Blog‎ > ‎

Trail Larzac Dourbie (28-10-2017)

publié le 30 oct. 2017 à 13:30 par Maurice Murray

J'hésitais entre le trail nocturne des Teppes et celui là. Les inscriptions étant complètes j'ai écrit à l'organisation pour savoir si c'était possible d'avoir un dossard, donc vendredi je fais le choix d'un long week end dans le Larzac!

Le départ est à 14h00, je fais la route le matin et un peu avant midi j'arrive à Nant pour récupérer mon dossard. La petite ville est au fond d'une cuvette entourée de montagnes couronnées de petites falaises, le cadre est superbe. Deux courses le samedi 15 et 30 km et une le dimanche 75 km. J'opte pour le 30, assez long pour s'amuser mais pas trop.  

On est un peu moins de 600 à prendre le départ et je suis dans les premières lignes. C'est au calibre 12 que Monsieur le maire donne le coup d'envoi. Ça part d'un bon rythme. Sur route au départ on se retrouve vite fait sur des chemins caillouteux. Au bout de deux kilomètres je me retrouve nez à nez avec un grand brun bouclé. Luca Papi. Je le félicite pour ses multiples courses de la saison. Il se fait dixit une petite récup de la Diagonale de Fous. J'apprendrais plus tard qu'il fera aussi le 75 km le lendemain.

Les sensations ne sont pas à leur meilleur durant cette première heure, j'ai du mal dans la montée et j'ai l'impression d'avoir une brique coincée entre l'estomac et le diaphragme mais je prends mon mal en patience... Ça va bien finir par passer. Une fois en haut le parcours passe par le plateau du Larzac. Une magnifique plaine d'herbe sèche avec quelques petits arbustes de garrigue et des cailloux partout! C'est comme si la terre ici n'arrivait pas à les avaler. On passe dans un étable, un enclos pour faire passer le bétail, bref de beaux petits passages amusants. Aussi, c'est le sud et il y a le vent, omniprésent.

11ième kilomètre, premier ravito. Je commence enfin à avoir de bonnes sensations. J'ai tout ce qu'il me faut et je ne m'arrête pas. Je commence tout doucement à doubler les coureurs devant. Particulièrement dans les descentes. A un moment il y a une coureuse qui fait la roue complète devant. Ça va, pas de casse mais je ne l'ai pas revu de la course. Deuxième ravito au km 22. Il y a de l'ambiance comme partout sur le parcours. À Plusieurs endroits des gens sont là pour nous encourager. Pas le choix de s'arrêter le parcours passe dans une maison. Un petit verre de coca. Il reste 7 km et j'ai à peu près ce qu'il faut sur moi.

Il reste une grosse bosse avant la descente finale. On passe par une falaise d'escalade. Les paysages sont superbes. Les jambes un peu moins. Je suis au bord des crampes depuis un certains temps. Mais je ne veux rien lâcher. Je suis toujours à la limite du mollet qui ne veut plus plier mais ça tient! J'arrive à doubler une bonne dizaine de coureurs dans cette dernière montée et je ne vais pas les revoir à la descente. Enfin, Nant en vue. C'est raide mais rapide et efficace. Je franchis la ligne d'arrivée en 3h20 pour une 51ième place.

Très beau parcours, balisage impeccable, des bénévoles partout où il en fallait et une ambiance étonnante. Mais le petit plus de cette course c'est le repas après. Soupe paysanne aux légumes, cuisse de canard confit avec pommes de terre cuites dans le gésier de canard et carottes, tomme du Larzac et tartes aux pommes. C'est pas beau ça!

P.S. Il est humain Papi, il a abandonné sur le 75 km.

Les résultats


Comments