Page 1 Page 2 Page 3 Faites chauffer la colle, débarrassez la table de la cuisine, j'arrive avec mon atelier mobile !!! Le proto est validé, je peux donc passer aux choses sérieuses: faire un deuxième char pour mon fils Théotime. Jouer seul, c'est rigolo un moment, mais on s'ennuie vite à faire des rond tout seul. Et pour rajouter au délire, suite au mondial du Bourget, j'ai eu une commande pour un troisième... Le moule du châssis: Le moule en bois "vit'fait" (ZAK-One 0.0 page 2) a très rapidement montré ses limites: petites marques dues aux diverses manipulations et chocs, micro-fissures et divers éclats de l'enduit de finition... Ayant l'intention de réaliser plusieurs "épreuves" du châssis sans avoir à refaire le moule, et pouvoir le nettoyer à fond de temps en temps, pas d'autre solution que de faire du solide: réalisation d'un moule en fibre de verre/époxy. Cogitage/traçage/découpage le matin, montage/collage l'après-midi (médium 5 mm, ctp 0,8 et 10 mm, quelques morceaux de baguettes de sections diverses, de la colle bois rapide et mon éternelle et savoureuse cyano...), 2 couches de "G4" le soir, en gros 3 bonnes heures. Suite le lendemain matin, ponçage minutieux au papier de verre ultra fin et à l'eau pour obtenir la surface la plus parfaite possible. Ne pas oublier que si le moule a un défaut, toutes les futures reproductions auront ce même défaut. Donc, je prends mon temps pour ensuite être tranquille, et ne pas avoir à redouter la question: "c'est quoi cette marque qui fait pas beau ?"... Le "master" est bien comme il faut, pas de perte de temps, cirage !!! Et la ça prend du temps. Il ne faut pas mégoter sur le nombre de couches, surtout pour un premier moulage. L'idéal étant au minimum 5, et toutes suivies d'un lustrage doux et minutieux. Le temps de séchage peut parfois être long, mais je garde mon calme, et je m'occupe avec, par exemple, la préparation de la fibre de verre, des différents renforts, éventuellement le cirage/lustrage du moule de la fourche, la mise à jour de ce billet, le rangement du souc que je disperse un peu partout... Par la suite, sur la cire de démoulage délicatement lustrée, une couche de gel-coat, et encore une fois attendre, attendre... 90 min, le temps qu'il devienne "amoureux", c'est à dire pas complètement polymérisé, juste collant/poisseux. Et là, tout s'accélère, 2 couches de tissu de verre + 2/3 couches de mat, tout cela arrosé d'époxy, et pour cette partie, pas la peine de s'occuper du poids !!! Pour la tenue dans le temps, j'ai ajouté des renforts (en fait les chutes de fabrication du moule, pas de perte). Après 3/4 heures au four (50/60 °C), l'instant de vérité, ai-je correctement ciré le master ? Avec un réglet (ou tout autre objet fin et rigide), je décolle en faisant le tour sans trop forcer. Une fois le pourtour décollé sur 2/3 cm, j'essaye de glisser un tournevis fin et là... Craaccc !!! C'est venu d'un coup !!! Que s'est-il passé ? Bin rien, c'est normal, ça fait toujours Craaccc... Petite vérif, tout va bien, même le master est intact.Et un moulage réussi de plus !!! J'ai maintenant un moule solide pour faire une ribambelle de 1/2 ski pouvant éventuellement servir de châssis... A ce moment de l'aventure, j'aurai pu m'offrir un petit séjour de vacances et partir dans les îles me dorer la pilule et étrenner mon string bretelle tout neuf, mais non, pas le temps de laisser refroidir, il ne me reste que 8 semaines avant la prochaine grande manifestation de Fort-Mahon Plage les 14 et 15 juin 2008 prochain... Le "cœur" du châssis: Après un bon nettoyage/cirage/lustrage, première stratification avec gel-coat et 2 couche de carbone 160 g/m². Débullage express avec ma technique du rouleau sur film alimentaire. Étuvage, Craccc, je suis de nouveau ravi, c'est nickel. La technique commence a venir...
Voila donc la partie inférieure du châssis. Dans la foulée, j'ai réalisé la partie supérieure (avec le "tremplin" en moins par rapport au dessous), c'est d'ailleurs sur cette partie que je fais le collage du cœur du "sandwich". Plat de résistance: de belles tranches de balsa de 6 mm d'épaisseur, taillées dans une planche de 30 mm. C'est ma structure "nid d'abeille" économique !!! Une fois tous les morceaux découpés, et les trous bouchés, collage de tout ce petit monde avec du gel-coat, et surtout pas avec de la résine, comme je l'ai fait la première fois.
Je vous explique: le balsa, au microscope, c'est comme plein de petits tubes collés parallèlement les uns aux autres. Quand j'ai tartiné de la résine, liquide, elle fut aspirée par capillarité, donc aucun intérêt. Avec le gel-coat, point de soucis, il est très pâteux, et les petits poumons du balsa n'ont pas la force nécessaire pour aspirer la résine épaisse. |





