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Trail (blanc) Nivolet–Revard (05/05/2019)

publié le 11 mai 2019 à 02:18 par Maurice Murray   [ mis à jour : 11 mai 2019 à 08:37 ]


























Ah le mois de mai ! Enfin les premiers jours d’été. La chaleur. Les fleurs partout. Les gens qui se dévêtissent. L’odeur enivrante de la nature qui ne demande qu’à copuler !

C’est avec ça en tête que je m ‘inscris sur le Nivolet-Revard, le premier trail long de la saison. Un parcours de 51 km et un peu plus de 2700 m de dénivelé sur le massif des Bauges.


J’ai signé pour ça :

Mais la nature parfois est riche en surprise… C’était plutôt ça :



Au réveil c’était loin d’être la Californie. Deux degrés, du vent et des nuages bien accrochés voilà le décor pour ce jour de course. Avec Amaury, on covoiture jusqu’à Voglans. On y croise Seb dans sa doudoune au retrait des dossards. Seul prix de consolation, il ne pleut pas. Difficile de trouver la motivation mais bon autant en profiter.

On est plus de six cent coureurs à prendre le départ, ça fait du monde. Les premiers kilomètres de route et de chemins permettent au peloton de s’étirer. Amaury passe devant et disparaît dans la foule. De mon côté je me cale sur un rythme tranquille, le trajet sera long.

Après la traversée de l’autoroute on emprunte les sentiers, en faux plat montants, qui nous emmènerons au pied du mur des Bauges. Il commence à pleuvoir mais ça se transforme vite fait en chute de neige. Plus on monte et plus ça pose. Plus le vent aussi se fait sentir. Arrivé au Revard c’est la Sibérie. Les rafales de vent à plus de 60 km/h, la neige qui tombe à l’horizontale. Les pauvres pointeurs qui restent sur place doivent se geler. Il y a au minimum 15 cm de neige fraîche sur le plateau. Bien content d’avoir pris le coupe vent épais. La visibilité est nulle. 



Les sensations sont moyennes. Heureusement, le vent se calme alors que la montagne nous fait abri. On se croirait en plein mois de février. C’est très beau, les arbres sont couverts de neige et tout est blanc. Le ravito de la Feclaz se fait à l’intérieur. Ensuite c’est parti pour la montée vers le Sire et la croix. Et là, sans avertissement, un rayon de soleil passe à travers les nuages ! Du bleu ! Au Sire on peut même voir la vallée en bas mais le vent n’invite pas trop à rester sur place.

On ne monte pas à la croix , on restera dix mètres dessous, pour ensuite partir vers la Doria. Les petits sentiers sont en boue, en neige et en cailloux. Ça bouchonne, ça glisse et ça tombe. J’arrive à me frayer un chemin pour pouvoir courir librement. Les cascades de la Doria sont superbes. Il commence même à faire chaud, le soleil est enfin de la partie. Remonté sous la croix bien raide. A nouveau le vent et le froid mais c’est la dernière grosse bosse de la course.

La descente au dessus de Pragondran sera assez épique. J’étais bien content d’avoir une semelle crantée. Plusieurs passages moitié boue, moitié glace, avec une pente qui ne donne pas droit à l’erreur, seront franchis accroupis et très lentement en se tenant aux arbres. Par la suite le terrain devient sec et permet d’augmenter la vitesse. Ravito rapide au village et c’est reparti pour le dernier tronçon de chemins vers l’arrivée.

A trois kilomètres de Voglans, je croise Amaury qui a un genou qui couine. Je continue le plus rapidement possible mais les articulations commencent à sentir la distance parcourue. Enfin, le village et la ligne d’arrivée.


Classement BGSA :

Sebastien Yvart 78 ième en 6h21

Maurice Murray 276 ième en 7h37

Amaury Robert 284 ième en 7h40


Une belle course, un parcours qui doit être magnifique par beau temps. Organisation au poil. A refaire dans de meilleures conditions.




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