Université de Franche-Comté.en.lutte

Medias (inter)nationaux

- Les universités de Bourgogne et de Franche-Comté envisagent une « université fédérale »
Dépêche AEF  12/11/2009 15:05:04
« Nous voulons construire une université fédérale à l'échelle de nos deux régions », déclare Sophie Béjean, présidente de l'UB (université de Bourgogne), lundi 10 novembre 2009 à Besançon (Doubs) au terme d'une réunion entre les présidents des deux universités et les présidents des conseils régionaux de Bourgogne et de Franche-Comté. Sophie Béjean et Claude Condé, président de l'UFC (université de Franche-Comté), ont confirmé la constitution d'une association de préfiguration « dans les prochaines semaines » puis d'une fondation de coopération scientifique (AEF n°121406).
« C'est en unissant nos forces que nous pourrons promouvoir des filières suffisamment attractives pour donner aux étudiants l'envie de venir », explique Marie-Guite Dufay, présidente de la région Franche-Comté, qui salue « la volonté farouche de coopération entre les deux universités ». François Patriat, président du conseil régional de Bourgogne, n'entrevoit aucune « prééminence d'un établissement sur l'autre ». « L'essentiel est que chacun des territoires dispose de ses formations, de licences, et que se dessinent des complémentarités au-delà, pour les masters. »
Les deux établissements qui amorcent une « démarche pré-fusionnelle » (AEF n°121406) avancent « au rythme de leur contractualisation quadriennale », indique Claude Condé. Depuis le premier comité d'orientation stratégique du PRES « Bourgogne Franche-Comté Universités » le 10 juillet 2009 (AEF n°117274), « nos conseils scientifiques ont approuvé ensemble le schéma de développement scientifique le 16 octobre », rapporte le président de l'UFC. Par ailleurs, poursuit-il, « nous avons rencontré Patrick Hetzel, qui a marqué un grand intérêt pour notre projet ». Les conseils universitaires de l'UB et de l'UFC mèneront prochainement une réflexion sur l'offre de formation des établissements.


-
"Réponse ouverte à l’INVITATION DE LA MINISTRE VALERIE PECRESSE aux lauréats du Conseil Européen de la Recherche (ERC), le 22 OCTOBRE", Borís BURLE, sauvonslarecherche.fr, 15 oct. 2009
Je ne participerai pas à ce cocktail dont un des objectif est manifestement de célébrer les "arbres qui cachent la forêt", alors même que les réformes que vous mettez en œuvre déciment les arbres de ces mêmes forêts. Comment célébrer la qualité de la recherche française quand les discours officiels méprisent ouvertement les chercheurs ? (…) Depuis des siècles, les scientifiques se définissent comme des ``pairs’’, c’est-à-dire des égaux, et la notion de hiérarchie, avec des "bons" et des "mauvais", n’a jamais fait partie du vocabulaire académique. C’est bien la sphère politique qui a introduit ces conceptions dans le monde de la recherche afin d’y appliquer un mode de gestion managerial et entreprenarial. Mais la recherche n’est pas, et ne doit pas devenir, une entreprise, car elle a pour but, non le profit, mais l’avancée de la connaissance pour le bien de l’Humanité".
Voir l'ensemble sur : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2908


- "La mastérisation expliquée à la Princesse de Clèves", Christine Noille, sauvonsluniversite.com, 15 septembre 2009.
Un certain président de la République a, dans un passé récent, manifesté éprouver de l’embarras devant La Princesse de Clèves. Aujourd’hui que le gouvernement vient de rédiger une euvre législative sans précédent (l’ensemble des décrets sur la mastérisation parus le 29 juillet 2009 et la circulaire sur le même sujet du 5 juin 2009), il est tentant de se livrer à l’exercice inverse, et de la présenter à ladite Princesse.
Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la Princesse de Clèves ce qu’elle pensait du texte des décrets portant modification des décrets de 1972 relatifs aux statuts des enseignants... Imaginez un peu le spectacle !

Texte à lire sur : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2934


- « "Sauver" l’université ? », Emmanuel Barot, contretemps.eu
Plutôt que de rester à croire qu'il y a des meubles à sauver, qu'il y aurait eu un jour une institution des savoirs critiques, peut-être devrions nous justement faire preuve d'auto-critique sur la fonction que joue l'université, avec les universitaires, dans la reproduction d'une idéologie dominante basée sur l'élitisme et la hiérarchie, loin d'être née avec "ce" gouvernement...
Ci-joint un texte d'Emmanuel Barot qui exprime ce point de vue.

Voir
http://contretemps.eu/interventions/%C2%AB-sauver-%C2%BB-universite ou en PJ : Sauver l'université.pdf

-
« L'université doit intégrer Internet comme elle l'a fait pour le livre », Cordélia Bonal, Libération.fr, 20 juillet 2009
16 millions d’euros du plan de relance vont être consacrés à l’intégration du numérique à l’université, a annoncé la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse.
Où sont alors les freins? L'un d'eux vient de sauter : il résidait dans le statut des enseignants-chercheurs issu du décret de 1984, dont on a beaucoup parlé pour d'autres raisons, qui n'autorisait pas à donner son cours autrement qu'en face à face. Avec la réforme de ce statut, l'enseignement à distance est devenu légal. Un autre frein reste la mauvaise organisation au sein des universités de la gestion des ressources numériques, l'absence de vraie vision du numérique.
L'ensemble sur : http://www.liberation.fr/societe/0101580839-l-universite-doit-integrer-internet-comme-elle-l-a-fait-pour-le-livre

- Le CNRS, établissement public administratif (I), Le
Courrier International.com, 15 juillet 2009.
« Les facs françaises mal notées par la Banque Mondiale ». D'après ce rapport, il y aurait, semble-t-il, une « dispersion des ressources humaines et financières » du fait de la séparation entre le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et les universités. On peut se demander quelles leçons la Banque Mondiale, institution qui a largement contribué à deux décennies de « gouvernance mondiale » dont le résultat est une crise économique sans précédent, serait-elle en mesure de dispenser à la recherche publique et à l'enseignement supérieur français. C'est la logique devenue récurrente, qui veut que les mêmes qui dirigeaient l'économie dans la période qui a conduit à la crise actuelle continuent à « nous gouverner » appliquant exactement la même politique, mais encore plus vite et plus brutalement. Dans ce contexte, il convient de souligner que le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », porteur de dangers très graves pour les services publics français, s'appliquera bien au CNRS et aux autres établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST), ainsi qu'aux universités.

La suite sur http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/15/le-cnrs-etablissement-public-administratif-i.html

-
UNIVERSITÉS : BILAN 2008/2009 ET MASTÉRISATION, blog de Sylvestre Huet, 6 juillet.
L'année universitaire se termine, entre examens, diplômes, préparation de la rentrée 2009, réformes, colloques scientifiques ou travail sur le terrain favorisé par les "vacances"... L'occasion aussi, de réaliser des bilans. A lire:
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/07/universit%C3%A9s-bilan-20082009-et-mast%C3%A9risation.html#more

- "CNRS : le vote du Conseil Scientifique sur le contrat d'objectifs (II)", article d'Indépendance des Chercheurs, 26 juin 2009

Le 26 juin, un article de Sylvestre Huet dans la rubrique Sciences de Libération commente le passage en force du Conseil d'Administration (CA) du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) français intervenu la veille par le vote très controversé du contrat d'objectifs 2009-2013, au cours d'une séance tenue en Suisse dans le Canton de Genève. L'auteur semble estimer que le mouvement des chercheurs aurait obtenu des concessions significatives, mais nous ne sommes pas de cet avis. Bien au contraire, le CNRS perd l'essentiel de ses missions et prérogatives et s'achemine vers la fermeture pure et simple. Un coup dur pour les chances de survie du CNRS a été le vote du Conseil Scientifique (CS) de la semaine dernière (15 et 16 juin), où le comportement de la représentation élue syndicale paraît très difficile à expliquer. A ce sujet, le relevé des recommandations officiel du CS mis en ligne sur le site du CNRS met en évidence un comportement des élus plus étonnant encore qu'on n'avait pu le craindre sur la base des premières informations diffusées.
La suite sur http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/26/cnrs-le-vote-du-conseil-scientifique-sur-le-contrat-d-object.html

- "Le CNRS aura vécu 70 ans", Courrier International.com, 25 juin 2009
Le 25 juin, réfugié en territoire étranger, le Conseil d'Administration du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) français a adopté par 15 voix contre 6 le projet de contrat d'objectifs avec l'Etat rejeté par les personnels et qui équivaut à une mise à mort de l'établissement. Trois jours après le discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement réuni en Congrès, ce passage en force témoigne de la réalité de la politique du nouveau gouvernement. L'événement peut choquer d'autant plus, qu'il ne semble pas que l'actuel gouvernement des Etats-Unis pratique à l'égard de sa recherche fédérale une politique analogue à celle appliquée en France par Valérie Pécresse contre le CNRS, l'INSERM, l'INRA, l'INRIA et l'ensemble des organismes publics de recherche. A qui profitera le démantèlement de la recherche publique française ?
La suite sur : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/25/le-cnrs-aura-vecu-70-ans.html

-
"Confluence 6 : traversée", Vincent Bonnet, Médiapart, 24 juin 2009.
Le 31 mars 2007, le collectif Confluence 6 occupe en grandes pompes des locaux en déshérence du 6 rue de la Madeleine à Besançon dans l'espoir de pouvoir ouvrir là un centre social et culturel autogéré1. Le collectif, c'est une quinzaine de personnes qui se sont installées en catimini dans les locaux et qui, face à la menace de voir les accès murés par la Ville, devant l'imminence de la « grande déambulation » organisée par ce petit groupe pour rendre visible la prise des lieux, appelle à la rescousse quelques dizaines d'étudiants qui, avec quelques unes de leurs connaissances, formeront alors, et pour quelques mois, le cercle des occupants. L'autogestion, c'est l'objectif autour duquel viendra assez vite s'organiser la réflexion autour de la vie en commun. Les promoteurs du projet d'occupation amènent avec eux ce qui en fera la face visible – des spectacles en tout genre – alors que toute une vie souterraine s'élabore autour de besoins variés qui vont de l'expression spontanée au logement sporadique.
La suite sur : http://www.mediapart.fr/club/edition/l-utopie/article/240509/confluence-6-traversee

- "Education : 16.000 postes seront supprimés en 2010", La Tribune.fr, 24 juin 2009

Grâce à une réforme de la formation des enseignants, l'éducation nationale supprimera un nombre record de postesLe ministre du Budget, Éric Woerth, dévoilera aujourd'hui en Conseil des ministres la répartition des 34.000 suppressions de postes prévues dans le budget 2010. Le premier ministère concerné est celui de l'Éducation. Dans un entretien à "La Tribune", Xavier Darcos, ancien ministre de l'Éducation, et nommé mardi soir ministre du Travail et des Relations sociales dans le cadre du remaniement, dit assumer pleinement cette politique, contrairement à ses prédécesseurs.
« L'Éducation nationale a le premier budget de la nation, avec 60,4 milliards d'euros de crédit en 2010, et 1,2 million de fonctionnaires », souligne-t-il. « Cette dimension nous donne une responsabilité particulière lorsqu'il s'agit de participer à la maîtrise des dépenses publiques. C'est pourquoi j'ai proposé de ne pas renouveler 16.000 emplois en 2010, conformément à la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. » Sur l'ensemble d'une carrière, un poste d'enseignant représente un coût cumulé de 1 million d'euros. Les 16.000 postes supprimés constituent donc près de 16 milliards d'euros de dépenses en moins sur quarante ans, souligne-t-on rue de Grenelle. Précisément, "il s'agit de 600 postes d'agents administratifs et de 14.000 postes d'enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l'enseignement privé (à hauteur de 1.400)".

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090624trib000391653/education-16.000-postes-seront-supprimes-en-2010.html


-
"Réformer l'université : une urgence", Blog de Luc Chatel (12 avril 2007) .... maintenant ministre de l'Éducation.
Va-t-on encore longtemps accepter le taux d’échec en premier cycle universitaire très élevé qui conduit 90.000 jeunes à quitter l’enseignement supérieur sans obtenir de diplôme, et pour 19% d’entre eux, de connaître le chômage de longue durée ?
Sous couvert d’une soit-disant impossibilité de réformer l’université, la France entame un retard considérable dans ce domaine. Or, dans un monde où l’innovation et la compétitivité sont incontournables, et pour permettre à la France de construire une véritable attractivité au niveau mondial, nous devons être conscient de l’enjeu fondamental que représente un enseignement supérieur d’excellence.
Etant moi-même issu de l’Université, je ne me résigne pas. Je préfère mettre sur la table un programme ambitieux, qui couple une augmentation des moyens alloués à nos universités et une profonde réforme qui se déclinerait en quatre axes majeurs :
D’abord, faire de l’Université la clef de voûte de l’enseignement supérieur et de la Recherche, en intégrant les unités de recherches aux établissements universitaires, mais également aux Grandes Ecoles. Ces « campus de recherche » bénéficieraient de zones franches pour simplifier l’installation d’entreprises à proximité.
Ensuite, réformer la gouvernance des universités, en changeant la composition des Conseils d’Administration, qui devront comprendre un quart de personnes extérieures cooptées dans le monde scientifique ou économique, et en renforçant ses compétences. Proposons également aux Universités qui le souhaitent (et elles sont nombreuses) d’expérimenter un statut d’autonomie.
Pour palier l’inadéquation entre les formations des jeunes diplômés et les besoins du marché du travail, il faut faire connaître aux étudiants (et à leurs parents) les débouchés des filières dans lesquelles ils s’engagent, au travers de la création d’un véritable service public de l’orientation, plus personnalisé et mieux connecté au monde du travail. Pourquoi ne pas envisager aussi l’orientation sélective à l’entrée des Universités (après tout, cela existe pour les facs de médecine depuis 1971), et la mise en place de dispositifs de réorientation des étudiants dès la première année.
Enfin, je pense qu’on étudie d’autant mieux que l’on se sent considéré et que l’on a les moyens de ses ambitions. Cela passe par l’engagement d’un plan massif en faveur du logement étudiant, équipement des campus, création d’emplois réservés aux étudiants au sein de l’université, développement de l’offre de bourse et rénovation des conditions d’attribution, créations de prêts à taux zéro garantis par l’Etat pour faciliter l’accès de tous aux études supérieures…
Alors, prêt pour une réforme d’avenir ?

http://lchatel.typepad.fr/mon_weblog/2007/04/rforme_de_luniv.html#more

- Valérie Pécresse : le bilan de deux années de réformes, dossiers EducPros.

Valérie Pécresse est en charge du ministère de l’Enseignement supérieur et de la la recherche depuis mai 2007. Retour sur deux ans de réformes, de la loi LRU au plan licence en passant par la transformation de la recherche et la mastérisation, qui ont profondément modifié le supérieur et provoqué un mouvement de protestation de grande ampleur.
La suite sur : http://www.educpros.fr/dossiers/valerie-pecresse-le-bilan-de-deux-annees-de-reformes/h/76a5bd6603/d/912/a/bilan-pecresse-la-lru-de-la-loi-aux-decrets.html

- Tribune Université :
« le gouvernement n'a pas reculé d'un décret », par Denis Guedj, rue89.com, 20 juin 2009
Historique ! Un mouvement débuté juste après le Jour de l'An, qui se poursuit jusqu'aux vacances d'hiver, persévère jusqu'à Pâques, traverse avec légèreté trois « ponts » successifs, Ascension, 8 Mai, Pentecôte. Qui le mènent, toujours
aussi obstiné, jusqu'à l'orée de l'été. Une demi-année ! Qui l'aurait imaginé ? Alors qu'en 1968 le mouvement n'avait duré que cinq semaines)est en soi une victoire, cette durée inédite donne la mesure de notre engagement et de notre persévérance. Les pressions, les chantages, la désinformation, les articles assassins, sans compter les gesticulations des bouffonnes associations de parents d'étudiants (sic), n'y ont rien fait. Nous n'avons pas cédé, ils ne nous ont pas réduits.
Mais ils n'ont pas reculé d'un décret. C'est cela qu'il nous faut gérer.

Voir le texte dans son ensemble sur : http://www.rue89.com/2009/06/20/universite-le-gouvernement-na-pas-recule-dun-decret

-
"Les Tonfa, ces armes terribles", le Canard Enchaîné, 19 juin 2009
Dans le Canard Enchaîné de cette semaine, un article sur la condamnation de Steve (ATER université de Provence) et Benjamin, un manifestant ayant malencontreusement volé à son secours alors qu'il se faisait tabasser, tous deux arrêtés violemment le 19 Mars à Marseille, condamnés à verser 1750€ d'amendes et 3000€ de dommages et intérêts aux policiers qui les ont brutalisés...
Article en PJ : CanardEnchaîné190609
Voir également sur la page pétition http://sites.google.com/site/ufcenlutte/appels-et-petitions/autres

- “Il est très difficile de convaincre que nos intentions sont pures”, Valérie Pécresse / lecteurs, metrofrance.com, 3 juin 2009
Cinq lecteurs de Metro ont rencontré Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement et de la Recherche. L’occasion de débattre de sa très controversée réforme de l’université et du long mouvement social qu’elle a entraîné.
http://www.metrofrance.com/infos/il-est-tres-difficile-de-convaincre-que-nos-intentions-sont-pures/pifc!yKfreupaG451svXV4VKAng
Proposition-réponse de Georges Debregeas, SL
R : "Valérie Pécresse déclarait au sujet du dédoublement des filières : "C’est une question de réorganisation au niveau des universités. Organiser la souplesse et les parcours sur mesure est impossible au niveau de l’Etat. De plus, au niveau local, on dispose d’un vrai vivier de compétences pour le faire. Je me place dans une logique d’heures supplémentaires, d’optimisation des moyens, de mobilisation des
ressources plutôt que dans une logique de création d’emplois. " D'après la commission des finances, on dénombrait en 2007 près de 3 000 000 d'heures complémentaires pour le seul personnel enseignant, en augmentation de 5,2% par rapport à 2006. Cela fait de l'ordre de 15 000 ETP sur un total de 57000, soit plus de 25%. Madame Pécresse souhaite se placer dans une logique d'heures complémentaires ? Pourquoi ne pas la prendre au mot et appeler à une grève nationale des heures sup jusqu'à obtention d'un plan pluriannuel de recrutement de personnel titulaire équivalent à ces 15000 postes manquant (et au personnel d'accompagnement associé) ?"


-
"CNRS : les recommandations de la session plenière du Comité National", Courrier International.com, 11 juin 2009
Le 11 juin, trois motions et un appel adoptés la veille par la session plenière du Comité National de la Recherche Scientifique (CoNRS) ont été diffusées, dans un contexte de lourdes menaces sur l'existence même du
CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et des autres EPST (Etablissements Publics à caractère Scientifique et Technologique). Ces textes ont été votés par plus de six-cents membres des instances réunies. Au même moment, le texte d'une inquiétante révision par décret de l'organisation et du fonctionnement du CNRS a été adressé aux membres de son Comité Technique Paritaire en vue de la réunion du 18 juin de cette instance qui précédera d'une semaine celle du Conseil d'Administration (CA) du Centre.
Lire la suite sur : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/11/cnrs-les-recommandations-de-la-seance-pleniere-du-comite-nat.html

-
 Situation Internationale et bref CR du Contre-Sommet de Louvain-la-Neuve (24-29 avril 2009), par Evelyne Perrin, Vague européenne.fr, 12 juin 2009
Situation des reformes nationales universitaires européennes en Avril 2009, et bref compte rendu du contre-sommet.
La rencontre a réuni des étudiants venus de plusieurs pays d’Europe dans le but de manifester les 28 et 29 contre la privatisation de l’université - engagée en 99 par le processus de Bologne signé par les Ministres européens de l’éducation supérieure et de la recherche - ceci à l’occasion du Sommet des mêmes ministres destiné à en faire le bilan au bout de dix ans. Il faut rappeler que ce processus a été préparé par la déclaration de la Sorbonne en 98 entre quatre pays, la France, l’Italie, l’Allemagne et la Grande Bretagne, tous alors dirigés par des gouvernements de‘gauche’, et que le processus de privatisation a été mis en place le 2 août 1999 par des gouvernements de ‘gauche’.

La suite sur : http://www.vagueeuropeenne.fr/Situation-Internationale-et-Bref

- "
Le triste cinquantenaire du ministère de la Culture", Didier Rykner, La tribune de l'art.com, 6 juin 2009

Nous avons eu à plusieurs reprises l'occasion de parler ici de la RGPP, Réforme Générale des Politiques Publiques (voir notamment cet article). Engagée depuis plus d'un an, cette réforme menace désormais d'être mise en œuvre très rapidement : les textes devraient être publiés cet été et l'application est prévue le 1er octobre 2009. Les trois directions du Ministère seront la « direction générale des patrimoines », la « direction générale de la création artistique » et la « direction générale des médias et des industries culturelles » ce qui correspond (à des détails d'intitulé près) à ce qui était déjà connu depuis plus d'un an (voir brève du 17/4/08).
Christine Albanel affirmait encore récemment aux syndicats, très remontés sur cette question, que les responsables des musées, du patrimoine ou des archives seraient de vrais directeurs. Le projet d'arrêté (daté du 4 juin 2009) est très clair sur ce point : il n'est plus question de directions des musées de France, du patrimoine ou des archives, mais bien de « services ». Les « directeurs, adjoints au directeur général », prévus à l'origine, deviennent de simples « directeurs-adjoint », c'est à dire de simples chefs de service. D'une manière totalement hypocrite mais révélatrice, il est prévu, pour essayer de calmer le mécontentement, que « pour la première nomination suivant l'entrée en vigueur du présent décret, les directeurs-adjoints [...] ont rang de directeur d'administration centrale » ; cette disposition prouve ipso facto que les suivants n'auront plus de véritable rang de directeur (Il est d'ailleurs précisé dans une note datée du 18 mai signée de Guillaume Boudy que cette disposition transitoire « ne garantit que la première nomination de ces adjoints en conseil des ministres »). Sachant par exemple que les directeurs d'établissements publics sont nommés par le Conseil des Ministres, on imagine la légitimité qu'aura le « directeur-adjoint des musées de France » par rapport aux directeurs des grands musées. Cette perte totale de pouvoir est entérinée par l'article 8 du décret qui prévoit que : « dans tous les textes règlementaires en vigueur, la référence à la direction de l'architecture et du patrimoine, à la direction des musées de France et à la direction des archives de France est remplacée par la référence à la direction générale des patrimoines ».
Nous avions également parlé des inquiétudes des archivistes (voir brève du 10/7/08). Non seulement il n'y aura plus de véritable directeur des archives comme nous venons de le voir, mais le caractère interministériel de ce service n'est même plus prévu dans le projet d'arrêté. Pour les cinquante ans du ministère de la Culture, les arbitrages de l'Elysée et de Matignon entérinent donc ce qui s'apparente à un véritable démantèlement de cette administration telle qu'elle existait depuis sa création. Cette réorganisation, les baisses d'effectifs encore plus drastiques que dans les autres ministères (deux départs à la retraite sur trois ne seront pas remplacés) et surtout menées sans véritable analyse des besoins, les coupes budgétaires ainsi que les multiples attaques portées contre les lois protégeant les monuments historiques (voir notre article), toute l'action de ce gouvernement va dans le même sens, celui d'un affaiblissement sans précédent de la politique patrimoniale.
http://www.latribunedelart.com/Editoriaux/Editoriaux_2009/RGPP_527.htm

- Bobigny : « La porte-parole de Sud-Etudiant en garde à vue », Elsa Vigoureux, Nouvelobs.com,10 juin 2009
L’appartement de l’étudiante de 24 ans a été perquisitionné. Plusieurs de ses proches estiment que "c’est son engagement qui est visé".
La porte-parole du syndicat Sud-Etudiant est en garde à vue depuis mercredi matin 10. Anouck Colombani, 24 ans, étudiante en master de philosophie à l’université de Paris 8 a été jointe mercredi matin par des policiers qui lui ont demandé de se rendre au commissariat de Saint-Denis. Elle s’y est rendue vers 9 heures. A 11 heures, Anouck Colombani s’est vu signifier son placement en garde-à-vue, avant d’être conduite à l’hôtel de police du département. Les policiers auraient perquisitionné son domicile, et emporté notamment son ordinateur.
Depuis le début de sa garde-à-vue, enseignants, étudiants, personnels universitaires, et amis sont mobilisés devant l’hôtel de police de Bobigny. Ils dénoncent "une garde-à-vue qui intervient alors qu’un mouvement social occupe les universités depuis maintenant quatre mois, et qu’une nuit des universités est justement prévue à Paris 8 dans la nuit de vendredi à samedi". Selon eux, cette mesure participe des "multiples tentatives de criminalisation du mouvement étudiant".
"C’est son engagement qui est visé". Ces faits semblent intervenir dans le cadre d’une enquête conduite par la police judiciaire de Reims, en charge notamment des investigations relatives aux incidents survenus lors du contre sommet de l’Otan début avril à Strasbourg. Anouck Colombani avait participé à la manifestation, et avait été hospitalisée après avoir reçu une pierre dans le visage. "Nous ne sommes donc pas dupes de la raison pour laquelle Anouck est ce soir en garde-à-vue, c’est son engagement qui est visé", ajoute l’un de ses camarades.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20090610.OBS0120/la_porteparole_de_sudetudiant_en_garde_a_vue.html

(Suite :)
"Arrestation d’une militante pour cause de fumée : à quand les barbecue syndicaux comme arme de destruction massive ?",
sud-etudiant.org, 12 juin 2009.
Hier midi, une militante de Sud Étudiant a été placée en garde à vue au sujet des « violences en marge du contre-sommet de l’Otan », elle fut relâchée peu avant minuit, après que les forces de l’ordre aient perquisitionné son domicile. Les autorités enquêtant depuis plusieurs semaines sur l’incendie d’un hôtel lors du contre-sommet de Strasbourg en avril dernier ont souhaité entendre notre camarade. Les causes de cette mise en garde à vue sont plus que douteuses. Notre camarade, lors de la manifestation du samedi 4 avril, avait reçu un projectile au visage, l’obligeant à se rendre aux urgences. Elle fut admise en Allemagne, et sortit dans la nuit du samedi au dimanche. Les autorités allemandes ont communiqué par la suite à la police françaises le nom de cette militante de Sud Étudiant, qui lorsqu’elle fut admise aux urgences, « sentait la fumée » à leurs dires... Dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de l’hôtel, le ministère de l’intérieur semble vouloir entendre mais aussi placer d’office comme « participants aux affrontements » toutes les personnes présentent aux manifestations de Strasbourg, surtout si ces dernières « sentent la fumée » ! Il faut préciser à ce sujet qu’avant le départ officiel de la manifestation du 4 avril, un certain nombre d’affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre. Un ancien poste de douane a notamment prit feu non loin du départ de la manifestation, il était donc assez difficile d’échapper aux odeurs de fumée... Le ministère de l’intérieur a d’ors et déjà féliciter les enquêteurs strasbourgeois pour « leur minutieux travail ». Six personnes ont été interpellées hier à Strasbourg pour leurs liens présumés avec les affrontements lors du contre sommet de l’OTAN. De plus, un des organisateurs du sommet, qui a notamment négocié le parcours de la manifestation du 4 avril à lui aussi été interpellé il y a quelques jours. Encore une fois, les autorités cherchent des responsables, et n’en trouvant pas, en inventent de toute pièce. Sous des motifs inexistants, avec comme simple preuve la présence sur les lieux, les forces de l’ordre se permettent d’interpeller et de placer en garde à vue militant-es politiques ou syndicaux, manifestant-es et opposant-es au régime actuel. Le ministère tente ici à nouveau de faire passer ceux et celles qui luttent pour des criminels. La Fédération des Syndicats Sud Étudiant estime que la gestion par les forces de polices du contre sommet de Strasbourg et ses suites a été calamiteuse. Le dispositif policier en place lors du contre sommet n’a eu qu’une utilité : empêcher toute manifestation de se tenir. C’est pourquoi aujourd’hui, alors que la liberté de manifester a été largement bafouée la police en vient à arrêter toute personne ayant pu prendre part au contre sommet. La police a encore démontrée son incompétence hier : il ne reste plus qu’à arrêter les quelques milliers de personnes qui ont participé aux manifestations de Strasbourg !
http://www.sud-etudiant.org/sommaire.php3



-
Masterisation : « J'aime beaucoup la CPU mais je pense surtout aux étudiants » (Xavier Darcos). Commentaire de X. Darcos sur l'attitude de la CPU, Dépêche AEF du 10 juin, 14 h 27.
« C'est un petit épisode sur une période longue, de 7 à 8 mois [de travail] qui a eu ses hauts et ses bas », déclare Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale mercredi 10 juin 2009, commentant la décision de la CPU de suspendre sa participation à la commission Marois-Filâtre (L'AEF n°115327). Cette décision intervient alors que « le ministère de l'Éducation nationale refuse de revenir sur les dispositions permanentes des décrets relatifs au recrutement des enseignants » (L'AEF n°114946), qui « anticipent le résultat des travaux de la commission Marois-Filâtre », explique la CPU. « Ça s'est tendu, mais pas beaucoup non plus ! Il ne faut pas exagérer », nuance Xavier Darcos, « Nous allons continuer à travailler de la bonne manière. Je pense que l'on peut considérer que les choses avancent », ajoute le ministre. « J'aime beaucoup la CPU (…) mais je pense surtout aux étudiants », se destinant aux carrières de l'enseignement, et qui ne peuvent pas attendre « octobre » pour savoir comment se déroulera leur année.
Le ministre affirme « travailler beaucoup » sur le dossier de la masterisation, qui fait l'objet d'un « consensus », estime-t-il. Les décrets statutaires validant la masterisation font l'objet d'un examen devant plusieurs « instances », explique Xavier Darcos, avant un passage en Conseil d'État.
« À ma grande surprise », ironise le ministre, le CTPM du 28 mai a d'ailleurs adopté ces projets de décrets (L'AEF n°114728). La FSU s'est abstenue, rappelle-t-il, ce qui « revient à ne pas voter contre».


- "La possibilité d'une utopie", par Vincent Bonnet, Médiapart, 01 Juin 2009.

Le 29 mai dernier, le sociologue Jacques Broda publie dans L'Humanité une tribune, autour du rap et de l'engagement politique, qui s'intitule "La névrose des camarades".

Lire la suite sur : http://www.mediapart.fr/club/blog/vincent-bonnet/010609/la-possibilite-d-une-utopie

- "Le coup de colère d’Anne-Marie Garat", Télérama.fr, 2 décembre 2008
« En 1933, depuis près de trois ans, le Reichstag avalise sans broncher ; les décisions se prennent sans débats ni votes. Von Hindenburg gouverne un coude sur l’épaule des SPD, tétanisés, un coude sur celle des nazis, bons bougres. Hitler n’a plus qu’à sauter sur l’estrade, grand clown des atrocités, impayable dans son frac tout neuf. Qui prétend encore que c’est arrivé du frais matin ? Le sommeil a bon dos, où naissent les songes, et les cauchemars. Mais on ne se réveille pas dans le pire, stupeur, au saut du lit : le pire s’est installé, insidieux, dans le paysage, banalisé par l'apathie ou l’incrédulité des uns, la bénédiction des autres.
Des gendarmes brutaux, grossiers, débarquent impunément avec leurs chiens dans les classes d’un collège du Gers, pour une fouille musclée ; le proviseur entérine, bonasse. Et le ministre de l’Education, qu’en dit-il ? Que dit-il de l’enlèvement d’enfants dans une école de Grenoble, d’eux et de leur famille expulsés en vingt-quatre heures, après combien d’autres ? Qui tient la comptabilité de ces exactions ordinaires ?
Un journaliste est interpellé chez lui, insulté, menotté, fouillé au corps, pour une suspicion de diffamation, qui reste encore à démontrer en justice… Qu’en dit la Garde des Sceaux ? Elle approuve (mutine bague Cartier au doigt, n’en déplaise au Figaro). Nos enfants, nos journalistes, ce sont encore catégories sensibles à l’opinion. Celle-ci s’émeut-elle ? Mollement. Elle somnole.
Mais les réfugiés de Sangatte, chassés comme bêtes, affamés dans les bois ; les miséreux du bois de Vincennes menacés de « ratissage », les gueux de nos trottoirs au vent d’hiver ? Les sans-papiers raflés, entassés dans des lieux de non-droit, décharges d’une société qui détourne le regard ignoble de son indifférence ? Et la masse des anonymes, traités mêmement comme rebut par une administration servile ? Au secours, Hugo !
Il y a de jeunes marginaux qualifiés par la ministre de l’Intérieur d’« ultra gauche » – spectre opportun des bonnes vieilles terreurs –, jusqu’ici, pure pétition communicationnelle… Sa police veille, arme à la hanche, elle arpente, virile, les couloirs du métro, des gares. Sommes-nous en Etat de siège ? A quand l’armée en ville ?
Il y a le malade mental incriminé à vie par anticipation ; l’étranger criminalisé de l’être ; le jeune de banlieue stigmatisé pour dissidence du salut au drapeau : danger public ; le prisonnier encagé dans des taudis surpeuplés – à 12 ans, bientôt ; le sans-travail accusé d’être un profiteur, le pauvre d’être pauvre et de coûter cher aux riches ; le militant associatif qui le défend condamné, lourdement, pour entrave à la voie publique. Il y a le fonctionnaire taxé de fainéantise (vieille antienne) ; l’élu réduit au godillot ; le juge sous menace de rétorsion ; le parlementariste assimilé au petit pois ; la télé publique bradée aux bons amis du Président, qui fixent le tarif ; son PDG berlusconisé et des pubs d’Etat pour nous informer – à quand un ministre de la Propagande ? On en a bien un de l’Identité nationale. Et le bon ami de Corse, l’escroc notoire, amuseurs sinistres, protégés par décret du prince…
Criminalisation systématique de qui s’insurge, dénis de justice, inhumanité érigés en principe de gouvernement. Presse paillasson, muselée par ses patrons, industriels des armes. Intimidations, contrôles au faciès, humiliations, brutalités, violences et leurs dérapages – quelques précipités du balcon, quelques morts de tabassage accidentel –, sitôt providentiellement dilués dans le brouhaha des crises bancaires, de l’affairisme et du sensationnel saignant, bienvenue au JT : touristes égarés, intempéries, embouteillages du soir… Carla et Tapie en vedettes.
Ces faits sont-ils vraiment divers, ou bien signent-ils un état de fait ? En réalité, un état de droite. Extrême. Dire que Le Pen nous faisait peur… Cela rampe, s’insinue et s’impose, cela s’installe : ma foi, jour après jour, cela devient tout naturel. Normal : c’est, d’ores et déjà, le lot quotidien d’une France défigurée, demain matin effarée de sa nudité, livrée aux menées d’une dictature qui ne dit pas son nom. Ah ! le gros mot! N’exagérons pas, s’offusquent les mal réveillés. Tout va bien : M. Hortefeux est, paraît-il, bon bougre dans sa vie privée. “Tout est possible”, avait pourtant promis le candidat. Entendons-le bien. Entendons ce qu’il y a de totalitaire dans cette promesse cynique qui, d’avance, annonce le pire.
Sous son agitation pathologique, un instant comique – au secours, Chaplin ! –, sous ses discours de tréteaux, ses déclarations à tous vents, contradictoires, paradoxales, sous son improvisation politique (oripeau du pragmatisme), sous sa face de tic et toc s’avance le mufle des suicideurs de république, des assassins de la morale publique. La tête grossit, elle fixe et sidère. Continuerons-nous à dormir ? Ou à piquer la marionnette de banderilles de Noël ? »
http://www.telerama.fr/livre/coup-de-colere-de-anne-marie-garat,36525.php

- "Quelle Europe pour l'université ?", Sauvons l'université, ufal.info, 2 juin 2009

Le gouvernement et de nombreux médias à sa suite sonnent depuis quelques jours la “fin du mouvement” universitaire. Destinée à nous enterrer, cette petite musique ne doit ni nous décourager (elle n’est en fait pas nouvelle) ni surtout l’emporter dans le concert politique. Sauvons l'Université ! a publié le texte ci-dessous, destiné à faire de cette question un des enjeux phares de la campagne électorale présente. Emparez-vous en, et adressez-le aux hommes et femmes politiques de votre région, qu’ils ou elles soient ou non candidat-e-s aux élections européennes. Notre voix ne doit pas s'éteindre après quinze semaines de mobilisation ! Exigeons des politiques des engagements fermes et précis sur les questions qui nous préoccupent !
Suite sur http://www.ufal.info/media_flash/,article,604,,,,,_Quelle-Europe-pour-l-universite.htm

- "Le savoir devenu un bien économique", Marie Perret, ufal.info, 2 juin 2009

Tout se passe comme si un véritable rouleau-compresseur était non seulement en train d'uniformiser les politiques des Etats-membres en matière de recherche et d'enseignement supérieur, mais aussi d'éradiquer le modèle qui s'était imposé bon an mal an en Europe sous l'impulsion de l'humanisme puis des Lumières. On assiste par conséquent à une bien curieuse régression : alors que les philosophes du XVIIe siècle n'ont eu de cesse de libérer le savoir des dogmes qui étaient susceptibles de l'aliéner et des tutelles qui étaient susceptibles de l'asservir, les néo-libéraux n'ont aujourd'hui de cesse de l'inféoder à un nouveau dogme, celui du marché et de la compétitivité.
Lire sur http://www.ufal.info/media_flash/2,article,603,,,,,_Le-savoir-devenu-un-bien-economique.htm

-
 "Grandes écoles et idées courtes ?...", André Rouillé, parisART n°280, 5 juin 2009
"
(…) Un correspondant qui se présente comme «Diplômé de grande école» réagit à l’éditorial «A bas les jeunes» en déroulant l’antienne de l’inutilité des sciences humaines et le schéma d’une société réduite à la seule formule de l’entreprise et de ses valeurs.
«Le principe consistant à envoyer chaque année des centaines de milliers de gamins en fac de sciences humaines relève du ridicule, voire d'un scandale de la République», affirme-t-il, au prétexte (au demeurant exact) que ces études ne trouvent guère de «débouchés dans le monde de l'entreprise».
Or, précise-t-il, «il faut bien, à un moment ou à un autre, se loger, manger à sa faim et se vêtir, et donc bosser», ce qui, «pour tous ces gamins diplômés en sciences humaines», exige, dans son esprit, qu’ils «décrochent un emploi à valeur ajoutée dans l'entreprise».
Pour cet esprit bien formaté sur les bancs d’une «grande école», la conclusion s’impose d’elle-même : «On ferait mieux d'instituer des examens d'entrée à l'université et des quotas, plutôt que d'envoyer ‘à l'abattoir’ des millions de jeunes. On ferait mieux de favoriser les formations menant à des métiers recherchés, bref, d'adapter l'offre aux besoins du pays».
L'ensemble du texte sur http://www.paris-art.com/art/a_editos/d_edito/numPage/2/Grandes-ecoles-et-idees-courtes-282.html

- "Enseignement supérieur et recherche : que reste-t-il … de Claude Allègre"
, par Camille Stromboni (avec Mathieu Oui), www.educpros.fr, le 3 juin 2009.
"La rumeur court et se propage depuis plusieurs semaines. Signe d’ouverture à gauche pour Nicolas Sarkozy, Claude Allègre pourrait se voir offrir un ministère de la Recherche et de l’Industrie, lors du prochain remaniement gouvernemental."
Lire la suite sur: http://www.educpros.fr/detail-article/h/2216d270ba/a/enseignement-superieur-et-recherche-que-reste-t-il-de-claude-allegre.html

- "Lettre aux personnels de la recherche et de l'Enseignement Supérieur (I)", Indépendance des Chercheurs, courrierinternational.com, 30 mai 2009
Lettre aux personnels de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur (I) Le 30 mai, de nombreux enseignants s'interrogent toujours à propos de l'attitude récente de la direction de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) à l'occasion de l'examen des projets de décret de Xavier Darcos et Valérie Pécresse sur la formation des maîtres. Mais avant d'en arriver à l'étonnement suscité par les absences de vote de jeudi dernier, des critiques s'étaient élevées contre une attitude plus générale de caution excessive, de la part de cette fédération syndicale et d'autres organisations, aux opérations prétendument de consultation ou de concertation lancées par les mêmes ministres. Il ne nous semble pas que ce problème soit spécifique à la formation des enseignants. Force est de constater que les consultations de façade n'ont rien changé, non plus, au passage en force gouvernemental dans la démolition d'établissements publics de recherche comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), l'INRA... et des universités publiques. Pas plus qu'en ce qui concerne la situation des personnels de la recherche et de l'enseignement supérieur et des doctorants, le fonctionnement des instances statutaires... A présent, Valérie Pécresse menace de nommer un administrateur à l'Université Paris IV Sorbonne et de faire passer les examens sous protection policière. Mais aux cautions apportées sans guère de résultats à des concertations de façade s'ajoute, de notre modeste point de vue, un certain nombre de silences néfastes sur le rôle des instances européennes et internationales (Union Européenne, OMC, OCDE...) dont pourtant le CNRS, l'INSERM ou les universités françaises sont clairement devenus des cibles.
La suite sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/05/30/lettre-aux-personnels-de-la-recherche-et-de-l-enseignement-s.html

- Tribune libre : La névrose des camarades", par le sociologue Jacques Broda, L'Humanité, 29 mai 2009.
Samedi 16 mai 2009, Docks des Suds, Marseille, concert de rap. Keny Arkana. Deux à trois mille personnes ici réunies, reprennent en choeur les paroles endiablées de la môme. Keny Arkana est une grande chanteuse de rap, engagée, contestataire, elle anime une association, la Rage du peuple. La rabia del pueblo, à Marseille, ce soir encore, loin des manifs de la Canebière, en appelle à la désobéissance civile, et je me demande pourquoi, comment, ces minots, dont certains ont plus de trente ans, connaissent par coeur les paroles d’Akhenaton, de la Rumeur, de Rocca et de Keny Arkana. Eux qui ont du mal à apprendre la table de 7 sont capables de chanter pendant deux heures non-stop du rap. Du rap engagé, avec une conscience de classe, une conscience politique, une conscience sociale, une conscience humaine. Ces jeunes dont beaucoup ne votent pas, ne voteront pas, alors qu’ils sont au centre de la destruction de masse et de classe de l’impérialisme. Le rap réhabilite le terme de camarade. « Ils ont peur de la liberté, camarade ! Combattant, résistant, militant, indomptable, insurgé, insoumis, rebelle infatigable, esprit libre, vagabond ou nomade… appelle-moi camarade ! » (1). C’est le retour du signifiant. Seul, il s’énonce, et ne rejoint pas le combat de classe, ni la structure ni l’organisation. Ici, il y a plus qu’un hiatus, il y a un gouffre. Une névrose, un compromis névrotique entre l’insupportable d’une situation, son énonciation, et le non-détour de sa transformation. Cette jouissance de la plainte et du cri est pathétique. Dans le même non-geste, elle nous envoie tous dans le mur, les premières victimes en tête, celles qui ne vont pas au bout des révoltes populaires. La peur domine, voire la terreur, et le manque absolu de courage. Car il faut trancher et arrêter de tergiverser quant aux réels qui cognent. L’absence d’identité de classe, ici positive, mais tellement dangereuse car réversible, affective, révoltée et non révolutionnaire, ouvre la porte à toutes les identifications. Surtout que rien ne change en vrai ! La plainte et la soumission aux discours des maîtres, d’où qu’ils viennent, font le lit du populisme. Le Front de gauche propose une alternative, courageuse, jusqu’au-boutiste, il triangule le financier, le social et l’institutionnel, à la limite d’une révolution culturelle sans laquelle rien ne saurait aboutir dans le sens d’une émancipation réelle. Keny Arkana en appelle à la subversion subjective et collective, ici réside sa force. La force, l’énergie, le courage pour chacun à s’énoncer comme sujet de son être en devenir dans un combat de classe acharné (2). La démarche du Front de gauche va dans le même sens lorsqu’elle propose la permanence de l’intervention citoyenne consciente et révolutionnaire. Il y a un point où la rencontre échoue, ce point de tangence, de friction, ce qui pourrait faire tenir tous les registres ensemble : le courage engagé à transformer le désordre du monde, par et dans un acte subjectif. Passer de la revendication, de l’action, à la gestion, lier les trois par ce que l’on pourrait appeler une nouvelle subjectivité révolutionnaire. La névrose des camarades, de tous ces jeunes, qui n’en peuvent plus, sont au bout du rouleau, conscients des dominations, mais non de l’organisation et de la lutte pérenne, cette névrose aux bénéfices secondaires pathétiques bloque les processus en cours. Le 29 mai devant l’Assemblée nationale et le 7 juin 2009, on peut déplacer le symptôme. En 1930, Ernst Bloch dévoilait la contradiction de l’émancipation : « La pauvreté serait-elle abolie, on ne sort pas de l’aliénation, il y a toujours hasard, souci, destin et pas de remède contre la mort. Mais pour ce que porte en lui le camarade, c’est bien en lui-même qu’il faut chercher et non dans les (seuls) rapports économiques… Ainsi parla le communiste, il inquiéta l’autre… car l’homme est encore quelque chose qui reste à découvrir( 3). »
(1) Keny Arkana et le MAP (ministère des Affaires populaires). (2) Corcuff, Ph ; Keny Arkana : un combat collectif, personnel et spirituel, Politis, 22 mars 2007. (3) Bloch, E ; Traces, Gallimard, Paris, 1968.


- « Au bout du mouvement des facs, le cadavre du savoir ? » par Régis Soubrouillard, Marianne2, 28 mai 2009.
En phase d'épuisement, le conflit qui opposait depuis trois mois les universitaires au duo Sarkozy-Pécresse s'avère un puissant révélateur des errements médiatiques et politiques qui travaillent la société française, et de l'épuisement de la société de la connaissance, transformée en machine à produire des résultats.(...) La pensée du jour, on l’empruntera à Bossuet : « Dieu se rit des mortels qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
Lire la suite sur http://www.marianne2.fr/Au-bout-du-mouvement-des-facs,-le-cadavre-du-savoir_a179966.html

- "Quelle Europe pour l'université ?", contribution de SLU au débat sur les élections européennes, Médiapart, 27 mai.

Aujourd'hui, nous, universitaires français, excédés par plusieurs mois de manipulations et par le processus de destruction des savoirs et de nos métiers, le mépris souverain de nos gouvernants pour la formation de citoyens éclairés et pensants, nous demandons aux candidats aux élections du Parlement européen du 7 juin de prendre clairement position contre le dévoiement des missions de l'université, dissimulé sous une novlangue managériale incompatible avec un véritable enseignement et une véritable recherche.

Dans le processus de Bologne, l'Europe s'est engagée à développer ce qu'elle a appelé «la société de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde», en réalité la seule «économie de la connaissance». Pour cela, l'Europe a choisi d'appliquer les techniques managériales de gestion et d'évaluation aux secteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche, la «méthode ouverte de coordination» (MOC). Cette méthode confère un rôle primordial aux conseils intergouvernementaux, à la Commission européenne dans la définition des orientations et les processus de décision, mais en exclut le Parlement et la Cour de Justice. Est-il acceptable que de telles questions échappent à la représentation populaire européenne ?

Texte en accès libre sur le site de Médiapart : http://www.mediapart.fr/club/edition/observatoire-des-reformes-des-systemes-de-formation-enseignement-et-recherche/article-89

-
"Appel à la CPU : autonomie des universités ou gestion napoléonienne des universités ?", Laurence Giavarini, SLR.com, 28 mai 2009.
Après le recours systématique ces dernières semaines à une utilisation exorbitante des recteurs en les transformant en des préfets en mission pour encadrer brutalement les formes de validation du second semestre, voilà donc qu’une nouvelle fois, le gouvernement nous offre une superbe illustration de sa conception napoléonienne de « l’autonomie » des universités et des universitaires. Xavier Darcos et Valérie Pécresse choisissent ainsi de passer en force sur un dossier majeur du conflit en cours : la question de la formation et du recrutement des enseignants.
Au mois de décembre dernier, le président de la république avait déclaré – dit-on – qu’il était nécessaire de pratiquer la concertation à une condition : ne tenir aucun compte des avis des personnes qui se prêtaient à ce jeu-là. Ce qui vient de se passer ces derniers jours dépasse à cet égard l’imagination la plus débridée. Les ministres concernés avaient annoncé, non sans quelque contradiction d’ailleurs, qu’étaient mis en place d’un côté une série de « groupes de travail » avec les syndicats mais aussi, de l’autre côté, une commission co-présidée par un président d’université et un recteur (commission comprenant par ailleurs une autre présidente d’université chargée spécifiquement de ce dossier au sein de la CPU). Bien sûr, le calendrier imposé était une nouvelle fois à la hauteur de la précipitation et de l’agitation qui règnent dans notre pays depuis deux ans, puisque tous les travaux devaient être conclus d’ici au 15 juillet, mais enfin cela ressemblait encore à un ersatz de négociation pour quiconque voulait bien y croire.
Las, depuis quelques jours les choses sont claires y compris pour celles et ceux qui prêtaient encore quelque crédit à la volonté d’écoute du gouvernement. Alors que la commission programmée n’a pas encore été mise en place, sont rendus publics, soumis aux comités techniques paritaires consultatifs et annoncés pour passage au Conseil d’Etat, les textes des projets de décrets mettant en place l’année transitoire et faisant passer en force la logique de la « mastérisation » ministérielle de la formation et des concours d’enseignants dont on avait annoncé que sa mise en place était reculée d’un an pour permettre de consulter sérieusement (enfin !) celles et ceux qui devraient la mettre en œuvre.
L’autonomie de gestion sous surveillance rectorale montre ainsi son vrai visage. Personne ne saurait désormais l’oublier. L’honneur de la CPU serait d’en tirer toutes les conséquences et de retirer ses deux représentants d’une commission dont l’inutilité est désormais patente.

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2648

- Tribune Libre : L’université malade du modèle néolibéral, par Robert Charvin (professeur émérite de l’université de Nice, doyen honoraire de la faculté de droit), L'Humanité, 26 mai 2009.
Chaque génération d’étudiants connaît sa crise. Elle la croit inédite. Il en est de même pour les enseignants les plus jeunes. En réalité, depuis des décennies, l’université connaît à la fois une paupérisation désastreuse et une massification exigeant au contraire des moyens matériels et surtout humains supplémentaires.
Lire la suite sur : http://www.humanite.fr/2009-05-26_Tribune-libre_L-universite-malade-du-modele-neoliberal

- "La tragédie de l'ange exterminateur"
, par Claude Patriat, professeur de science politique à l'université de Bourgogne, L'Humanité, 23 mai 2009

L'université sera-t-elle punie pour l'exemple ? « Deux verbes expriment toutes les formes que prennent ces deux causes de mort : vouloir et pouvoir. Vouloir nous brûle et pouvoir nous détruit. » Honoré de Balzac, la Peau de chagrin. Ainsi, le président de la République pense avoir gagné la bataille des universités : il pourra se targuer d'avoir réformé l'irréformable, d'avoir brisé la résistance d'un milieu réputé rebelle au changement. Et c'est cela qui compte avant tout pour lui : démontrer sa puissance réformatrice. Peu importe le prix à payer, qui est lourd : rupture profonde entre le pouvoir politique et l'immense majorité de la communauté scientifique, humiliation, désarroi des universitaires et des étudiants, discrédit jeté sur l'institution… Peu importent les méthodes : démagogie, chantage aux examens, menaces ou répression. Et surtout cynisme éhonté : François Fillon, interpellé sur l'ouverture d'une négociation, répliquait : « Pourquoi discuter alors que 80 % des universités sont maintenant au travail ? » Voilà une manière bien particulière de donner raison finalement aux bloqueurs, qui disaient n'avoir pas d'autres moyens de se faire entendre. Posez les armes, et l'Exécutif vous fusille dans le dos ! Peu importe, enfin, pour combien de temps, le calme est retrouvé : les problèmes restent en suspens et la révolte succédera inévitablement à la désespérance. Mais, au-delà du cas d'espèce, l'affaire devrait inquiéter tous les Français. Cette volonté irréductible de passer en force, qui n'a pas été aussi radicale ailleurs qu'en face des universitaires, en dit long sur la conception de l'exercice du pouvoir de notre président, sur son refus viscéral de tout foyer de résistance à ses volontés : l'université est un lieu éminemment symbolique ; la rendre à merci devient une manière de la punir de son indépendance et de faire un exemple. Cela n'est pas sans rappeler la sombre figure de ce sombre XIVe siècle, que dépeint Michelet sous les traits de Charles le Téméraire : même volonté d'imposer un ordre rêvé par lui, envers et contre tous les obstacles, même désir d'affaiblir et de punir ceux qui pensent et agissent contre son projet. Avec le duc de Bourgogne, il s'agissait d'un rêve de chevalerie, il s'agissait des paisibles paysans suisses, des marchands flamands. Ici, on rêve d'une société de forts, d'hommes qui réussissent, de libre concurrence. Tant pis si le réel contredit le désir, si l'attente se fait chaque jour plus forte d'un État protecteur. L'homme de pouvoir s'abandonne aux forces aveugles et prend le masque tragique de l'ange exterminateur. Le temps est venu de lire Balzac. On y verra que le romancier, après avoir dénoncé la diabolique logique du pouvoir, propose un remède : « Vouloir et pouvoir ; entre ces deux termes de l'action humaine, il est une autre formule dont s'emparent les sages. Vouloir nous brûle et pouvoir nous détruit, mais savoir laisse notre faible organisation dans un perpétuel état de calme. » Puisse-t-on saluer ce conseil avant que l'université ne devienne une peau de chagrin. Évitons le retour des loups.
http://www.humanite.fr/2009-05-23_Tribune-libre_La-tragedie-de-l-ange-exterminateur

- "Université : le gouvernement veut imposer la masterisation de force", Médiapart, 22 mai 2009.
Le gouvernement veut passer outre l'opposition des universitaires à ses réformes. Dernier exemple en date: alors que la commission Marois-Filâtre, chargée de déminer l'épineux dossier de la réforme de la formation des enseignants, doit rendre ses conclusions le 15 juillet, les projets de décrets (notamment celui-ci et celui-là) instaurant la «masterisation» viennent d'être publiés. Ils doivent passer en comité technique paritaire ministériel (CTPM) le 27 mai, et au conseil supérieur de la fonction publique le 12 juin.
Lire la suite sur :  http://www.mediapart.fr/journal/france/210509/universite-le-gouvernement-veut-imposer-la-masterisation-de-force

- "Passage en force : la "masterisation" sans master est sur le site du ministère (19 mai 2009) "
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2609
Les groupes de travail n’ont pas terminé leurs réunions, la commission Marois – Filâtre n’a pas commencé ses consultations. Mais sur le site du ministère, la réforme est en place.
Comment dit-on, déjà ? “j’écoute, mais je ne tiens pas compte !”  La formation (durée non précisée) que les stagiaires recevront est officiellement appelée “formation continue” (et non plus “formation continuée” terme pudique employé dans les groupes de travail). Voilà qui officialise la disparition des IUFM, qui ne sont plus chargés que de la formation initiale. La revalorisation salariale ne s’applique qu’aux débutants. Qu’en penseront les professeurs actuellement titulaires qui espéraient à bon droit une revalorisation salariale ?
les stages en responsabilité pourront avoir lieu. Ils auront une longueur maximale de 108h. Bref, en fonction des besoins on fera appel à des étudiants de master pour assurer les remplacements des titulaires ou plus probablement des stagiaires partant en formation continue. Autrement dit, dans les classes, les professeurs débutants seront remplacés par des étudiants. Qu’en penseront les familles ?
il y aura 12 000 bourses “au mérite”. Comment se fera la répartition ? selon quels critères ? Combien chaque université, chaque département recevra-t-il de bourses ? Qui arbitrera la foire d’empoigne au moment de la répartition des bourses au mérite entre universités ?
Le reste – l’organisation des masters – n’est pas fixé : le ministère de l’éducation nationale s’en moque. Une masterisation sans master, en quelque sorte.

Voir le dernier texte de la Coordination Nationale de la Formation des Enseignants en PJ : Continuer_à_former_des_enseignants

- "Universités : l'autonomie à l'épreuve des faits", Le Monde, 18 mai 2009.
Le gouvernement ne reviendra "jamais" sur le principe de l'autonomie des universités. Par deux fois, jeudi 14 mai, le président de la République et le premier ministre ont rappelé leur attachement à la loi relative aux responsabilités et aux libertés des universités (LRU) d'août 2007. Pourtant, à en croire les présidents d'université qui en tirent un premier bilan, cette autonomie semble être rognée de toute part depuis sa mise en oeuvre le 1er janvier. Cinq mois après le transfert de nouvelles compétences en matière de budget et de gestion des ressources humaines à 18 universités, leurs présidents se sont émus, le 14 mai, devant Nicolas Sarkozy, de la lourdeur des contrôles administratifs.
La suite sur : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/18/universites-l-autonomie-a-l-epreuve-des-faits_1194635_3224.html#ens_id=1183758

- "UFR Histoire : les pieds dans le bac", DNA (dernières nouvelles d'Alsace), 16 mai 2009.
Lire l'article en PJ : DNA 16 mai 2009.

- "Affaire Pérol-Caisses d'Epargne", Médiapart, depuis le 4 mai 2009. Quand Médiapart et la liberté d'expression sont attaqués en justice...
Voir article des Inrock' en PJ : Médiapart.
Une pétition est à signer sur http://www.mediapart.fr/club/blog/la-redaction-mediapart/040509/affaire-perol-caisses-d-epargne-soutenez-mediapart
Voir également à "appels et pétitions".


- "
Reportage vidéo à l'université de Besançon : une dernière semaine de grève", Jade Lindgaard, Médiapart, 16 Mai 2009.
Champ de ruines ou champ de bataille : à quoi ressemble l'université française après 15 semaines de grève ? Sans doute à un vaste puzzle en recomposition.
La suite sur
http://www.mediapart.fr/journal/france/160509/reportage-video-l-universite-de-besancon-une-derniere-semaine-de-greve
Et pour voir directement la vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x9atwm_derniere-semaine-de-greve-avant-les_news


- "Mastérisation : les syndicats ne relâchent pas la pression", par Céline Manceau, www.educpros.fr, le 15 mai 2009.
"Les annonces de Xavier Darcos sur la mastérisation, le 13 mai 2009, ont été approuvées par les syndicats et les étudiants en IUFM. Une première depuis plusieurs mois de mobilisation. Mais derrière ce satisfecit, les syndicats restent vigilants […]"
Lire la suite : http://www.educpros.fr/detail-article/h/9292f20632/a/masterisation-les-syndicats-ne-relachent-pas-la-pression.html


-
"L'Unef, le Snesup-FSU et SLU appellent à valider l'année universitaire", par Sylvestre Huet, Libération, le mardi 12 mai 2009.
"Alors que l'UMP et Xavier Darcos jettent de l'huile sur le feu universitaire, le principal syndicat du supérieur, le Snesup-FSU, l'Unef, Sauvons l'Université et Sauvons la Recherche et le SNTRS CGT viennent de montrer leur sens des responsabilités."
Lire la suite sur: http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/05/lunef-le-snesupfsu-et-slu-appellent-%C3%A0-la-tenue-des-examens.html

- "Blocage des facs : des médias aux ordres", par Anna Alter, Marianne, le mercredi 13 Mai 2009
"Pourquoi la presse s'obstine-t-elle à faire sien le discours du gouvernement, à dire que le blocage des universités est le fait de quelques gauchistes?"
Lire la suite sur: http://www.marianne2.fr/Blocage-des-facs-des-medias-aux-ordres_a179612.html?com

- "Gâchis", Libération (13 mai)
La première phrase: "Tous perdants. Après quatre mois d’un conflit illisible, la crise sans précédent que traverse l’université française a le goût amer d’un grand gâchis dont le pays aurait pu se passer."
Les dernières: "Nicolas Sarkozy se réjouira peut-être d’avoir remporté, face aux conservatismes universitaires de droite comme de gauche, une victoire à l’usure. Il aura tort. Il ne mesure pas, pour mal la connaître, que l’université sortira plus affaiblie de ce conflit qu’après les mouvements étudiants plus classiques qu’elle a connus ces dernières années."
Le reste sur:
http://www.liberation.fr/societe/0101566675-gachis

-
"L’Etat veut noircir le tableau : Contrairement aux annonces du ministère, les facs en grève ne pâtiraient pas d’une mauvaise image auprès des lycéens." Libération (13 mai)
http://www.liberation.fr/education/0101566674-l-etat-veut-noircir-le-tableau

- "Le savant calcul du ministère: Valérie Pécresse aurait sciemment misé sur la politique du pire pour faire plier les universitaires." Analyse de Sylvestre Huet (Libération, 13 mai)
http://www.liberation.fr/sciences/0101566677-le-savant-calcul-du-ministere

- "L'université dans un cul de fac": où en est la situation pour les différents acteurs de la mobilisation : les étudiants, les enseignants-chercheurs, les présidents, et la ministre? 
A lire sur Libération.fr (13 mai):
http://www.liberation.fr/education/0101566678-l-universite-dans-un-cul-de-fac

- Trente profs répondent aux Présidents d'université, Marianne 2, Philippe Cohen, 11 Mai 2009.

Dans certaines situations, le gouvernement a su agir avec célérité pour résoudre un conflit social. En quelques heures, les pêcheurs bretons ou les gardiens de prison ont été entendus et certaines de leurs revendications satisfaites, et c'est tant mieux.
Mais pourquoi tant d'indifférence à l'égard du mouvement des universitaires ? Pourquoi pour la première fois depuis 1968, un gouvernement français a-t-il donné l'impression de laisser pourrir sciemment un mouvement ? Pourquoi n'avoir pas su réellement mener une négociation permettant d'entendre réellement la contestation fondamentale des enseignants ?
La suite sur http://www.marianne2.fr/Trente-profs-repondent-aux-Presidents-d-universite_a179578.html

- L'UMP veut modifier l'élection des présidents d'université
, Sylvestre Huet, Blog Libération, 11 mai 2009.
Comment s'assurer que les présidents d'universités seront plus souvent du côté du pouvoir politique ? Et plus sensibles aux demandes des directions d'entreprises ? En renforçant l'influence de l'Etat et des personnalités non élues des conseils d'administration dans le choix du président ! C'est l'étrange notion de "l'autonomie" que défend une proposition de loi du député UMP Benoist Apparu.
La suite sur :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/05/lump-veut-modifier-l%C3%A9lection-des-pr%C3%A9sidents-duniversit%C3%A9.html

- À Besançon, une brigade de la grève, par Jade Lingard, Mediapart, 9 mai 2009.  "A l'université de Franche-Comté, une assemblée générale d'étudiants et d'enseignants a voté la validation automatique du second semestre, c'est-à-dire la non-tenue des examens. Quelques partiels ont quand même lieu, systématiquement interrompus par des groupes d'étudiants bloqueurs." Reportage vidéo sur
http://www.mediapart.fr/journal/france/080509/besancon-une-brigade-de-la-greve

- La police évacue les bloqueurs de l'université de Caen : 21 interpellations, Google/ AFP, 8 mai 2009
CAEN (AFP) — La police a fait évacuer "dans le calme" vendredi matin des jeunes qui interdisaient depuis deux semaines l'accès à des bâtiments de l'université de Caen et a procédé à 21 interpellations, a-t-on appris auprès de la présidente de l'établissement, Josette Travert.
La suite sur http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i1NzEJDKNVrD5HOfAZINhxbEL15A

- Une visite de Sarkozy, et la vie s'arrête ! par Gérald Andrieu, Marianne 2, 8 mai 2009
"Les forces de l’ordre ne seraient pas intervenues pour débloquer l’université de Toulon afin de ne pas créer d’incidents lors de la visite de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui, dans le Var. Le préfet nie formellement et explique ne pas avoir été sollicité par le président de la faculté. Ah bon ?"
La suite sur http://www.marianne2.fr/Une-visite-de-Sarkozy,-et-la-vie-s-arrete!_a179396.html

- Comment l'OCDE décrit les réformes envisagées à l'université, pays par pays.
France. Élargir l’autonomie des universités au-delà de ce qui a été réalisé en 2007, surtout pour la gestion budgétaire, le recrutement et la rémunération du personnel. De plus, bien qu’on ait facilité les donations de fondations privées aux universités, de nouvelles mesures sont nécessaires pour favoriser le financement privé des universités, notamment en ayant davantage recours aux droits de scolarité, cette mesure se doublant de prêts étudiants remboursables en fonction du revenu ultérieur.
http://www.fabula.org/actualites/article31218.php
Sur les systèmes de prêts étudiants et la dette étudiante, voir Comparaison avec le "modèle" anglo-saxon

- "Les études à l'université sont les plus demandées par les lycéens généraux pour la rentrée"
.
Pour la prochaine rentrée, les élèves de terminale générale souhaitent en premier lieu poursuivre leurs études en licence, à l'université, selon les premiers chiffres du ministère de l'Enseignement supérieur (...). Sur 632.000 élèves, dont 80% d'élèves de terminale (...), les candidats bacheliers généraux demandent à 42,2%, en premier lieu, une licence générale à l'université (...). Ils sont ensuite 18,6% à souhaiter en premier voeu un Institut universitaire de technologie (IUT), 18,3% une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), 11,9% une Section de technicien supérieur (STS) et 9% une autre formation, selon le ministère. Dans le détail, pour la série L (lettres), 61% souhaitent, en premier voeu, poursuivre en licence, 7% en IUT, 10% en CPGE, 13% en STS et 9% dans d'autres formations. En série ES (sciences économiques et sociales), 42% demandent une licence, 25% un IUT, 10% une CPGE, 17% une STS et 6% une autre formation. En "S" (scientifique), 34% formulent le voeu de faire une licence, 18% un IUT, 24% une CPGE, 8% une STS et 16% une autre formation. S'agissant des candidats bacheliers technologiques (qui poursuivent leurs études à 74,3%), les sections théâtre/musique/danse demandent à 90%, en premier voeu, une licence. Pour les autres sections, c'est une STS qui est le plus souvent demandée: à 84% pour les sections agricoles, à 68% dans le secteur industriel, à 63% en gestion, à 61% en laboratoire, à 52% dans le secteur santé/social. (...)

Texte entier sur : http://www.fabula.org/actualites/article31190.php

-
EDVIGE bis au CNRS ?
Le 6 mai, la Coordination Nationale des Universités dénonce la campagne gouvernementale et médiatique contre les enseignants-chercheurs, ainsi que la préparation de nouvelles mesures destinées à réprimer les mouvements en cours. Au même moment, le fichage à grande échelle des fonctionnaires semble devenir une réalité. Le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS <http://www.cnrs.fr/>) met en place son propre logiciel du type EDVIGE, d'après un communiqué intersyndical du 4 mai. Les enseignants-chercheurs, en tant que membres des laboratoires de
recherche, sont concernés au même titre que les chercheurs de l'organisme. On peut difficilement considérer les deux événements comme disjoints, un tel fichage ne pouvant qu'aider à des opérations répressives et au déguisement éventuel de certaines sanctions.

La suite, sur le lien : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/05/06/edvige-bis-au-cnrs.html


-
Les nouveaux accords signés avec le Vatican : "Quand le prêtre formera l'instituteur"
, par Caroline Fourest, Le Monde, 30 avril 09.
"On assiste à  un assaut sans précédent pour tenter d'affaiblir l'enseignement républicain et laïque au profit de l'enseignement privé et confessionnel. En principe, la République "ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte". En coulisse, tout est fait pour torpiller l'esprit de cette loi dèss qu'il s'agit d'éducation nationale (...)."
Voir texte en
PJ : Accords Vatican

- France 24, 28 avril :
"Des professeurs en colère refusent de présider les jurys du bac"
http://www.france24.com/fr/20090428-universitaires-colere-presider-jurys-bac-education-greves-contestation-enseignants-chercheurs

- Il n'y a que Le Monde qui publie des articles "quelques peu partiels" sur la mobilisation actuelle :
"La Terreur des Bloqueurs", par Virginie Roussel, journaliste et chargée de cours à l'université Paris III, Libération, 27 avril, 2009.
"Les grévistes qui bloquent l’université de Paris-III éliminent-ils les étudiants les plus fragiles et les plus précaires – ceux qui nous servent au McDo  – en les dissuadant de poursuivre leurs études ? Oui !

Mettent-ils en danger les étudiants étrangers qui doivent justifier de leur scolarité pour obtenir le renouvellement de leur carte de séjour à la préfecture de police, sans quoi ils risquent de se retrouver sans papiers? Encore oui.
[…]
"
http://www.liberation.fr/societe/0101564295-la-terreur-des-bloqueurs

- Le CNRS est-il discrètement en train d'amorcer son autodissolution ? : "CNRS : au secours, mon labo a disparu !", par Jade Lindgaard, MEDIAPART, 26 avril 2009. Voir PJ. CNRS.pdf
http://www.mediapart.fr/journal/france/260409/cnrs-au-secours-mon-labo-disparu

- Dépêches de l'éducation, 25 avril 2009 : Franche-Comté : 76 enseignants-chercheurs refusent de présider les jurys du Bac 

Dans une lettre ouverte adressée à la présidence de l'Université de Franche-Comté (UFC), 76 enseignants-chercheurs refusent de présider les jurys du baccalauréat 2009, pour "s'opposer à la destruction du système éducatif français".

Les signataires refusent que la présidence de l'Université de Franche-Comté transmettent leur nom au rectorat de l'académie de Besançon, pour présider les jurys du bac de la session 2009.

"Depuis le 2 février, les universités sont en grève pour s'opposer à la destruction du système éducatif français et défendre l'avenir de nos enfants. C'est pourquoi nous refusons que vous transmettiez nos noms à la rectrice afin qu'elle procède à la constitution des jurys de baccalauréat", précise cette missive.

Les signataires, qui sont issus des UFR de lettres, de sciences, de droit, de sports de l'Université de Franche-Comté, ainsi que de l'IUFM, protestent contre le projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants, contre la modification du statut des enseignants-chercheurs et contre le projet de contrat doctoral qui oblige les doctorants à trouver un financement pour leur thèse.

Source : http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20090425&key2=090424164052.6tmpyho7.xml

- France 2, 22 avril, journal de 13h00 :
des épreuves reportées ?

- Sur la situation des universités américaines après la crise  financière : "The Universities in Trouble", par Andrew Delbanco, The New York Review of Books, vol.56, n° 8,  14 avril, 2009.
http://www.nybooks.com/articles/22673


- "Les chercheurs découvrent la lune", Le Plan B, Avril-mai 2009, n°18
Tant qu'elle ne les menaçait pas directement, la casse des services publics laissait les universitaires indifférents. À présent que leurs avantages sont en danger, ils dégainent leurs sabres en bois.
+ "L'intelligentsia radicale chic"
Ils réprouvent les médias mais adorent s'y montrer. D'Alain Badiou à Slavoj Zizek en passant par Jacques Rancière, les philosophes critiques font rimer transgression avec autopromotion

+ "Pour soutenir les profs, cliquez sur les pubs de la BNP"
Lassés de mendier une tribune (que personne d'ailleurs ne lit plus) dans les colonnes du Monde ou de Libération, les professeurs et les chercheurs ont-ils enfin accédé à l'intelligence politique des cheminots de la gare Saint-Lazare ? Ont-ils enfin compris que la presse constitue l'un des principaux piliers de l'ordre social ?

Lire ces articles en p.j.

- Universités : le rattrapage des cours s'organise, par Luc Cédelle, Maryline Baumard, Christian Bonrepaux, Benoît Floc'h et Philippe Jacqué,Le Monde, 16 avril 2009.
Après dix semaines de contestation dans les universités, comment les étudiants vont-ils valider leur année ? La question est épineuse, car une part importante des enseignements n'a pas été dispensée. L'enjeu est de faire passer des examens du second semestre qui ne soient pas de pure forme.
La suite sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/04/16/comment-les-universites-entendent-rattraper-une-annee-chahutee_1181476_3224.html#ens_id=1088072



- "Quand les flics quadrillent les universités", Les Inrockuptibles n°697, 7-13 avril 2009.
Expulsion des facs, violences : la pression sécuritaire s'est accrue pour casser une mobilisation qui ne faiblit pas. Lire la suite en PJ : Les Inrocks 070409.


- "Université : la colère reste entière", tribune libre parue dans l'Humanité du 15 avril 2009.
Par Stéphane TASSEL, Secrétaire Général du SNESUP-FSU
A la dixième semaine d'une mobilisation sans précédent tant par l'unité des acteurs que par la durée et la diversité des actions qui l'animent, le gouvernement tente d'éluder le débat de fond et les raisons profondes qui maintiennent intacte la détermination des collègues. Si la mobilisation a permis d'infléchir les positions que le gouvernement nous oppose maintenant depuis plus de deux mois, les collègues n'ont obtenu aucune réponse portant sur le cœur de nos revendications : leur colère reste entière
http://www.snesup.fr/Presse-et-documentation?aid=4105&ptid=5

- "Sur notre grève, même Le Figaro est plus équilibré que Le Monde !"
, émission Arrêt sur Images, 8 avril 2009.
Un mouvement social peut-il appeler à boycotter un média parce qu'il estime que ses actions ne sont pas assez, ou mal, couvertes ? C'est la question que pose la "charte de bonne conduite", lancée dans le milieu des enseignants-chercheurs en direction du Monde. Cet appel au boycott cherche à taper là où ça fait mal : au porte-monnaie. Pourquoi ? Quelle pertinence ? Et quel regard porter sur la médiatisation de la grève des enseignants-chercheurs, qui dure depuis plus de deux mois ?
Pour tenter de répondre, avis de Jérôme Valluy, enseignant-chercheur en sociologie politique à Paris 1 et initiateur de l'appel au boycott du Monde, et Valérie Robert, enseignante à Paris 3 et responsable de la communication de l'association "Sauvons l'université".
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1857 (vidéo d'une heure)
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1849 (texte)
D'autres textes sur le même sujet sur : http://www.arretsurimages.net/dossier.php?id=144... pour les abonnés (dont je suis).

- "De la LOLF à la LRU, la casse de la recherche (IV)"
, Courrier International, 16.04.2009
Le Monde paru le 16 avril consacre la une à la question du « rattrapage des cours » dans les universités, mais l'article ne semble guère s'intéresser à la situation intrinsèquement conflictuelle créée par les passages en force gouvernementaux. Les actuels projets de décret très controversés de Valérie Pécresse concernant le statut des enseignants-chercheurs, le Conseil National des Universités (CNU) et le contrat doctoral ont-ils été soumis au Conseil d'Etat ? Doit-on s'attendre à une signature rapide de ces décrets ? De même, jusqu'où ira le démantèlement accéléré du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), de l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et de l'ensemble des organismes de recherche publics ? En réalité, il semble bien que la logique « gestionnaire » et marchande de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances (LOLF) d'août 2001 et de la stratégie de Lisbonne de mars 2000 soit mise en application coûte que coûte, malgré son échec historique dont témoigne de manière criante l'actuelle crise économique et financière. La Loi n°2006-450 du 18 avril 2006 de programme pour la recherche et la Loi n°2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), qui se trouvent à la base des actuels projets de décret, ne sont, tout compte fait, que des applications de la même logique. Laquelle, en réalité, repose depuis longtemps sur un large « consensus transversal » au sein de la « classe politique » et des coupoles de « décideurs ».
La suite sur http://sites.google.com/site/ufcenlutte/medias-inter-nationaux

- Pourquoi pas une nuit de l'université en Mai ?
comme cela a eu lieu à l'IUFM de Fondettes, en Indre-et-Loire. Voir PJ : la Nouvelle République du 15 avril 2009.

- La liste des lycées qui vont expérimenter des pans de la réforme Darcos.
Journal La Croix - 9 avril 2009 - Source : Ministère de l'éducation.
Lire en PJ : "La liste des lycées"

- Radio Nova /
Podcast / Les Grandes Enquêtes de la petite Rédaction
, 16 avril 2009
Sujet sur : Des universitaires boycottent "Le Monde". À écouter sur http://www.novaplanet.com/radio-nova/podcast/?id=29  / ou plus directement : http://www.novaplanet.com/mp3/Les_Grandes_Enqu_tes_de_la_petite_R_daction/les-grandes-enquetes-de-la-petite-redaction-5942-2009-04-16.mp3   (5 minutes)

-
TRIBUNE LIBRE, Universités : qui sacrifie qui ?, journal SUD OUEST, 16 Avril 2009
Lire en PJ : "Tribune Libre"

- "Enseignants-chercheurs. La Princesse de Clèves est dans la rue", Charlie-Hebdo du 8 avril 2009. Voir PJ : Charlie-Hebdo (1 et 2).
"Être chercheur en araméen ancien, c'est pire que lire La
Princesse de Clèves", Françoise Héritier, anthropologue.

- "Arrêtons de discréditer l'université", Le Monde, 4 octobre 2006 : l'université propose un bon niveau de savoir à tous les étudiants.
Lire en PJ "Arrêtons de discréditer l'université"

- Dossier dans L'Etudiant:
"Mouvement universitaire : quel impact sur les inscriptions post-bac ?"
http://www.letudiant.fr/etudes/inscription/inscriptions-post-bac-avez-vous-ete-influence-par-le-mouvement-des-universites-16051.html

- "Le président pro-Pécresse de Paris-7 démissionne", 9 avril 2009 :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/04/le-prsident-pro.html

- "Le mouvement des personnels BIATOSS - ITA sort de l'ombre", Educ Pros, 7 avril:
La coordination nationale des personnels BIATOSS et ITA appelle à une journée "bureaux vides" le 8 avril 2009, après celle du 2 avril. Ceux qui « font tourner la machine » dans les universités et les organismes de recherche marchaient en tête dans le dernier cortège parisien.

http://www.educpros.fr/detail-article/h/c1b0bf3abe/a/le-mouvement-des-personnels-biatoss-ita-sort-de-l-ombre.html

-
"Sur les pavés de la Sorbonne, une plage contre la réforme", Rue 89, 8 avril:
http://www.rue89.com/2009/04/08/sur-les-paves-de-la-sorbonne-une-plage-contre-la-reforme

-
"Tour de vis policier dans les manifs universitaires", Rue 89, 8 avril: http://www.rue89.com/2009/04/08/tour-de-vis-policier-dans-les-manifs-universitaires

- "Le conflit dans les universités s'est encore durci" 12/13 de France 3 du 7 avril 2009

Vidéo YouTube

 
 
- Universités et recherche, quelle issue pour un conflit qui dure ? http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/04/universits-quel.html#more
Comment en sortir ? Qui veut vraiment en sortir ? Ces deux questions sont posées à tous les acteurs du conflit qui secoue les universités depuis dix semaines, un record depuis 1968.

 
 
 
- Texte de Segolène Royal, pdt du conseil régional de Poitou-Charentes, sur l'université : http://www.liberation.fr/societe/0101559963-sauver-l-universite-vite
 
 
- Article qui parle des réformes et aussi de la mobilisation à Besançon (certains se reconnaitront...); c'est en anglais, désolé pour les non-anglophones. M a t t h e w   P i r e s, Maitre de conférences, Université de Franche-Comté. VOIR PJ
 
 

- Violences policières (voir la page consacrée à cette rubrique)
 
 
- "Non à l'université bling-bling". Les Inrocks décryptent ce conflit autour de la recherche universitaire dans un dossier spécial. 
"Depuis maintenant deux mois, la communauté universitaire se mobilise à bloc contre les réformes de l'enseignement supérieur et de la recherche qui visent à autonomiser les
universités et faire ainsi de leurs présidents des chefs d'entreprise. Suppressions de postes, baisse du potentiel de la recherche et de l'enseignement sont à prévoir... Pour lutter
contre ces réformes, les universitaires développent de nouveaux modes d'intervention et mènent un travail de réflexion sur leur avenir."
 
- Samedi 28 mars: L'ensemble du 7-9 de France Inter était consacré à la ronde des obstinés, avec ses acteurs.
Enregistrement intégral à l'adresse suivante : http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septneuf_sam/

- "Hôpital: fronde des médecins contre la réforme" (Le Monde, 28 mars)
Nicolas Sarkozy veut un seul patron à l'hôpital. Le corps médical dénonce une logique d'entreprise
Lire en PJ "Hôpital"

 

 

-JT de TF1 du 22 mars 2009

Vidéo YouTube


- L’université et la recherche dans la manifestation de Paris: blog Sylvestre Huet (19 mars)
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/03/luniversit-et-l.html

- "4 gardes à vue après de violents accrochages entre étudiants et CRS" (18 mars). Une manifestation spontanée a dégénéré dans la nuit de mardi à mercredi à Montmartre à Paris. Des actes de vandalisme auraient été commis par des étudiants. La police a chargé. http://www.liberation.fr/societe/0101556193-violents-accrochages-entre-etudiants-et-crs-cette-nuit-a-montmartre

- Pour les ANGLICISTES, revue de presse de l’actualité universitaire dans le monde anglophone, sur le site de SLU: http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2053

- "92 députés UMP proposent l’université payante", blog Sylvestre Huet, 13 mars

Manif_anti_lru_2

Vers la fin de la «gratuité» des universités publiques? C'est ce que sous-tend une proposition de loi déposée par 92 députés UMP en janvier sur le bureau de l’Assemblée Nationale.

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/03/92-dputs-ump-pr.html

Lire le texte de la proposition de loi en PJ ("Projet privatisation")


- "Non à la Star' Fac", Libération, 12 mars:
"Ce ne sont pas des individus réclamant un confort personnel. Mais des citoyens investis d’une mission, ayant foi en le système éducatif français et refusant d’accepter sa remise en cause.(...) Ceci n’est pas une enième manifestation d’enseignants. Nous assistons à la constitution d’un mouvement social de grande ampleur."
 
A lire sur: http://www.liberation.fr/societe/0101553763-non-a-la-star-fac

 
- Universités : mobilisations et négociations tous azimuts [12/03/09 ]: http://www.lesechos.fr/info/france/4841453-universites-mobilisations-et-negociations-tous-azimuts.htm

- Quand des enseignants-chercheurs se mettent à bloquer, Blog Libé, 5 mars 2009
"Depuis mardi 14 heures, des enseignants-chercheurs bloquent des bâtiments à l'université de Bordeaux 3. L'affaire est suffisamment rare pour être signalée. Et le mouvement s'étend dans la fac: après les géographes, les historiens et les enseignants de langues ont suivi. Le signe d'une radicalisation du mouvement alors qu'une nouvelle journée de manifestations est prévue aujourd'hui un peu partout en France. 
Les négociations engagées par Valérie Pécresse suffiront-elles à faire baisser la tension ? Ca n'est pas gagné. D'autant qu'elles ne concernent que le statut des enseignants-chercheurs, un des problèmes qui mobilisent parmi d'autres. Or dans les universités de lettres et sciences humaines comme Bordeaux 3, la réforme de la formation des enseignants des premier et second degré -la "masterisation" - inquiète tout autant. Si ce n'est plus..." La suite sur:
 

- Le Canard Enchaîné, 4 mars



- Valérie Pécresse consulte la CPU et les syndicats, Nouvel Obs (27 fév:) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090227.OBS6541/valerie_pecresse_consulte_la_cpu_et_les_syndicats.html



- "CNRS : qui programme la réduction de ses effectifs ?" (Blog Sylvestre Huet, 27 fév. 2009) http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/02/le-gouvernement.html

Informations
sur les suppressions de postes recoupées par Philippe Büttgen, CNRS, Villejuif: "La direction du CNRS a essayé, sur ordre, de les retenir le plus longtemps possible. 600 ITA, 250 chercheurs. A cela s'ajoutent les 450 "chaires mixtes universités-organismes", dont chacune représente un poste de CR ET un poste de MCF. Pas de suppressions de postes d'enseignants-chercheurs en 2010-2011, nous dit-on ? Les voici, pourtant."

Voir aussi Communiqué des syndicats du CNRS sur: http://sites.google.com/site/ufcenlutte/prises-de-position/socits-savantes-collectifs


- Le gouvernement cherche à en finir avec le conflit dans les universités: article du Monde (26 fév.):
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/02/26/le-gouvernement-cherche-a-en-finir-avec-le-conflit-dans-les-universites_1160493_823448.html#ens_id=1145667


- Fillon amorce un premier recul devant la mobilisation des universités, 25 fevrier 2009: http://sciences.blogs.liberation.fr:80/home/2009/02/fillon-amorce-u.html

- Le Canard Enchainé

 

- Universités : grève active et note de conjoncture politique, Blog LIberation 23 fev09: http://sciences.blogs.liberation.fr:80/home/2009/02/universit-grve.html?xtor=EPR-450206

 
- Le Canard enchaîné, "L'Elysée envoie à Pécresse un faire-part de décret" (18 février), voir PJ

- France Culture, émission "Du grain à moudre" (19 fév.) : Recherche et enseignement supérieur : comment rénover l'Université ?
Débat
enregistré le 10 fév. entre Valérie Pécresse et Bertrand Monthubert (secrétaire national à l’Enseignement supérieur et à la Recherche au Parti Socialiste)
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/fiche.php?diffusion_id=70992
 
 
- Pour les forts en allemand ;), quelques vues sur le mouvement des jeunes en France (Jugendbewegung), la crise politique en France et l'économie du gouvernement Sarkozy.

- 4 textes importants, postés le 17 / 02 sur le blog de Sylvestre Huet. http://sciences.blogs.liberation.fr/home/

- Le Monde, 15/02/09 : "Valérie Pécresse déterminée à poursuivre la réforme de l'enseignement supérieur"
Où l'on apprend que "[le décret] n'est pas caduc car il n'existait pas"...
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/02/15/valerie-pecresse-determinee-a-poursuivre-la-reforme-du-superieur_1155672_823448.html

 - Le collectif 'Sauvons la recherche" estime que le délai supplémentaire est une 'manoeuvre grossière". LIbération 15 fev 09. Lire la PJ

- "Réforme. Enseignants et universitaires dénoncent "le mépris" du ministre. par Véronique Soulé, Libération, 14/02/09. Il aurait voulu jeter de l’huile sur le feu qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Les propos du ministre de l’Education Xavier Darcos jeudi sur la formation des professeurs ont provoqué un tollé dans le monde enseignant et universitaire." Lire la PJ
 
- "Recherche profs non qualifiés désespérément": article de Libération, 13 fév.: 

- Un quart des enseignants chercheurs ne publient pas  - Le Figaro (on croit rêver, surtout à la lecture des commentaires des lecteurs...)
 
Pour contrebalancer, lire l'article de l'Humanité,
- « L’objectif est de prolétariser les enseignants-chercheurs », L'Humanité, 10 fév 09. voir PJ.
 
- Presse internationale, article du Guardian sur la mobilisation en France (5 fev. 2009): http://www.guardian.co.uk/education/2009/feb/05/internationaleducationnews-france
 
- Article paru sur le site du Nouvel Observateur  le 5 février 2009

- Le commentaire politique de Christophe Barbier du 3 février sur LCI-TF1: vidéo "édifiante", qui irritera quelques nerfs !
http://tf1.lci.fr/infos/podcast/analyse_barbier/0,,4245310,00-le-commentaire-politique-de-christophe-barbier-du-3-fevrier-.html

- Voir la matinale de France-Culture du 5 février (consacrée au mouvement) http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/
 
 - Le 13 h de France 2, V Pécresse accueillie fraîchement, la manif, avec un historien (Alexandre je crois), à l’intérieur avec Sandra Boehringer et les banderoles…
<http://www.dailymotion.com/search/%22strasbourg%22/video/x89qzw_une-journee-a-haut-risque-pour-v-pe_news> 


Pièces jointes (30)