L'immeuble sur rue


 

Pour signaler depuis la rue la présence de son édifice situé en fond de parcelle et mettre en scène la découverte de son bâtiment en créant une véritable "promenade architecturale", Mallet-Stevens est intervenu sur l'immeuble existant, situé sur le premier front bâti, en remodelant l'entrée, les parties communes du rez-de-chaussée et la cage d'escalier.

Depuis la rue, on devine la présence de la construction art déco en fond de parcelle grâce à la création de deux occulus accueillant des vitraux signés Louis Barillet ainsi que par la porte d'entrée réalisée par Jean Prouvé.  Un auvent de béton protège l'entrée arrondie qui accompagne le visiteur vers l’intérieur.

En pénétrant dans le hall, on découvre les parties communes aux murs habillés d'acajou, la loge dotée d'une verrière circulaire, la cage d'escalier remodelée et éclairée par trois bandeaux de vitraux de Barillet.

C’est en franchissant la seconde porte de Jean Prouvé que l'on découvre, depuis le jardin l'immeuble édifié par Robert Mallet-Stevens.

De nuit cette mise en scène atteint son paroxisme : un interrupteur situé dans le hall de l'immeuble sur rue permet de mettre en lumière le jardin et la cage d'escalier de l'immeuble sur jardin, illuminant ainsi la grande faille créée dans le pivot central du bâtiment par le vitrail vertical de Barillet.