Les travaux peuvent bénéficier des subventions du Conseil Général (30%) s'ils respectent ce guide.
Prochaine journée de travail à Baud le lundi 9 novembre à la Salle du Scaouët de Baud (cliquer sur les images pour les agrandir, puis "précédent" pour revenir sur le site)
Petit Catalogue des Idées Reçues sur le vélo en ville.
1. Le vélo, en ville, c’est dépassé.
Faux ! Pour 75% des français, le vélo en ville a une image moderne: le vélo est un excellent remède contre les embouteillages, la pollution atmosphérique, le bruit ...
2. Les gens n’ont pas envie de rouler à vélo en ville.
Faux ! C’est à cause du trafic automobile que les gens ne roulent plus à vélo. Dans toutes les villes qui ont eu le courage de modérer la circulation, la population retrouve rapidement le plaisir de se déplacer à bicyclette facilement et sans danger.
3. Le cyclisme urbain, c’est culturel. On n’est pas aux Pays-Bas !
Faux ! On rencontre des exemples de villes cyclables dans tour l’Europe, dans les pays latins (Ferrare, Pise Padoue... en Italie) comme dans les pays anglo-saxons, en France comme ailleurs, les cyclistes sont nombreux à Avignon comme à Dunkerque.
4. Le vélo, c’est fatigant.
Faux ! A une vitesse moyenne de 17 Km/h, un cycliste dépense 130 joules d’énergie métabolique pour parcourir un Km. alors qu’il faut 480 joules à un piéton pour parcourir la même distance à une vitesse moyenne de 4 Km/h C’est moins fatigant que la marche à pied ou le stress d’un embouteillage.
5.Le vélo en ville, c’est très dangereux.
Faux ! Les statistiques d’accidents urbains montrent qu’utiliser un deux roues à moteur est effectivement très dangereux. Mais rouler à vélo, est 8 fois moins dangereux
Les avantages pour la santé publique sont si importants que l’association des médecins Britanniques reproche aux autorités de ne pas promouvoir suffisamment l’usage du vélo En ce qui concerne les risques liés à la pollution, il est maintenant formellement avéré que les automobilistes en souffrent largement plus que les cyclistes, même compte tenu de l’effort (un cycliste respire un volume d’air 2,3 fois plus important qu’un automobiliste).
6. Impossible d’éviter le vol des vélos.
Faux ! En attachant son vélo à un point fixe, dans un endroit pas trop risqué, avec un cadenas haute sécurité en U, le risque devient quasi nul. En sensibilisant tout le monde, certaines municipalités ont réussi a réduire de moitié les vols (cf. Groningue aux Pays-Bas).
7. Et puis, il y a les intempéries ...
Faux ! Il n’y a que quelques jours par an où les intempéries posent vraiment un problème. Et dans ce cas, il existe des protections efficaces qui vous couvrent de la tête aux pieds.
8. Impossible de faire ses courses à vélo.
Faux ! On peut faire ses courses ailleurs que dans un hypermarché. Ce n’est souvent pas plus cher, car à vélo, les frais de transport sont insignifiants. On fait ses courses un peu plus souvent mais à proximité. Et puis il existe une vaste gamme de sacoches et de paniers... Aux Pays-Bas, il est interdit de construire un hypermarché le long d’une autoroute !
9. Les cyclistes gênent le trafic automobile.
Faux ! C’est évidemment le contraire : ce sont les automobilistes qui gênent le trafic cycliste. Une voiture prend 4 fois plus de place en roulant qu’un vélo sur la chaussé. Si 20 % des déplacements se faisaient à bicyclette, il y aurait bien moins d’embouteillages
10. Les cyclistes font n’importe quoi, Ils ne respectent pas le Code de la route.
Faux ! Il est impossible, pour un cycliste, de respecter scrupuleusement le Code. Par contre, le cycliste n’expose jamais la sécurité d’autrui.
11. Les aménagements cyclables c’est cher.
Faux ! Une piste cyclable, ce n’est pas gratuit, mais c’est environ 20 à 50 fois moins cher qu’une rocade urbaine de 2 x 2 voies (à même capacité horaire). Avec l’argent de 5 km rocade urbaine on couvre une grande ville d’un réseau complet d’aménagements cyclables.
12. Pour faire des aménagements cyclables, il faut un "schéma directeur".
Faux ! Un schéma directeur, c’est beaucoup de bureaucratie et c’est impossible à suivre à la lettre. Il vaut mieux des "principes directeurs" et beaucoup de pragmatisme. Par exemple : profiter des travaux de voirie pour réaliser des aménagements donnant en priorité la place aux piétons, aux vélos et aux transports en commun, faire simple et sûr, associer les usagers aux projets et aux réalisations, commencer par répondre aux besoins les plus manifestes : aménager les abords des écoles, des campus, des équipements sportifs, des commerces de proximité...