haineux envers l’Occident. Ce type porte une barbe et il est brun et poilu. Pour les musulmanes, les éléments stéréotypiques existent aussi. Elles sont voilées, leurs corps sont cachés sous des draps noirs. Elles sont muselées, abusées, et illettrées. L’Hollywood investi beaucoup d’argent pour maintenir cette formule. L’objectif est clair; rallier le plus grand nombre de spectateurs pour contrer un groupe cible afin d'augmenter le revenu.

Ces stéréotypes ne restent pas sur l'écran. Selon l'étude de Wilkins-Laflamme (2018), depuis 2011 les sentiments négatifs envers les musulmans sont en hausse au Canada, même parmi les groupes minoritaires tels que les noirs, le LBGTQ, etc. Ces derniers sont en lien avec les éléments stéréotypiques présents dans les films d'Hollywood et sont reflétés dans la vie quotidienne des musulmans. En outre, chaque musulman individuel est perçu comme représentatif du groupe entier, et se retrouve non seulement à justifier ses propres croyances et son style de vie mais ceux des autres. C’est mon cas personnel. On me pose souvent des questions concernant les musulmanes qui portent le hijab (le voile), même si je ne le porte pas. Je suis forcé de répondre aux questions intrusives: pourquoi le voile existe et plus précisément, pourquoi telle ou telle femme le porterait. On me considère comme l'autorité sur tous les adhérents de la religion malgré qu’il y ait des milliards de musulmans autour du monde provenant de cultures différentes.

Face à ce climat, que peut-on faire? Dans les écoles, il faut sensibiliser les élèves sur la diversité en général, y compris celle des musulmans. Je propose une activité sur les stéréotypes. Les élèves ressortent tous les stéréotypes concernant les musulmans sur des posts-its et par la suite, les organisent en catégories (les femmes, les groupes ethniques, les vêtements, etc.). Cette activité, qui se fait en anglais ou en français, permettrait aux élèves de sortir tout ce qu’ils pensent savoir sur les musulmans. La suite de l'activité est la partie la plus importante. Une fois les stéréotypes confrontées, l’enseignant doit fournir des exemples qui les brisent. Ceci peut impliquer les invités venant en salle de classe ou aller visiter des mosquées, etc. Avant d’entreprendre cette activité, il faut s’assurer de créer un climat en salle de classe dans lequel les élèves se sentent à l’aise de s’exprimer librement et ont un esprit ouvert.

De plus, les enseignants devraient porter attention aux ressources employées en salle de classe durant les leçons afin de promouvoir une ouverture d’esprit et d'éviter les éléments stéréotypiques. Les personnages

dans les histoires qu’on présente aux élèves devraient être représentatifs de la diversité qui nous entoure, y compris les protagonists musulmans. En immersion, lorsqu’on visionnent les clips-vidéos en francais, il importe de montrer aux élèves les musulmans parlant en français ou provenant des pays francophones comme ceux au Maghreb ou en Afrique.

Contrer l’islamophobie dans nos écoles exige l'implication de toute la communauté d'apprentissage (les parents, les élèves, l’administration et les enseignants). De nos jours nous ne pouvons plus nous fier sur ce que nous voyons et entendons à l'écran. Nous devons être toujours en mode de questionnement par rapport aux stéréotypes, surtout dans les nouvelles, les films, etc. C’est cette vigilance et pensée critique qu’il faut transmettre aux élèves. Les membres de la communauté d’apprentissage devraient assumer la responsabilité de s’engager avec les uns et les autres et bâtir des relations avec le reste de la communauté afin d’éviter un autre attentat comme celui en Nouvelle-Zélande.

Par: Jafar A. Hussain

Jafar A. Hussain est enseignant en immersion française du conseil scolaire de Toronto. Il participe activement aux programmes reposant sur les initiatives globales et l'équité. Entre 2007 et 2013, il faisait partie de l'équipe de TakingItGlobal (TIGED), Global Partners Junior, Global Scholars et Safe and Caring Schools. M. Hussain est chercheur dans le domaine de l'éducation et publie des articles sur l’usage de la technologie en immersion française ainsi que sur la pratique réfléchie en salle de classe. Il détient son baccalauréat en Études françaises de l'Université York, son baccalauréat en Éducation et sa maîtrise en Didactiques des langues secondes de l'Université d’Ottawa.

References:
Coran-francais. URL: https://www.coran-francais.com/coran-francais-sourate-41-0.html Islamophobie.net: http://www.islamophobie.net/

Phys.org: https://phys.org/news/2018-03-muslims-high-discrimination-canada.html Vox.com: https://www.vox.com/videos/2017/2/23/14699072/hollywood-muslims-terrorist-stop

Wilkins-Laflamme, Sarah. (2018). Islamophobia in Canada: Measuring the Realities of Negative Attitudes Toward Muslims and Religious Discrimination. Canadian Review of Sociology/Revue canadienne de sociologie. 55. 86-110. 10.1111/cars.12180.

Zafar, Abid. (2018). Portrayal of Muslims in the Bollywood Movies. 97-107. URL:

https://www.researchgate.net/publication/328580196_Portrayal_of_Muslims_in_the_Bollywood_Movies 

Dépistage "Intelligent Lives" – Qi définit-il le potentiel de réussite?

posted Mar 31, 2019, 7:20 PM by Ontario South

écrit par Petra Owusu 

    Le 13 février 2019, il y a eu un dépistage communautaire de la «vie intelligente» de Dan Habib à la Faculté d'éducation de l'Université Western. L' événement a été parrainé par Rsekn et le Centre canadien de recherche sur l'éducation inclusive.

Avant le début du film, il avait une brève discussion sur ce que nous croyions l'intelligence était et le but de Qi scores. Une question posée, " Pensez-vous que les tests de QI ou tout autre test standardisé peuvent prédire la capacité d’une personne à apprendre ou son avenir?Il y avait un consensus mutuel sur le fait que les scores de QI ne définissent pas un individu.  On a discuté de la capacité de réussite d’une personne à plusieurs autres facteurs et de la manière dont l’environnement joue un rôle important dans le développement des compétences. J’ai partagé le fait que les scores de QI ne donnent pas une image globale d’un individu et qu’ils ont tendance à limiter la valeur d’un individu. Il est évident que les scores de QI accentuent ce qu’une personne ne peut pas faire plutôt que ce qu’elle peut. 

 Le film a incorporé trois histoires différentes d'étudiants qui sont à différentes étapes de la vie. La première histoire était à propos de Naieer qui était à l’école secondaire et était inclus dans tous ses cours. Il est évident que Naieer était passionné de peinture et que sa famille ainsi que l’école essayaient vraiment de nourrir cette force. Considérant que Naieer est un grand homme noir vivant en Amérique, son père avait exprimé une inquiétude concernant l'intersectionnalité. Le père de Naieer craignait énormément que la police puisse s'en prendre à Naieer dans la communauté pour «agissements étranges». Le problème de cette situation est qu’il est bien connu que les hommes noirs en Amérique ont tendance à être visés par la police. Cette peur réaliste du père met en lumière les défis et les inquiétudes supplémentaires auxquels certaines familles peuvent être confrontées en matière d'intégration. Cela devrait nous rappeler de prendre conscience de la complexité de l'intersectionnalité et de la diversité des composantes de l'inclusion à l'intérieur et à l'extérieur de l'école. 

     L'histoire suivante concernait Micah qui était à l'université. Son histoire s'est concentrée sur l'aspect social de l'issue de la vie et il a communiqué des objectifs de vie positifs, tels que vouloir se marier et devenir un parent. Il a expliqué comment qu’il avait vu ses parents se battre pour qu'il grandisse et maintenant, il est fier de le faire pour lui-même. La question qui se pose ici est de savoir si nous nous attendons à ce que les objectifs de la vie soient les mêmes pour les personnes avec et sans déficience intellectuelle. La dernière histoire montrée concernait une femme nommée Naomie. Nous avons pu voir Naomie participer à une formation professionnelle et être embauchée dans une école de beauté pour un stage rémunéré. Ce résultat contraste fortement avec les possibilités d'emploi non rémunérées et sous-payées typiques des personnes handicapées mentales.

    D'après le visionnage de ce film, il est évident que l'inclusion confère aux personnes handicapées une plus grande autonomie et leur permet de prospérer dans la communauté. Après le visionnage du film, un dialogue stimulant a eu lieu sur la manière dont la population de l’Ontario était en train de se focaliser sur les scores de QI en tant que raison de placer les enfants dans des écoles séparées. Je pense que le message d’accueil de cette conversation était que nous devons nous rappeler pourquoi l'inclusion est importante en premier lieu. Nous ne voulons jamais revenir à l'époque des mauvais traitements institutionnels infligés aux personnes ayant une déficience intellectuelle. La communication entre les réseaux est également vitale et doit avoir lieu pour voir comment d’autres personnes de différentes provinces intègrent l’inclusion dans leurs écoles. Enfin, ce qui a le plus résonné chez moi, c’est que tout le monde dans le film avait quelqu'un qui les défendait. La question est de savoir ce qui arrive à ceux de nos communautés sans défenseurs. Comment pouvons-nous devenir leurs avocats et ne pas laisser les scores de QI les empêcher? En Ontario, nous essayons certes, mais lors de cet événement, nous avons compris que nous devrait faire mieux.

«Nous saurons que l'éducation pour l'inclusion est vraiment devenue une composante de notre culture lorsque le terme devient obsolète» - Citation de Choosing Outcomes and Accomodations for Children, 3e éd. Michael F. Giangreco et al.

Baladodiffusions sur l’équité: une nouvelle initiative de l’ACEI

posted Mar 26, 2019, 6:58 PM by Ontario East   [ updated Mar 26, 2019, 7:00 PM ]

Écrit par Alice Fomen. 

Grâce à une subvention du Réseau des Savoirs sur l’Équité (RSEKN), des enseignants de l’Alliance pour une Communauté Éducative Inclusive et d’autres invités membres de la communauté éducative auront l’occasion de partager leurs idées et réflexions sur l’équité en éducation, à travers une série de baladodiffusions animées par deux enseignants. Les émissions seront planifiées autour de cinq thèmes principaux que nous avons jugés important pour alimenter les questions d’équité en milieu scolaire, et qui touchent des acteurs principaux tels que les enseignants, les élèves et les parents d’élèves.

Nous aimerions tout d’abord animer la discussion sur les garanties juridiques de l'équité et l'inclusion telles qu’abordées par le personnel enseignant (Thème 1). En effet, de nombreux textes encadrent la question de l’équité en éducation, au rang desquels le Plan d’action en matière d’équité (2017), désormais considéré comme une pierre angulaire dans la construction d’écoles équitables en Ontario. Il faudrait à notre avis s’intéresser à la façon dont l’application de ces textes se traduit dans les murs de la salle de classe. 

Les 
enseignants ont-ils tous la même définition de l’équité? Quels sont les procédés mis en oeuvre pour que les ceux-ci se sentent appuyés dans l’application des dispositions légales prévues? Comment mieux comprendre ces garanties juridiques? Tels sont les types de questions sur lesquelles les enseignants auront l’occasion de débattre. 

Il faudrait mentionner ici qu’une meilleure compréhension de la notion d’équité pourrait mener à de meilleures interventions auprès de certaines catégories d’élèves. Pour le présent projet, notre choix s’est porté sur les interventions des enseignants auprès des élèves ayant des besoins particuliers (Thème 2). Les discussions tourneront autour des stratégies employées par les enseignants, des ressources utilisées, des opportunités de perfectionnement professionnel offertes pour outiller les enseignants afin de mieux accompagner ces élèves vers le succès scolaire.

Le début de l’interaction entre l’élève nouvellement arrivé et le personnel de l’école étant un élément déterminant pour la suite de sa scolarité, nous aurons l’occasion de parcourir le sujet de l’accueil de l’élève (Thème 3). En effet, que l’élève nous vienne d’une autre ville,
d’une autre province, d’un autre pays, d’une zone de guerre ou d’un camp de réfugiés, les stratégies d’accueil diffèrent. Nous discuterons avec nos invités de quelques éléments qui permettent à l’élève nouvellement arrivé de s’intégrer rapidement, de tisser des liens à l’école, et aussi des meilleures conditions d’établissement pour sa famille et lui. Les questions tourneront également autour de la préparation des autres élèves de la classe à l’accueil de l’élève nouvellement arrivé.

Nous ne saurons parler de l’élève nouvellement arrivé sans parler de l’enseignant issu de l’immigration. Tenant compte des efforts consentis par la province de l’Ontario pour accroître l’immigration ces dernières années, nous voulons souligner les interventions de ces
professionnels formés à l’étranger qui rejoignent le domaine de l’enseignement en Ontario (Thème 4). Étant eux-mêmes en plein remaniement identitaire pour pouvoir s’adapter à la société d’accueil, nous voulons donner à ces enseignants l’occasion de partager les stratégies qui leur permettent d’utiliser leur propre réalité d’immigrant pour pouvoir créer des classes inclusives.

Finalement, respecter et valoriser les différences, tel que prescrit dans le Plan d’action pour l’équité en matière d’éducation de 2017, est un objectif commun qui appelle à la contribution de tous les acteur s de la communauté éducative. Ceci implique qu’au delà des murs de l’école les discussions puissent se poursuivre. 

En plus des enseignants, l’ACEI invitera des parents d’élèves à venir partager leurs expériences vécues au sein du système scolaire en Ontario (Thème 5). Quelle image du système scolaire a le parent d’élève nouvellement arrivé? Une ouverture ou une clôture? De quelles ressources dispose le parent immigrant pour offrir un soutien scolaire adéquat à son enfant?

La subvention du RSEKN permettra à l’ACEI de se doter de l’équipement adéquat pour produire des émissions de qualité et les rendre disponibles sur diverses plateformes. Nous sommes enthousiastes à l’idée de réaliser ce projet, car en opposant les idées sur le sujet de l’équité, nous ferons naître d’autres pistes de discussion. Ce faisant, nous participerons à l’amélioration du système éducatif. Monnard ne disait-il pas “de cette divergence naît la discussion, et de la discussion jaillit la lumière”?

Note: Le masculin a été utilisé dans le seul but d’alléger le texte.

Faire connaître les artistes franco-ontariens qui font la promotion de l'inclusion

posted Mar 8, 2019, 6:15 AM by Ontario East   [ updated Mar 8, 2019, 6:16 AM ]

Écrit par Patrice Racine.

L'équipe du service de construction identitaire (CI) du Conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien (CSDCEO) est fière de faire équipe avec le RSEKN dans le but de mieux faire connaître les artistes franco-ontariens qui font la promotion de l'intégration et de l'inclusion sociale.

Grâce à la subvention de 2000$ que nous avons reçue du RSKEN,  le service de CI du CSDCEO pourra acheter de l'équipement vidéo destiné à produire des vidéos de modèles accessibles.  À titre d'exemple, nous vous invitons à visionner cette vidéo mettant en vedette l'artiste KIMYA, un rappeur originaire du Congo.

Nous avons entre autres l'intention d'acheter une caméra vidéo, de l'équipement d'enregistrement sonore et un écran vert.

KIMYA et le Mois de l'Histoire des Noirs


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