Blog


UTMB 2017

publié le 17 sept. 2017 à 08:09 par Membre Bgsa

Cette année je suis plutôt vernis en termes d'objectifs sportifs, d'abord la Pierra Menta et l'UTMB... car j'ai eu la chance d'être "pris" sur les 2 !! au 2ème tirage pour l'UTMB.
Attention: je crois que j'ai écrit un roman; amateurs de CR concis, passez votre chemin :-D

La Course
La foule juste avant le départ

Vendredi 1er septembre, le parcours normal est maintenu malgré une météo plutôt mauvaise (pluie, vent, neige): on shuntera juste la Tête aux Vents et le col Pyramide avant Courmayeur.
Chamonix est bondé, la place avec l'arche du départ est un joyeux bazard , l'organisation chauffe le public, les  familles et traileurs se mêlent, il n'y a pas vraiment de couloir pour les coureurs. .
Je ne sais pas trop où je me trouve dans le peloton au moment ou l'on part; je marche près de 5min dans les rues pleines de monde, les spectateurs  nous encouragent, les enfants cherchent à se faire claquer dans les mains , ce sera une grosse ambiance jusqu'aux Contamines...

Coté course, j'essaie de suivre les conseils: ne pas s'emballe même si je double doucement mais surement tout le temps... après les Houches, on monte à bon rythme, la descente aussi mais le sentier est un single et ça bouchonne dès que ça devient à peine technique.



Je me sens donc bien jusqu'à Notre Dame de la Gorge, malgré la bruine ; Même  bien chargé en vivres, je me jette sur les premiers ravito: sucré, salé, boissons... je sors des 2 premiers avec une boule de feu dans le ventre: quel âne!!

Après les Balmes, le sommeil commence à se faire sentir; en me retournant, je vois une longue file de frontale derrière, souvenir de la SainteLyon... Le vent fort et pluie (ou neige je sais plus) au col du Bonhomme vont  me réveiller.
la descente sur les Chapieux est assez raide, glissante, mais efficace. Au ravito Petzl est présent et change les batteries de NAO si besoin, classe!
Je m'arrête pour une soupe, du fromage... 12 minutes, correct .La suite est un gros morceau : Courmayeur par la col de Seigne.. après une section assez plate et longue, vient la montée au col: je me mets dans les pas d'un anglais qui a bon rythme qui me permet de rester constant. Le dernier tiers se fait dans la neige, mais je n'ai pas du tout froid, tout va bien, c'est très agréable de sentir la neige!

Lac Combal de l'autre coté du col de Seigne, ravito: soupe,  brésaola, fromage, ça passe nickel cette fois, j'ai faim. 
Vient ensuite le grand plateau du lac, le jour n'est pas encore levé mais on sent que c'est surement très beau mais le départ à 18h nous fait passer ici de nuit... D'ailleurs je commence à avoir des idées négatives: je vais faire plus de nuit que de jour sur cette course!? Ça passe lentement, j'ai hâte d'être à Courmayeur, d'être à La Fouly... bref ça commence à tourner du mauvais coté dans ma tête.



Après le lac vient une remontée que je n'avais pas imaginé. Elle me semble interminable, je souffre, impossible de garder le rythme, je double puis perds beaucoup de places... le jour arrive, on voit le soleil sur le sommet du Mont Blanc: quelques photos, je me dis que la météo va tourner, le mauvais temps est derrière nous... en fait non, pas du tout. Ensuite vient la longue descente sur Courmayeur: après le col Checruit les 4 derniers km de déroulent sur un sentier raide dans la forêt, ça use pas mal les jambes mais j'y vais assez franchement... Enfin le ravito tant attendu, j'essaie d'être efficace: je me change complètement, avale une assiette de pâtes , j'oublie un peu de boire. Pas de stand Petzl pour refaire ma frontale, à la place je récupère dans mon sac d'allègement une batterie et charge ma montre et la batterie NAO (j'emporte tout ça dans le sac ensuite). Au final 1H d'arrêt, c'est bien...




C'est difficile de repartir, il fait grand jour, plutôt grand beau et chaud, et j'ai du mal à me sentir réveillé... la montée se fait en doublant des coureurs, je suis fatigué mais cette montée efficace me motive finalement. Refuge Bertone, je suis rapide et ne m'arrête que quelques minutes, j'ai hâte de passer à la suite: je sais qu'en Suisse à la Fouly Cécile sera là !!

Malgré cette perspective motivante, la suite me casse un peu le moral: c'est long, les km ne défilent pas vite, c'est plat ou ça monte un petit peu tout le temps, bref je suis dans le dur.... et le vent se lève, les montagnes se bouchent, au fond le col Ferret est dans des nuages de tempête bien noirs... je broie du noir: je pense abandonner à la Fouly, je vais dire à Cécile que c'est bon, j'ai vu, ça suffit j'ai plus envie, ça va mais c'est bon... Alors que jusqu'à Courmayeur j'avais répondu à tous les SMS, j'arrête de répondre, j'ai peur qu'on m'empêche d'arrêter... bref l'état moral est bien mauvais! Finalement je me dis que je ne peux pas abandonner juste à la Fouly, si on vient me voir il ne faut pas arrêter juste là, je continuerai donc une bosse après... tout doucement l'idée d’arrêter s'éloigne.

Avant de monter au col du Grand Ferret, long ravito à Arnouvaz au chaud, je mange, je m'habille avec tout ce que j'ai (surpantalon obligatoire, neige et 80km/h de vent en haut)... j'ai dû perdre 30 / 40 minutes , c'est un peu trop long, mais je n'ai pas envie de ressortir.

On monte d'abord sous une pluie battante, puis la neige: je vais finalement trouver un rythme soutenu (par rapport aux autres concurrents!!), et j'ai un coureur qui ne me lâche pas les baskets, ça m'aide bien à tenir jusqu'en haut: j'ai doublé beaucoup de coureurs, dans la descente je me ferai reprendre un peu mais là où je perds des places gratuitement / inutilement c'est aux ravitos, je suis trop long, je repasse souvent des coureurs que j'avais déjà doublé plus tôt.

Descente sur la Fouly: j'ai hâte d'y être... mais c'est interminable!!! La fin est un long plat: j'ai vraiment l'impression d'être à l'arrêt, je fractionne: 120 pas en courant, 120 en marchant... 

La Fouly enfin et de la compagnie!! Yes, mais en fait pas d'assistance ici, c'est à Champex... ça parait pas loin quand on m'annonce le programme, et pourtant je vais mettre 2H pour y aller!! La section sur la route me donne des ampoules sous le pied, et dans les 400m de D+ de montée pour Champex, c'est l'un des pires moment: plus de jus, plus de lumière non plus j'ai envie de dormir, je titube un petit moment... allez Champex enfin, je profite de Cécile qui gère un peu tout, me force à manger et surtout à boire... ça me réveille mais évidemment, je n'ai pas envie de repartir et je vais rester longtemps (1H15) à ce ravito... 

A partir de Bovine je connais, pour y parvenir il y a 900m de montée; sauf que d'abord c'est plat descendant un sacré long moment, la lassitude reprend directement avec la pluie forte dès la sortie de Champex. Je m'étais bien habillé pour la pluie et la nuit, mais finalement la pluie se calme et la température ici est douce: trop chaud, j'ai très soif et vide mes flasque à vitesse grand V: aie aie aie... 
Après Bovine c'est le festival de la boue... descente sur la Giete où je rempli les flasques, puis le col de la Forclaz et enfin Trient! Je crois que j'y arrive pas trop mal physiquement.

Trient 1H d'arrêt, je connais la suite et la montée me convient bien, pas de plat, ça sent la fin... mais Cécile devra quand même me pousser hors de la tente...
Avec cette longue pause j'ai perdu pas mal de places, car ensuite je double énormément de coureurs dans la montée, je suis en mode "KV", ça file, les coureurs sautent les uns après les autres, idem dans la descente boueuse, je reprends aussi des places... le cheminement par les pistes puis sur le sentier est long mais je suis motivé pour en finir: dans ma tête après Vallorcine il ne reste que 8km, la montée à la Flégère directe sans passer par la Tête aux Vans ne sera qu'une formalité...

Bien décidé à cette fois ne pas m'arrêter au ravito, j'apprends que ce n'est pas 8 mais 17km qui m'attendent encore! Je craque, et fais encore une pause à Vallorcine... 

C'est reparti pour le col des Montets; c'est un long faux plat montant, je suis un italien qui marche à toute vitesse... trop vite même, à la moitié j'ai besoin de souffler. Je prends un rythme plus lent, et commence à m'endormir debout... étrange sensation, je ne dors évidemment pas, je marche, mais il faut retenir les paupières, c'est dingue!! Heureusement à partir de là je vais tout faire avec un compagnon rattrapé au col, ce qui nous permettra de rester un peu éveillé!
Le parcours attendu (une montée directe à la Flégère) n'est évidemment pas celui-la: on monte, puis tout à coup descente de 300/ 400m de D- dans un sentier hyper technique: on doute entre nous, est-ce bien le parcours? ... finalement la montée reprend, ca parait long et je m'endors: impossible de me poser tout est mouillé, je décide de me reposer debout sur mes batons! Et ca marche, après quelques minutes (??) à vaciller debout, je me force à ouvrir les yeux et repartir: à partir de là, je prends la pêche, remonte tous ceux qui m'ont doublé pendant mon "repos" et arrive devant tout le groupe à la Flégère, ça me plait! J’enchaîne directement sur la descente sans m'arrêter... cette descente est longue mais passe très bien, les jambes sont là et j'arrive dans Chamonix en courant, je me sens un peu fatigué mais sans plus, surtout trop content d'en finir, d'être arrivé!

Conclusion: une 1ère partie en forme, sans être atteint par les éléments, je profite du monde et de l'ambiance "gros événement". Un milieu de parcours avec un gros coup au moral, pas de problème physique... alors je continue même si j'ai pensé abandonner, c'est surtout grâce à Cécile (et Gisèle) qui m'attendent à la Fouly! Et un final avec quelques coups durs, du sommeil mais globalement une forme et une envie qui revient de plus en plus et toujours pas de problème physique!! 

Au niveau émotion, j'ai l'impression que ce n'est pas aussi fort à l'arrivée que ce que j'avais imaginé; bien moins que mon arrivée à l'Echappée Belle, mais 2 nuits dehors m'ont bien entamé; en fait je n'étais pas bien préparé à cet aspect de la course..

La préparation et l'entrainement

Comme c'est le cas depuis maintenant près de 4 ans, je suis les plans de Alain Roche. Bon, avec une contracture le 6 juillet, j'ai dû faire un break forcé tout juillet, test / repos / reprise / etc... et plus de vélo... cela m'a permis d'éviter les séances de seuil à plat de cet été, que je n'aime pas du tout :-D

Bilan de l'entrainement juste avec les baskets depuis avril:

Coté alimentation, comme toujours j'applique le régime d'Alain les 6 jours d'avant: Alimentation la semaine avant votre course : Optimiser votre stock de glycogène

J'ai prévu un sac pour Courmayeur avec en gros, une tenue complète de rechange, baskets comprises.
Je récupère une batterie pour charger ma Garmin FR920XT (en vain donc, elle va planter sur la ligne d'arrivée...), et ma NOA.
Cécile a aussi un sac pour les assistances à partir de Champex, avec des vivres, quelques habits plutôt chauds.
En gros j'aurai prévu trop de choses à manger; ce que j'ai pris à fait le tour sans que j'y touche, en gros, j'ai largement beaucoup (trop?) mangé sur tous les ravitos.

J'avais préparé 2 montres GPS Garmin, vérifié leur autonomie en les faisant tourner sur le balcon etc etc... au final la FR920XT se plante à l'enregistrement sur la ligne d'arrivée: pas de trace GPS donc :-(


@sebspi

Baujus Xpress 14-09-2017

publié le 14 sept. 2017 à 23:31 par Membre Bgsa   [ mis à jour : 14 sept. 2017 à 23:37 ]

Hier avait lieu la première Baujus xpress a la dent  des Portes avec  une dizaine de participants. 



Après une journée, venteuse et pluvieuse on a pue profité de la soirée automnale et ensoleillé avec panorama 4 étoiles.

Adrien Perret l'organisateur était évidement intouchable, même si Micka a essayé de jouer, avant de ce raviser et de finir avec moi.

De belles photos et bientôt les résultats là:





13/09/2017 Gresivaudan XPress Roche du guet

publié le 14 sept. 2017 à 04:03 par Membre Bgsa

https://388b35e3-a-f1f3a726-s-sites.googlegroups.com/a/bellesgrimpesskialp.fr/teambgsa-essai/Blog/06092017-gresivaudanxpresschamechaude/LogoGXpress_V-150x100.jpg?attachauth=ANoY7cqWC5U3bfki8yh_mMu3DmtcgEuDneJ7rHaBTfFCT_Xf9vUqOup8PEWwvwXK-7mThhAN7LdxYyZyPaEgdvihyTvRK7iWpivjlelX9ciyMbfBNav9Yj6QdWnBoDBruEHMLr1wSzNk1UpobQZmYjObra-xEESW78NGtSbde-vTrMcIkS5e9V6u8pP3v1SbO1SA2ufINOPYWmQIe7DPzOuwosdAwLaWGZ1ztsnSnji5AKeeOQp7C0OzFX2vDEf4CzYx3mpT0lSfLFAzbG0aa0yPQAUVauq5nw5AlAoxEHAHKY1Z7_rz1vE%3D&attredirects=0On était deux Julien et moi (Michel) à avoir la lourde tache de défendre les couleurs du club pour l'affrontement Isère-Savoie de cette étape de la grésivaudan express...
Bonne partie de vendange-jardinage et enfin course à pied dans des super conditions.
Faut bien qu'y en ait qui s'amusent pendant que les autres bossent.
résultats jeudi soir: http://dauphine-ski-alpinisme.fr/evenements/gresivaudan-xpress/
Mercredi prochain: Moucherotte
Michel

Ventre à Terre (03/09/2017)

publié le 12 sept. 2017 à 07:15 par Membre Bgsa

La semaine passée j'ai participé à "La ventre à Terre", une superbe course de montagne sur la Pointe Chalune dans le Chablais.
Une bel article ici sur le site courzyvite: http://www.courzyvite.run/blog/2017/09/11/resultats-compte-rendu-et-premieres-photos-de-la-ventre-a-terre-03-09-17/
Lio

trail de combe benite 10/09/17

publié le 11 sept. 2017 à 11:28 par Jérôme Vioud   [ mis à jour : 11 sept. 2017 à 11:45 ]

s'est avec pierrot et moi (jév) que nous nous rendons a granier pour la 9eme éditions du trial de combe bénite.
nous voyons deux trois tètes connues. le départ sera donnés a 8h30 pour un parcours de repli qui fera 25 km pour 1700 de d+, la cause étant que la neige a pointé son nez donc nous prendrons pas la direction de combe bénite.
le parcours nous amènera vers plan pichu, puis le refuge de la Coire pour ensuite atteindre la croix du Bergé.
a partir de plan pichu le parcours sera dans la neige et rendra les sentes grasses  la température est 0°c , mais bon ça reste raisonnable . le brouillard sera de la partie sur tout le haut du parcours donc dommage de pas voir le paysage. pour ma part je ne savais pas ou j'étais et même si j'étais sur le bon parcours parce qu'a des moments on revenais sur des coureurs du parcours b .
au niveau ambiance ça reste le Beaufortin cloche trompette ext... bonne ambiance sur tout le parcours.
au final de bonne sensation pour une 9éme place au scratch en 2h44 et 1er master 1, pierrot finira 35 eme en 3h20 bien content de lui sur les montées mais veut travailler les descentes.
tout ça se terminera avec un bon repas au soleil .
je pense que l'année prochaine si le temps le permet je mi recollerais pour faire le vrai parcours qui doit etre splendide.
  
 
 

Tour et 10 km du Val Gelon (10-09-17)

publié le 10 sept. 2017 à 06:09 par Samuel LE BAHER   [ mis à jour : 10 sept. 2017 à 06:11 ]

    Une course comme celle-ci à coté de la maison, forcement les maillots bleus se déplacent... Sur le 10 km, Caro, Georges et Seb P  et sur le 18 km, JéP et Moi (Sam).
    9h30, tout le monde par en même temps, Seb avale son 1er km en 3'10 et avec Jép et Georges, on passe en 3'30. Pfff ça faisait longtemps !! Et ça ne va pas durer...


    Après 5 km de course, ceux du 10 km prennent à droite et ceux du 18 à gauche... A ce moment là, JéP est 2ème et moi 3ème mais là aussi ça ne va pas durer... Jép gagne en 1h09 et j'arrive 6ème en 1h16.


    Sur le 10 km, Caro fait 3ème chez les filles en 44'54 et Seb termine au pied du podium en 36'... Georges passe la ligne en 42'14


    On monte presque tous sur la boite et pour finir, un bon repas comme on les aime (Diots - Frites)
    Une superbe orga du CAPRG et merci aux copains venus nous encourager !!
    

06/09/2017 - Grésivaudan Xpress Chamechaude

publié le 8 sept. 2017 à 07:29 par Membre Bgsa   [ mis à jour : 8 sept. 2017 à 22:59 ]

 Ca y est : l’ouverture de la chasse peut arriver !

Les lapins et les sangliers des Grésivaudan Xpress sont lâchés !

Ils ont passé l’été à se préparer et là c’est parti.

 

Un premier lâché de 150 a été opéré à Chamechaude mercredi, parmi lesquels Michel et moi.

Résultat : ils sont tous montés comme des flèches en altitude voir le soleil au-dessus de la mer de nuages.

 

Semaine prochaine : Roche du Guet

Départ 18h30

Inscriptions avant lundi 19h sur le site du DSA.

 http://dauphine-ski-alpinisme.fr/evenements/gresivaudan-xpress/

Youhou !!

Syl

Aquathlon S et triathlon S de st Pierre d'Albigny

publié le 3 sept. 2017 à 07:51 par Membre Bgsa

Après le magnifique week-end de l'échappée belle, encore un grand bravo à tout les concurrents, j'avais de l'envie de courir la semaine d'après.
Etant du coup inscrit pour les 2 épreuves proposer sur st Pierre d'Albigny.
Avec en échauffement sur la verticale du vendredi ou David viens nous montrer qui est le patron en récup de l'échappée belle (ENORME), devant Lionel qui court aussi dimanche.
Premier acte l'aquathlon
Temps magnifique ce samedi sous la pluie pour 750m de natation et 5km à pied autour du lac de Carouge.
Peu de monde au départ 45 coureurs. Départ rapide et j'ai mal au bras, il faut dire que cela faisait 5ans que j'avais pas mis la combi. Pas trop de bagarre et la fin sera bien mieux après avoir trouver le rythme adéquat. Sortie 14ème de l'eau.
En revanche les sensations sont très bonnes à pied et je n'ai fait que doubler pour finir à la 8ème place sans réfléchir au lendemain :)

 Second acte le triathlon
Temps bien meilleur que la veille et beaucoup plus de monde, challenge régionale oblige. 350 PARTANTS
Départ de folie car la première bouée n'est pas loin.
Après un long moment difficile ou je cherche l'air et les bras brulent de la veille, la fin termine bien mieux, pour sortir 54ème de l'eau.

Transition express et parcours vélo costaud avec une belle bosse à gravir 2 fois pour effectué les 2 tours. il y aura d'ailleurs des avions qui me passeront sur le parcours vélo, mais dans l'ensemble je rattrape pas mal de concurrents.
Je finis la descente tranquille pour ne pas partir cuit à pied, c'est d'ailleurs à ce moment que personne d'autres ne me passera, sachant que le speaker annonce la première féminine juste devant.
Parcours peu roulant sous une belle chaleur.
Un beau triathlon tout près de la maison, je finis 37ème et avant la première féminine.
Un grand merci pour l'organisation impeccable et les bénévoles.
Un coup de chapeau à Seb spi qui vient de boucler l'UTMB.






Voyage dans Belledonne : Echappée Belle Intégrale

publié le 30 août 2017 à 02:46 par Membre Bgsa   [ mis à jour : 31 août 2017 à 03:53 ]

Tout a commencé le 12 avril dans le parc du château de Vizille au hasard d’une rencontre avec Pierre Gagnière vidéaste de l’Echappée Belle qui m’a sollicité pour m’inviter sur la course et être le parrain de l’épreuve.  Le 24 avril, après une montée en ski à la Croix de Belledonne la décision est prise d’accepter l’invitation. Je n’avais aucun projet ou défi sous le coude, hormis peut-être la tentative des 14 sommets des Bauges et il était temps de remettre la machine en route. Depuis mon arrivée dans la région, il y a 4 ans, cette course m’intrigue et me fascine un peu, les copains du BGSA évoquaient souvent cette course avec des récits parfois épiques.



J’ai choisi de ne participer à aucune autre course afin de me concentrer sur cet objectif unique et de prendre le temps de faire un repérage méthodique du parcours à partir du mois de juin. Ces repérages m’ont permis de confirmer deux choses : d’une part la brutalité, la beauté et la technicité du parcours et d’autre part que la forme et les sensations allaient monter crescendo pendant l’été.

Le vendredi 25 août au petit matin nous sommes au départ de la traversée intégrale avec Mo et Jé. On est bien motivés et affûtés, avec des préparations différentes mais beaucoup de dénivelé au compteur et de nombreuses sorties en montagne, et avec pour seule sortie en commun la traversée de la Chartreuse de Chambéry à Grenoble  le 2 juillet.




Le départ est donné à 6h et je pars prudemment afin de ne pas faire trop monter le cœur dans les premières rampes au dessus de Vizille, une bonne cinquantaine de coureurs doivent être devant moi et je ne vois déjà plus les premiers. J’alterne marche rapide et course en discutant avec quelques coureurs que je connais, on commence déjà à transpirer… Au bout d’une demi-heure il fait jour mais je ne vois plus personne devant moi, à ce moment de la course je n’ai pas envie d’être déjà seul. Je me résigne à faire l’effort et à recoller à un groupe d’une dizaine de coureurs en arrivant au col de la Madeleine, je n’ai aucune idée du nombre de coureurs qui sont devant moi. Le groupe avance par à-coups, je salue l’Ardéchois Sébastien Goudard rencontré sur une reco il y a quelques semaines. Je me laisse finalement un peu décrocher avant d’arriver à l’Arselle.

Ravito 1 – l’Arselle – 9ème en 1h59

Dans la zone de ravitaillement j’aperçois Sylvain Court et je comprends que je suis dans le groupe de tête. Je prends mon temps et je repars avec le japonais Shogo et le sympathique pyrénéen Nahuel Passerat qui semble se balader, c’est aussi l’un des rares coureurs qui n’utilise pas de bâtons. On quitte progressivement la forêt et les paysages deviennent magnifiques avec les premiers lacs et différents panoramas qui défilent. Je garde en point de mire des coureurs devant moi avant d’arriver au refuge de la Pra.

Ravito 2 – La Pra – 9ème en 3h49

J’ai toujours une dizaine de minutes d’avance sur mon tableau de marche mais je me concentre surtout sur l’hydratation et l’alimentation, deux points clés de cette chaude journée. Les parties roulantes sont derrière nous et c’est maintenant parti pour 90 kilomètres d’anthologie dans Belledonne. En attaquant la montée aux lacs des Doménons, je rattrape un coureur qui n’a plus qu’un seul bâton et qui semble avoir le moral dans les chaussettes. La montée finale à la Croix de Belledonne se passe bien, mais à ce moment de la course tout le monde est encore fringuant ! Dans la descente je croise Jérôme avant de bifurquer vers le col de Freydane, il a l’air pas mal et sûrement dans les 20 premiers. La descente du col de Freydane est un bon test pour mon fragile pied gauche que j’ai essayé de ménager depuis 3 semaines. En arrivant au Refuge Jean Collet, tous les voyants semblent au vert pour passer une belle journée en montagne.


Ravito 3 – Jean Collet – 5ème en 5h52

Je retrouve pour la première fois Matthieu mon assistant de choc et je vois la tête de course qui est juste quelques minutes devant, Vivien Reynaud suivi de près par Sylvain Court, et pas loin derrière Nahuel Passerat et le japonais Shogo. Matt me met en garde sur le fort vent du sud très sec et qui risque de provoquer des déshydratations. Ai-je assez bu ? Cela fait déjà 6 heures de course et en faisant le compte des flasques vidées je pense que je dois déjà être en dette hydrique. Il faut lever le pied et laisser filer la tête de course. Après le Col de la Mine de Fer on arrive dans certaines des portions les plus chaotiques du parcours, Samuel Vergès m’a rattrapé et il a l’air particulièrement solide, je m’accroche derrière lui jusqu’au Pas de la Coche, je commence à être beaucoup moins bien…

Ravito 4 – Habert d’Aiguebelle – 6ème en 7h55

C’est mon ami Julien que je retrouve au Habert d’Aiguebelle ainsi que de nombreux supporters du BGSA, mais je ne suis pas au mieux profiter de ce moment sympa. Mes doutes se confirment rapidement en attaquant la montée vers le col de l’Aigleton. Je n’avance plus, je ne peux plus rien avaler et je commence à avoir un peu la nausée. Au lac du Vénétier, je dois m’arrêter
 quelques minutes pour faire le point : je suis clairement déshydraté, et si je vomis il y a de grandes chances pour que tout soit fini ! Je commence à me maudire en me disant que je vais tout gâcher par un départ trop rapide et un manque d’attention évident sur des détails de base, d’autant plus que je savais que cette portion pour rejoindre le Pleynet était redoutable. Je me repose quelques minutes et je me badigeonne de crème solaire pour passer le temps. Julien qui m’a suivi dans la montée doit avoir pitié de moi vu l’ampleur du chantier qui m’attend par la suite.  J’attaque les dernières rampes du col de l’Aigleton et je serre les dents en attendant d’aller mieux. Au col je salue Pierre Gagnière (« monsieur drône ») et Yannis Améziane, j’ai un court répit avant d’attaquer le terrible col de la Vache. Nicolas Prin est revenu à 50 mètres de moi mais je semble aller un peu mieux. Au loin je vois que Samuel Vergès a fait la jonction avec Passerat et Shogo. Le moral n’est pas top mais je me concentre sur le cheminement chaotique pour monter au Col de la Vache : il n’y a aucun sentier et l’on doit trouver le meilleur passage possible dans les blocs. Des randonneurs me saluent et m’encouragent dans la montée. La descente est assez redoutable aussi et l’on bascule sur les lacs des 7 Laux où la progression sera plus facile. Je me force à boire en remplissant mes flasques dans des ruisseaux plus ou moins douteux, il n’y a personne devant, personne derrière, les jambes vont beaucoup mieux, les pieds semblent nickel et j’essaie de faire un point sur ce que je dois faire en arrivant au Pleynet, il va y avoir du monde et de l’animation, je ne dois pas me disperser.


 Ravito 5 – Pleynet – 6ème en 11h15

Je suis maintenant en retard sur mon tableau de marche mais tout va mieux, il est même tombé quelques gouttes pour rafraîchir l’atmosphère. Je retrouve Matt et François, mon pacer pour la nuit, qui va entrer en course à partir de Gleyzin. J’arrive à me ravitailler et à manger quelques pâtes. Regard complice avec François qui a compris que la machine de guerre de 55kg est

désormais lancée ! Je repars en essayant de faire assez vite la descente vers Fond de France et de rejoindre le pied de la longue montée vers le refuge de la Grande Valloire. Je connais bien cette montée en forêt, je suis de nouveau efficace et au détour d’un lacet j’aperçois un groupe de 3 coureurs : le trio Shogo/Passerat/Vergès est déjà là ! Je ne tarde pas trop à les doubler et je pointe en troisième position au refuge de la Grande Valloire. Sur les balcons qui mènent au lac du Léat j’ai l’impression de flotter et je savoure cet état de grâce, d’autant que l’on m’annonce qu’un des coureurs de tête est en souffrance quelques minutes devant moi. Je sais que cela ne durera pas et que la nuit s’annonce difficile…

Ravito 6 – Gleyzin – 3ème en 13h48

Tout le monde est surpris de me voir arrivé, je reconnais en arrivant le stand de crêpes-galettes bio ambulant qui était aussi à Val Pelouse cet été ! Pour l’instant je n’ai pas trop faim mais je dois me poser quelques minutes avant d’attaquer le gros morceau qui nous attend, puisque l’on doit remonter environ 1500D+ pour atteindre le col de Morétan. François m’informe que Vivien Reynaud est arrêté et ne repartira pas, Sylvain Court est à environ 15 minutes devant. Julien qui m’a quitté à moitié agonisant au col de l’Aigleton doit certainement halluciner s’il suit le déroulé de la course… Il y a aussi les copains du Team FMR

qui sont venus m’encourager : Julien Moncomble et Clément Valla, qui revient des USA après avoir pris une belle 7ème place aux championnats du monde de raids aventure ! Il faut rester concentré, dans une heure il fera nuit, François m’accompagne désormais il est devant moi et il doit trouver le rythme juste car il est frais comme un gardon, alors que j'ai déjà plus de 6000m de D+ dans les pattes… On allumera les lampes à partir du refuge de l’Oule en espérant désormais voir aussi celle du leader au dessus de nous. François a désormais un rôle important, me trouver le meilleur cheminement possible dans les blocs pour accéder au col de Morétan. Au passage au col on est toujours 15 minutes derrière Sylvain Court, j’enfile une paire de gants pour profiter des centaines de mètres de corde fixe installée sur la moraine qui plonge vers le vallon de Périoule. Un grand moment cette portion de nuit, je dis à François de savourer et qu’il n’est pas prêt de retrouver ce genre d’ambiance dans une autre course en France !

Ravito 7 – Périoule – 2ème en 16h37

C’est en arrivant à Périoule que j’ai compris que je ne reverrai probablement jamais Sylvain Court. Il semblait faire les montées à sa main et de creuser les écarts dans les descentes, même sans pacer ! Pour me consoler un peu j’ai mangé une pomme de terre au ravitaillement de Périoule et profiter quelques minutes de cette ambiance chaleureuse dans ce coin de montagne loin de tout. J’ai prévenu François que la montée vers le refuge de la Pierre du Carré n’était pas très drôle alors on en a profité pour papoter de tout et de rien pour tromper l’ennui. Bonne nouvelle,  pour arriver à Super Collet on ne passe pas par l’arête de l’Evêque, cette partie m’avait paru bien sauvage pendant les reconnaissances… On voit la lampe de Sylvain qui est au loin, déjà vers le haut des pistes, il creuse encore un peu plus les écarts, environ 30 minutes d’avance à Super Collet. Aucune idée sur les écarts avec mes poursuivants.

Ravito 8 – Super Collet – 2ème en 18h44

C’est Matt notre assistant qui semble avoir un coup de bambou mais il assure comme un chef, il essaie de trouver des idées de nourriture solide qui me ferait envie, mais pour le moment il n’y a que la soupe, le coca et les gels énergétiques qui passent sans soucis. Cela commence à m’inquiéter un peu car la partie qui arrive est le dernier gros morceau de la course avec la montée aux Férices et au col d’Arpingon, jusque Val Pelouse cela devrait aller, mais il restera après plus de 30 kilomètres pour finir et j’aimerais bien mettre un peu plus de carburant dans la machine !

Après avoir vu de nombreux éclairs au loin, on finit par prendre des orages et un peu de pluie vers le col d’Arpingon ce qui complique un peu la descente vers le refuge de la Perrière.

Ravito 9 – Val Pelouse – 2ème en 23h06

François me quitte à Val Pelouse, il fait encore nuit, il n’aura pas vu grand-chose de Belledonne, il faudra qu’il revienne voir ça en plein jour ! Je continue désormais seul pour affronter les dernières difficultés du parcours. Il n’y a plus de parties techniques mais l’arrivée est encore loin et c’est maintenant le mental qui prime. Dans un scénario de course idéal je me voyais basculer au col de la Perche aux premières lueurs du jour et de réussir à enclencher la machine jusqu’à Aiguebelle sur les parties roulantes… Mais j’avais aussi annoncé que rien ne se passerait comme prévu, et force est de constater que je suis dans le rôle du gibier et non pas du chasseur. J’ai d’ailleurs vu des lampes derrière moi dans la descente du col de la Perrière… Et je commence à trouver toutes sortes d’excuses pour faire des micro-pauses, heureusement que François ne voit pas ça…

Ravito 10 – Le Pontet – 2ème en 26h25

Je dois sûrement avoir une drôle de tête en arrivant au Pontet. Je m’assois quelques minutes près d’une table et je vois passer Fabrice Arène avec une foulée aérienne, il ne s’arrête même pas au ravitaillement en voyant que je suis là. Il court avec sa

copine Fanny et il doit être sacrément euphorique. Il s’excusera même après la course, mais franchement j’aurais fait la même chose si j’avais eu ses jambes à ce moment là. Je le regarde passer et je me dis que la priorité est de finir ma soupe. Je finis la course au mental (et avec le bide en vrac) c’est Matt qui m’accompagne sur cette dernière partie. Jérôme vient nous saluer en haut de la dernière montée, il a malheureusement abandonné un peu plus tôt dans la course… Je ne dois plus être vraiment lucide car quand Matthieu me dit que l’on aperçoit Aiguebelle et même l’arche d’arrivée au loin dans la vallée je lui dis que ce n’est pas là… Quand on traverse le village de Montgilbert on a vraiment la sensation d’être sur une croupe à l’extrémité du massif de Belledonne. Je suis surpris de ne pas voir revenir d’autres coureurs mais finalement tout le monde doit être plus ou moins carbonisé… Je me dis aussi que le corps humain est une belle machine car je ne lui fait pas de cadeau depuis le départ de Vizille.

Arrivée – Aiguebelle – 3ème en 28h29

J’ai quand même pu savourer dans les derniers kilomètres car les jambes sont un peu revenues. Mon bilan de la course est largement positif, j’ai trouvé ce que j’étais venu chercher : un défi mental et physique au format XXL, des rencontres, des moments de partage, de belles émotions, des images qui resteront gravées pour longtemps… Fier de ce podium pour le BGSA, un club qui entretient une relation particulière avec l’Echappée Belle depuis sa création.

Merci à Matt, François, Julien, tous ceux croisés sur le parcours, Florent Hubert et son équipe de bénévoles.

C'est une grande fierté d'avoir été le parrain de cette édition 2017.


 


https://www.relive.cc/view/r9676086867

L'Echappée Belle - Parcours des crêtes 50km / 2800m D+ par Seb.M

publié le 29 août 2017 à 10:17 par Membre Bgsa


Le pari était osé, ou risqué, tout dépend comment on le voit. Après plusieurs mois de galère avec le genou droit et aucune course à pied depuis le début de l'année, je décide quand même de m'attaquer au Parcours des Crêtes de l'Echappée Belle.( donnée E.B : 47km / 2800m D+ / 4100m D-) Cette année, je l'aborde vraiment comme une grosse rando et non comme un trail.
La forme est là grâce au vélo qui m'a permis de m'entretenir tout au long de l'année, mais est-ce suffisant?

Samedi matin, j'arrive au Super Collet avec Didier qui vient découvrir la course et se tester pour la première fois sur cette distance. On retrouve Caro, qui est également sur le 47 km, accompagnée de Jorge et d'amis. je retrouve également de la famille venu pour nous encourager. Une dernière petite averse, une demi heure avant le départ, rafraîchi un peu plus le fond de l'air. Tant mieux car après on aura le temps d'avoir chaud...



10h: Départ du Super Collet. Direction le col de Claran  à une bonne allure pour pouvoir s'échauffer correctement. Je ne refais pas l'erreur de l'année dernière, d'être parti beaucoup trop vite.
On bascule avec Didier et on attaque la descente. Je n'affectionne pas vraiment cette partie, mais bon ça fait partie du jeu. Il y a quand même 4100m à descendre aujourd'hui!

Arrivé au pied de la montée des Férices, ça bouchonne. L'allure ne me convient pas. Je prend un relais à Didier pour la montée, il me dit qu'il n'est pas sûr de suivre. Je reprend un petit groupe puis un autre, les jambes sont bonnes, je fini par me caler dans un groupe jusqu'au refuge des Férices. Un petit ravito nous attend, je m’arrête 3-4 mn pour manger.  Tony est là, sa cheville lui fait mal, les restes d'une entorse. Je cherche Didier, je ne le vois pas arriver, je décide de continuer tranquillement pour ne pas me refroidir.  
Je fais 2 km lorsque je m’aperçois que mon Camelback est vide!! Persuadé au Férices que ma poche était encore bien remplie, je ne l'ai pas ravitaillé au chalet! Je passe Arpingon, le pointage et j'attaque la descente vers Val Pelouse. J'ai soif et je dois tenir jusqu'au refuge de la Perrière en espérant que le bassin ne soit pas sec...
Je vois au loin des participants qui sont au chalet. C'est bon signe, il doit y avoir de la flotte! 
Je recharge la poche, ça coule timidement mais il y en a. OUF!
Je redescend plus serein sur Val Pelouse mais je sens déjà que les genoux n'ont pas appréciés les descentes. Il y en a reste encore pas mal dont celle du Pontet... 
 
14h25: Ravito du Pontet 
Tony me double juste avant le ravito, sa cheville à l'air d'aller, il galope!
Jorge est là, il s'occupe de nous pour le ravito. Je reste un petit quart d'heure pour repartir à 14h40. Toujours pas de Didier en vue, j’espère que ça va de son coté. 

Direction le col de la Perrière qui passe bien, normal c'est une montée! Descente sur les sources du Gargotton, en marchant, où pas mal de concurrents se sont arrêtés pour se rafraîchir. J'attaque la montée du col de la Perche, une vraie fournaise. Ca chauffe grave, mais je me sens bien, je passe pas mal de personnes du 47km qui commence à souffrir. J'arrive au pointage du Col de la Perche, à 16h,  où les amis sont présents. Je m'arrête 5mn pour discuter, je ne suis pas là pour le chrono mais pour me faire plaisir cette année. Le père de Didier me dit qu'il est arrivé à Val pelouse 5 mn après mon départ et que ça allait. 

Je redescend en direction du Grand Chat. Au sommet, je commence à voir des concurrents qui ont du mal, certains se font aider par les bénévoles pour 2-3 étirements. J'attaque la descente sur le Champet et je sais que je vais souffrir. Dés le début, le genou gauche me fait mal. Le droit à l'air de tenir. Je passe le pointage du Champet et c'est parti pour 1000m de D-.
La descente de la Richesse me fait mal. Je croise Jorge qui remontait vers nous. Il fera finalement le chemin avec moi jusqu'au ravito du Pontet. J'en profite pour prendre des nouvelles de Caro et il me dit qu'elle est arrivée au Pontet vers 17h et qu'elle est prévu avant 19h30 à Aiguebelle! Wahou! La pente est moins sévère, du coup le genou ne me fait plus mal. Jorge me conseille de trottiner un peu pour activer la circulation. Bonne idée, j'en profite, les genoux me laisse tranquille sur cette portion.
18h30: Ravito  du Pontet
La famille et les amis sont là, ça fait du bien au moral! Je sais que la fin va être dur avec la descente interminable sur Aiguebelle. Le cardio est bon, je me sens vraiment super bien mais la mécanique me fait soucis. Jorge s'occupe encore une fois de mon sac, du ravito. Tu as été top Jorge! Tony arrive, sa cheville tient bon, il a le sourire.  Je reste 20 mn, je repart à 18h50 accompagné d'Emeline (ma fille). C'est bon ces moments là!! 

Direction la dernière montée, celle de Montgilbert. Après le ravito, toujours difficile de reprendre le ryhtme mais ca va. Sur le coté, pas mal de gars qui sont épuisés. Je passe le dernier pointage maintenant il ne reste plus que la descente sur Aiguebelle et ma "grosse rando" sera terminé. J'essaie de courir, immédiatement la douleur est trop intense pour continuer. C'est partie pour une longue et lente descente en marchant... Que ca va être long.
Tony me double et me demande de le suivre en trottinant histoire de finir ensemble. C'était juste impossible. La nuit tombe, on s’arrête ensemble pour les frontales et je lui dit à tout à l'heure. 

21h47: Arrivée à Aiguebelle

Mathieu arrive au même moment au parking visiteur, se gare et vient vite me rejoindre pour les dernières centaines de mètres. Sympa de finir comme ça. On discute jusqu’à l'arrivée au Parc et je franchi la ligne au bout 11h47 d'effort. La famille et les amis sont là pour me voir sonner la cloche! Didier arrivera finalement 1h derrière moi, finisher également pour sa première expérience sur cette distance. Bravo!
Bravo à Caro qui fait un temps canon, à Amaury, Tony et Didier, tous finishers du Parcours des Crêtes! 



1-10 of 1213