Le ciste blanchâtre

publié le 18 juil. 2017 à 05:51 par Yves Guettet
Nom scientifique : Cistus albidus

Famille : Cistacées

Une fois n'est pas coutume, je vais m'intéresser à une plante qu'on ne trouve pas dans l'Ain ; sauf le ciste à feuilles de sauge dans une station très localisée.
Cet arbuste est emblématique de la garrigue méditerranéenne, qu'il colore de ses fleurs roses. Il est souvent accompagné du ciste de Montpellier qui s'en distingue par des fleurs blanches, des feuilles allongées, enroulées sur les bords et collantes et une odeur puissante. Son emprise sur le terrain a été facilité dans un passé récent, par l'usage des brûlis qui permettaient la dissémination de ses graines et leur germination. L'exposition brève à une température élevée accroît leur pouvoir germinatif. On a créé de cette manière des cistaies, végétation buissonnante pauvre en espèces végétales. 

Port :
Dressé pour cet arbuste en buisson arrondi, très rameux, atteignant 1,5 mètre de hauteur et un peu aromatique. Les feuilles sessiles, alternées en croix sont de forme elliptique. La nervation peut apparente sur la face supérieure, est plus visible sur la face inférieure. Les feuilles ainsi que les tiges, sont couverts d'une pilosité blanchâtre, qui est à l'origine du nom de la plante. Les fleurs, faiblement pédonculées, forment des inflorescences isolées ou en ombelles de 5 à 7 fleurs. Elles sont situées à l'extrémité des rameaux. Les pétales, non soudés, de couleur rose, présentent un aspect fripé. Les étamines sont très nombreuses et regroupées en un petit paquet dense. Le style est presque aussi long que les étamines. Le fruit est une capsule à 5 loges.

Localisation :
Le bassin méditerranéen en général, rare en Corse, dans les garrigues, peu fréquent dans les maquis. Préfère les terrains calcaires.

Floraison : 
Avril-mai.

Origine du nom :
Ciste vient du mot grec kistos signifiant boite par référence à la forme du fruit.

Usages :
Pierre Lieutaghi dans son ouvrage : Petite ethnobotanique méditerranéenne, nous apprend qu'il a été longtemps coupé pour chauffer les fours à pain. Mais aussi dans les périodes où manquait le tabac, notamment la guerre 1939-1945, ses feuilles étaient fumées en remplacement.
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