C'est lors de la rencontre à Fort-Mahon en septembre 2007 que j'ai pour la première fois vu ce genre de fabrication. Rigide mais souple, relativement légère, jolie suivant le modèle utilisé, et surtout grip polyvalent, j'étais décidé, il me faut les mêmes (n'ayant pas d'autre idée pour remplacer mes premiers modèles). J'ai trafiqué de vieilles jantes qui trainaient dans le fond d'un vieux carton, ce qui m'a permis de valider le système. Mais le jaunissement des années et les multiples marques de gravillons donne un effet pas terrible. Avec un châssis carbone, c'est un peu comme mettre des jantes en tôle rouillée sur un hot-rod. J'ai donc sacrifié à la mode du "tuning", ou dans mon cas, du "custom" vu que ce n'est pas qu'un simple achat, il y a aussi transformation. J'ai du trop regarder Discovery chanel... Tout d'abord, il faut partir à la chasse et trouver les bons ingrédients... - Jantes: c'est facile, modèle pour buggy tout-terrain 1/8, il en existe des tonnes. Pleines ou à bâtons, de toutes les couleurs, chromées ou teintés dans la masse, c'est l'embarras du choix. Le prix va d'environ 6€ la paire à plus de 20€ pour les modèles les plus rares. Détail important: elles ont en commun leur diamètre et largeur (D.80 et L.40 environ), et leur moyeu posséde une empreinte hexagonale de 17 mm. - Hexagones: peut-être complexe, mais idéal. La plus grosse majorité possède un alésage central de 8 mm, ce qui associé à des roulements épaulés 8x4 (ext/intérieur), donne un axe support de roue parfaitement aligné, et quasi indestructible. Comme pour les jantes, multitude de fournisseur, anodisation de toutes les couleurs, allégé ou non, le prix varie de 11€ les 4 (le moins cher que j'ai trouvé) à plus de 25€ pour les allégés et anodisés. Petit plus: dans le cas d'un char classique à 3 roues, les hexagones étant vendus par nombre pair, il en reste donc un pour faire un outil. Très utile pour la mise en forme finale de la bande de roulement, un bout de tube D.8, une goupille au travers, et hop ! Et maintenant, le pneu, l'enveloppe, le bandage, le machin noir... Mon matériau de base, du joint néoprène de section 20x15 mm. Pas facile à trouver, j'ai eu le déclic avec un outillage de mon boulot. Après contact avec le fournisseur, me voila en possession d'un rouleau. L'inconvénient, c'est la mise en forme de ce machin longiligne. J'ai fait pragmatique, mesure de la circonférence avec un bout de papier, et mise à longueur des bandes de néoprène, toujours avec une lame neuve pour éviter un bord en pointillé. Pour le collage bout-à-bout, j'ai utilisé de la colle "contact" (néoprène liquide). Bien suivre la notice d'utilisation, c'est à dire en gros: barbouillage d'une couche uniforme sur les 2 faces à coller, attente jusqu'au séchage complet ou "sec au touché", et collage sans tremblements, ça colle plus vite que la cyano. Ensuite, patiente, et attente d'au moins 2/3 jours pour être sur de mon coup, et ne pas avoir de problème d'arrachage lors de la mise en forme finale. Problème: comment tenir ces petits morceaux en forme et sous pression ? Au début, je m'embêtais avec scotch, cales etc... sans vraiment arriver à un résultat régulier. Truc et astuce: utiliser la chute cylindrique issue du taillage de la jante (voir étape suivante). C'est un peu casse-pied à insérer, mais c'est solide, et sous pression. Autre solution, chez "Brico-Merlin", du joint de cuvette WC !?! Parfait en diamètre, gomme ultra tendre, mais un poil trop étroit à mon goût, et un grip pas si terrible que ça d'après ce que disent certains CàVistes. Du coup, je suis retourné voir mon fournisseur de néoprène, et voila le résultat: de magnifiques rondelles sur-mesure en plusieurs duretés, et un essai dans une matière blanche, juste de quoi rigoler. J'ai un plein carton de rondelles en "ZAK'gum". Si problème, contactez moi. C'est parti, accélération, mais tout d'abord... Attention avec le cutter ! Jamais le tranchant de la lame dirigé voir soit ou vers un doigts, la main etc... En cas de dérapage ou de casse, le mouvement de la main qui tient l'outil doit toujours être vers l'extérieur. Avant "d'attaquer", réfléchissez toujours au conséquences. Montage de l'outil magique sur une visseuse ou perceuse, l'important est de ne pas avoir une vitesse de rotation trop importante. Installation de la jante sur l'hexagone, serrage ferme mais modéré, vérifier que la jante est bien centrée, sans faux-rond. Une petite marque avec un feutre en faisant tourner lentement (ici à 20 mm du bord extérieur pour être raccord avec le futur bandage) Changement d'outil, cutter avec lame neuve, et avec délicatesse, en tournant pas trop vite, séparation !!! Mieux vaut avoir un bonne appuie pour éviter les dérapages et ondulations. Pour rester dans le "mouv", j'enchaine avec la suppression de la lèvre devenue inutile. Un petit coup de cale à poncer... Et voila de quoi coller les pneus. Les jantes d'un côté, les pneus de l'autre, assemblage !!! Après avoir délicatement et soigneusement enfiler et centrer le deuxième autour du premier, collage à la cyano. Une goutte par centimètre, et ce de chaque côté. Il faut trouver le bon "mouvement" pour ne pas avoir de grosses coulures disgracieuses, et si on en fait quand même, essuyer avec un chiffon non-pelucheux, pas avec les doigts !!! Ça laisse des traces d'empreintes... Si vraiment il y a de grosses traces de cyano séchée sur votre belle jante toute neuve, aucun souci, le plastique est prévu pour être nettoyé avec de l'acétone. La cyano ne supporte pas se produit, tout comme le pneu, donc ne pas débordé lors du nettoyage. Ceci fait, montage de la roue sur l'hexagone/visseuse, et j'attaque direct à la toile "gros grain" en essayant de faire quelque chose de beau et reproductible, deux roues arrières identiques, c'est mieux à ce qu'il parait. Avec un peu de patience, j'arrive à ça. Voila, c'est ma méthode actuelle pour réaliser des roues solides, légères et jolies pour mes chars à voile de classe 1. Merci à Terii "F4" qui est le père de cette méthode. J'ai outrageusement copié, et juste adapté la bande de roulement et les couleurs... |

















