adADDA, le jeu de l'ADDA

Le petit jeu de l'ADDA

Pour mars, un kikadissa

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<<Le mot « crise » évoque aujourd'hui une menace sinistre, mais enrayable moyennant un surcoût d'argent, de main-d'œuvre ou d'organisation. La thérapeutique intensive pour les mourants, la prise en charge bureaucratique des victimes de discrimination et la fission nucléaire pour les dévorateurs d'énergie sont, sous ce rapport, des parades typiques. Comprise ainsi, la crise est toujours bénéfique aux administrateurs et aux commissaires, comme aux récupérateurs qui se nourissent des effets secondaires indésirables de la croissance d'hier : les éducateurs qui vivent de l'aliénation de la société, les médecins qui prospèrent parce que le travail et les loisirs ont détruit la santé, les politiciens qui s'engraissent de la distribution des fonds d'aide sociale, constitués précisément par ceux-là même qui sont à présent assistés. La crise comprise comme une nécessité de se procurer plus d'essence ne se limite pas à confier au conducteur une puissance accrue, tout en resserrant d'un cran la ceinture de sécurité des passagers; elle justifie également la dégradation de l'espace, du temps, et des ressources au bénéfice des véhicules motorisés et au détriment des gens qui veulent se servir de leurs jambes.>>