Le roseau commun

publié le 4 mars 2018 à 03:06 par Yves Guettet   [ mis à jour : 4 mars 2018 à 03:08 ]
Nom scientifique : Phragmites australis (ex communis)

Famille : Poacées

Le roseau commun a la particularité de pousser dans la France entière du sud au nord, de 0 à 2200 mètres d'altitude. Les milieux qu'il conquiert sont les mêmes: bords des fossés aux eaux stagnantes, rives des ruisseaux ou des rivières, des lacs ou des étangs, voire des prairies humides. La Dombes, région aux mille étangs, située à l'ouest et au sud de Bourg en Bresse, est un lieu privilégié pour le voir. Les formations très serrées, grâce à ses racines traçantes, nommées roselières entourant les étangs, permet à l'avifaune (notamment) d'y vivre et d'y abriter le nid. L'hiver, seules persistent la tige et les épis sommitaux, bruissant dans le vent. Il existe des variétés horticoles servant à la décoration dans les jardins.

Port 
Dressé pour cette grande plante pouvant dépasser les 4 mètres de hauteur. La tige, non rameuse, porte de longues feuilles aux bords lisses, se terminant en pointe. Elles sont caduques l'hiver. A leur base, on peut observer une zone blanchâtre (ligule) portant des poils. L'inflorescence est faite d'un panicule de nombreux épillets, atteignant 30 cm de longueur et de couleur brun violacé. Ils comprennent de 2 à 10 fleurs entourées de longs poils argentés.

Floraison 
De juin à novembre

Origine du nom
Phragmites signifie en latin clôture, australis en latin signifie : du sud.

Légende
Dans la mythologie grecque, une roselière permis à la nymphe Syrinx de se cacher du dieu Pan, qui la poursuivait de ses assiduités. Pour ne pas être arrivé à ses fins, il se vengea et transforma Syrinx en roseau. Plus tard charmé par la musicalité du frottement des roseaux agités par le vent, il eut l'idée d'en faire de la musique. Ainsi fut créé la flûte de Pan.

Utilisations 
    Communes
Le roseau commun a longtemps servi et sert encore pour confectionner des toitures, des balais ou comme brise-vent. Il est beaucoup utilisé comme plante dépolluante dans les lagunages servant au traitement des eaux usées.

    Culinaires
F. Couplan nous apprend dans son ouvrage (cf bibliographie), que les Indiens d'Amérique en consommaient le rhizome après en avoir extrait l'amidon. Ils utilisaient aussi les tiges séchées avant floraison pour en tirer une farine servant à la fabrication de gâteaux. Les très jeunes pousses sont comestibles crues ou cuites.

    Bibliographie

  • F. COUPLAN, E. STYNER Guide des plantes sauvages et comestibles. Ed. Delachaux et Niestlé, 415 p.
  • F. COUPLAN (2012) Les plantes et leur nom. Ed. Quae, 223 p.
  • F. COUPLAN (2010) Plantes urbaines. Ed. Sang de la Terre, 250 p.
  • Collectif (1987) Guide des planes sauvages. Ed. Sélection du Reader's Digest, 415 p.

Comments