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Presse, Medias

Violences/arrestations policières


Vu le nombre de répressions sur le territoire, nous avons été sélectifs ; si vous jugez que nous avons "oublié" certains faits importants, merci de nous le signaler.
 
 

À Besançon

  • 17 avril: Suite à l'interpellation assez violente d'une cinquantaine d'étudiantes et d'étudiants au rond-point de Rivotte,  elles et ils ont tous été relâchés vers 16h. Soutien de notre université, plusieurs dizaines de personnes, ayant répondu à l'appel passé sur la liste rezo (témoignage de Hadrien bru). Les étudiants en question préparent déjà un communiqué de presse; les journalistes habituels étaient aussi au commissariat de la gare d'eau.
  •  Mercredi 11 mars, des étudiants ont reçu du gaz lacrymogène et des coups de matraque pour un sit-in de chaises sur un passage piéton (voir diaporama La Mobilisation en images (et en poésie) et articles Mars 2009)
  • Jeudi 26 février, la manifestation des étudiants et des personnels de l'Université de Franche-Comté protestant contre la destruction du service public d'éducation et de recherche s'est achevée par un sit-in pacifique dans la cour du Rectorat. A cette occasion, un étudiant s'est vu administrer par les forces de l'ordre un violent coup de matraque sur les reins. Le certificat délivré par l'hôpital où s'est rendu le jeune homme atteste de cette "agression" (tel est le terme utilisé par l'hôpital).
  • Mercredi 18 février, une manifestation nocturne est prévue au départ de la Place de la Révolution. Une quarantaine de policiers attendent "les organisateurs de la manif" et fichent (nom/prénom/adresse) toutes les personnes passant sur la place, susceptibles d'être là pour la manifestation. Ils récoltent au total une quarantaine de noms, la manif n'a pas eu lieu.

- 1er Mai : des policiers en civil, faux manifestants, jouent la provocation Le Monde, 6 mai
2009.
"Selon Le Canard enchaîné du 6 mai, des policiers en civil ont volontairement provoqué les gendarmes mobiles chargés de disperser la fin du cortège du 1er Mai à Paris, place de la Bastille
"
La suite sur: http://fr.news.yahoo.com/64/20090506/twl-1er-mai-des-policiers-en-civil-faux-acb1c83.html

- "Quand les flics quadrillent les universités", Les Inrockuptibles n°697, 7-13 avril 2009.
Expulsion des facs, violences : la pression sécuritaire s'est accrue pour casser une mobilisation qui ne faiblit pas. Lire la suite en PJ : Les Inrocks 070409.



- 27 avril, Nice :
Violences verbales et bousculades émanant du président de l'université de Sophia-Antipolis. Les étudiants souhaitaient discuter des pleins pouvoirs donnés aux présidents grâce à la LRU...
Voir vidéo sur http://cgtcampus06.free.fr/


- 27 avril, Lyon : "
Gazés par les vigiles, frappés et tazés par la flicaille, arrêtés, la  répression s'abat encore sur les étudiants… " rapport transmis par Pierre Dubois, professeur à l'Université de Tours. Lire les PJ "Répression policière à Lyon" et Libérez nos camarades! Communiqué CCI(T)


- 25 avril : Drancy 1944 et Drancy 2009 - N’OUBLIONS JAMAIS ! La déshumanisation d’humains mène droit au mur !
Celui qui ne sait pas d'où il vient, ne sait pas où il va. Or, savoir d’où on vient, se rappeler l’histoire, suffit-il pour améliorer le présent et l’avenir ?
Il y a quatre jours seulement, le 22 avril 2009, environ 200 Rroms originaires de Roumanie ont été expulsés manu militari du terrain qu’ils occupaient à proximité immédiate de cette gare, devenue à juste titre un lieu de mémoire. Aucun ménagement pour Mme. E.C, enceinte, bousculée par les forces de l’ordre et le personnel de la fourrière Jean Jaurès venu enlever sa caravane. Ayant mentionné son état, elle a reçu comme réponse de l’employé de la fourrière : « je m’en fous, tu n’es pas enceinte de moi ». Aucun ménagement non plus pour Mme. E.B, sous dialyse, dont la caravane a aussi été enlevée. Tout ceci pour faire « propre » pour cette commémoration.
Avons-nous oublié les différents sens de l’adjectif « propre » ? Si oui, ce n’est pas bon pour l’exercice de mémoire auquel nous nous livrons aujourd’hui.

http://www.blogg.org/blog-44189-billet-drancy_1944_et_drancy_2009-1015876.html


-
8 avril, Strasbourg :
un étudiant arrêté arbitrairement
Témoignage d'un collègue d'historien. Julien, l'un de nos étudiants d'histoire a été interpellé suite à la manifestation empêchée par les forces de l'ordre le 8 avril dernier. (...) Pourquoi a-t-il été convoqué le lendemain des faits au commissariat ? Parce que face aux manifestants se trouvait un policier qui pratiquait le tennis dans le même club que lui et qui donc connaissait son nom, nom qu'il a fourni à sa hiérarchie... Julien n'est pas vraiment ce qu'on pourrait appeler un enragé qui chercherait à en découdre avec les forces de l'ordre ou même à provoquer cette dernière. Les faits qu'on lui reproche sont graves, et ce d'autant plus qu'il semble bien qu'il soit totalement innocent. Comment qualifier des méthodes qui consistent à prendre une victime au hasard dans une liste ? C'est pour le moins une forme d'intimidation : désormais, participer à une manifestation serait en soi répréhensible (et pénalisé avec des accusations fallacieuses).
Pétition sur : http://www.mesopinions.com/Petition-de-soutien-pour-Julien-petition-petitions-3eba830063eaa936854f1870e2adc006.html
 

- La FSE vient de lancer une pétition de soutien à Joan, militant de la FSE, victime d'un tir de flash ball dans l'oeil durant la manif du 19 mars qui risque de lui faire perdre la totalité de la vue de son oeil droit. Par ailleurs, la FSE  lancé un appel unitaire de solidarité à nos camarades et de lutte contre la répression (http://www.luttes-etudiantes.com/FSE/actufse.php?p=actufse&a=detail&idactufse=19). Pour toutes les organisations syndicales, associatives et politiques (locales et nationales) désirant le signer, envoyez nous un mail à fse.relations@luttes-etudiantes.com
Voilà le témoignage de la victime : http://www.fabula.org/actualites/article30121.php
 
 
 

- 2 avril, Amiens: arrestations d'étudiants suite à une manif nocturne
COMMUNIQUE  DE  PRESSE - Arrestation d'étudiants suite à une manifestation nocturne : la LDH dénonce une réaction démesurée !
Source photo : http://amiensebouge.canalblog.com/profile/78200/index.html
«  La Fédération de la Somme de la Ligue des Droits de l'Homme et du  citoyen (LDH), ayant eu connaissance de l'arrestation d'une douzaine  d'étudiants dans la nuit du 1 au 2 avril, six d'entre eux étant  toujours en garde à vue au Poste de police d'Amiens, souhaite réagir,  comme elle l'avait fait en décembre 2008 pour dénoncer une répression  envers des lycéens.
Attachée à l'expression pacifique, la LDH en appelle au dialogue entre les protagonistes concernés et ne saurait accepter que la force soit  employée, fût-ce par les pouvoirs publics, pour empêcher toute  expression démocratique.
Le nouveau Préfet de la Somme craindrait-il de subir le même sort que  le Préfet de la Manche ? L'intolérance présidentielle de toute  manifestation de désaccord avec la politique menée inciterait-elle  certains Préfets à un zèle excessif, où la démesure l'emporterait sur  la pondération et le discernement ? En aucun cas, les étudiants, dont l'inquiétude est légitime, ne  sauraient être les boucs émissaires d'un pouvoir de plus en plus  répressif, sur le plan social et sociétal.
Quand en réponse aux traces d'une peinture délébile qui ont maculé la  Préfecture est déployée une charge des forces de l'ordre (ou aux  ordres) sur de jeunes étudiants venus soutenir trois de leurs  camarades emmenés sans ménagement au Poste de police, nous sommes bel  et bien dans le règne (sic) de la démesure.
La LDH  informe qu'elle va rester vigilante à la suite qui sera donnée  à cette forme de répression, à l'instant même où Amnesty International  publie un rapport dénonçant que certains représentants des forces de  l'ordre seraient au dessus des lois ».
Fédération LDH de la Somme  BP 70007   80450 Camon


- 01/04/09, Avignon: charge policière contre des manifestants
En fin de matinée, une vingtaine de membres du comité de grève de l'université d'Avignon s'est rendu à la mairie d'Avignon afin d'obtenir un rendez-vous avec madame le maire. Au bout de seulement quelques minutes, la police municipale a chargé sans sommation et a roué de coups plusieurs étudiants et un membre du personnel. La police municipale a confisqué la caméra d'un des étudiants qui filmait l'agression policière. Les blessé-e-s sont actuellement aux urgences. Les autres sont au commissariat central pour déposer plainte contre la police municipale.
Pierre Jourlin.


- 31/03/09, Tours: brutalités policières contre deux enseignants-chercheurs et un SDF. Guillaume Cingal, Directeur du Département d'anglais de l'Université de Tours, emmené à l'hôpital, puis en garde à vue (lire aussi article en PJ: "Tours")
“Cet après-midi à Tours, suite à une cérémonie de remise des démissions de nos responsabilités administratives et pédagogiques, une centaine d’enseignants et d’étudiants ont entamé une “ronde” sur une des places de la ville, interrompant la circulation; la police arrivée sur place s’en est prise brutalement à une personne qui avait touché le capot d’une voiture de police; deux collègues sont intervenus pour leur demander de cesser, l’un d’eux a sorti son appareil photo, les policiers lui ont immédiatement demandé de le leur donner (il n’avait encore rien photographié), il a refusé et a immédiatement été brutalement frappé au ventre par un policier, les manifestants ont été aspergés à la bombe lacrymogène, dont une collègue en plein visage.
Quelque temps après, les pompiers ont emmené notre collègue à l’hôpital (3 jours d’arrêt); les policiers l’attendaient à sa sortie et l’ont emmené au poste: il est en garde à vue pour au moins 24h, n’a pas eu le droit de parler à son épouse ou à quiconque, nous n’en savons pas plus pour l’instant.”

... Guillaume a été relâché de sa garde à vue vers 23 heures le 1er avril, on ne sait pas quelles seront les suites judiciaires.

Les messages de solidarité affluent sur la messagerie de la SAES (Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur). Plusieurs collègues demandent qu'une action de protestation soit menée et que la journée de coordination nationale, lundi prochain, en fixe les modalités.

Communiqué de la SAES, vendredi 2 avril:
Nous avons appris avec émotion l'hospitalisation hier soir de notre collègue Guillaume Cingal, ainsi que son placement en garde à vue. Au nom de la SAES, le Bureau et moi-même tenons à l'assurer, ainsi que l'ensemble des collègues du département d'anglais de Tours, de toute notre sympathie. La SAES, attachée à la concertation et à un dialogue qu'elle n'a cessé de demander, tient à rappeler très nettement, et particulièrement dans ce contexte tourmenté, qu'elle réprouve toute forme de violence.
Jean Viviès, Président de la Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur

Message de Guillaume Cingal, le 3 avril:
Chers Collègues
Merci des nombreuses manifestations de soutien.
Inspiré par la démarche et les conseils en ce sens de plusieurs collègues, j'ai contacté l'un des 2 députés de l'agglomération de Tours, Jean-Patrick Gille. Il se trouve que c'est l'un des initiateurs du Printemps des Libertés, et un peu "Monsieur Droits de l'Homme" au PS. On va dire que ça tombe bien.
L'assistante parlementaire chargée d'organiser son planning à Paris et notamment les questions au gouvernement s'appelle Estelle Denize (e.denize@jean-patrick-gille.fr). Sans chercher à envahir sa boîte à mails, ce qui serait peut-être contre-productif, je pense que tous les collègues qui ont un témoignage à apporter sur des violences policières et des interpellations similaires à la mienne dans d'autres villes pourraient lui écrire afin de donner des éléments factuels et de demander au Député d'interpeller le gouvernement sur "la recrudescence simultanée des répressions arbitraires contre des manifestants universitaires pacifiques" (sorry, it's the shortest phrase I've managed to think out).
Par ailleurs, j'envisage d'écrire un petit texte de type pétition demandant l'arrêt immédiat de toute répression dans le cadre des manifestations pacifiques et l'abandon de toute poursuite judiciaire contre les étudiants et universitaires arrêtés arbitrairement (suivrait une liste de noms : Aurélien Taillandier à Orléans, G. Cingal à Tours, etc.).
S'il circule bien, et si un webmestre compétent peut mettre en place une pétition, ce texte pourrait glaner assez rapidement plusieurs milliers de signatures, me semble-t-il. Enfin, pardonnez-moi pour ce mail un peu long, et surtout si j'ai l'air de chercher à drainer des soutiens, mais il se trouve que je suis loin d'être tiré d'affaire et que, pour parler comme mes camarades de cellule l'autre soir, "je flippe de ma race" (I'll let you translate that).
Bien à tous, G. Cingal
Directeur du Département d'Anglais, Tours


- Mardi 31 mars: un enseignant-chercheur de Paris 8 se voit refuser l'accès au Jardin des Plantes où il voulait donner un cours "hors les murs".

Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l¹Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l¹Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j¹ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l¹origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j¹enseigne depuis 20 ans), dans l¹espace du Jardin des Plantes (Muséum National d¹Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d¹être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.

Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j¹ai eu la surprise de me voir interpeller dés l¹entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était ardées par des vigiles...
- Monsieur Vadrot ?
- euh...oui
- Je suis chargé de vous signifier que l¹accès du Jardin des Plantes vous est interdit
- Pourquoi ?
- Je  n¹ai pas à vous donner d¹explication....
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum
- Il ne s¹agit pas d¹une manifestation, mais d¹un cours en plein air, sans la moindre pancarte...
- C¹est non....
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l¹entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l¹entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l¹histoire du Muséum, l¹histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m¹interdisent à nouveau l¹entrée.
Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D¹abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commencer à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D¹autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d¹un scandale. Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j¹ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :
- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...
Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos est absurde. J¹entre donc avec l¹horrible certitude que, d¹ordre du directeur et probablement du ministère de l¹Education Nationale, je viens de faire l¹objet d¹une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.
Je n¹ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d¹un glissement angoissant de notre société.
Rétrospectivement, j¹ai eu peur, très peur...
CM Vadrot


Pièces jointes (4)

  • Les-Inrocks-070409.pdf - le 11 mai 2009 04:39 par Pascale Smorag (version 1)
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  • Libéréz nos camarades! Communiqué CCI(T).pdf - le 1 mai 2009 10:35 par Pascale Smorag (version 1)
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  • Répression policière à Lyon.pdf - le 28 avr. 2009 07:06 par Pascale Smorag (version 1)
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  • Tours_garde à vue.pdf - le 4 avr. 2009 14:35 par Pascale Smorag (version 2 / versions antérieures)
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