MON BUREAU DE DEMAIN® III

Comment les futurs managers voient leurs espaces de travail à la sortie de l'école ?

Réalisée par la toute nouvelle Chaire Workplace Management de l’ESSEC*, « cette enquête révèle la manière dont les étudiants d’une grande école de management imaginent leur bureau de demain, à la sortie de l’école. Elle met surtout en évidence, cette année, le fait que le bureau non attitré (flex-office et co-working) n’attire pas les faveurs des futurs managers, contrairement aux idées reçues » comme l’explique Ingrid Nappi-Choulet, professeur-chercheur à l’ESSEC et titulaire de la Chaire Workplace Management. L’enquête a été menée en ligne du 16 septembre au 8 octobre 2018 .

Quatre enseignements majeurs ressortent de cette enquête :
Le premier réside dans le fait que, contrairement aux années précédentes, le bureau classique individuel et fermé semble être de retour dans les préférences des étudiants. Le second tient au fait qu’alors que l’on pourrait penser que les modes de travail « modernes » tels que le flex-office ou le co-working ont le vent en poupe, il s’avère qu’ils n’attirent que très peu les futurs managers. La troisième information essentielle à retenir est que Paris se place en tête des localisations attractives où travailler à la sortie de l’école, suivie par les métropoles régionales, l’étranger puis enfin la région parisienne. Notons surtout que l’origine géographique des étudiants influence leur choix de localisation du futur bureau : ils souhaitent travailler au sein de leur territoire d’origine. Enfin, le quatrième concerne l’importance du végétal pour le bien-être au travail de notre jeune génération.

Le bureau idéal : plutôt individuel et cloisonné
> Le bureau fermé individuel en tête de file
> Les espaces de travail : un critère décisif dans le choix de l’employeur
> La protection des données personnelles : une préoccupation importante

Le bureau non attitré : des idées reçues à nuancer
> Le flex-office n’est pas dans le top…
Frédéric Miquel, Directeur associé de Kardham, évoque le flex-office : « L’histoire nous a appris qu’il n’existe pas en matière d’aménagement de solution définitive. L’espace de travail doit d’abord être pensé comme l’expression d’une culture d’entreprise, d’une volonté managériale, des spécificités d’une activité à un instant donné. Le concept de flex-office occupe aujourd’hui le devant de la scène médiatique. Outre ses avantages économiques, il offre deux caractéristiques essentielles : la plasticité d’un espace organisé par activités qui permet l’adaptation aux évolutions toujours plus rapides des organisations, mais aussi la dimension symbolique qu’il véhicule. En effet le flex-office donne à voir des valeurs positives de jeunesse, d’innovation, de liberté au travail, et ce n’est pas la moindre de ses qualités. Mais fait-il pour autant l’unanimité auprès des utilisateurs et répond-il à toutes les situations ? Cela reste effectivement encore à démontrer. »
> … et le co-working n’a pas la cote non plus ! 
Véronique Bédague, PDG de Nexity Immobilier d’Entreprise, réagit aux résultats de l’enquête au sujet du co-working : « Le co-working répond à des enjeux de transformation sociétale qui précèdent la question immobilière : sociabilisation, création de communautés, apprentissage, mise en synergie des équipes, management… Les résultats de cette étude confortent plusieurs tendances que nous constatons au quotidien avec nos clients. La première est qu’il n’y aura pas de disparition du bureau classique. Nous misons sur 20 % d’espaces partagés, ce qui reste toutefois très au deçà des capacités d’accueil du marché actuel. La seconde touche aux modes de travail. Il ne suffit pas de rassembler les collaborateurs dans des espaces ouverts pour en faire des collaborateurs heureux. Nous redevenons des nomades et souhaitons avoir accès à plusieurs types de lieux pour plusieurs types d’usages. L’hybridation des lieux de travail est une solution pour un immobilier plus souple qui mixe les espaces de travail/vie selon les usages. Le luxe est de pouvoir choisir ! Enfin l’aménagement, même s’il est essentiel, ne suffit pas à faire adhérer aux nouveaux espaces. Ma conviction est que l’expérience client reste au cœur de l’adhésion et de la réussite du projet. Il faut que l’utilisateur soit dans un espace fonctionnel, un espace qui lui fasse gagner du temps, et qu’il évolue dans un environnement communautaire qui lui apporte une valeur ajoutée réelle. ».

La situation géographique idéale du bureau de demain
> Paris en tête des localisations attractives
> Des préférences qui diffèrent selon l’origine géographique

Un bureau qui donne une place importante au végétal
> La végétalisation des bureaux
> Végétal et bien-être au travail