PaperJam Event

Quelles solutions pour rendre le système d'information «responsable»?


PROnewtech@PaperJam


 


PaperJam Business Club Mardi 24 Mai 2011, de 8h30 à 13h00



Certains experts estiment que les technologies de l'information et de la communication ont un effet positif sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en permettant d'économiser jusqu'à quatre fois leurs propres émissions de CO2. Les bonnes pratiques sont connues, au moins en théorie: télétravail, réunions par téléconférence, optimisation des transports et des déplacements, dématérialisation des procédures.




La mise en œuvre concrète, dans les entreprises, n'est cependant pas évidente. Certaines technologies apportent de manière évidente et rapide une diminution des consommations électriques quand d'autres permettent d'optimiser l'investissement dans les infrastructures.


Quels sont les postes, applications et usages à traiter en premier? Quels sont les critères de choix des technologies? Comment mesurer le retour sur investissement d'un investissement dans des technologies «responsables»? Quelles sont les fausses bonnes idées? Faut-il privilégier des effets directs ou des solutions ayant des effets induits plus importants?



Apprendre à être vert

Dans le cadre d’une semaine d’événements dédiés au développement durable, le paperJam Business Club se penche sur les moyens à la disposition des services informatiques pour diminuer leur impact sur l’environnement.

Romain Poulles et Roland Streber (PROnewtech)
(Photo: Olivier Minaire)

Green IT, en voilà une promesse: l’informatique deviendrait un soutien des démarches «vertes» des entreprises… Dans les faits, la situation n’est pas aussi idéale. Pour Romain Poulles et Roland Streber, de PROnewtech, «les CIO ignoraient dans le passé la consommation électrique de leurs équipements, étant donné que la facture d’électricité est gérée par le facility manager. Les responsables IT sont étonnés quand nous leur calculons les économies énergétiques qu’ils peuvent réaliser en créant des projets green IT».

Ainsi, un projet géré avec une approche green peut rapidement générer des économies de dizaines de milliers d’euros par année, sans pénaliser les fonctionnalités et facilités des environnements IT. Un exemple? Selon une étude de Deutsche Telekom, le simple échange de vieilles technologies telles que l’ISDN par des technologies de transmission de la voix sur IP via fibre optique diminue la consommation électrique par un facteur 6. «Le renouvellement des infrastructures de téléphonie classique s’impose ainsi comme une étape importante pour devenir écoresponsable», estiment-ils.

De nouvelles technologies apparues récemment sont devenues moins consommatrices, même si ce ne sont pas leurs objectifs principaux. Une de difficultés dans le cadre d’une infrastructure informatique est de calibrer la puissance de calcul disponible. La plupart du temps, les ordinateurs sont chroniquement sous-utilisés, tout en étant prévus pour supporter les pics d’activité. La création de centres de données ainsi que la virtualisation permettent de diminuer la consommation électrique. Au lieu de devoir installer autant de processeurs que de serveurs, il est donc possible de diminuer le nombre de machines et d’équilibrer la puissance de calcul entre les différentes applications tout au long de la journée et de la semaine.

La conversion de l’informatique au respect de l’environnement est une démarche en cours. Romain Poulles et Roland Streber précisent ainsi: «Cette transformation est actuellement en cours via la mise en place de technologies plus propres, avec l’éco-conception des produits informatiques, les nouvelles générations de datacenters ou encore la virtualisation. Il y a ensuite les bonnes pratiques, ce que l’on appelle la nouvelle gouvernance IT.» Celle-ci peut être appliquée spontanément par les entreprises et les organisations ou bien être le fruit de mesures réglementaires, incitatives ou coercitives. Concrètement, on parle d’achats responsables et durables de matériels, de mise en place de tableaux de bord environnementaux, d’optimisation des impressions papier, de gestion de l’énergie consommée via des politiques ciblées d’extinction des machines non utilisées, de dématérialisation des processus internes et externes, d’une politiques de mobilité et de transport, de télétravail, de téléconférences, de e-formation, de gestion de la fin de cycle de vie des matériels IT et de tellement d’autres choses…
Avec le développement de la sensibilité «verte» des entreprises, il est donc fort à parier que les départements informatiques seront mis à contribution pour participer à l’effort général de l’entreprise, et que leur apport sera sensible.

http://www.paperjam.lu/article/fr/apprendre-etre-vert