En ce début d'année 2020

publié le 6 janv. 2020 à 07:40 par Yves Guettet
    
Ce matin, la gelée blanche recouvrait les toits et les pelouses des immeubles environnants. Sur les parkings,les véhicules non protégés du froid, ont bien occuper leurs propriétaires qui ont dû beaucoup gratter leurs vitres pour leur redonner une certaine transparence. Il y a quelques années encore, on aurait employé l'expression : geler à pierre fendre. Mais les temps "anciens" de nos vrais hivers, ceux où la neige et le froid blanchissaient même nos rues de plaine pendant plusieurs semaines , n'existent plus que dans notre mémoire d'enfant.
Cette année se fut Noël au balcon, une fois de plus ! Si beaucoup d'enfants n'ont pas encore connu un Noël enneigé sinon sur des images, la Nature, de son côté, en profite. Ainsi les premières fleurs poussent timidement leurs corolles dans des zones bien exposées, au soleil et abritées des vents froids. La dernière quinzaine de décembre, très douce malgré l'hiver affiché au calendrier, a préparé leur germination, le bourgeonnement puis le fleurissement. Bien sûr toutes les plantes ne sont pas concernées, il en faut de beaucoup. Mais les espèces "opportunistes" qui ont un fleurissement très long sur dix mois voire toute l'année, peuvent être observées. Ainsi la la pâquerette a été la première a ouvrir ses corolles, suivie de la véronique de Perse et la violette odorante. On peut aussi voir de nombreuses feuilles qui passent l'hiver au pied des murs ou des maisons où elles se distinguent plus aisément que sur les bords des pelouses : feuilles : de lamier, de violette, géranium des Pyrénées, graminées diverses... 
En forêt, la température est plus basse que dans la ville intra-muros qui réfléchit sur les murs et concentre la chaleur des rayons solaires ; la Nature est moins en avance. Pourtant si l'on cherche bien, on peut voir des feuilles de primevère bien proprettes, toutes "neuves". En revanche, les anémones sylvie n'ont pas encore donné signe de vie, attendant mars pour apparaître. Que la douceur persiste, là, ce sera alors un début de réveil plus important.
Plus surprenant, on peut voir aussi à de rares endroits des espèces toujours fleuries, qui devraient être fanées et en dormance en attendant leur saison. Ainsi marguerite, mauves et achillées millefeuilles sont présentes sur une butte le long d'un remblai près du terrain de sport d'un lycée proche, exposées au vent. Pour l'achillée, il n'est guère surprenant de voir des spécimens encore bien conservés en janvier car elle est une habituée des longues périodes de floraison même en pleine nature.
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