AVK au quotidien‎ > ‎

Ce qu'il faut savoir

1. Qu’est ce qu’un AVK ?




Un antivitamine k est un médicament anticoagulant qui ralentit la coagulation.
Il fluidifie votre sang afin d'empêcher la formation de caillot (phlébite) ou de dissoudre ces caillots s'ils existent déjà et d'empêcher leur déplacement dans les vaisseaux (embolie).
L'AVK agit en s'opposant à l'action de la vitamine k qui favorise la coagulation sanguine.
C'est pourquoi il s'appelle ANTIVITAMINE K.





2. Quels sont les AVK ?

Il existe 4 types d'antivitamine k :
Le sintrom (4mg), de couleur rose et sécable.
Le minisintrom, comme son nom l'indique, c'est le sintrom mais en 1mg.
La coumadine, de couleur rose pour 2 mg et blanc pour 5 mg, lui aussi est sécable.
Le previscan (20 mg), de couleur blanche et sécable,il est le plus souvent prescrit.




3. Quand prescrit-on un AVK ?




Les principales circonstances nécessitant la prescription d'un antivitamine k sont :

- La phlébite ou risque de phlébite,dans ce cas, le traitement peut être temporaire ou à vie.
- L'embolie pulmonaire ou risque l'embolie, dans ce cas le traitement est temporaire.
- Certains troubles du rythme cardiaque, anomalies ou prothèse d'une valve cardiaque, dans ce cas, le traitement peut être à vie ou temporaire si la valve est d'origine animale.
- Certains infarctus du myocarde, le traitement peut être à vie ou temporaire.
- Il peut également être prescrit pour éviter qu'un cathéter ne se bouche, dans ce cas c'est un traitement à vie.




4. Quels sont les risques d’un traitement AVK ?



Le traitement par AVK doit être suivi avec une grande vigilance car il expose à deux risques principaux :

- L'hémorragie liée à un surdosage.
L’hémorragie est un écoulement de sang important en dehors du système circulatoire. 
On rencontre trois sortes d’hémorragies : 
- externe : on voit le sang couler par une lésion ; 
- extériorisée : on voit le sang couler par un orifice naturel tel que la bouche, le nez, l’oreille, le vagin, l’anus, l’urètre ; 
- interne : on ne voit pas le sang couler.

- La thrombose  liée à un sous dosage.
La thrombose désigne le caillot sanguin qui peut se former dans une veine ou une artère.





5. Dans quel cas suspecte-t-on une hémorragie ?
Le risque de saignement est lié à l'action même du médicament, il faut donc être vigilant.
Une hémorragie doit être suspectée dans les circonstances suivantes :
Apparition d'un saignement, même s'il semble mineur, 
- des gencives
- saignement de nez
- crachats rouges, vomissements rouges
- des selles noires ou rouges
- urine rouges
- apparition d'hématomes : bleus nombreux
- mal de tête intense brutal ne cédant pas au paracétamol.
                                         - accident de la route violent sans traumatisme évident.

Dans toutes ces situations, il faut essayer d'arrêter le saignement et surtout contacter rapidement un médecin.


6. Quelles sont les consignes à connaître pour éviter une hémorragie ?








Toujours signaler la prise d'un AVK au personnel médical ou paramédical.
Eviter les sports ou les comportements violents susceptibles d'entraîner des traumatismes qui pourraient déclencher un saignement.
Eviter les injections par voie intra-musculaire susceptibles d'entraîner un hématome.
Manipuler avec précaution les objets tranchants, toujours porter des gants quand vous faites du jardinage ou du bricolage par exemple.