B&WEducconsult

 Education pour tous mais pour quand? 

 Le projet " Education et formation pour tous " envisage de construire deux centres de "formation" à Bujumbura et dans la Province de Cibitoke.  

Pour plus d'information cliquer sur   Le projet au Burundi        Repatriate secondary youth 

Peter Merckx

Conseiller en éducation

  petermerckx@bweducconsult.org

 Burundi: cultivating the seed of quality education 

02 February 2012

Students at the inauguration of a primary school in Rutana, eastern Burundi, where JRS completed a two-year education project this year. (Danilo Giannese/JRS)
Over the last two years, nearly 900 children attended the school, and hundreds of desks and educational materials were also provided to four other local primary schools.
Rutana, 02 February 2012 - Quality education for children in primary school in Rutana is now a reality, according to a Jesuit Refugee Service Burundi statement marking the end of a two-year primary education project.

This JRS project in eastern Burundi was established in 2010 to provide educational services to communities of former refugees returning from Tanzania after years living into forced exile, as well as to local people.

"The 1993-2005 war devastated the country, denying thousands of children, now adults, without an opportunity to go to school. This will not happen for their children, to whom we guaranteed the right to receive quality education, a right that should be granted for every child around the world", said JRS Great Lakes Advocacy Officer, Danilo Giannese.

Enduring achievements 

In Rutana JRS left a well-equipped and functioning primary school building which includes 18 classrooms and an IT laboratory, as well as building a nursery school. Over the last two years, nearly 900 children attended the school, and hundreds of desks and educational materials were also provided to four other local primary schools.

"It's not just a question of building classrooms or distributing books. The most important thing we are leaving in Rutana is enthusiast and committed headmasters, teachers and parents who clearly understood the importance of providing education to children", said JRS Great Lakes Programme Officer, Ernesto Lorda.

In addition to the construction of the schools, whose management has been handed over to Rutana diocese, JRS provided training in school management to 18 primary school headmasters, from which 300 teachers and 15,000 children benefited indirectly. Teams also organised classes in English and Kiswhail, and conducted workshops on pedagogic and psychosocial techniques to more than 600 teachers and on the value of education for young people to 228 members of parents' associations.

"We have planted the seeds of quality education in Rutana, which I'm sure will produce fruit in the future", continued Mr Lorda.

JRS began working in Burundi in 1995, offering services to Congolese refugees and internally displaced Burundians. Since the end of the war, JRS switched its focus to eastern Burundi, providing food security and educational services to refugees returning from Tanzania.

JRS is currently managing two food security projects in Giteranyi and Giharo, which will close down at the end of 2012. However, in the next few months JRS will open an agricultural school in Kibimba, a concrete sign of is commitment to durable repatriation in Burundi.


Être jeune et réussir au Burundi, c'est possible !

De plus en plus de jeunes Burundais rentrent d'Occident pour créer de petites entreprises. Ils gagnent plus et réussissent souvent mieux et plus facilement dans leur propre pays. Un exemple pour leurs contemporains et pour d'autres migrants intéressés à investir au pays.

"Beaucoup de jeunes considèrent l'Occident comme la meilleure destination pour la vie, mais la réalité est toute autre", soutient Landry Buriza, 30 ans, rentré il y a trois ans de Norvège après y avoir passé sept années. Dans son pays d'adoption, ce jeune informaticien avait tenté sans succès de créer une petite entreprise de maintenance. "Il fallait des garanties bancaires et tout un arsenal de documents… J'ai donc décidé de rapatrier mon projet, là où je serai plus libre, dans mon pays, au Burundi." Avant de diriger son entreprise de maintenance informatique à Bujumbura, Landry s'est fait connaître. "J'ai circulé avec mon ordinateur portable dans des compagnies d’assurances, des banques. J'ai décroché des contrats et maintenant j'ai du personnel (15 informaticiens, Ndlr) et un petit bureau."
Alida Munyana, 29 ans, a elle monté un salon de beauté pour dames et fait le commerce des produits cosmétiques. Auparavant, elle avait échoué à transiter par l’Afrique du Sud pour aller aux États-Unis. Elle n'en garde aucun regret aujourd'hui. "Au Burundi, je travaille tranquillement. Chaque jour, je découvre d'autres stratégies pour rentabiliser mon travail et le faire connaître." Alida a désormais deux salons à Bujumbura et une trentaine d'employés. "Non seulement je gagne assez par mois, mais je fais en plus vivre plusieurs familles de mon pays ! Parmi les employés, certains ont ouvert leur propre salon". 
Actuellement bon nombre de Burundais qui rentrent au pays pendant les vacances ne retournent jamais en Europe. Entre 2009 et aujourd’hui, ils seraient très exactement, selon un commissaire du service des migrations, 527 sur 1 875, soit presque un sur trois dans ce cas de figure. De retour au pays, ils montent de petites entreprises valorisant les connaissances et l'expérience acquise en Occident.

Gagner cinq fois plus au Burundi !
Chelsea Mwiza est responsable d’un restaurant qu'elle a monté il y a un an, à son retour d’Australie. Elle vivait dans ce pays depuis une quinzaine d’années. Au Burundi, elle propose des plats d’origine africaine, occidentale, indienne ou australienne. Elle a ainsi créé une trentaine d’emplois. "Des amis, qui ont entendu dire que mon restaurant tournait bien, ne cessent de me demander comment je me suis lancée. Je gagne cinq fois plus que quand je faisais ce même métier à l'étranger ! Ici, il y a moins d'assurances et d'autres exigences. Je travaille pour mon peuple, je paye les impôts pour mes frères et sœurs !" 
Landry, Alida, Chelsea… De retour au pays, de plus en plus de jeunes donnent du travail à des diplômés qui n'avaient jusque là aucune perspective d'embauche ou presque et se sentaient comme "obligés" d'aller en Europe. Ces nouveaux patrons contribueraient à réduire sensiblement le taux de chômage, même si beaucoup d’entre eux sont dans l’informel, d’après un cadre de la chambre fédérale de commerce et d’investissement.
De quoi faire réfléchir, en tout cas, ceux qui voulaient partir… "On veut aller ailleurs uniquement quand on est sans emploi. Je ne peux plus tenter cette aventure, car j'ai entendu dire que la vie était dure en Occident", souligne Edgard Mutama, 25 ans, jeune informaticien recruté par Landry. "Maintenant, je me sens bien dans mon pays. Je fais mes revenus sans aucun problème", ajoute Louis Muhirwa, qui a renoncé à ses projets après avoir vu un ancien camarade de classe parvenir à rentrer uniquement grâce au soutien de ses parents et amis qui lui ont payé son billet d’avion retour après plus de huit ans passés en Suède... 

S'informer pour revenir investir
Patrice, père de ce migrant malchanceux, affirme que rien n’est plus inquiétant que d’avoir un enfant malheureux loin de soi, alors qu’il avait les moyens de vivre dans sa famille jusqu’à sa majorité. Selon lui, l'Europe peut être l'occasion d'acquérir des connaissances, à condition de revenir les partager dans son pays. Certains l'ont bien compris. "Plusieurs personnes qui vivaient en Occident sollicitent des emplacements pour construire des maisons et monter des galeries ou des magasins", affirme un cadre du service de cadastre. 
Une tendance qui pourrait s'accentuer dans les prochaines années. "Nous servons de modèles. J'ai une dizaine d’amis établis en Occident qui me demandent des informations sur le monde des affaires et souhaitent revenir avec leurs familles pour investir", assure Linda Mwumba, 27 ans. Aujourd'hui commerçante en matériel de bureau et informatique, cette dernière a travaillé en Belgique pendant 12 ans en tant que serveuse dans un restaurant. Elle encourage d'autres Burundais à suivre le même chemin qu'elle : "Si nous ne nous prenons pas en mains, nous risquons d'être dépassés chez nous par les Kenyans ou les Ougandais. Nous aussi, nous pouvons faire quelque chose !"

Gabby Bugaga