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Réflexions sur des notions populaires du Wingtsun Kuen Par Jack Tak Fok Ling traduit de l'anglais texte original ici Les figures légendaires de l'abbesse Ng Muy et de Yim Wing Chun sont généralement acceptées, avec un scepticisme raisonnable, comme à l'origine du Wingtsun Kuen de Yip Man. Pour différentes raisons, certains pratiquants du Wingtsun attribuent plus de poids à cette croyance qu’aux preuves historiques. Parfois, les amateurs de Wingtsun légitiment leur manière de pratiquer autour du "fait" que les présumées fondatrices étaient des femmes.
Ce qui leur fait penser que le système permettrait de mieux fonctionner dans un schéma «interne». Conformément à cette ligne de pensée, les histoires sur les prouesses impressionnantes en combat de Yip Man qui était un poids plume sont cités comme des éléments de preuves supplémentaires. Toutefois, on peut se demander si le développement d'une approche économique (en énergie) et relâchée (en cantonais: Fong Sung) comme le Wingtsun (A) est subordonnée à l'identité féminine de ses fondatrices (B). Cette question d'ordre général peut être scindée en au moins, trois propositions spécifiques:
Il est raisonnable de supposer qu'un système martial crée par une "femme serait structuré autour de certaines observations, principes et hypothèses sur le physique de la femme. Par exemple, il est plausible de croire que ce système ne se base pas sur la force du haut du corps pour "alimenter" ses techniques de combat. Si, effectivement, une femme âgée comme Ng Muy a créé ce système Wingtsun, la relation entre (A) et (B) semble tout à fait logique.
Toutefois, il est tout aussi raisonnable de croire qu'un homme de petit gabarit et d’un physique comme Yip Man apprendrait à ne pas compter sur la force physique lors des combats. Dans ce cas, un système de combat unique et cohérent basé sur l’adresse, le déploiement économique de la force corporelle, la sensibilité, la finesse, et la capacité à faire de subtiles déviations peut se développer indépendamment de (B), et l’apparente relation entre (A) et (B) peut n’être que tout à fait fortuite. De plus, compte tenu que tout le système des armes du Wingtsun (bâton long et couteaux papillon) est né de l’arsenal existant de Shaolin, on peut attribuer l'accent du Wingtsun de Yip Man sur les racines ou sur l’enracinement, à l'influence qui dominait dans les arts martiaux chinois du sud de la Chine. Si on suit l’hypothèse d’une intégration créative, on peut aussi expliquer comment les aspects d'une "approche/voie interne" (Nei Lu) pourraient trouver sa place dans ce système. Après tout, des notions comme "Nei Wai He I" (l’interne et l’externe sont combiné comme un) et comme "Nei Wai Kwei Zhung" (l’interne et l’externe appartiennent à la même chose) peuvent se retrouver dans les proverbes de différents styles d’arts martiaux du Nord et du Sud de la Chine. Pourquoi, Yip Man trace-t-il de sa lignée provenant de Ng Muy? Comment se fait-il qu’il y ait une relation entre Ng Muy, Yim Wing Chun et la forme martiale de Yip Man alors que les chinois ont pour coutume d’attribuer leur travaux à des gens ayant un plus grand prestige et/ou avec un aspect mythique? En effet, si Yip Man a vraiment incorporé les principes et des exercices internes (Nei Jia) dans le Wingtsun, pourquoi le système ne s’est pas orienté vers un entrainement plus interne et plus compréhensible? Yip Man a-t-il créé un système hybride qui contient des éléments de traditions martiales à la fois "internes" et "externes"? Si tel est le cas, cette nouvelle forme peut-elle être suffisamment décortiquée pour en dévoiler les racines et les influences Nei-et-Wai? Yip Man a-t-il favorisé une orientation «nei Jia» pour l’entrainement de base (Siu Nim Tao) et plus "Wai Jia" en apparence dans les mouvements plus agressifs et pénétrants? En effet, les devises du Wingtsun qui soulignent les insuffisances de la méthode «souple» ou "dure" ne peuvent être ignorer dans cette analyse (Yuen but nun sau, kong but nun tsee ou le souple ne peut défendre et le dur ne peut être maintenu). Un autre aspect controversé et relaté du Wingtsun de Yip Man est de savoir s’il a enseigné et s’il a insisté sur l’approche du relâchement pour tous ses élèves en considérant que les différences visibles dans l'approche et dans la pratique existent même entre ses élèves de la première heure.
Beaucoup de ses élèves, quelle que soit la taille physique, pratiquent et enseignent un système basé sur la vitesse, la technique, et les muscles. Toutefois, Leung Sheung, le premier élève de Yip Man à Hong Kong et qui avait une des plus grandes carrures physiques diffuse une approche pour une puissance grande mais décontractée. Laquelle de ces approches peuvent-elles le mieux expliquer les fameuses prouesses de Yip Man pour neutraliser de puissantes attaques à l’aide de mouvements économiques et relâchés? De qui, dans les premiers jours, Yip Man aurait-il eu besoin pour s’entrainer (sérieusement) et aussi transmettre son système? Leung Sheung a-t-il, donc, appris et hérité de l'essentiel du système de Yip Man? Quoiqu’il en soit Leung Sheung a vécu et étudié sérieusement avec lui tous les jours durant environ cinq ans.
En étant le premier élève de Yip Man à Hong Kong et en étant un vecteur pour la popularité du Wingtsun Kuen, Leung présentait au Grand maître suffisamment de raison(s) pour qu’il puisse bien s’entrainer avec lui. Même si, Leung était connu pour parler de son apprentissage avec Yip Man dans des termes modestes. (Portant aux nues les prouesses martiales de son professeur), son habileté au combat aida vraiment son professeur à lancer le système à Hong Kong ou Dah Tien Hah (combattre pour prendre le dessus de ce qui est sous le ciel). Ainsi, une explication de l'approche de Leung peut nous éclairer sur la source de la puissance qui est derrière les fameuses techniques de Yip Man qui sont économiques et faitent sans effort. Leung, l’élève le plus ancien de Yip Man à Hong Kong, utilisait un système traditionnel mnémonique pour l’entraînement. Cela comprenait une collection de proverbes et de versets descriptifs qu’il a appris de Yip Man. Leung les répétait pour les bases classiques. Bon nombre de ces guides iconiques sont connus et sont adoptés par d'autres enseignants de Wingtsun.
Toutefois, le schéma de Leung est unique. Quand il enseigne la première forme, Siu Nim Tao, il avait l'habitude de souligner l'importance particulière de dix points interdépendants entre eux pour la position du Wingtsun du grand pont "Tsuen Kui" (basée sur les témoignages de plusieurs de ses étudiants):
Apparemment, à en juger les divers livres et articles, la plupart des enseignants de Wingtsun parlent de certains de ces points. Toutefois, différentes interprétations et différents "poids" peuvent leur être assigné. Seul Leung Sheung insiste sur le grand pont, et seuls lui et ses élèves voient un lien étroit entre ces points et le développement de la force du grand pont. Au cours de ces dernières années, son élève, Chung Man Nien (Ken Chung), a étendu la notion de Fong Song ou de relâchement des muscles à un autre niveau, en donnant à la force du grand pont un caractère interne (Nei Gung). (Note: Même si Leung n’a jamais parlé de la puissance de son bras et de ses coups comme piloté par l’interne, son bras et les muscles du haut du corps étaient, paradoxalement, détendu lorsqu’il faisait de puissants mouvements.)
Chung Man Niem (Ken Chung) et son approche "relâchée"Chung attribue sa grande sensibilité tactile et sa capacité à générer une force explosive et relâchée à ses longues années de position très ancrée et à sa pratique du grand pont exécutée de manière relâchée. En fait, ses mouvements à l’entrainement sont volontairement faits d’une manière lente et relâchée ce qui implique de n’avoir aucune tension dans le haut du corps et dans les muscles du bras.
Ses mouvements frontaux sont faits également sans entrave grâce à la position favorite qui place la grande partie du poids du corps sur la jambe arrière. La vitesse apparente de Chung vient du contact efficace basé sur le timing et son positionnement par rapport au corps de l’adversaire et à ses mouvements Il appelle cela "force collante". Son Wingtsun puissant et efficace est étonnant à voir en particulier en raison des caractéristiques paradoxales et fascinantes réunies ensemble dans des mouvements qui sont apparemment fait sans effort. Nous allons examiner les liens des concepts spécifiques de l'ancrage exprimés dans les enseignements de Chung et de Leung Sheung. Comment font-ils pour se soutenir les uns les autres à partir d'une perspective systémique? La notion de force du coude (Zhang Dai Lik) est essentielle pour les autres exercices.
Afin que le poids du haut du corps et que les bras puissent se reposer sur les coudes, les bras et le haut du corps doivent être suffisamment relâchés (Note: le renforcement des muscles des épaules soulève toute la cage thoracique et, par conséquent, les bras). Les coudes fixes, tournés vers l’intérieur (Mai Zhang), et légèrement en extension vers l’avant et devant (le grand pont), servent de pivot sur lequel le corps droit mais enraciné peut pousser (quand on se déplace vers l’avant). Ils fournissent également un axe autour duquelle les bras peuvent pivoter de haut en bas dans un mouvement virtuel (l’intention va vers l’avant) de vissage (cantonais: Bon Sau). Toute action de poussée frontale ou tout poids sur les bras sont absorbés par le coude fixe et tourné vers l’intérieur.
Ils sont canalisés à travers le corps, les jambes, et dirigé vers la terre. Toute poussé des jambes contre le sol dans un mouvement vers l'avant (avec le corps droit et enraciné) transmet une "force" à travers le même chemin qui s’exprime par un coup de poing ou par un geste de la main. Cette dynamique, cette transmission d'énergie dans les deux sens (génération et absorption) s’interrompt quand les coudes se tournent vers l’extérieur et non plus vers l’intérieur (en cantonais: Song Zhang). Le concept de Zhang Dai Lik ou "la force du coude", décrit, à la fois, le poids vers le bas du coude ainsi que sa fonction essentielle dans la transmission d une énergie vers l’avant générée par le mouvement du corps et de l'absorption d’une force entrant sur le bras. (La distance de la pointe des doigts / poing au corps demeure constante, créant une zone fixe et protégée autour du corps, une zone dans laquelle un adversaire doit pénétrer lors d’un combat). D'ailleurs, les coudes vers l’intérieur et la position du long pont servent de barrière ensemble comme barrière de protection contre un coup de poing dirigé vers le centre du corps. Leung Sheung parlait sans cesse des trois types de frappe :
Leung utilise le "Dup" pour le coup de marteau sur le sac de sable alors que l’on est dans une légère position Lok Ma. Il abaisse ses deux bras/poings verticalement sur le sac devant lui, en rythme dans une série continuelle de coups de poing. (En fait, quand il utilise ce mouvement sur quelqu'un, il l'appelle, "Humg" ou marteau.)
Parfois, lorsque Leung exécuté une séquence de coups de poing directs, par exemple à la fin de Siu Nim Tao, il utilise la notion de "y'arn", générant un mouvement vers l'avant relâché mais délibérée en poussant les coudes vers l’intérieur (Zhang). Leung utilise aussi le terme "y'arn", pour décrire les coups de pied vers l'avant qui sont dans la deuxième forme et dans celle du mannequin de bois. Le "Tzor" ou les coups de marteau des deux bras, est un mouvement de bras qui tombent et de technique de mains (un mouvement impliquant des mains relâchées et légèrement ouvertes). C’est exécuté pour passer les blocages tels que le Bong Sau du wingtsun ("aile de poulet") et Lan Sau (un blocage horizontal pour protéger la poitrine). Chung Man Nien ou Ken Chung utilise ce mouvement relâché qui est le plus efficace contre un puissant blocage au milieu du corps, en scotchant au sol l’adversaire qui est surpris et dont la nuque subit aussi un effet. La suite très prochainement
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