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La Grande Trace Eté Devoluy 7-8/09/2019

publié le 13 sept. 2019 à 13:42 par Membre Bgsa
J’avais pas prévu de venir. J’avais bien vu la promo pour cette course au printemps mais le prix m’a refroidi. Puis mon potentiel partenaire s’est niqué le genou au Maratrail de Bozel donc je n’y pensais plus. C’était sans compter sur l’insistance féminine. Donc 3 jours avant, il reste des places,  je lance un appel au BGSA mais ils ont tous un UTV, un repas chez belle maman ou une fin de récupe de l’échappée belle. Donc il faut que je me sorte les doigts pour les mettre dans Facebook. Ni une ni deux je suis un tuto « facebook pour les nuls » et squat le compte de ma femme. En un après-midi tout est plié, j’ai un binôme (Walter) et je suis inscris à la course en pension complète 2 jours. Je remplace un blessé de dernière minute.

J1 : Réveil très tôt à Coise. A 7h30 j’ai récupéré mon dossard et mon binôme. Je retrouve l’équipe féminine au départ : Guylaine et Jeanne sont surmotivées. Walter part devant comme une flèche et à 500m du départ il m’attend avec l’élastique. C’est parti pour 1000D+ de tractage jusqu’au col du Charnier. Il tire comme un ascenseur et moi j’ai beau freiner, je suis dans le rouge. L’un des 2 va exploser… mais non. A partir du col ce n’est que de l’arrête aérienne magnifique. Skyrunning. L’arrête de Costebelle parait même surplomber le vide. On est un peu dans le nuage ce qui donne une chouette ambiance mais aussi une frustration de ne pas voir le vide autour de nous. Puis passage d’escalade avant de rejoindre le sommet. Longe obligatoire. Enfin la descente déroule bien. Après le second ravito je croise Sam et Celestin venu prendre des photos. Merci ! Finalement 2h54 pour 16km et 1500D+. 36ieme/100. Ce n’était pas très long, on en redemanderai bien mais est-ce que les jambes vont repartir demain ?


J2 : Aujourd’hui on doit se faire le Chouroum de la traversée Héroïque. C’est reparti comme hier : 500m après le départ : élastique. Puis il se passe un truc irréel. Quelqu’un (un serre-file ? un bénévole ?) a crié à tous les coureurs de faire demi-tour !  Confusion totale, tout le monde fait demi-tour et on est renvoyé dans ce qui me semble être l’itinéraire de retour. Je pense qu’a ce moment là il y a eu une première scission. Un petit groupe de tête a continué sur l’itinéraire initial, qui s’avèrera être le bon. Nous, et tous les coureurs on continu en sens inverse pendant 2-3km. Avec mon binôme tracteur on a repris à peu près la tête de course. Et je ne suis pas dans le rouge. On tombe enfin sur des bénévoles au bord du chemin, qui, la tête dans le pâté, nous applaudissent et continu de nous indiquer la direction en sens inverse de la course. Donc tout le monde enquillent le single dans la forêt. A la sortie de la forêt on est plus qu’une 10aine d’équipes. Personne derrière, personne devant. Et moi je reconnais bien le coin, on va arriver au col qui est à la sortie du chouroum. Et la montre ne ment pas, on fait bien plus que les 4km prévu pour arriver au chouroum.

Le bénévole du col nous confirme qu’on arrive par l’itinéraire de retour et qu’il y a eu un gros couac au départ. Mais lui ne sais pas quoi faire de nous : « Fallait passer par le chouroum les gas. Maintenant le plateau Bure : c’est par là ! sinon pour le chouroum, il faut redescendre par-là ! ». En gros demerdez vous. Passe devant nous la 8ieme équipe qui sort du chouroum. Ce qui veut dire que si on enchaine avec le plateau de Bure on a pris un bon raccourci. Ni une ni deux, je dis à Walter que « je suis venu pour faire ce chouroum alors on redescend je connais le chemin. On fera l’itinéraire intégral ensuite. Et on ne sera pas hors temps ». On fait le tour de la montagne et on retrouve les coureurs qui font la queue dans l’entrée du chouroum. On est que 2 équipes à avoir fait ce choix. Du coup on se retrouve dernier, avec les serre-files. On est à l’arrêt complet. Ça bouchonne comme un retour de week-end de l’ascension sur l’A7. On enfile toutes nos couches car il y a un vent glacé.

C’est beau, c’est vertical, c’est glacial.

On perd bien 1h pour remonter la traversée Heroique. On apprendra le soir que, dans la forêt, un autre serre-file à fait faire demi-tour à tout le monde pour les renvoyer dans le droit chemin. Et rejoindre le chouroum plus rapidement.

La sortie du chouroum arrive et le soleil aussi. Je me réchauffe vite, le temps de ranger le casque et la longe dans le sac et ça repart. Cette longue pause m’a requinqué. A partir de là on ne fera que de redoubler des équipes. Ce qui est vraiment bon pour le moral. Les jambes court bien dans la montée au plateau de Bure et même Walter est derrière. Je suis presque euphorique. Premier ravito. Puis redescente derrière le plateau dans un long pierrier bien raide en petits cailloux. Drè dans le pentu, que du bonheur. Ça descend en glissade sur les talons comme dans la poudre. Je double plusieurs équipes qui n’ont pas la technique. Ils sont en galère dans ce terrain. 700D-.

Les cailloux sont tellement abrasifs que je pense que je vais finir sur les chaussettes. Les semelles des Hoka ont morflées.

Puis vient la 2ieme et dernière montée de la course : 900D+ de gros pierrier et grosses marches. La montée de la mort. Walter part seul devant. De nouveau sur le plateau on est cueilli par 40km/h de vent glacial et le nuage. Pointage pour initialiser le chronométrage sur l’aller-retour au pic de Bure. Elastique. Vent glacial. Nuage. On croise Jeanne et Guylaine qui redescendent (gelées). On va les reprendre à la descente c’est sûr. Sommet puis superbe descente en courant dans les pierres. Pente douce, ça court vraiment, que du bonheur. On dépose les filles. Mais pas trop. On se retrouve ensemble au ravito. C’est bientôt fini mais d’abord j’ai trop faim. La suite va aller vite, il reste 1000D- et j’ai encore les jambes qui vont bien. Walter part devant et on enchaine les 1000D- en courant à bon rythme quelque soit le terrain. Pierrier, puis chemin herbeux, puis foret/racines, puis piste. On ne lâche rien jusqu’à l’arrivée. Les filles ne sont que 10min derrière. 5h37 pour 29km et 2500D+.








On a fait rab c’est sûr. On finit dans les 60/100. 30ieme sur le chrono aller-retour au pic de Bure. Les équipes qui ne sont pas redescendu faire le chouroum n’auront que 12min de pénalité et finissent donc dans le top 20… Je rêve de voir celui qui a fait faire demi au coureurs, pendu sous l’arche d’arrivée. Mais je suis bien content de ma balade de 29km. Beaux paysages, beaux terrains de trail, je me suis bien défoulé.

Au général on finit 49ieme/100.

 

Julien

 

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