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Els 2900 : 4-5-6/10/2019

publié le 14 oct. 2019 à 02:13 par Manu Barbier   [ mis à jour : 14 oct. 2019 à 12:12 ]
La Els 2900 c'est " the Race" à faire pour les crapahuteurs de montagne.
En chiffre c'est 70 km pour 6700m de dénivelé positif à effectuer en moins de 24 h par équipe de deux
Mais ça, ce sont les chiffres officiels de l'itinéraire parcouru par Matt et Carles les organisateurs.
Car sur cette course, chacun fait sa trace, pas de balisage et passe ou il veut pour enchainer les 7 sommet à plus de 2900m d'altitude de la Principauté d'Andorre.
Nous partons le jeudi matin avec Steph pour se taper les 7h30 (de route, sans les poses) qui nous amène à ce magnifique coin des Pyrénné.
Nous nous garons dans la sympathique petite ville d'Ordino puis filons manger une Pizza.
Vendredi matin. Petit dèj sur le parking avant de nous rendre sur le lieu de rendez vous.
Nous signons la décharge et confions nos sacs refuge et ravito pour leur acheminement.
Un briefing pour rappeler l'essence même de la course, une totale liberté sur les parcours et seul seront obligatoires à partir du kilomètre 54 le casque et le baudrier...Le bodar c'est pour pouvoir plus facilement remonter un corps...
Tous dans le bus pour nous rendre au départ de l'échauffement. Une belle ballade de 1400m de déniv pour rallier le refuge de départ au nous arrivons en début d'aprèm.
Nous faisons un bon repas copieux puis essayons d'aller dormir un moment. Avec STeph, nous avons choisi les toile de tente dehors bien chauffés par le soleil.
Comme d'hab, je n'arrive pas à dormir, c'est pas grave , on verra tout à l'heure. STeph à somnolé un peu mais il n'est pas très bien et pense que ça va être dure cette nuit.
Nouveau briefing en soirée , repas et nouvelle tentative de dormir un peu...le départ est à minuit.
Aller, c'est le grand moment, je n'ai pas beaucoup dormi mais je me sent bien et Steph va mieux.
La vingtaine d'équipe trépigne d'impatience et à minuit pile, Matt donne le top.
Ça ne part pas trop vite nous sommes tranquille, notre rythme est impeccable, la colonne de frontale commence à s'étirer dans la nuit.
Idéalement placé, nous suivons à distance un petit groupe et optimisons dans la nuit nos traversées dans la pente et évitons les montées descente qu'ils effectuent.
Le premier sommet est validé, nous n'avons pas vue le temps passer.
Nous déboulons ensuite vers le refuge de l'Illa et la traversée pomatoire qui suit pour gagner le col nous permettant de basculer et descendre jusqu'au abord d'Encamp.
Nous sommes 4 équipes ensembles et une autre est à quelques minutes devant...C'est drole tout ça.
Une fois le col franchi, je dit à Steph que je veux descendre pépère et on laisse filer les équipes...Mais dès qu'on arrive dans le sentier de plus en plus technique je laisse dérouler et nous doublons nos compère en vitesse grand V.
Nous rattrapons ensuite l'équipe de devant qui se calera derrière nous jusqu'au bas de la descente...ça fait 3h30 que nous sommes partie et nous venons en fait de doubler la 1ère équipe...Mais on ne  le sait pas ;-)
On pose la veste, vidons les chaussures et repartons en footing jusqu'au village de Canillo. Le pleins d'eau et c'est partie pour la longue montée en direction de l'Estanyo , notre second sommet.
La montée de nuit au "feeling" dans les raides pentes d'herbes ou rocheuses est éprouvante et je prend un gros coup de mou...Je n'avance plus et je suis bien content d'arriver sur l'arête.
On louvoie sur cette belle arête en direction de l'Estanayo qui se trouve tut au bout. L'avantage c'est qu'au moins, même cramé on avance bien sur le technique.
Sommet validé juste avant une équipe qui arrive par un autre itinéraire. Au loin on voit les frontale qui descendent déjà du Serrera, le 3ème sommet. Putain, c'est nos compères de tout à l'heure, ils nous ont mis presque une heure depuis Canillo...J'ai bien explosé quand même.
Nous suivons l'équipe qui viens de nous dépasser et qui tente une traversée directe en direction du Pic de la Serrera...On s'arrête en les voyant en train de traverser dans des barres super expo et des pentes pourri et nous rebroussons chemin pour trouver la sente un peu plus commode.
Dans ce terrain pourri, toujours le même constat, je suis défoncé mais on reprend du terrain sur les équipes revenus sur nous.
Sommet validé à l'agoni et avec le levé de soleil....magnifique...Je dit à Steph que je veux laisser tomber le podium et me concentrer sur le fait de boucler la course vue mon état, il me répond "ah bon, tu crois, c'est con". Sacré Steph, ça fait 3 heures et que lui est en "rando active". MDR
Nous gagnons tant bien que mal le refuge de Sorteny.
Nous sommes 3 équipe présentes, respectivement classé pour l'instant 3,4 et 5. Ils n'ont pas l'aire très frais aussi mais moi je vais vraiment être obligé de me poser...
50' d’arrêt. C'est super long mais j'ai réussi à me remettre et nous repartons environs en 10ème position.
Nous perdons du temps par une variante sur piste pour éviter de remonter directement après la pose et ça me fait grand bien car j'envoie bien dans la montée du vallon de Rialb au bou duquel il faut trouver un passage dans les barres rocheuses donnant accès à un couloir dérobé, passage obligatoire pour gravir le Pic de Font Blanca le 4ème sommet.
On optimise au mieux ce passage et doublon l'équipe mixte parti avant nous. Ce couloir est une belle vacherie incliné à 40° sur 250-300m et non purgé...Il faut faire gaffe à ceux d'en dessous.
Le Pic est assez vite gagner mais je recommence à subir. On croise nos collègues Stéphanois qui redescendent tout juste. On a franchement bien gazé sur cette portion.
Petite erreur d'iti dans la descente nous obligeant à louvoyer entre pentes raides, barres et éboulis puis c'est roulant et nous faisons presque toute cette partie avec l'équipe mixte.
Steph fait une hypo juste avant Arcalis ou se trouve le deuxième ravito. Nous sommes largement en avance sur nos prévisions
ENviron 20' d’arrêt le temps pour Steph de dévaliser le ravito ;-) et de nous équiper avec les baudriers et casques obligatoires au départ de cette base de vie.
Nous partons franchir le col d'Arcalis et visons une traversé à flanc super bien négocier, quelques pas un peu plus escalades nous amènes au Port d'Arensal ou nous talonnons de nouveau les Stéphanois. Ils partent dans l'option grande traversé d’arête, nous optons pour une tentative de traversée à flanc...
Erreur, nous voilà bloquer par des barres rocheuses et des pentes pourris. Stèph tente de me persuader de rejoindre l'arrête pour un sans doute magnifique parcours alpin mais, la fatigue me fait refuser son offre.
Grosse erreur de ma part car nous allons être obligé de descendre de très raides pentes herbeuses, zigzaguer pour trouver des passages et surtout perdre énormément de dénivelé...et tout remonté.
Enfin, arrivé au col au dessus des lac d'Estany Forcat nous nous dirigeons vers le 5ème sommet, le Medacorba, l'équipe mixte et les Stéphanois sont déjà en bas, leur option était largement meilleur et en plus de toute beauté...Ils nous ont mis une demi heure.
Aller retour au sommet puis remontée direct en direction du Roca Entravessada. Steph est devant et nous amène...au sommet d'une tour d’où on ne peu pas basculer...Merde, il faut tout redescendre pour contourner. La fin de la montée en face nord nous glace bien et je me pose au sommet pour récupérer quelques instants.
Descente très alpine, chute interdite pour gagner la brèche située juste avant la Cresta dels Malhivenrs.
Cette portion est très alpine, une arrête en 3sup ou la chute est interdite, on peu l'éviter moyennant une pénalité de 45'.
Jordi Tosas est là pour contrôler si on est en état d'y aller et avec un grand sourir, les pouces levés nous dit "OK".
Je suis bien remis et on va se marrer tout le long en disant qu'il sont vraiment couillu d'envoyer les gars là dedans. nous avalons cette section avec un grand sourire, gravissons le Pic de Baiau qui marque la fin de l'arrête et attaquons le dernier sommet , le Coma Pedrossa, sommet d'ANdorre.

Au sommet un bénévole nous félicite et nous indiques les différents passages pour descendre jusqu'au refuge d'arrivé.
Nous choisissons le plus roulant et trottinons jusqu'à cette ligne  tans espéré.
18h05' et nous voilà au bout du périple, bien rincé et 8ème au générale.
QUelle course magnifique et magique. Des rencontres super sympa avec des amoureux de parcours montagneux loin des grosses courses médiatiques.
C'était peut-être la dernière éditions..Vraiment dommage pour un truc unique.
VIVE LA ELS 2900.




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