Le grémil pourpre-bleu

publié le 31 mai 2015 à 01:23 par Yves Guettet
Nom scientifique :
Buglossoides purpureocaerulea (Lithospermum purpurocaeruleum)

Famille : des Boraginacées
Cette plante, par la magnifique couleur bleu de sa corolle, enchante nos sous-bois de la mi-avril à la fin mai. Elle est peu fréquente mais localement abondante grâce à sa multiplication stolonifère. On la trouve principalement en milieu calcaire.

Port : Dressé, n'atteignant pas 60 cm de hauteur, le grémil est couvert de poils (caractéristique de la famille des Boraginacées). Il se distingue par de nombreuses tiges rampantes feuillées, stériles, et des tiges florifères dressées.
Les feuilles atténuées à la base, velues, sont lancéolées et pointues à leur extrémité. Les fleurs assez grandes, sont d'abord de couleur pourpre avant de devenir bleues. Elles sont disposées en grappes s'allongeant au cours et à la fin de la floraison. La corolle en forme de tube allongé à pétales ronds est portée par un calice à divisions filiformes plus longues que les pédicelles.

Usage : Son autre nom de thé d'Europe peut évoquer un usage médicinal. Il est à noter que ce nom de thé d'Europe est aussi donné à la sauge officinale. De plus dans le genre grémil, seul le grémil officinal aurait eu une utilisation thérapeutique, pour dissoudre les calculs rénaux. Cet usage aux XVIème et XVIIème siècles, du temps de la théorie des signatures, est lié à la ressemblance des graines produites par la plante à des calculs rénaux. Si cet emploi est de nos jours révolu car inefficace, un effet diurétique de cette plante a été démontré.

Origine du nom :
grémil vient de  grès signifiant gravier et mil : le grain pour l'allusion des petits fruits brillants produits par la plante et ressemblant à de petites pierres.

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