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Week-end a Alagna 21-22-23 Juin 2019

publié le 27 juin 2019 à 09:18 par Manu Barbier
Il y a un an, je découvre les images de la renaissance d'une course phare de sky running des années 90 : L'aller / retour depuis d'Alagna à 1200m d'altitude jusqu'à la Cabane Margherita situé sur la Punta Gniffeti le 4ème sommet du Mont Rose à 4554 m d'altitude.

Dans l'hiver, j'en parle à Steph, lui envoie les images, il est à fond. Plus qu'à tenter de valider notre inscription (la course se cour depuis sa renaissance en cordée de deux). Il faut pour ça
99 999 point ITRA, avoir fini au moins 4 UTMB ces 2 dernières années et avoir un autocollant "I LOVE CHAM" sur sa Porche Cayenne Hybride 500 ch. Bon, c'était mal barré mais heureusement j'avais mal lu...;-) Il faut être montagnard et mentionner un peu ce que l'ont fait avec quelques exemple et classements. Comme d'hab, je suis rodé avec la Els 2900, la  Lake sky Ultra. A la fin, je rajoute toujours le lien vers les vidéos qui vont biens https://www.youtube.com/user/levergnolain/videos?disable_polymer=1

Nous prenons la route le vendredi direction donc la station village d'Alagna Valsesia. Des trombes d'eau nous tombent dessus entre Turin et Milan et nous arrivons juste à temps pour le briefing et les dossards.

Le speaker est bien entendu Silvano comme sur toute les grosses courses de montagnes.

Nous courons ensuite sous le déluge nous trouver un resto pour manger une succulente Calzone. Nous sommes assis à côté de 2 coureurs belges qui étaient aussi sur la ELs à l’automne.

L'un d'eux Wouter Hamelinck spécialiste des courses un peu hors normes est multilingue, ça nous aide bien.
Nous reprenons le fourgon pour trouver un coin plat, l'embrayage commence à lâcher...

Reveil à 4h45, petit dej à l'eau car nous n'avons pas le réchaud et à 5h30, une voiture avec deux types en combi de ski alpi s'arrêtent à notre auteur...la course est reportée au dimanche.

Nous allons quand même sur la ligne de départ pour la confirmation, l'embrayage rend l’âme, Steph n'est toujours pas inquiet et nous allons boire le café.

La verticale qui monte à Indren à 3200m d'altitude est maintenue alors, après la petite pizza de 11h, pour faire des globules on décide de monter via les bennes et téléphérique jusque là haut et de se balader sur le glacier.


Une fois sur place nous repérons le couloir d'accès au glacier supérieur. Ni une ni deux nous partons sur le parcours et décidons bien vite de continuer la ballade jusqu'à 4000m d'altitude.



Notre rythme en basket est impressionnant face à tout les ascensionnistes équipés bien plus lourd.


En discutant, on nous indique la Pyramide Vincent, un sommet à 4200m sur notre droite. Il n'en faut pas plus pour que l'on pousse jusque là haut. Pose pizza au sommet
vers 13h








Dans la redescente, Steph sort de la trace principale, je l'interpelle, et il me regarde en se marrant et me dit "maintenant qu'on est là, on va pas redescendre sans valider ce sommet juste à côté", je me marre et nous voilà remontant en direction du Balmenhorm.




Et nous avons bien fait car la montée est rapide et agrémentée d'une petite escalade à la fin pour gagner le bivouac et nous nous faisons même offrir une "eau de café" par un groupe de français un peu étonné de nous voir arriver avec nos baskets aux pied.

Descente express dans une neige bien molle jusqu'à la gare d'Indren et le début de tempête...






Le reste de l'aprem nous prenons une 4ème collation, un burger aux petit ognon sur la place du village avant un peu de jambon cru avec du pain au fourgon et pour finir du magret de canard au resto...bon, c'est pas ce qu'on pensait en commandant mais c'était très bon...

Cette fois c'est le bon jour. Comme la veille, réveil à 4h45, on déjeune encore à l'eau puis on se dirige tranquillement faire le plein des gourdes à une fontaine et ensuite boire le café.

Les ruelles sont bizarrement déserte, je prend un peu d'avance et croise un bénévole qui m'hurle en Italien "vite, départ dans 2 minutes"...Putain, je deviens bilingue, j'appelle Steph qui est 100m derrière et lui fait des grands gestes...On court, Silvano fait le décompte, on à juste le temps d'enlever la veste et c'est partie....

Pour la stratégie de course, on repassera. On voulait se placer sur la ligne, partir assez vite pour éviter les bouchons et bien c'est rater...On par derrière et j'ai les jambes en béton, le souffle court, le coeur à bloc et....on se prend le gros bouchon.

1000 premier mètre à faire la chenille puis dès que la pente se dresse un peu c'est rebelote jusqu'à Indren ou nous encordons. Dernier petit bouchon dans le couloir ou nous prenons la corde de descente pour pouvoir doubler un peu.

Depuis le départ nous ne faisons que doubler mais le problème sur le glacier c'est qu'il n'y a qu'une trace et c'est bien éprouvant à chaque dépassement.

A partir de 4200m d'altitude, je commence franchement à en baver et à 4300 l'élastique qui servait jusque là seulement à maintenir la corde commence à bien se tendre...Je finirai complètement cuit au sommet.

Un thé et c'est la descente, d'abord très raide puis ça déroule mais je n’arrive pas à me remettre et il faudra une bonne demie heure pour enfin me ressaisir.

le couloir se dévale à grande vitesse puis il faut courir dans une neige bien molle et Steph et ses petites pattes commence à souffrir. ;-)

Enfin nous pouvons nous dés-équiper et les descentes sur les fesses dans les parties raides enneigés seront bien sympa.

Une grande traversée encore en neige puis c'est les alpages et Steph envoie à font tout droit dans la pente.

Je repasse devant pour le finale version sentier Baron Quest, Steph chope un point et nous levons le pied.

Nous franchissons la ligne d'arrivée en 7h26, 43ème sur 128 arrivants (200 partants) nous pensions mettre 6h30, on c'est fait rouster.

Une bonne douche, une super repas et notre deuxième journée avec un retour sans embrayage commence...Mais Steph n'est toujours pas trop inquiet. ;-)

Une épreuve magnifique et un niveau de dingue. Les premier gagne en 4h51 et le record de Fabien Méraldi est de 4h21 en ....1994...C’est hallucinant.

Une course à faire...ou refaire...Il y a maintenant un chrono club à aller chercher. ;-)

Manu




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