L’écriture est un exil qui nous choisit et nous raconte…



L’écriture est un exil qui nous choisit et nous raconte, donne à voir, à réfléchir, à s’interroger et à écouter les voix et les cris aigus, déchirés de notre temps. Telle est, je pense, ma démarche. Des thèmes majeurs y perdurent : l’absence/présence, l’exil/errance, dieu/vie et mort, la mise à nue de la fragilité du mystère et de sa tragédie. Nommer l’innommable et l’étrange et sanglante ambiguïté d’être. Une blessure voilée dans son désir d’éternité.

Destinés à demeurer énigme, voués à l’énigme, nous errerons dans les cimes de l’inconnu et du mystère. Notre parcours demeure une inclinaison, un paysage où se creuse la tragédie. Vient nous habiter alors l’écriture, miroir où le récit prend l’aspect d’un adieu à la création entière, une écriture/lecture qui égale son mystère et sa riche étrangeté. Lieu d’exil, lieu d’errance, lieu de retraite et de cri, d’interrogation et de combat où se blottit l’homme. L’écriture (pour moi) est un regard réinventé avant d’être né.

Tangibles souvenirs, réalités légendaires, terre, mer, femme, champignons, formes et hommes, tous repris dans l’inquiétude et l’espoir d’être, sculptant une énigme née d’hier, du présent, du futur à-venir, pour se réaliser : écriture. Lieu où se condensent les interrogations, pour mourir re-naître, où se pensent les créations, où se trament les tragédies, où se cisèle le temps.

L’insoumission demeure son projet.

Tarek Essaker






 

Profil d'homme


 
Tarek Essaker est né le 16 février 1958 à Gafsa, au seuil du désert tunisien.

Après un an passé à Paris pour ses études, il arrive presque par hasard à Liège, en Belgique, où il installera, à vingt ans, son exil qu'il perpétuera ensuite des années durant à Bruxelles.

Du cinéma amateur au théâtre – de lui on donne une première pièce alors qu’il n’a encore que dix-sept ans – et à la poésie, il choisit d’écouter les voix ataviques et solitaires qui l’habitent.

Ses nombreuses sources d’inspiration – il n’est pour autant le disciple d’aucun – alimentées à la diversité culturelle d’un continent qui de tout temps sut chercher très en profondeur de quoi orner son imaginaire, l’institue mémorialiste des racines secrètes d’un peuple nomade et condamné – consentant – à un exil intérieur qui s’interdit toute réconciliation.

Aujourd’hui, son travail acharné sur les marges de l’écriture et de la dramaturgie font que, définitivement sans doute, malgré un savoir-faire minutieux, l’errance demeure sa loi et l’insoumission, son projet.


 

  

Itinéraire d’auteur





• Publications


• Des grilles parfumées de passé, poésie, c.a., Liège, 1989,(épuisé).
• Le suicide du poisson, poésie, Tétras Lyre, Soumagne, 1991, (épuisé).
• Et le verbe dans tes mains, poésie, Tétras Lyre, Soumagne, 1992.
• La prairie des inquiétudes, poésie, L’Harmattan, Paris, 1995.
• Ô Gamra, drame-poème, Éditions Caractères, Paris, 1997.
• Les Cheminants, poème,  H-B Éditions, Coll. Antiopées, Forcalquier, mars 2006, 176 p., ISBN 2-914581-64-5.
• À paraître  : Le cheval et moi, La Glaneuse et autres textes, 2011.

  



• Poésie et dramaturgie

Lecture de Ô Gamra par Fabien Grodent
Centre Culturel Garcia Lorca, Liège, 1997.
 

• Ô Gamra, lecture, six mises en voix et en espace, Liège et Namur, Belgique, 1997-1998, et lecture par José Valverde, Théâtre Essaïon, Paris, 1998.
 Soirée Rimbaud, dramaturgie et mise en scène, L'Aquilone, Liège, 2000.
• La vie comme elle va, dramaturgie et direction d'acteurs, Théâtre Le Café, Bruxelles, Belgique, 3 juin 2005.

Julie Istasse et Maïa Chauvier
Répétition de la 
La vie comme elle va
Le Café, Bruxelles, 3 juin 2005.

Version pour voix off, festival international Voix de femmes, Liège, Seraing, Bruxelles, octobre-novembre 2005.


La vie comme elle va • extrait • 2:34


Suite à la parution du  livre Les Cheminants : ateliers-lecture autour du drame qui en constitue la trame (réalisation d'un spectacle, mise en voix : 1 musicien, lumières, 5 comédiennes et un comédien), janvier 2006. Forcalquier, février 2006.

Adaptation et lecture de textes par la troupe de  théâtre Balade sous Abat-jour, Cie Tout Samba'l, soutenue par la Drac et région PACA,  le Conseil général des Alpes de Haute-Provence et la mairie de Fortcalquier  des textes dans le cadre d'une résidence d’écriture à La Cimenterie à Fortcalquier, mars 2006.

Composition autour de La glaneuse, Maïa Chauvier, Julie Istasse, musique de Niko,Le Nova, Festival de l'Exil, Bruxelles, suivie de rencontres avec des cinéastes de Belgique, Pays-Bas, France, Sénégal... dans le cadre du estival Les exils, octobre 2006.

Lectures par Maïa Chauvier et Julie Istasse, entretien et débat avec Jacques Izoard à L'Aquilone, espace culturel, Liège, novembre 2006.

Mise en espace pour voix off de La vie comme elle va, au théâtre El Hamra, Tunis, 2007.

Dramaturgie et mise scène de La Glaneuse, travail en résidence de et par Sabra Ben Arfa, par la compagnie Le Fenouillet, Montélimar, avril 2009.

 
Lectures de textes, à l'invitation de l'éditeur, par les comédiens, Serge Navetat et Driss Bennatia, accompagnés de musiciens, au Café de la Fontaine, place Saint-Michel à Forcalquier et au Viou, août 2010 [photo : crédit Y. Riché. Remerciements cordiaux aux comédiens et musiciens bénévoles]. 



 
• Contributions et critiques

 
• Textes, illustrés par Margarida Cuelo, revue Estuaires, G.D. du Luxembourg, 1992.
• Le goût du temps ou les hésitations d’un sourire, dossier Littérature contemporaine tunisienne, revue Sources (Maison de la poésie de Namur), Namur, 1994.
• Hommages à Léo Ferré et Hugo Pratt, revue Mar Aberto, Liège, 1993 et 1995.
• Présentation d'écrivains et de plasticiens, mensuel Avancées, Bruxelles, 1996.
• Poèmes et présentation de La prairie des inquiétudes (en arabe).
Rencontres et lecture de poésies avec Mahmoud Darwich en Tunisie (Gafsa), juin 1995.
• Présentation et traduction de textes dans Al Masar, revue trimestrielle des écrivains tunisiens, Tunis, 1995 et 1996.
Entre la blessure et les blessures..., in Quatrains, Tétras Lyre, Lettrimages, ouvr. collectif, Liège, octobre 1997.
• Présentation d’œuvres de M. Darwich et G. Kanafani, revue Alphée, Liège, 1996 et 1997.
• Présentation de l’œuvre de Nicole Gdalia, Bruxelles, novembre 1998.

Entretien de poésie avec Jacques Izoard
La Grille
Liège, 1997.

et, entre autres,
• Soirée Rimbaud, organisée par L'Aquilone, Liège, 2000.
• Les bâtards des masses en fête, publié dans C4, n° 80-81,
janvier-février 2001, Liège.
• Le même livret, poèmes (croisés) de Tarek Essaker et Nisse,
supplément de C4, n° 99-100, septembre-octobre 2002, Liège.
• Panoramiques sans titre vision de 180 degrés, affiche sérigraphiée, s.d.
• Il te faudra scalper les frontières, publié dans Papier, n° 5,
mai 2003, Universal Embassy, Bruxelles.
• Du haut de son infortune !, paru dans Sans État d'âme, ouvr. collectif,
Comité de soutien au Collectif contre les Expulsions, Éditions du Cerisier, Cuesmes (Mons), Belgique, 2003.
 Dans le champs des exils, publié dans C4, n° 147-148, septembre-octobre 2006, Liège.
Participation au Printemps des poètes : lectures, rencontres et lectures radiophoniques : Les nuits tsiganes, animées par Norma. Forcalquier, printemps 2007.
Il n'y aura que du sable, site Ateliers Les Tarentes, 2009.
• Publication de Le Temps d'une danse, revue inter culturelle d'Art et de Littérature Liaisons, N° 28, Saison 2009-2010, Bruxelles.
De Pivoine et de Chardons, 17 février 2010, et Tresse, écriture tressée de textes de T.E. et N.C., 16 mars 2010, blogue de Noëlle Combet.
Aux figures de 'caminante', 7 décembre 2009, et Le temps d'une danse, 9 mars 2010, blogue 'caminante'.
Site de la revue RE-Mue Lèse-Art, contributions périodiques, 2010.
• Site sous le clavier, la page..., contributions occasionnelles, 2003-2009.
le-blog-a-vincent, contributions occasionnelles, 2008-2010.
Revue C4, Liège, contributions occasionnelles.


Cours, Odomo
 • Ioanes Trio
Texte : Tarek Essaker • Musique : Ioanes Vogele



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