COMMENT AGIR EN SITUATION
DE CRISE D'UN PROCHE ?
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L'URGENCE Que faire en situation de détresse morale ? Que faire en situation de crise d'un proche ? FAMILLE ET PROCHES INFORMATIONS MEDICO-SOCIALES PSYCHIATRIE 47 INSTITUTIONS 47 Groupes d'entraide mutuelle "GEM" MULTIMEDIA ARTICLES REVUES LIVRES EN SAVOIR PLUS |
Une crise, c'est-à-dire une sévère perte de contact avec le réel, peut survenir brutalement sans signes annonciateurs comme avec l’apparition de comportements inusités et étranges, tels que : hallucinations, idées délirantes, troubles de la pensée, du comportement et de l'humeur. FAIRE
Efforcez-vous de demeurer le plus calme possible. Éliminez les sources potentielles de distraction : éteignez la radio, la télévision, etc. Demandez aux autres personnes présentes de sortir. Jamais plus d'une personne à la fois ne devrait parler au malade. Dites, par exemple : « Viens t'asseoir et explique-moi ce qui se passe » ou « Assieds-toi et calme-toi ». NE PAS FAIRE
Ne criez pas car si le malade semble ne pas vous écouter, c'est peut-être parce qu'il entend d'autres « voix » plus fortes. Ne le critiquez pas. Vous ne pouvez plus discuter rationnellement avec lui. Ne le forcez pas à mettre ses menaces à exécution. Évitez les contacts visuels prolongés. Ne bloquez pas la sortie et ne discutez pas avec d'autres personnes de ce qu'il convient de faire. INTERVENTIONS
SAMU / POMPIERS / POLICE...
Un médecin généraliste ou psychiatre peut éventuellement venir au domicile,, orienter par téléphone et prendre les dispositions nécessaires. Si le patient est déjà suivi par le secteur public, l'équipe du Centre Médico Psychologique (CMP) devrait informer et/ou intervenir. Le Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU : Téléphone 15) intervient généralement rapidement et oriente le patient vers l'hôpital de secteur. Ce service a l'habitude des urgences psychiatriques qui représentent une part importante des appels. Les Pompiers (Téléphone 18) se déplacent rapidement en cas de danger imminent et sont bien formés pour ce genre d'intervention. Ils contactent le SAMU pour orienter le patient ou faire venir un médecin. En cas de violence, appeler la Police (Téléphone 17) qui dirigera le patient vers le service d'urgence psychiatrique. Souvent la famille hésite à faire intervenir la Police par scrupules, sentiment de culpabilité. L’expérience démontre deux types de réactions de la part du patient : En l’absence de solution « miracle » faites confiance à votre intuition car c’est vous qui connaissez le mieux votre proche et pouvez prévoir ses réactions. Bien expliquer à la Police que votre proche souffre de schizophrénie (si c'est le cas). Décrivez brièvement ses comportements - menaces, dommages à la propriété - et sollicitez leur aide pour l'hospitaliser. N’oubliez pas de les prévenir si le patient est armé ou s'il a accès à des armes dans la maison. PLAN D’URGENCE PREVISIONNEL
RELATION AVEC L’EQUIPE SOIGNANTE
*) Etablir la liste des questions à poser et des renseignements obtenus. Noter les noms et numéros de téléphone du personnel soignant ainsi que les traitements administrés, avec les dates et les heures. Conserver copies de toutes les notes et lettres échangées avec l'hôpital. *) Savoir que la responsabilité première du personnel soignant est d'aider votre proche. Assurez-les de votre entière collaboration. Créer un « esprit d'équipe » entre le patient, son psychiatre et vous-même. *) Connaître les noms du psychiatre, de l'infirmière et du travailleur social chargés de votre parent. Vous devriez pouvoir leur téléphoner si vous avez des questions ou si vous souhaitez leur faire part de vos préoccupations. Accepter la confidentialité de certaines informations. *) Afficher un comportement positif envers les personnels soignants. Eviter toute agressivité à leur égard... *) Rencontrer le psychiatre et le travailleur social qui s'occupent de votre parent. Essayez d’établir le meilleur contact possible lors de la première réunion. *) Avoir une liste de questions écrites aux rencontres. Démontrer votre souci de collaborer. *) Demander des renseignements précis dont quelques exemples : « Quels sont les symptômes qui vous préoccupent le plus ? Que révèlent ces symptômes ? Comment les surveillez-vous ? Quel est son traitement ? Posologie ? Leurs effets secondaires ? Peut-on les amoindrir ? » *) Demander des réponses claires et précises. Ne pas se laisser impressionner par le jargon médical. *) Si le psychiatre est trop occupé ou refuse de parler, lui envoyer une lettre concise avec vos questions et vos préoccupations. *) En cas de difficulté à joindre un personnel soignant, laisser votre nom, votre numéro de téléphone et le nom du patient. Attendre son appel en libérant la ligne téléphonique. *) Si possible, vous faire accompagner par un proche moins impliqué émotivement. Cette personne saura demeurer calme et rationnelle quand vous serez submergé par vos émotions et frustration. *) Ne pas hésiter à envoyer des lettres d'appréciation ou de reproches au directeur de l'hôpital, au chef du service de psychiatrie avec copie à l’Ordre des médecins, à l'association des infirmières et infirmiers, à la Commission des Relations avec les Usagers, à l’Unafam, ... Rédiger des lettres brèves, concises et objectives (Enoncé des faits). *) Rester objectif et éviter les demandes non justifiées et exagérées. *) Respecter le temps et la charge de travail du personnel soignant en évitant des appels téléphoniques interminables et chargés d’émotivité. *) Ne pas se laisser intimider, mais ne pas non plus agresser le personnel à votre tour. *) Eviter les retards aux rendez-vous et si vos rendez-vous sont continuellement reportés, plaignez-vous par écrit à qui de droit. |
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