Il y a dix-huit ans, en février/mars 1991, une profonde insurrection a secoué le Kurdistan d'Irak. La guerre du Golfe, déclenchée par l'impérialisme américain, a affaibli le régime de Saddam Hussein. Dès lors, le
peuple du Kurdistan, en situation de minorité opprimée,
s'est soulevé pour détruire les institutions
baâthistes. Il a mené une lutte armée, à la vie
à la mort, contre les services secrets, les corps d'état,
de la dictature. Loin d'accepter le leadership et les mots d'ordre des partis nationalistes et bourgeois, les insurgés se sont placés sous la direction de la classe ouvrière et des forces communistes internationalistes. Après avoir subis le régime panarabiste autoritaire de Saddam, ils ont considéré que « le nationalisme est une honte pour l'humanité ». Ils ont levé massivement le drapeau rouge, les mots d'ordre et le programme de la révolution socialiste :
Dès lors,
l'ensemble des forces contre-révolutionnaires ont fait front
pour anéantir le régime ouvrier et populaire naissant.
Le pouvoir américain a ordonné à Saddam de
réprimer l'insurrection et fait en sorte de lui laisser les mains libres. Les partis nationalistes ont tout fait pour
transformer la guerre révolutionnaire pour l'extension
du mouvement à la région, en guerre nationale : Kurdes contre Arabes.
L'ONU est intervenue pour stabiliser ensuite un régime fantoche, appuyé sur les deux partis chauvins et claniques kurdes, UPK et PDK - qui soutiennent aujourd'hui sans faille l'occupation américaine. En 1991 comme en 2009, la bourgeoisie tente de nous convaincre que le socialisme, la révolution, le pouvoir ouvrier sont impossibles et mèneraient à l'impasse. Ils identifient la chute de l'URSS prétendument soviétique et du camp soi-disant socialiste à la chute définitive des idéaux et du mouvement révolutionnaire du prolétariat. Bientôt, néanmoins, l'histoire leur infligera de nouveaux démentis cinglants, encore plus puissants et plus généraux que la révolution vaincue de 1991.
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