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Je n’ai en effet pas eu le temps de répondre dans le détail à vos propositions précises et légitimes.

 

Comme vous le savez, l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), nous interdit d’avoir la politique des services publics de notre choix puisque celle-ci ne peut-être contraire aux sacro-saints principes de concurrence.

 

Cet article 106 vient en complément de l’article 121 du même traité, qui nous impose les « Grandes orientations de politiques économiques » (GOPÉ), feuille de route économique imposée à Matignon par des Commissaires européens non élus, avec sanctions à la clé contre la France si elles ne sont pas appliquées.

 

Nous nous opposerons donc à la privatisation du TER prévue initialement pour 2019, imposée par l’union européenne.

Nous estimons que le combat politique pour défendre notre service public ne se situe pas au niveau régional mais au niveau national.

 

·         Augmenter le nombre de trains avec un train toutes les heures en pointe et le week-end sur l’Étoile de la Roche (St-Gervais/Annecy/Genève-Annemasse).

 

·         Garantir l’arrivée du Léman-Express en 2019 avec des trains directs Annecy-Genève, Annecy-St Gervais, Evian-Genève et St Gervais-Genève toutes les 30 minutes en heure de pointe et un train par heure le week-end et le soir.

 

·         Moderniser intégralement l’Etoile de la Roche (Annecy-La Roche-St Gervais) et la ligne Aix-Annecy pour améliorer les dessertes TGV et TER.

 

Sont bien évidement des propositions que nous partageons, qui d’ailleurs dirait le contraire ?

Mais ce que nous constatons c’est que tous les leviers de décisions collectives ont été transférés à Bruxelles ou à Francfort, et la que nécessité de « réduire les dépenses publiques » est tellement martelée dans la tête des populations, par tous les médias de grande diffusion, que la grande majorité de l’opinion l’admet désormais sans discussion.

Ces élections régionales sont pour nous l’occasion de porter à nos concitoyens ces analyses et de hiérarchiser nos priorités. Nous démontrons depuis plus d e8 ans maintenant qu’il est impossible de changer les traités européens, puisqu’il faut l’unanimité des états membres ( voir l’article 48 du traité sur l’Union européenne (TUE) l’alinéa 6 en particulier). Notre priorité est donc de retrouver notre souveraineté et notre indépendance nationale en sortant de l’union européenne par l’article 50 Article 50 du traité sur l'Union européenne., de l’euro et de l’OTAN (article 13 du traité).

 

 

D’autre part l’UPR, « L’Union du peuple pour rétablir la démocratie », juge qu’il n’est absolument pas normal que les populations directement concernées ne soient pas consultées par référendum sur ce type de projets. Si l’UPR parvient à diriger certaines régions, nous laisserons la prise de décision finale aux citoyens, en les consultant par référendum après les avoir dûment informés des avantages et des inconvénients .

 

Ce que nous constatons, pour terminer cette réponse certes trop courte, c’est la disparition pure et simple de nos services publics.

Et nous ne devons pas nous tromper de combat ni d’adversaire.

C’est bien l’union européenne qui détient les clés de l’avenir de notre pays.

 

Bien cordialement,

 

André Veyrat

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