Cette nuit, un syndicaliste de la CGTG (Guadeloupe) a été tué par balle. Nous ne savons encore rien des circonstances exactes de sa mort. Dans un contexte de troubles sociaux, marqué par la répression massive du mouvement, et, en conséquence, la révolte de la jeunesse contre l'arrogance de la police coloniale, tous les scénarios sont possibles. Toute la clarté doit être faite sur sa mort. L'Etat colonial et capitaliste étant juge et partie, c'est une enquête ouvrière indépendante qui permettra d'éclaircir la situation. Mais quelles que soient ces circonstances, la responsabilité politique de la situation incombe intégralement à l'Etat français et à la classe capitaliste, qui ont refusé jusqu'ici de satisfaire les justes revendications portées par le mouvement de grève générale. Dans cette situation, la responsabilité du mouvement ouvrier en France est de marquer sa solidarité inconditionnelle, et pas seulement en parole mais en actes, avec les travailleurs de Guadeloupe et des Antilles. La meilleure solidarité, c'est d'affronter directement, en Métropole, les capitalistes et leur gouvernement, ce qui implique de rompre avec la stratégie perdante des journées d'action sans lendemain, d'arrêter de négocier l'application des réformes destructrices du pouvoir, d'appeler sans plus attendre à la grève générale et à la mobilisation massive. Les principales directions nationales syndicales n'adopteront pas cette politique. Dans cette situation :
C'est maintenant ou jamais ! |