- Manifestation interprofessionnelle du 26 mai 2009
- Dépouillement du vote AG du 11 mai (1178 bulletins à dépouiller... dans un couloir !)
"L'AG de la fac de Lettres vote la non-tenue des examens et la validation automatique du semestre (Lundi 4 mai 2009)" Photos Hadrien Bru
- Présence des étudiants et personnels de l'Université de Franche-Comté à son Conseil
d'Administration, le 14 avril 2009" "Lors de l’Assemblée générale de l’Université de Franche-Comté qui s’est tenue le 1er Avril à l’IUFM Montjoux, décision avait été prise par vote d’empêcher la tenue de tous les Conseils d’Administration prévus pendant le mouvement des universités. L’A.G de l’UFR-SLHS le 9 avril a confirmé cette décision. Les étudiants-es et personnels mobilisés-es se sont rassemblés pacifiquement devant la Présidence à partir de 8h30, ce mardi 14 avril. Devant les portes maintenues fermées par l’administration, qui empêchait même son propre personnel d’entrer, un sit-in s’est spontanément organisé . A 10h., l’équipe présidentielle a entrepris de dégager l’accès, s’en prenant physiquement aux étudiants-es et refusant tout dialogue. Dans une perspective plus constructive, les étudiants-es et personnels mobilisés ont remis aux élus une proposition de motion condamnant les comités de sélection et affirmant clairement leur opposition à la L.R.U et aux décrets contestés. En outre, ils leur ont demandé de pratiquer la rétention administrative des résultats des concours de recrutement. Des étudiants-es et personnels mobilisés" - Fausse "Manif de droite", mardi 7 avril : 80 manifestants selon les organisateurs, 2000 selon la police... ;-)) Photos: Nathalie Pavec
Quelques autres slogans lus et entendus:
Pensez moins, dépensez plus
Grévistes = terroristes Une seule solution, la privatisation Prends pas le bus, achète-toi un Airbus Faites du chiffre, pas des lettres Moins de CAPES, plus de CRS Moins de chercheurs, plus de traders Non, non, non aux manifestations Pas d'alloc pour les dreadlocks La culture, ça fait mal à la tête La culture oui... mais d'entreprise La démocratie, c'est Sarkozy - c'est pas les syndicats qui font la loi Désolés pour le dérangement, c'est la faute des étudiants Liquidons 68 Moins de subventions, plus de répression A bas les pauvres Sarkozy au pouvoir, les gauchistes à l'abattoir Respectez la priorité à droite Les banquiers avec nous Etudiants en prison, c'est ça la solution Merci les banques, merci les banques, merci! Chômeurs = profiteurs Moins d'assedic, plus de domestiques Benoît XVI président On est plus, plus, plus de droite que vous - 7 avril 2009 devant la Présidence de l'Université de Franche-Comté, photos et vidéo de Julien Gauthier.
"Des membres de la communauté universitaire se sont rassemblés ce mardi 7 avril 2009 devant la Présidence de l'Université de Franche-Comté, afin de protester contre la mise en place des comités de sélection à l'ordre du jour des deux Conseils administratif et scientifique. La mise en place de ces comités, qui renforcent les pouvoirs discrétionnaires du Président, est une des mesures phares de la Loi Responsabilité des Universités. Cette procédure rend encore plus opaque et plus arbitraire le recrutement des universitaires. Prévenue de ce rassemblement, la Présidence a tenté de faire entrer les élus sous escorte policière. Devant le refus de certains d'entre eux de siéger dans ces conditions, le Président a décidé d'annuler la réunion prévue.
Les personnels et étudiants mobilisés " et la video Photos Arthur Froidevaux, Arnaud Macé, Corinne Nativel, Marion Rose, Jasmine Jacq, Marie-Claude Charles et une video
- En cliquant sur le lien suivant vous trouverez la première Darcolinaire, sur le modèle de la première Catilinaire, bien trouvé et bien pensé ;-): http://www.fabula.org/actualites/article30394.php
Extrait: PREMIERE DARCOLINAIRE Quousque tandem abutere, Darcolina, patientia nostra ? Jusqu'à quand, Darcos, abuseras-tu de notre patience ? Combien de temps encore serons-nous le jouet de ta fureur ? Jusqu'où t'emportera ton autisme effréné ? Quoi ! Ni les portes fermées des Universités, ni les manifestations dans tout le pays, ni la consternation de la communauté universitaire, ni cette réunion de tous contre les réformes, ni la place symbolique choisie pour cette assemblée, ni les regards indignés de Georges Molinié, rien n'a pu t'ébranler ? Ne vois-tu pas que tes projets sont découverts ? Que ta conjuration est ici environnée de témoins ? Penses-tu qu'aucun de nous ignore ce que tu as fait la semaine dernière et celle qui l'a précédée, quelles résolutions tu as prises ? O tempora ! o mores ! Toutes ces réformes, l'Université les connaît, les étudiants les voient, et Darcos est toujours là ! Il est là ; que dis-je ? il vient sur nos radios ; il est admis dans nos établissements publics ; il persiste et désigne de l'oeil les disciplines qu'il veut immoler. Et nous, courageux latinistes, hellénistes audacieux, nous croyons faire assez pour nos études, si nous obtenons le seul report de la masterisation ? Depuis longtemps, Darcos, l'Université aurait dû obtenir le retrait sans condition de ta réforme ! - Manifestation étudiante 19 mars, Place Granvelle, Besançon (film; durée : une heure)
lien web: http://www.megavideo.com/?d=5PYOIP71
- Manifestation 19 mars, Besançon (diaporama)
Voir aussi Manifestation du 20 novembre, Manifestation du 29 janvier
- Mercredi 11 mars, à 16 heures, place Granvelle à Besançon, une manifestation qui a fini en sit-in s'est fait déloger à coups de gaz lacrymogènes. Tombeau d’un président d’université Notre collègue, Stéphane Mallarmé, professeur d’anglais à Besançon, déçu par les ambiguïtés du président de notre université, se déclare solidaire de notre mouvement de contestation et nous envoie ce sonnet d’alarme:
- Photos prises au rectorat à Besançon et lors de la manifestation du 11 mars
- La "Flash Mob" de vendredi 27 février
- Photos ci dessous de Hadrien Bru, rectorat 26 fevrier 2009
- Lecture de La Princesse de Clèves. Photos ci dessous de Justine Troutier
Pastiche du poeme de Hugo
Il pleuvait. On était vaincu par sa maquette.
Pour la deuxième fois Darcos baissait la tête. Sombres jours ! Valérie reculait lentement, Voyant à ses côtés bouillir Sarko fumant. Il pleuvait. La Pécresse avait perdu sa chance. Malgré sa LRU, on lui sciait la branche. Ses amis les plus sûrs refusaient son drapeau. Hier les facultés, maintenant les labos ! On ne distinguait plus la droite ni le centre : Il pleuvait. Et les profs se dressaient dans le ventre Des campus morts ; au seuil des amphis désolés Ils demandaient justice, anxieux, inconsolés, Restés debout, en chaire, et brandissant leurs livres Glorieux de ce combat qu’il leur fallait bien vivre. Mépris, mensonge, insulte, ondée de crachats blancs, Pleuvaient sur eux. Surpris de se compter autant Ils marchaient, fiers, la pluie à leurs lunettes grises. Il pleuvait, il pleuvait toujours ! la froide bise Sifflait ; sur le pavé, connus ou inconnus, Méprisés, sans un sou, ils s’en allaient pieds nus. Ce n'étaient plus des profs, des universitaires; C'était un rêve errant dans la brume, un mystère, Une procession d'ombres sur le ciel noir. La multitude, vaste, épouvantable à voir, Partout apparaissait, muette vengeresse. Et ils faisaient sans bruit pour Madame Pécresse De leur immense armée un immense linceul ; Car chacun se sentant soutenu n’est plus seul. - Sortira-t-on jamais de ce funèbre empire ? Deux ennemis ! Décret, Master. Quel est le pire ? On jetait des rumeurs pour mollir leur refus. Qui se couchait ? Pas un. Groupe morne et confus, Ils marchaient ; la fureur dévorait le cortège. On voyait, lisant leurs banderoles de neige, Qu’ils étaient décidés à n’en pas rester là. Ô master de Xavier ! Décret de Nicolas ! Vous voici donc blessés, mourants sur des civières, Vous n’êtes que papier à jeter aux rivières. Ils étaient bien cent mille, on les prétendait cent. Valérie que suivaient de gentils Présidents Etrangement bluffés par sa manoeuvre opaque Déversait dans la presse alerte ! assauts ! attaques ! Mais, ratant l’omelette, elle cassait les oeufs Et voyait se ruer, effrayants, ténébreux, Sous les gouttes de pluie mouillant leurs crânes chauves, D'horribles escadrons de chercheurs à l’oeil torve. Toute une armée ainsi dans la rue avançait. Sarkozy était là, debout, qui regardait. Il était comme un arbre en proie à la cognée. (La hauteur, on le sait, lui était épargnée), Il regardait, hagard, la colère monter ; Et, petit arbrisseau par la hache insulté, Tressaillant sous le spectre aux lugubres revanches, Il regardait tomber autour de lui ses branches. Ministres, députés, le lâchaient tour à tour. Seule espérait encore en clamant son amour Aux enseignants-chercheurs, par courrier, sur la toile A la télé, croyant toujours à son étoile, La Princesse Pécresse en grande majesté. Lui, Sarko, se sentait dans l'âme épouvanté. Stupéfait du désastre et ne sachant que croire, Il célébra Bigard, Johnny, hommes de gloire, En vain. Le Président comprit qu'il expiait Quelque chose peut-être, et, cria, inquiet, Devant tous ces chercheurs las et couverts de craie : - Acceptez mon master ! Approuvez mon décret ! Il s’entendit alors appeler par son nom, Et des milliers de voix, libres, lui dirent : non ! - Manifestation du 19 février à Besançon : photos de Julie Alenda
- Photos ci-dessous de Corinne Nativel, Paris, 19 février 2009 - Ci-dessous: Premier prix de pancarte? (auteur pour l'instant anonyme ;) )
"Phèdresse, tragédie", par J.-P. Grosperrin (pastiche)
PERSONNAGES
Phédresse, fille de Minos et de Maniphaé Hydarcos, ministre du temple de Sarkos PHÉDRESSE. N'allons point plus avant, demeurons, Hydarcos. Je ne me soutiens plus : je sens qu'il y a un os. Mes yeux sont offensés de la fronde où je voi Les enseignants-chercheurs se soustraire à ma loi. Hélas ! (elle s'assied et fouille dans son sac) HYDARCOS.
Dieux des Enfers, que nos pleurs vous apaisent ! PHÉDRESSE. Que ce vain parlement, que ces motions me pèsent ! Quelle importune main, en formant tous ces noeuds, S'ingénie sur mon front à dresser mes cheveux ? Tout m'afflige et me nuit et conspire à me nuire. HYDARCOS. Comme on voit tous ses voeux l'un l'autre se détruire ! Vous-même, condamnant vos injustes desseins, Tantôt à réformer vous excitiez nos nains. Vous-même, rappelant votre force coquette, Vous vouliez vous montrer et revoir la maquette. Vous la voyez, madame, et prête à vous cacher, Vous repoussez le jour que j'osais espérer ! PHÉDRESSE. Noble et clinquant fauteur d'une triste escadrille, Toi, qui toujours limogeas pour une peccadille, Qui peut-être rougis du trouble où tu me vois, Sarkos, je te viens voir pour la dernière fois. ... Pour lire la suite: http://www.fabula.org/actualites/article29035.php - Les photos sur la fac alternative ci-dessous sont de Cara Leopold, Lectrice d'anglais
Les photos ci-dessous sont de Arnaud Castagné de L'Est républicain (manifestation du 10 février 2009)
Sottie[1] a neuf personnaiges, Le Mètre, à l’Estudiant et à l’Enseignant-chercheur Je vos ay oïs, bande de cons. Les serviteurs : à l’Estudiant et à l’Enseignant-chercheur : Il vos a oïs ! Comme il est bon ! Le Mètre, il présente Male Reforme : elle boîte, elle louche, vestue de guenilles ; dans sa main une bourse, petite et aux cordons bien serrés. Moi j’dys : y’ a besoin de Reforme : Regardez-la, elle est en forme. (il montre Male Reforme, qui esquisse un pas de danse et tombe) Moi j’dys, les bouquins c’est tres bien, Mais pour les Gens y en a pas b’soin. Pour bosser au supermarché, ‘Faut surtout aprandre a compter. Les serviteurs : Gloria Rex ommipotens, Omnipresens, omnisciens ! D’Université Pourfendeur, D’Educacion le fossoyeur ! Le Mètre : Moi j’dys, celle Reforme est bonne : C’est Educacion qui desconne ! J’ay pas d’argent a vous donner, Pasquet Fiscal a tout piqué. (Il montre Pasquet Fiscal, énorme, qui dort dans un coin) L’Estudiant, l’Enseignant Chercheur : Alez vos ant, Male Reforme, Alons querir Bone Reforme ! Respect, Debat, Concertacion[4], Democracie, Proposicion, Videz hors celle sotte fole Qui assotit tout nostre escole ! Respect, Debat, Concertacion, Democracie et Proposicion bottent le cul de Male Reforme qui s’enfuit. Entre Bone Reforme, de grace refulgente, montée sur un char tiré par deux ministres. Le Metre du Monde, abandonné de ses serviteurs : Moy j’dys faut toujours escouter : Vous sçavez, j’ay beaucoup changé. Estudiant Vos l’avez dict bien d’autres foys : Vous nous faictes manger de l’oye ! Educacion est bien malade, Pou de bien lui font vos salades. Université, couronne le Metre d’un bonnet d’âne ‘Un roy sans lettres, c’est ung faict, Est comme un asne couronné’. Vos le sçaurïez se vos estiez Aléz a Université ! Bone Reforme, entourée de l’Estudiant, l’Enseignant-Chercheur, Debat, Concertacion, Proposicion, Democracie,Respect ; les Gens les a rejoints ; Male Reforme a faict son temps : Alons a son enterrement, Puis mectons nostre entencïon A relever Educacion. Explicit.
[1] Pièce allégorique, jouée surtout au 15ème et au début du 16ème siècles, mettant en scène, sous formes de personnifications, les problèmes politiques du temps. [2] Notez la diérése, procédé poétique qui consiste à faire deux fois plus avec deux fois moins. [3] Variante : ‘vivres’ [4] Notez l’absence de diérèse. Les photos ci-dessous sont de Nathalie Pavec (UFR SLHS)
Photos ci-dessous prises à Paris mardi 10 février 2009
Manifestation du 20 novembre 2008 à Besancon
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