- "Coup d’État avorté au CNRS", SNCS-HEBDO 09 n°17 du 2 juillet 2009, Jean-Luc Mazet, secrétaire général du SNCS-FSU, Véronique Martin-Jézéquel et Fabien Jobard, élus de la CAP n°2. La direction générale du CNRS a convoqué, le 29 juin 2009, un chargé de recherche, Vincent Geisser, devant la commission de discipline, sous prétexte de manquement grave à l’obligation de réserve. La commission a rejeté toutes les sanctions contre V. Geisser. Ce verdict met en échec la volonté de la direction générale de sanctionner ce chercheur par l’utilisation de tous les moyens à sa disposition. Voir la suite sur : http://www.sncs.fr/article.php3?id_article=1890 - Formation des enseignants : 63 organisations en appellent à Luc Chatel "Nous appelons le nouveau ministre à suspendre durablement la publication des projets de décrets". Une déclaration signée par 63 organisations, des syndicats comme la FSU, FO, la CGT, Sud, des collectifs comme SLR et SLU, des associations de spécialistes (SMF, Apmep, Afef, Aplv, Apses, Aphg, Fnaren, Fname, Ageem etc.) et des mouvements pédagogiques (Ligue de l'enseignement, Crap, Icem, Gfen, CEPI), demande au ministre de revenir sur la réforme de formation des enseignants. Voir le texte en PJ : Appel à Chatel.pdf - Base élèves : le gouvernement fortement interpellé par l’ONU Le fichier base élèves mis en place par Darcos pour aider les directeurs, et les inspecteurs à gérer les élèves mais aussi pour "ficher" les élèves, pour intervenir dans le contrôle des flux migratoires ou encore pour repérer l'absentéisme et supprimer les allocations familiales, se fait épingler par l'ONU. La FCPE et la Ligue des droits de l’Homme se réjouissent des nombreuses réserves exprimées par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU à propos du fichier « base élèves ». Le comité, dans son avis prononcé le 11 juin, s’est notamment dit préoccupé par « l’insuffisance de dispositions légales propres à prévenir son interconnexion avec les bases de données d’autres administrations ». Le comité de l’ONU présente deux exigences : que les parents aient un droit de rectification et d'effacement du fichier et que les accès à celui-ci soient véritablement sécurisés. Ce sont précisément les demandes portées depuis des mois par les parents d’élèves et les défenseurs des droits de l’Homme. C’était le sens du courrier adressé au ministre de l’Education nationale le 23 mars dernier et signé par plusieurs associations et syndicats d’enseignants (dont la FCPE et la LDH), courrier auquel les services du ministère ont répondu de manière très insatisfaisante et sans aucun engagement. La FCPE et la LDH se sont toutes deux inquiétées lors de leurs derniers congrès des orientations gouvernementales à l’égard de la jeunesse (stigmatisation, fichage, diminution de moyens pour l’Education nationale…). Elles demandent instamment au gouvernement d’entendre les exigences formulées par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU et de prendre des mesures en conséquence. Au moment où l’on s’apprête à fêter le 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la surdité du gouvernement à ce sujet serait un très mauvais signe. Contacts presse : FCPE, Laurence Guillermou, 01 43 57 16 16, fcpecom@fcpe.asso.fr / LDH, Pavlina Novotny, 01 56 55 51 07, communication@ldh-france.org - Création d'un "Collectif MCF", sur la question technique et complexe des modifications introduites dans les déroulements de carrières par la LRU et leurs impacts salariaux. Voici le lien du site : http://www.collectif-mcf.net/index.php5?title=Accueil - Bilans : appel à contributions SLU Sauvons l'Université ! propose de placer sur son site des articles présentant les actions et conséquences de la grève (positives, négatives). Plus il y aura d'informations, plus ces bilans seront précis et significatifs. Les 5 rubriques choisis sont : 1. Bilan des "Comités de sélection". Trois volets : mise en place, fonctionnement, résultats (rapports avec le CA et le président de l'université). Annliese Nef et Bertrand Guillarme (annliesen@hotmail.com et bertrand.guillarme@orange.fr) 2. Bilan "Retenues sur salaire et mesures de rétorsion pendant / à la fin du mouvement" (incluant les pressions des rectorats) : Yann Philippe (yphilippe15@yahoo.fr) 3. Bilan "Dérives autoritaires" (dérives par rapport au principe d'autonomie notamment) : Jean-Louis Fournel (Jean-Louis.Fournel@ens-lsh.fr) 4. Bilan "Méthodes du privé appliquées aux universités" (PPP, gestion de bâtiments, évaluation, etc.) : Hélène Conjeaud (helene.conjeaud@free.fr) 5. Bilan "La loi LRU" (recrutements de CDD, DRH, désUmérisation, PRES, etc.) : Christine Noille-Clauzade (christine.noille-clauzade@wanadoo.fr) - « Nuit des universités » vendredi 12 juin à l'université de St Denis. "Nous ne célébrerons pas une défaite, bien que cette soirée se fasse en référence au défunt mouvement. Ce dernier a montré tout ce qu’il était possible de faire dans le cadre universitaire, cette fête devra montrer que nous sommes capables de faire beaucoup plus en dehors. Émeutons nous ! Laissons libre cours à notre joie, offrons lui l’occasion d’exploser de manière dévastatrice. Savourons notre colère, et les formes étranges de création qu’elle permet. Car nous somme la terreur rouge, le fléau noir, un liquide hautement inflammable... Une fête raisonnable n’est pas une fête, une fête de l’Université n’est pas possible. L’ennui est contre-révolutionnaire mais pourtant, la non-fête la plus ennuyeuse en l’honneur de l’institution la plus ridicule est toujours prometteuse de surprises lorsqu’elle regroupe quelques milliers de jeunes prolétaires dans un lieu mal contrôlé par la police. Ne nous contentons pas de l’espace-temps réduit dans lequel se trouve cantonné ce qui nous tient ordinairement lieu de fête, que l’incendie du vieux monde soit le premier d’une longue série de débordements, la fête d’un monde sans fête, le potlach d’une époque sans noblesse." Le Vertige du Négatif. 15h : Débats (4 mois de grève, rétrospective bilan. Comment faire durer la grève des universités sur le long terme ? Biatoss/étudiants/enseignants des autres facs...) 16h30. CROUS 18h30. Sur la condition étudiante et la ségrégation sociale. Sur la répression dans les mouvements sociaux au cours des dernières années ( à la radio avec Béatrice pendant une heure). Plateau radio Théâtre : La soutenance de thèse de Valérie Pécresse par les étudiants de l’IEP de Paris. Cinéma « Il s’agit de ne pas se rendre », film sur la grève à l’université Toulouse 2 le mirail. Projections/débats à l’initiative de l’université Marne La-Vallée Plateau de réalisation radioweb/communication nuit.universiteparis8engreve.fr Repas : Barbecue organisé par les étudiants de Paris 13 A partir de 21h : concerts / à partir de 1h : scène libre acoustique. - Les CRS débloquent la fac du Mirail, La Dépêche.fr, 9 juin 2009 Les étudiants ont revoté le blocage immédiat hier en assemblée générale. Dépassée, l'administration a fait envoyer les CRS pour débloquer. ![]() ![]() La confusion la plus totale a dominé la journée d'hier à l'université du Mirail. Alors que les cours avaient plus ou moins repris le matin après l'évacuation des bloqueurs par la police, jeudi dernier, l'assemblée générale a voté à une large majorité des 800 présents la reconduite de la grève, avec blocage immédiat. Lire la suite sur http://www.ladepeche.fr/article/2009/06/09/621192-Les-CRS-debloquent-la-fac-du-Mirail.html Toulouse-II : nouvelle intervention des forces de l'ordre après le blocage de plusieurs UFR « L'AG commune aux étudiants et aux personnels de l'université Toulouse-II Le Mirail réunissant un millier de personnes a voté contre le blocage de l'université mais pour le blocage de certaines UFR symboliques, comme psychologie, histoire ou langues », rapporte à l'AEF Xavier Lambert, secrétaire du Snesup pour le Mirail, mardi 9 juin 2009. « Nous étions 200 à 300 étudiants à bloquer les trois UFR, ce qui a conduit au blocage total de l'université », ajoute Côme, porte-parole du « comité de lutte » étudiant. « Les forces de police sont intervenues pour débloquer les UFR et forment des remparts autour de certains départements », poursuit Xavier Lambert. Selon un communiqué de la présidence, « l'intervention s'est déroulée dans le calme » et « les entrées étaient dégagées en fin d'après-midi ». « Certaines UFR veulent mettre en place des dispositifs d'examens plus 'répressifs' que la remise de dossier proposée par le président et validée par le conseil d'administration. Nous avons des remontées qui indiquent que certains directeurs ont l'intention d'interroger les étudiants par des devoirs sur table ou sur des cours ayant eu lieu pendant le blocage de l'université », précise Xavier Lambert. « Le président nous a annoncé ce matin qu'il pourrait nous fournir un état des lieux clair des UFR mettant en place le dispositif de remise de dossier en juin », complète Ludivine Labbé, présidente de l'Unef Midi-Pyrénées et présente dans la délégation reçue mardi 9 juin par Daniel Filâtre, président du Mirail. « Nous avons eu une rencontre plutôt positive et les choses devraient continuer d'avancer », constate l'étudiante qui estime que « la situation du Mirail devrait s'éclaircir dans les jours à venir ». « Le président nous a apporté de réelles avancées sur certains points, comme sur la commission paritaire, mais c'est toujours aussi flou au niveau de l'harmonisation des examens », regrette de son côté Côme du « comité de lutte ». Daniel Filâtre est intervenu lors de l'AG commune pour expliquer le dispositif des examens. « Il n'a pas été sifflé. Il a été écouté mais visiblement, il n'a pas convaincu les étudiants. Je ne vois pas d'éclaircies car si la majorité des enseignements ont repris, il y a toujours des étudiants qui poursuivent le mouvement », analyse le secrétaire de la section Snesup. La prochaine AG étudiante est prévue jeudi 11 juin. De son côté, l'AG des personnels a rassemblé « une cinquantaine de personnes dont une majorité de non enseignants-chercheurs », note Xavier Lambert. La grève a été revotée. - "Non aux « responsabilités et compétences élargies », oui aux libertés pédagogiques, scientifiques et à la vie démocratique", lettre intersyndicale aux journalistes, 8 juin 2009.Voir le texte en PJ : Compétences élargies.pdf Voir en PJ : Délégation Arts plastiques - "La grève se poursuit à Toulouse II, nouveau blocage envisagé", Le Point, 4 juin. "Les étudiants et les personnels de l'université Toulouse II Le Mirail, débloquée mercredi par les forces de l'ordre, ont voté jeudi la poursuite de la grève et les premiers envisagent d'installer à nouveau lundi des piquets de grève." Lire la suite :http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-06-04/universites-poursuite-de-la-greve-a-toulouse-ii-nouveau-blocage-envisage/920/0/349347 - “Toulouse la réfractaire”, Médiapart, le 4 juin. C'est ce matin, à 10 h 30, que les étudiantsde la Faculté de sciences humaines Toulouse-Le Mirail vont décider s'ils restent ou pas les derniers grévistes en France contre laréforme du gouvernement. Voir la suite en pj "Toulouse la réfractaire". - Proposition d'Université d'été Proposition est faite pour que se tiennent dans toutes les universités, au cours de la deuxième quinzaine de septembre (celle de Paris 1 se tiendra normalement du 21 au 26 septembre), des universités d'été, dans le but de nous rassembler à nouveau, de tirer les conclusions de la première phase de notre mouvement, y compris d'un point de vue méthodologique, et de le reconduire, tant d'un point de vue scientifique que politique. - Proposition du collectif "Indépendance des Chercheurs" pour la XIe CNU (3 juin) : "NON AU MARCHE EUROPEEN ET MONDIAL DE LA RECHERCHE ET DE L'EDUCATION !" http://science21.blogs.courrierinternational.com/ Voir texte en PJ : Proposition Indép Chercheurs - NUIT DES UNIVERSITES à Paris 8, vendredi 12 juin et samedi 13 juin. Prochaine réunion d'organisation des activités : lundi 1er juin 2009 à Paris 8 Vincennes St-Denis à 12H. RDV Hall / Point Information. M° Saint-Denis Université (ligne 13) Contacts comité de mobilisation de Paris 8 : elieoctave@gmail.com / elanouk@hotmail.com Voir aussi : http://www.univ-paris8.fr/article.php3?id_article=227
- 27 mai 2009 : 134 parents d'élèves portent plainte contre X au tribunal de Montpellier (et 24 à Béziers) pour le fichage de leurs enfants ("base élève") Voir le reportage de F3 sur : http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=l34a_locale&video_number=0 Voir également : - "Le fichier « Base élèves » : la France doit s'en expliquer devant les Nations unies", par Louise Fessard, Mediapart, 26 mai 2009 lisible sur : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2644 - http://www.wmaker.net/anas/notes/Les-recours-juridiques-contre-la-base-eleve-se-multiplient_b1368075.html - "Montauban. Les parents portent plainte contre la « base élèves »" : http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/05/601735-La-base-eleves-fiche-les-enfants-des-le-primaire.html - 4 juin 2009 : La marche de tous les savoirs "Academic Pride", organisée par SLR avec les principales associations et syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche. Toutes les personnes attachées à la transmission et au développement des savoirs sont invitées à marcher le 4 juin 2009 dans plusieurs villes de France. A Paris, le départ aura lieu à 14h00 devant la Maison des Sciences de l’Homme. Pour plus de détails et pour toutes les manifestations, pour des suggestions de panneaux et affiches, voir le site http://www.academicpride.fr.nf - Le 30 mai : une journée "Pour une autre Europe du Savoir" Les réformes de l'enseignement supérieur et de la Recherche engagées en France depuis plusieurs années sont la déclinaison française de celles préconisées par le processus de Lisbonne qui a défini en 2000 les orientations européennes en ce domaine. L'examen de la situation au delà de nos frontières permet aujourd'hui de prendre la mesure, à travers les expériences menées dans les pays voisins, des conséquences désastreuses de ces réformes. Sauvons La Recherche, au sein du collectif "Printemps 2010" (Attac, Fac Verte, Ferc-Sup, FSC, SLR, SLU,SNCS-FSU, SNESup-FSU, SNTRS-CGT, Sud Education, UNEF, UFAL) regroupant diverses organisations qui contestent ce processus et veulent peser sur la suite qui en sera donné au printemps 2010 lors de la réunion des chefs d'Etat consacrée à ce sujet (Réunion de Lubjiana), organise le 30 Mai une journée "Pour une autre Europe du Savoir" au centre culturel du "104" (104, D'Aubervilliers, Paris 19ème - 9h15-17h30). Voir http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2537 Après un bref rappel de l'histoire de l'Université européenne et du contenu du processus de Lisbonne, la parole sera donnée à des collègues européens qui décriront l'état de leur système d'enseignement supérieur et de recherche. L'après-midi sera consacrée à un large débat autour des mobilisations européennes équivalentes à la nôtre (Angleterre, Italie, Catalogne, Danemark, Allemagne, etc.) et à une discussion autour de l'organisation d'un contre-somment regroupant les organisations européennes au Printemps 2010. Contact : Michel Saint-Jean au 01 57 27 62 74 ou michel.saintjean@univ-paris-diderot.fr - Ronde des obstinés (suite) "100 heures pour manifester notre refus de voir nos universités transformées en entreprises de commerce ; 100 heures pour mettre en accusation la propagande gouvernementale ; 100 heures pour engager notre résistance, pour témoigner des acquits de lutte offerts par ce printemps de grève des universités." Une nouvelle ronde parisienne commencera mardi 2 juin à 12h et se prolongera jusqu'à la nuit le samedi 6 juin. Elle tournera devant le Panthéon, et ceci jour et nuit. Des universités ont commencé à prendre des créneaux et un nouveau doodle a été créé pour les inscriptions individuelles : <http://www.doodle.com/kcsdy84bb2tup5as>http://www.doodle.com/kcsdy84bb2tup5as L'idée est de tenir une ronde d'emblée massive et d'utiliser dès maintenant les contacts établis avec les medias pour les 1000 heures. Et aussi : Mercredi 27 mai, à 14h, une ronde intempestive se produira 110 rue de Grenelle (rendez-vous Place Jacques Bainville). - Reims : les forces de l'ordre évacuent l'université", par "jcd51", come4news.com, 20 mai 2009. "Depuis le début du mois de février, les universités françaises sont mobilisées contre la réforme LRU, qui aura des conséquences importantes sur les enseignements universitaires dans les années à venir. Au plus fort de la mobilisation, une grande majorité des 83 universités françaises étaient perturbées.[…]" Lire la suite sur : http://www.come4news.com/reims-les-forces-de-lordre-evacuent-luniversite-748539 - À Turin, 19 policiers blessés dans des affrontements avec des étudiants, Le Jura Libertaire, 20 mai 2009. Dix-neuf policiers et carabiniers ont été blessés mardi à Turin, dans le nord de l’Italie, dans des affrontements avec des milliers d’étudiants qui manifestaient contre la tenue d’un G8 des recteurs d’universités, selon l’agence Ansa. Lire la suite et regarder les vidéos sur : http://juralibertaire.over-blog.com/article-31634868.html - 19 mai : une proposition de loi a été déposée pour tenter de s'opposer aux accords France-Vatican Elle est intitulée "proposition de loi tendant à promouvoir la laïcité et à sauvegarder le monopole de la collation des grades universitaires". Il n'est toutefois pas du tout certain qu'elle puise faire l'objet, à terme, d'un vote à l'assemblée nationale. Voir : http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1682.asp - "Des étudiants entament une grève de la faim", Libération, 18 mai (source AFP). "Onze étudiants de l’Université du Sud Toulon-Var ont entamé ce matin à 9 heures une grève de la faim collective sur le campus.«Nous réclamons le retrait de la loi LRU et ses décrets concernant les enseignants chercheurs, la neutralisation du deuxième trimestre et la démission du président de l’université», a déclaré à l’AFP, Alexandre Picazo, porte-parole des étudiants grévistes". Lire la suite sur: http://www.liberation.fr/societe/0101567924-des-etudiants-entament-une-greve-de-la-faim - Université de Toulon : 11 étudiants entament une grève de la faim (18 mai 2009). Onze étudiants de l'Université du Sud Toulon-Var, qui réclament notamment le retrait de la loi LRU sur l'autonomie des universités, ont entamé lundi à 09H00 une grève de la faim collective sur le campus, a-t-on appris auprès d'un de leurs porte-parole. "Nous réclamons le retrait de la loi LRU et ses décrets concernant les enseignants chercheurs, la neutralisation du deuxième trimestre et la démission du président de l'université", a déclaré à l'AFP, Alexandre Picazo, porte-parole des étudiants grévistes. Les grévistes de la faim se sont installés dans le campus face au bâtiment administratif. "Nous allons recevoir des toiles de tente, comme les Don Quichotte, et nous allons rester sur place 24 heures sur 24 en espérant être entendus par le gouvernement", ajouté Alexandre Picazo. Pour assurer la sécurité sanitaire des grévistes de la faim et les soutenir dans leur démarche, des étudiants vont se relayer nuit et jour à leurs côtés. Depuis quatorze semaines l'université du Sud Toulon-Var est le cadre de manifestations diverses. La semaine dernière le président de l'université, Laroussi Oueslati avait réclamé au préfet du département l'intervention des forces de l'ordre pour débloquer les portes du campus. Le 11 mai, les policiers ont délogé sans heurts la centaine d'étudiants qui bloquaient depuis une semaine les entrées avec des barricades formées avec des pneus, des palettes en bois et du gravier. http://actualite.aol.fr/actualite-france/universite-de-toulon-11-etudiants-entament/article/20090518043106165173954 - Par le comité de mobilisation de Marne la Vallée, à la ronde infinie des obstinés, parvis de l'Hôtel de Ville, Paris - La marche des obstinés, adoptée par la CNU sur proposition de Rouen, se prépare. Elle aura lieu de Chartres à Paris du 21 au 24 mai prochain. Il est important qu'un maximum de monde venant d'un maximum d'universités, et d'autres secteurs, participent, pour contribuer à la réussite de cette marche. Il est essentiel aussi de s'inscrire grâce à l'adresse mail suivante : marche.obstinee@gmail.com Plus d'informations sur le site http://marchesurparis.unblog.fr/ - La ronde infinie des obstiné-e-s s’invite à la Nuit des Musées, samedi 16 mai 2009 à partir de 19h, autour de la Pyramide du Louvre. Après avoir ignoré pendant plusieurs semaines la dimension exceptionnelle de la révolte de la communauté universitaire, le gouvernement veut maintenant lui faire porter la responsabilité des conséquences de sa surdité et de sa morgue. Aux mensonges qu'il diffuse sur la satisfaction de certaines de nos revendications, il en ajoute désormais un nouveau à propos de la désaffection des lycéens pour les Universités. Face à ces manipulations, nous opposerons encore et toujours l'idée d'une éducation démocratique tout entière vouée à sa mission : former des générations de citoyens responsables et contribuer à la création de savoirs nouveaux et non pas combler les « besoins du marché » en dispensant un enseignement essentiellement utilitariste pour « usagers (-étudiants) ». Notre résistance est et sera à la hauteur de l’enjeu. Elle s’exercera jusqu’à ce que le gouvernement apporte des réponses à la mesure de la crise profonde qu’il a provoquée par la LRU, et se poursuivra jusqu’à ce qu’il ouvre de véritables négociations. Christine Albanel présente la « Nuit des Musées » comme une belle réponse à René Char qui voyait en la nuit le repère de la liberté. En écho à cette liberté, une ronde intempestive des obstiné(e)s manifestera sa détermination persistante ! http://rondeinfinie.canalblog.com/ - A Paris III, le blocage s'éternise (13 mai) : http://www.20minutes.fr/article/325821/France-A-Paris-III-le-blocage-s-eternise.php - St Etienne, 13 mai : D'après les "dépêches de l'Education" : Blocage de l'université de Saint-Etienne: évacuation sans incident http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20090513&key2=090513161500.1d625xnf.xml D'après "Le Point" : Affrontements sur le campus universitaire http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-05-13/saint-etienne-affrontements-sur-le-campus-universitaire/920/0/342978 - Mirail : "L'aménagement d'une session d'examen en juin est une décision cosmétique", Libération Toulouse, 5 mai, 2009. UNIVERSITÉ. La question des diplômes est désormais au centre de la crise : le Ministre de l’éducation nationale Xavier Darcos affirme qu’il n’y aura pas de «licences es grève et de doctorats en blocage» donnés à ceux qui bloquent les Universités. Valérie Pécresse envisage de ponctionner les salaires des enseignants qui refusent d’organiser les examens. Au Mirail, Daniel Filâtre le président de l’université tente d’aménager une session d’examens à la fin du mois de Juin, tandis que les étudiants et les enseignants débattent de la validation automatique du semestre. Entretien avec Catherine Mazauric, enseignante-chercheure. Lire la suite: http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/05/mirail-lam%C3%A9nagement-dune-session-dexamen-en-juin-est-une-d%C3%A9cision-cosm%C3%A9tique.html - Lille 3. " Défendre l'université " : faut-il tenir les examens ? information publiée par Sophie Rabeau, www.fabula.org, le lundi 11 mai 2009. "Le Président de l'Université Charles de Gaulle - Lille 3 n'est pas suivi par de nombreux enseignants-chercheurs et étudiants dans sa conception de la défense de l'université. Le Jeudi 7 mai 2008, le Président de l'Université Charles de Gaulle - Lille 3 a souhaité rassembler les enseignants et étudiants sur le forum de l'université pour " manifester sans bloquer l'université " et soutenir que les examens devaient se tenir selon le calendrier fixé". [Collectif UNIvers.Cité Université Charles de Gaulle - Lille 3] Lire la suite: http://www.fabula.org/actualites/article31285.php - Grenoble 3, 11 mais 2009. Stendhal : "Le second semestre n'a pas eu lieu". L’université organisait lundi une grande consultation pour décider démocratiquement de son avenir. 1226 étudiants, 183 enseignants-chercheurs et 109 personnels Biatoss avaient répondu présents à la consultation. L’ensemble a été clair : Stendhal a rejeté a 54, 7 % la tenue d’examens, même adaptés aux circonstances. En revanche, elle a réclamé à 63% la neutralisation du semestre, assortie d’une “reprise des rencontres pédagogiques” (77,4 %). Voir le site : http://www.grenews.com/l-universite-stendhal-vote-pour-une-neutralisation-du-semestre-@/article.jspz?article=14881 - Résultats officiels de la consultation organisée par l’Université Stendhal (Grenoble 3), communiqué de la Présidence "Ce lundi 11 mai, l’Université Stendhal a organisé une consultation portant sur les différents points au c’ur du mouvement de mobilisation (mastérisation de la formation des maîtres, décret sur le statut des enseignants-chercheurs, suppressions de postes, contrat doctoral). Il s’agissait également de trouver les moyens d’une sortie de crise, pour une reprise du dispositif de rencontre pédagogique, et d’examiner les différentes possibilités de validation du semestre." Voir pj: Université Stendhal-consulation 11.05.pdf - Motion de l'AG des personnels de l'université de Rouen du 11 mai "Nous, personnels de l'Université de Rouen, réunis en AG ce lundi 11 mai, décidons avec détermination de reconduire notre grève jusqu'au retrait des réformes que nous combattons depuis 14 semaines." Voir pj: Motion AG Rouen 11.05.pdf, Rouen-communiqué comité de mobilisation.pdf - A la fac de Caen, la police évacue les bloqueurs, Libération, 9 mai 2009 (source AFP) 21 personnes ont été interpellées ce vendredi, alors que des étudiants bloquaient l'accès aux bâtiments depuis deux semaines. La suite sur http://www.liberation.fr/societe/0101566139-a-la-fac-de-caen-la-police-evacue-les-bloqueurs - Grand Débat de l'EHESS : “La médiatisation du mouvement universitaire”, Jeudi 14 mai à Paris. Depuis janvier 2009, l'université française est secouée par la plus grave crise qu'elle ait traversée depuis des décennies. Peut-on estimer que le grand public a été correctement informé de l'ampleur et des motifs du conflit ? Une grande partie des médias a été critiquée pour son traitement superficiel de l'événement, au point de susciter des comportements inédits, comme un mouvement de boycott à l'encontre du journal Le Monde. Le blog de Sylvestre Huet, journaliste à Libération, a de son côté connu une audience très supérieure au quotidien qui l'héberge. Comment analyser la réserve de la presse ? Peut-on y remédier ? Il convient également de tirer le bilan de l'usage des médias alternatifs. A l'ère des blogs et des réseaux sociaux, le mouvement universitaire fournit un cas concret pour observer les pratiques effectives des acteurs et mesurer le pouvoir d'influence des outils en ligne. Un débat entre acteurs du mouvement, journalistes et spécialistes du web 2.0 pour tirer les leçons de la crise. Voir http://www.fabula.org/actualites/article31260.php - 6 mai 2009 : Reims : Campement et grève de la faim Il s'appelle Jonathan Borel. Il a 20 ans et il est en 1ère année de psychologie à la fac de lettres de Reims. Il a décidé d'arrêter de s'alimenter jusqu'au retrait de la loi Pécresse. « C'est parce que le gouvernement se moque de l'avis des étudiants » qu'il a décidé de commencer dimanche soir à minuit, une grève de la faim. « Nous avons essayé toutes les autres formes d'actions. Le blocage, les manifestations publiques bon enfant et pacifiques avec aucun résultat, nous ne sommes pas entendus. Je fais ça pour attirer l'attention du gouvernement et lui faire comprendre qu'avec cette réforme, il fait fausse route. » Jonathan est installé en face de la bibliothèque Pierre-de-Sorbon dans « un camp autogéré » formé de tentes Queschua sur le campus Croix-Rouge. Une quinzaine d'étudiants remontés y dorment depuis deux nuits. Ils sont bien décidés à poursuivre le mouvement. « La grève continue, une manifestation est prévue jeudi à 14 heures. Départ devant la maison des syndicats. » - 4 mai 2009 : La ronde des obstinés a fêté sa millième heure... Voir le texte de la conférence de presse tenue ce jour à Paris en PJ : Conf de presse ronde obstinés. Ainsi que la vidéo (6 mn) de "L'ULTIMATUM DES MILLE ET UNE HEURES" http://rondeinfinie.canalblog.com/ - 4 mai 2009 : Proposition d'action à St-Étienne. Proposition d'action de Marche sur Paris pour les droits au service public et contre la logique de libéralisation imposée à l'université et aux autres secteurs, comme cela s'est fait à d'autres occasions et dans d'autres endroits (Marche des Beurs ds les années 80, Marches pacifistes des paysans en Inde, en Amérique du Sud, etc). Différents cortèges pourraient partir des universités mobilisées et se rendre sur Paris, en ramassant au passage tous les citoyens qui se sentent concernés. Une action similaire a été proposée par Besancenot avec les chômeurs pour le mois de mai, il serait important de se coordonner. Un rapide sondage montre que l'idée motive beaucoup de monde, avec l'idée que les gens puissent rejoindre le cortège pour des morceaux de parcours et ainsi créer un cortège permanent qui grossira à mesure que l'on s'approche de Paris, avec les différentes branches qui peuvent se rejoindre en cours de route. L'impact de ce genre d'action est fort, dans la mesure où c'est une action pacifiste et de grande ampleur. Le gouvernement ne pourra pas continuer à jouer les autistes et les médias continuer à ignorer le mouvement universitaire, surtout si il y a convergence entre plusieurs groupes revendicatifs. L'organisation pratique reste à définir (gymnases pour les bivouacs, ravitaillement, assistance, parcours, lieux de départs, étapes, durée, etc.), mais il semble important que la Marche dure plusieurs semaines pour un impact médiatique optimal. Ca pourrait s'organiser un peu à la manière du Tour de France avec des étapes qui traversent les villes importantes et des sauts en transports entre les deux. - 2 mai 2009 : Opération escargot électronique ! Pour défendre le service public de la maternelle à l'université. Devant ce nouveau plan de marchandisation des services, le mépris de nos élus et leurs passages en force, il est temps d'affirmer notre volonté de résistance par une action qu'ils ne pourront vraiment plus ignorer. Transposons à Internet une méthode qui a fait ses preuves sur les routes : Embouteillons leurs boîtes de courriers électroniques ! Envoyons de manière coordonnée un raz de marée de courriels de protestations aux ministères, rectorats et inspections académiques pour faire entendre notre mécontentement et notre attachement aux services publics. Marche à suivre sur : http://operation-escargot-electronique.net - Depuis le 30 Avril 2009 : grève de la faim à Caen. Comme il l'a annoncé en Assemblée générale des étudiants et personnels de l'université de Caen Basse-Normandie du 30 Avril 2009, François Frémont, enseignant-chercheur à l'université de Caen basse-Normandie vient de débuter une grève de la faim pour protester contre les réformes en cours dans l'enseignement supérieur et la recherche. Il est actuellement installé dans le hall du bâtiment sciences 3 du campus 2 de l'université de Caen Basse-Normandie. Il attend votre soutien et votre aide dans ce combat. http://psycho-descartes.over-blog.com/article-26347475-6.html - 29 avril 2009, Paris : Tandis que les délégués à la 9e Coordination Nationale des Universités commencent à arriver à la Sorbonne, quelques dizaines d’obstiné-e-s ont investi les jardins du MESR, et y ont déployé une banderole "Sauvons la Recherche et l’Université". Ils demandent qu’une délégation de la CNU soit reçue. http://www.dailymotion.com/video/x94qtf_occupation-ministere-par-des-cherch_news - Mardi 28 avril, Montpellier 3 : Manifestation ironique pour la Sainte Valérie. Tenue stricte, kitsch, caricaturale… de circonstance ! (banquiers, scouts, religieux, ultra-BCBG…). Apportez vos déguisements et vos accessoires. Une vraie fausse manif « pro-LRU », « pro-réformes », sur le modèle des manifs des « artistes de rue de droite ». Infos sur : http://cmp-upv.blogspot.com - Lundi 27 avril, 18h, Gare de l'Est à Paris : Fuite symbolique des cerveaux. Tous les jeunes chercheurs mobilisés sont invités à venir avec valises, pancartes et tracts pour une photo souvenir de notre départ à l'étranger. Tous les universitaires et chercheurs en lutte sont invités à venir assister à notre départ et nous dire adieu, avec mouchoirs blancs, pancartes, tracts, journalistes et grosses larmes. Rendez-vous est donné à tous à la sortie de la station Gare de l'Est située Bd de Strasbourg, devant le Quick, à 17h30. - Lundi 27 avril : Rentrée offensive à Paris 13 Les départements de Psychologie et Psychophysiologie se sont réunis ce lundi 27 avril. Un premier temps a été consacré à la discussion sur la question de l'évaluation des étudiants et de la validation du second semestre. Aucune décision n'a été actée, l'assemblée se propose de poursuivre la réflexion lors des prochaines réunions. Ensuite la question de la reconduction de la grève a été mise au vote. Contre 1 Pour 22 La grève est reconduite jusqu'au lundi 4 mai inclus et les départements se réuniront après l'Assemblée Générale des personnels de l'Université qui se tiendra à 12h30 en Amphi 3. Concernant la rémunération des chargés de cours, les départements de Psychologie et Psychophysiologie ont réaffirmé leur plus grande vigilance quant à l'égalité de traitement des différentes catégories de personnels (BIATOS, Enseignants et / ou chercheurs, chargés de cours, ATER, moniteurs, tuteurs etc.) à l'issue du mouvement de grève. - Blocage à Lorient A l'issue d'un nouveau vote a bulletin secret, l'ubs de Lorient a reconduit la grève et le blocage. L'Assemblée Générale unitaire de l'Université de Bretagne Sud, réunie le 27 avril en amphi Soleil d'Orient, a adopté les motions suivantes :
Motion 1 (en réponse à la lettre du président Eric Martin)
Nous nous indignons de la forme et du contenu de la lettre du Président de l'UBS, adressée semble-t-il aux étudiants et reçue le 23 avril 2009 par l'ensemble du personnel de l'UBS. Il est indécent de faire peser les conséquences directes du mouvement sur les seuls étudiants. Cette responsabilité incombe au gouvernement.
En outre, nous rappelons que le Président est l?élu des personnels et des étudiants et non une simple courroie de transmission du ministère (cf. lettre de P.Hetzel, directeur de la DGES, adressée aux présidents d'universités le 21 avril 2009). Enfin, un président d'université ne saurait exercer de pression sur les conseils également élus ni préjuger de leur vote. Motion 2 (sur les examens des filières de l'ufr de science SSI) L'Assemblée Générale unitaire demande à l'UFR Sciences SSI de veiller à ce que des solutions soient trouvées pour que les étudiants grévistes inscrits en sciences ne soient pas pénalisés. De même, elle demande que les étudiants grévistes de LEA 2 ne le soient pas non plus. L'Assemblée a aussi établi un planning d'action pour la semaine. - Jeudi 23 avril : la situation à Lyon 2 Après une semaine de vacances, précédée par deux journées de fermeture administrative, les personnels de Lyon 2 réunis en AG ont voté la poursuite de la grève à l'unanimité moins une voix. De leur côté, les étudiants ont voté la poursuite du blocage des deux campus à une large majorité. Le président de l'université a annoncé l'organisation d'une consultation (étendue à tous les personnels et aux étudiants) sur la question du blocage lundi 27 - La situation à Lyon 1 De même qu'à Lyon 2, après une semaine de vacances, la grève a été reconduite par une AG de personnels et étudiants. (grève principalement effective en informatique, biologie, math et staps) Le CR de l'AG ici http://math.univ-lyon1.fr/wikis/action/doku.php?id=pageaglyon et le communiqué de presse suite à l'AG : ------------------------------------------------------------------------ Communiqué de presse : L'université Lyon 1 toujours en grève et dans le mouvement. Alors que le gouvernement poursuit le passage en force de ses contre-réformes universitaires, les personnels et étudiants de Lyon 1 réunis en AG ce mardi 21 avril ont réaffirmé leurs revendications : - retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs; - abrogation de la LRU; - retrait du projet de "masterisation" de la formation et recrutement des enseignants; - retrait du projet de contrat doctoral unique; - retour des 1030 postes supprimés en 2009 et plan pluri-annuel de créations d¹emplois; - arrêt du démantèlement des organismes de recherche. L'AG a reconduit la grève et a souligné qu'elle avait conscience qu'à terme les examens du semestre seront menacés. Elle a également réitéré sa volonté que soit proposé à chaque étudiant concerné la validation sans évaluation des unités d'enseignements touchées par la grève. L'AG consciente que les mesures gouvernementales font parties du processus européen de Bologne et de la stratégie de Lisbonne, appelle à soutenir le contre-sommet de Louvain (25-29 avril) http://www.louvain2009.com/ Lyon 1 sera présente dans les manifestations à venir et notamment le jeudi 23 avril à 14h aux Terreaux. Le comité de mobilisation Lyon 1 - Mercredi 22 avril : Communiqué du collectif des enseignants mobilisés de Lille 2 NOUS NE CEDERONS PAS AUX INTIMIDATIONS ! La stratégie gouvernementale de pourrissement, de division et d’intimidation à l’égard des enseignants et des chercheurs opposés aux contre-réformes Pécresse et Darcos fait des émules dans les universités. A l'université Lille 2 Droit et Santé, le président vient ainsi de passer d'une campagne d'intimidation à la mise en œuvre de représailles. Comme dans de nombreuses facultés et UFR, l'assemblée générale des personnels de la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Lille 2, avait voté, début janvier, la non transmission des notes d’examens à l’administration en signe de protestation contre les projets ministériels et pour la satisfaction de revendications locales. La plupart des jurys d'examen du premier semestre n’ont donc pas pu se tenir. Prenant acte de ce mouvement, d'ampleur nationale, le conseil de faculté du 2 février a décidé le report des délibérations au mois de juin. Passant outre cette décision, le président de l'université a adressé le 8 avril aux grévistes une première lettre recommandée avec A/R, les mettant en demeure de rendre leurs notes avant le vendredi 17 avril, sous peine de « mesures administratives considérant la rétention des notes comme service non fait ». Les enseignants mobilisés destinataires de la lettre, ont répondu collectivement au président, en lui proposant de le rencontrer pour « envisager les modalités selon lesquelles il pourrait être mis fin à cette action ». Ignorant cette réponse, le président leur a envoyé le 20 avril (début des vacances universitaires !) un second courrier RAR annonçant qu'à compter de ce jour, « il procède à une retenue sur salaire de 1/30ème par jour de retard dans la remise des notes pour service non fait » et les menaçant « de les traduire en conseil de discipline pour manquement grave à leurs obligations d'enseignants-chercheurs ». A notre connaissance, c'est la première fois que dans le cadre de ce mouvement de telles mesures ou sanctions sont mises en œuvre. Nous ne céderons pas aux intimidations. Au contraire, de tels procédés caractéristiques de « la gouvernance » à la mode LRU, ne peuvent que renforcer notre détermination à poursuivre notre combat. Ci-après, copie des différents courriers mentionnés dans ce message. Le collectif des enseignants mobilisés de Lille 2 collectif_enseignants_lille2@yahoo.fr - Mardi 21 avril : La "ronde des obstinés" devant le Conseil d'EtatPlusieurs centaines de personnes ont manifesté devant le Conseil d'Etat pour protester contre le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs examiné par cette instance. http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/04/manifestation-d.html http://www.lemonde.fr/societe/portfolio/2009/04/21/universites-la-ronde-des-obstines-devant-le-conseil-d-etat_1183669_3224.html#ens_id=1088072
- Mardi 21 avril : Nancy 2, AG des étudiants AG des étudiants ce mardi 21 avril : 700 personnes, reconduction du blocage jusqu'à jeudi. Vote très massif (env. 30 contre) - Lundi 20 avril : Nancy 2, AG des enseignants Un bras de fer est engagé avec le ministère qui veut nous faire rentrer à la niche avant l'été. L'AG est parvenue à une position très majoritaire sur un ultimatum : pas de validation de l’année universitaire sans retrait des décrets d’ici au 15 Juin. Motion adoptée (4 nppv. 2 abst. 4 contre 48 pour): "Le gouvernement continue de faire la sourde oreille aux revendications portées très largement par la communauté universitaire, sur les statuts, la formation des enseignants, les suppressions de postes, le démantèlement des organismes de recherche, la loi LRU. Nous, enseignants et/ou chercheurs de
l'Université Nancy 2, réunis en Assemblée générale lundi 20 avril 2009, décidons de poursuivre notre mouvement de grève administrative (rétention des notes du premier et du second semestres, non participation aux jurys, non participation aux jurys de Bac). Si le décret sur le statut des enseignants-chercheurs et la réforme de la formation et du recrutement des enseignants n'étaient pas retirés ou annulés le 15 juin, le gouvernement nous mettrait dans l'incapacité de clôturer et de valider l'année universitaire."
Depuis, nous recueillons des signatures individuelles sur cette motion.
Notre capacité à mettre en oeuvre cet ultimatum après le 15 juin, si le
gouvernement n'a pas cédé d'ici là, va dépendre :
- Lundi 20 avril : la lutte fait sa rentrée à Toulouse 2 Le Mirail Grève et piquets de grève bloquants re-votés très largement, ce lundi 20 avril à l'UTM. Sur le vif : Depuis vendredi 17 avril, à l'issue des congés de printemps, la direction de l'université n'avait pas lésiné en matière de communication : convocation à une "réunion d'information" ce lundi 20 à 10h, à l'amphi 8, adressée à tous les personnels, et lettre aux étudiants, qui sautait à la figure de tout internaute souhaitant visiter le site officiel de l'université, avant même qu'il puisse y accéder, appelant ceux-ci à se rendre à l'Assemblée Générale étudiante appelée aujourd'hui lundi, pour y voter la fin du "blocage", ce afin de reprendre les cours et de passer au plus vite les examens de 2ème semestre. Comme si la mobilisation était terminée. Comme si elle n'avait plus lieu d'être. Peu avant la réunion convoquée par le Président, une Assemblée générale des personnels donnait le ton en revotant la grève, en refusant le chantage aux examens actuellement exercé par le ministère et certains présidents d'université, rappelant qu'aucune des revendications n'avait été entendue par le gouvernement, et que c'est à ce dernier qu'incombe la responsabilité de la situation actuelle. Pour une raison peu crédible (des "questions de sécurité" qui ne furent aucunement respectées quand ce fut, quelques heures plus tard, des étudiants qui s'entassèrent dans ce même amphi 8, bondé comme jamais), la réunion présidentielle fut déplacée dans le patio. Elle consista quasi-exclusivement en un discours solennel du Président, rappelant son opposition au blocage et proposant sa propre lecture de l'état des réformes en cours. Les personnels furent invités dans la foulée à "discuter", les pieds dans l'herbe mouillée et avec un micro crachotant. Ils furent peu nombreux à donner suite à cette proposition. L'Assemblée générale étudiante a débuté, elle, aux alentours de 12h30. Il s'agit sans aucun doute de l'AG la plus nombreuse depuis le début du mouvement. Et c'est donc une Assemblée générale étudiante massive, et de haute tenue comme la plupart de celles qui se tiennent au Mirail depuis des semaines, qui a revoté, sans la moindre contestation possible, la poursuite de la grève (à 90 ou 95% des votants environ) et celle des piquets de grève, autrement dit du blocage (dans une proportion comprise entre 65 et 80% selon diverses estimations), jusqu'au mardi 28 avril, date de la prochaine Assemblée générale des étudiants [*]. Non, Monsieur le Président, les contre-réformes gouvernementales, les stratégies de mise à sac des services publics à l'échelle européenne, n'ont pas plongé, comme vous l'avez dit, les personnels et les étudiants de Toulouse Le Mirail, comme de la plupart des universités françaises, dans le "désarroi", ni dans l'"inquiétude". Nous ne sommes pas désemparés, nous ne sommes pas inquiets, nous ne sommes pas angoissés, comme on l'a parfois entendu de votre bouche. Nous sommes en colère. Nous sommes en lutte. Et nous sommes déterminés. Obstinés, même. Nous savons, comme l'un des orateurs de l'AG étudiante l'a rappelé, que si la lutte ne paie pas toujours, il est sûr en tout cas que la résignation ne paie jamais. Des réformes sont passées, auxquelles les personnels universitaires se sont très peu opposés, et dont on mesure aujourd'hui les effets (comme la semestrialisation, par exemple). Les clés de la mobilisation universitaire ne sont pas à chercher dans la presse régionale, dont vous paraissez, à vos dires, un lecteur assidu. Elles ne sont pas dans une application aménagée de ces réformes, mortifères pour le service public, à l'université, à l'école, à l'hôpital..., mais dans leur retrait pur et simple. Poolp (http://www.auboutduweb.com/poolp/index.php) - "MARATHON DES COURS" organisé par Paris I et Paris IV sur la Place de l'Hôtel de ville de Paris, le mardi 28 avril de 8h à minuit, en parallèle avec la Ronde des obstinés. Le même jour, L'INALCO organise l'action "EN QUELLE LANGUE FAUT-IL LEUR DIRE ?" : défilé bruyant (casseroles, vieux instruments de musique) s'arrêtant tous les x mètres pour lire une lettre aux ministres... en français ou dans l'une des traductions. - Deux actions symboliques, à Paris: 1) Tous les doctorant-e-s et docteur-e-s non titulaires d'Ile de France sont appelés à rejoindre la Ronde Infinie des Obstinés, place de Grève, samedi 18 avril de 21h à minuit. Avec pancartes, tracts, brassards verts, boissons, vivres, instruments de musique, ghettoblasters et contacts journalistes! 2) Une fuite symbolique des cerveaux aura lieu le lundi 27 avril, à 18h, Gare de l'Est. Tous les jeunes chercheurs mobilisés sont invités à venir avec valises, pancartes et tracts pour une photo souvenir de notre départ à l'étranger. Tous les universitaires et chercheurs en lutte sont invités à venir assister à notre départ et nous dire adieu, avec mouchoirs blancs, pancartes, tracts, journalistes et grosses larmes. Rendez-vous est donné à tous à la sortie de la station Gare de l'Est située Bd de Strasbourg, devant le Quick, à 17h30.
- Pourquoi la ronde des obstinés? Lire "Giration obstinée place de Grève", interview donné par Denis Guedj, professeur à Paris-VIII, écrivain, à Libération 08/04/09 -
Trois cent cinquante heures déjà ! Enseignants, chercheurs étudiants, personnels administratifs, nous tournons avec obstination, fiers de notre capacité à réaliser ce que nous avons collectivement décidé. Comme disait Deleuze - à propos de l’écriture - nous tournons pour ceux qui ne tournent pas. Non pas à leur place mais à leur intention, salariés, précaires, chômeurs, retraités, intermittents et tous ceux qui subissent les agressions d’un pouvoir sourd, aveugle, autiste et destructeur, qui s’obstine à nous rendre la vie plus difficile à vivre. Nous les invitions à rejoindre la ronde…
Péripatéticiens circulaires. À la différence des «défilés», déplacements linéaires dotés d’un début, qui permet aux responsables de s’afficher en tête du cortège, et d’une fin, dont l’une des fonctions est de mettre un terme à la manifestation, le cercle n’est pas un cortège. Il permet que s’installe la durée et n’inclut en lui aucune fin. Sur la circonférence, tous les points sont «les mêmes», aucun ne se situe «avant» l’autre. Dans une ronde, chacun, de sa place, voit tous les autres; ce regard de chacun vers tous consolide la mise ensemble de tous les participants.
Université Paris-VIII, assemblée générale. Quelqu’un lance l’idée de la ronde. Elle est immédiatement reprise par quelques personnes qui, sur le champ, se posent la question de la réalisation effective et des moyens pour y parvenir. Le concept s’affine, le nom est créé qui dit magnifiquement la chose. Sans ce petit groupe de Paris-VIII, le projet n’aurait pas tenu longtemps. Ceux qui ont assuré jusqu’à présent la gestion de la ronde, tâche prenante et épuisante, l’ont fait avec une redoutable efficacité. Un déploiement par étapes est prévu.
Lundi 16 mars, on pose un ultimatum au gouvernement : annulation des décisions stupides, injustes, méprisantes, concernant l’éducation et la recherche - LRU, suppression de postes, etc. Si nos demandes ne sont pas satisfaites le 23 mars à midi, une ronde infinie des obstinés sera lancée. Le 23 mars à midi, la ronde est mise en orbite. Jusqu’à quand ? On s’est secrètement interdit de fixer une durée. Prévoir une date de sortie, c’eût été nous affaiblir. Le mot infini est là pour affirmer qu’on ne se donne aucun terme a priori. Remarquons que nous n’avons jamais dit, ni écrit : «On ne cédera pas», mais «On n’a pas l’intention de céder.» Et l’on n’a pas cédé.
À mesure que les tours se succèdent, des gens de plus en plus nombreux rejoignent la ronde. Beaucoup qui étaient juste passés faire un tour reviennent dès le lendemain et s’approprient la ronde. Des universités, des instituts, des labos, décident de prendre en charge le déroulement d’une journée entière. La giration obstinée se répand comme une traînée de poudre : Amiens, Fort-de-France, Toulouse, Lyon, Montpellier lancent leur ronde. Un rituel s’est instauré, déjà. Juste avant que la grosse horloge de l’Hôtel de Ville ne nous rappelle qu’une heure vient de s’écouler, on distribue des pancartes, autant que de mots de la phrase «La», «Ronde», «Infinie», «Des», «Obstinés», «Tourne», «Depuis», «X», «Heures». Une pancarte affiche le nouveau nombre. La phrase se déploie, on la claironne, répétant à l’envi le nombre qui atteste que notre obstination nous a conduit une heure plus loin.
La ronde, on la quitte et on y revient. Impressions personnelles. Les dernières marches avant de sortir du métro, une appréhension : et si la ronde s’était interrompue ? Si tout le monde était parti ? Sur le parvis, je cherche du regard. Après quelques instants, perdu au milieu des déplacements désordonnés des passants, un mouvement régulier, continu. Ils sont là ! Un instant, juste un instant, je suis soulevé par une vague d’émotion et d’affection pour ces autres, inconnus pour la plupart, qui ont assuré la continuité. Des obstinés, quoi ! Rassuré et confiant, je viens m’insérer dans la ronde qui s’ouvre et m’entraîne. Bien sûr, la période des vacances risque d’être difficile. Ainsi, nous avons demandé au maximum de personnes de s’inscrire dès aujourd’hui pour que la ronde se poursuive.
Contre quoi je me bats ? Contre l’entreprise totalitaire, j’assume le mot, qui s’est abattue sur la planète entière. Fait unique dans l’histoire, le même système impose aux habitants du globe une même façon d’être. Chaque objet transformé en marchandise, chaque lieu en entreprise, chaque activité en activité marchande. Le séisme qui sinistre le monde aujourd’hui n’est pas dû à une catastrophe naturelle, tsunami, météorite dévastant la planète. Ce n’est pas non plus un accident. Tout au contraire, c’est parce que le libéralisme a parfaitement fonctionné qu’il a produit cette catastrophe. Cette crise est la preuve même de son bon fonctionnement. Les financiers seuls n’auraient pu parvenir à imposer le modèle libéral, ils ont agi en tandem avec les gouvernants de la quasi-totalité des pays, libéraux mais sociaux-démocrates également. Combien de chefs d’état responsables de tant de malheurs ont démissionné ? G20, FMI, OCDE et autres mascarades. Ce serait aux incendiaires d’éteindre les incendies qu’ils ont déclenché !
Les «réformistes», eux, n’ont réussi à imposer aucune réforme. Les réalistes, les pragmatiques, les raisonnables, eux, se sont plantés. Une question vous brûle les lèvres, peut-être ? La ronde et d’autres actions semblables sont-elles efficaces? Pécresse-Darcos-Sarkozy vont-ils reculer et abandonner leurs projets néfastes ? Qui le sait ? Résister pour vivre mieux.
P.S. Mail de soutien reçu hier : «Et pourtant, elle tourne. Continuez !» Signé : Galiléo Galilée.
Rappelons le Blog: http://rondeinfinie.canalblog.com http://www.eurowiki.com/lru/index.php?title=Etat_des_lieux_des_universit%C3%A9s_en_mouvement Ces mises à jour sont SUPER SIMPLES (il suffit d'éditer la page, ne nécessite aucun mot de passe, et de "publier" à
la fin) et si tout le monde acceptait de jouer le jeu, cela constituerait une photographie actualisée du mouvement, photographie dont nous mesurons tous aujourd'hui l'importance cruciale dans le poursuite dudit mouvement. - Remontée de mOquettes à l'Université de Bretagne Sud le 31 mars: "Poser une moquette, une tâche que l’on peut accomplir soi-même
Remonter une maquette, une tâche qui demande travail et réflexion"
http://sauvonslubs.blogspot.com/2009/03/mardi-31-mars-remontee-de-la-maquette.htm - Communiqué de presse : occupation pacifique des bureaux de la présidence à Lyon 1
Depuis 11 heures ce matin, des personnels et étudiants de l’université Claude Bernard Lyon 1 occupent pacifiquement les bureaux de Lionel Collet, président de l’Université et président de la CPU. A travers cette action, baptisée "pression d’avril", les personnels et étudiants de l’université demandent : · - au président de l’université : de soutenir sans demi-mesure les personnels et étudiants, en lutte depuis maintenant 9 semaines ; ou, à défaut, constatant le fossé(1) qui se creuse chaque jour un peu plus entre la "gouvernance" de l’université et ses personnels et usagers, de démissionner. · - au gouvernement : d’abroger la loi LRU, de retirer le projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, de revenir sur la reforme dite de "masterisation" de la formation des enseignants, d’arrêter le demantèlement des organismes de recherche, de rétablir les postes supprimés dans l’enseignement superieur et la recherche, de mettre en place un plan pluriannuel d’emploi, de retirer le projet de contrat doctoral unique ... et d’écouter enfin les propositions constructives de la communauté universitaire. Les personnes occupant pacifiquement les bureaux de Lionel Collet http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2295 - Notre mobilisation", petit film sur le mouvement à Paris, couvrant janvier, février et mars.
Rappel: Des universitaires et des étudiants font une «ronde des obstinés» contre les réformes de l'enseignement supérieur depuis lundi.
http://www.liberation.fr/societe/0601755-enseignants-chercheurs-tourner-en-rond-ca-a-une-vraie-force
Fermement opposés à la loi Pécresse sur la réforme des universités et la mastérisation, des enseignants-chercheurs se relayent jour et nuit depuis lundi sur le parvis de l’Hôtel de Ville pour une «ronde des obstinés». Tour à tour, ils prennent place dans la ronde pour exprimer leur mécontentement et demander le retrait des réformes de l'université. De nombreuses universités parisiennes ont rejoint le mouvement à l’initiative de l’université Paris 8. La référence est, dans un registre évidemment moins dramatique s’agissant des revendications portées par les universitaires mobilisés, celle des rondes des Mères de la Place de Mai en Argentine. Webcam qui permet de voir cette ronde en direct:
http://paris.webcam.en-ville.orange.fr/ville/paris/hotel-de-ville-2094.html Blog de la ronde obstinée: http://rondeinfinie.canalblog.com/
- Mobilisation dans les universités : le point sur la journée du 26 mars 2009. voir PJ l'état des lieux
- La tension monte à l’université. Le Parisien, 26 mars 09. La présidente de Paris-XII a pris à partie, hier matin, des étudiants et enseignants grévistes bloquant le bâtiment des lettres. Dans l’après-midi, un tract demandait sa démission.
- Le CNRS est occupé par une centaine de chercheurs et enseignants-chercheurs depuis ce matin 9h (26 mars). Les gens sur place demandent du renfort pour pouvoir durer. Merci de faire circuler le plus largement possible !
L'adresse du CNRS pour ceux qui ne la connaissent pas :
CNRS - Délégation Paris Michel-Ange
3 rue Michel-Ange - 75794 Paris cedex 16
http://www.cnrs.fr/paris-michel-ange/spip.php?article748 Le siège du CNRS est occupé depuis 9h30 ce matin.
Ce jeudi 26 mars 2009, quelques centaines de chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs et techniciens, doctorants, précaires se sont réunis au siège du CNRS, rue Michel-Ange à Paris. Ils avaient décidé d’empêcher la tenue du Conseil d’Administration du CNRS prévue à 9h. Le blocage de ce CA, comme de tous les Conseils d’Administration des organismes publics de recherche, s’inscrit dans la logique des actions actuellement menées dans les universités et les laboratoires : mettre un terme à une politique catastrophique pour l’avenir de notre système de recherche et d’enseignement supérieur. Mais la direction du CNRS a choisi de tromper délibérément les personnels réunis au siège, en faisant mine de renoncer à la tenue de ce CA dans la salle prévue à cet effet, et en organisant un CA clandestin dans une autre salle. Lorsque le secrétaire général du CNRS est venu dire aux manifestants que le CA avait eu lieu, ceux-ci ont décidé l’occupation des lieux. L’étage de la direction du CNRS est donc occupé depuis 9h30. Les occupants appellent leurs collègues à venir les soutenir, malgré la présence des forces de l’ordre autour de l’édifice
Voir aussi http://occupationcnrs.blogmilitant.com/
- LES PROFS OCCUPENT LA SORBONNE
Face à la mainmise du Rectorat sur la Sorbonne, armée de CRS et de vigiles privés, face à la politique répressive qu’il y mène, face à l’autisme du gouvernement, les enseignants-chercheurs des universités parisiennes ont décidé d’occuper pacifiquement et symboliquement la Sorbonne. Un rassemblement festif de soutien a lieu en ce moment place de la Sorbonne : venez nombreux nous soutenir ! Communiqué : « Nous, enseignants-chercheurs des universités parisiennes, exigeons que cessent définitivement les contrôles policiers, les fouilles, les fermetures à répétition de la Sorbonne et des autres centres d’enseignement et de recherche. Nous demandons le rétablissement de notre liberté d’étudier, d’enseigner, de chercher et de nous réunir. La Sorbonne doit rester ouverte ! La Sorbonne est aux universités, pas au Rectorat ! Libérons la Sorbonne ! Mais ce qui se passe à la Sorbonne n’est qu’un symptôme d’une politique générale. Nous dénonçons la politique de répression du mouvement des universités et de toutes les protestations en cours ; nous nous alarmons des graves menaces qui pèsent sur les libertés publiques. Nous demandons donc : 1) que le Recteur de l’Académie de Paris reçoive une délégation pour discuter de la fin des contrôles, des fouilles sur le site de la Sorbonne et sur son ouverture permanente ; ainsi le dialogue remplacera l’arbitraire et la répression ; 2) Que le gouvernement cesse ses manœuvres dilatoires et accède sans conditions aux revendications de la communauté universitaire en retirant sans délai ses contre-réformes (retrait des réformes de la formation des enseignants, du statut des enseignants-chercheurs, du contrat doctoral unique et restitution des postes supprimés en 2009).
L’exaspération est à son comble : c’est seulement après ces retraits que sera enfin possible un retour au dialogue, à la sérénité ainsi qu’une reprise des cours à laquelle nous aspirons tous.
En attente d’une réponse, nous restons dans la Sorbonne dont nous n’aurions jamais dû être chassés. » Dans la nuit, la police a fait évacuer le siège du Cnrs (photo PYL) et le bâtiment de la Sorbonne temporairement occupés hier. Ces épisodes spectaculaires auront-il un effet sur le mouvement de contestation de la politique de Valérie Pécresse et Xavier Darcos ?
Après plus de deux mois de mobilisation, ce mouvement s'interroge sur son devenir, avec plusieurs questions : comment obtenir le maximum de concessions, comment tenir compte des angoisses des étudiants, comment répondre à la pression croissante que le gouvernement exerce sur les universitaires ? Voir aussi à ce sujet: http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/26/une-partie-de-la-sorbonne-est-occupee-par-son-personnel_1173082_3224.html
Voir aussi «Pourquoi j'occupe la Sorbonne», http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/03/pourquoi-joccup.html>
Les commentaires: http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/03/pourquoi-joccup.html#comments Voici une vidéo tournée cette après midi à la Sorbonne où l'historien Pierre Frölhich explique l'occupation de la Sorbonne <http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/03/la-sorbonne-occ.html> par des universitaires *Pourquoi nous occupons la Sorbonne ce 26 mars 2009 <http://www.dailymotion.com/video/x8sc0q_pourquoi-nous-occupons-la-sorbonne_news>* /envoyé par sorbonnard2009 <http://www.dailymotion.com/sorbonnard2009>/ On peut trouver également aussi la vidéo de Jean Salem, (Paris-1) qui explique pourquoi il participe à cette occupation sur le site Sorbonne active <http://sorbonneengreve.revolublog.com/>./ - 24/03/2009, Levée du blocage total à Rennes 2
UNIVERSITE - Après le vote pour la levée du blocage total à Rennes 2 lundi soir, la direction de l’université a appelé tous les étudiants à "rejoindre leur campus pour la reprise des enseignements le mercredi 25 mars à partir de 08h00". Lundi soir, après plusieurs heures de discussions, les 3000 étudiants réunis en A.G. ont voté à main levée et à une nette majorité pour le passage à un blocage partiel après cinq semaines de blocus total. Ce blocage partiel devrait être mis en place les jours de mobilisation nationale, soit ce mardi (un rassemblement est prévu place de la mairie à 17h30) et jeudi prochain (manifestation à 11h). Après ce vote pour la levée du blocage total, qui rapproche les étudiants des enseignants hostiles aux réformes, de nouveaux modes d’actions sont à l’étude. L’université de Lorient et l’IUT de Lannion ont votés lundi de leur côté pour la poursuite du blocage. A Brest, où Valérie Pécresse est attendue vendredi à l’occasion du colloque annuel de la conférence des présidents d’universités, les étudiants de la la faculté des sciences ont voté pour le blocus. ligne net : http://www.liberennes.fr/libe/2009/03/leve-du-blocage.html - La coordination étudiante appelle à une "radicalisation". Le Monde, 22 Mars 2009
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-38798338@7-37,0.html Réunie ce week-end à Strasbourg, la coordination nationale étudiante s'est achevée par un appel à la "radicalisation" du mouvement de grève et de protestation lancé à la mi-janvier contre les réformes universitaires. Elle appelle à manifester de nouveau mardi 24 mars dans toute la France. Lundi, c'est la coordination nationale universitaire, celle des enseignants, qui se réunira à Strasbourg.
- Les directeurs de laboratoire menacent de démissionner, 16 mars 2009
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/03/les-directeur-1.html Une réunion de directeurs de laboratoires, surtout du CNRS, s’est tenue à Paris samedi. Elle menace d’une démission massive de leurs fonctions si le gouvernement ne montre pas des signes clairs d’une inflexion de sa politique notamment en rétablissant les postes supprimés par l’opération «chaires d’excellence». Cet appel fait suite à la réunion, le jeudi 12 mars, de délégués de laboratoires, qui se sont constitués en coordination nationale. Ces deux réunions et les décisions d’actions prises indiquent que le volet «recherche» du mouvement de contestation en cours ne pourra pas être négligé par Valérie Pécresse si elle veut vraiment dénouer cette crise. Voici le communiqué des directeurs de laboratoire (cet appel est en cours de signature) : Plus de 250 directeurs de laboratoires, chercheurs ou enseignants-chercheurs, se sont réunis samedi 14 mars à Paris pour débattre des problèmes de recherche vus des laboratoires. Dans un contexte général de tensions extrêmes dans l’enseignement supérieur et la recherche, les directeurs de laboratoires partagent l’inquiétude de la communauté universitaire. Ils témoignent de leur exaspération devant les attaques et les dénigrements répétés que subissent depuis plusieurs années la recherche en général, les organismes de recherche en particulier au premier rang desquels se trouve le CNRS. Ces attaques et dénigrements conduisent à un affaiblissement dangereux du potentiel de recherche français. La suite sur le blog - Démissions administratives des enseignants-chercheurs de l'université de Provence (Aix-Marseille I):
NOUVELOBS.COM | 11.03.2009 : Les enseignants-chercheurs de l'université de Provence (Aix-Marseille I) ont décidé de démissionner de leurs fonctions administratives pour "protester contre la politique et l'attitude du gouvernement", a-t-on appris mercredi 11 mars auprès de l'un d'entre eux. Les lettres de démission seront remises jeudi matin au président de l'université et dans l'après-midi au rectorat à Aix-en-Provence, a déclaré Mathieu Brunet, maître de conférence en lettres modernes et porte-parole de l'association Sauvons l'université. Ce mouvement de démission a été décidé au niveau national, a-t-il précisé, soulignant que les enseignants-chercheurs assuraient des fonctions administratives "nombreuses et variées" comme directeur de département, directeur d'une équipe de recherche ou responsable pédagogique. "C'est une manière supplémentaire de manifester notre protestation contre la politique et l'attitude du gouvernement qui continue à ne pas entendre nos revendications", a-t-il expliqué, jugeant que "pour la réforme du recrutement des enseignants, nous n'avons aucune espèce d'un début de réponse de la part du ministère, ce qui excède les collègues et les étudiants". "Quant au statut des enseignants-chercheurs, le texte actuellement proposé demeure inacceptable", a-t-il ajouté. - Nuit de l'Université prévue le 17 mars à Paris 7 (campus Paris Rive Gauche, métro BNF) et d'autres facs d'Ile-de-France. Le but est d'en faire un événement un peu central avant la manif du 19. Plus d'infos sur: http://universites.ouvaton.org - Manifestations du 11 mars : la mobilisation se stabilise et, à certains endroits, se radicalise
50 000 personnes selon le Snesup-FSU et 80 000 selon l'Unef ont manifesté partout en France, mercredi 11 mars 2009, à l'appel notamment de la coordination nationale des universités et de l'intersyndicale du supérieur et de la recherche. Le ministère de l'Intérieur n'est pas en mesure de donner des chiffres nationaux ce soir. Ils étaient également 50 000 selon les organisateurs le 5 mars, lors de la précédente manifestation nationale, et 30 000 le 26 février. Selon l'Unef, ils étaient aujourd'hui 6 000 à Marseille, 5 000 à Lyon, Toulouse, Strasbourg, Rennes et Caen, 1 500 à Montpellier et 1 200 à Bordeaux. À Paris, la manifestation a réuni entre 8 000 et 25 000 personnes. voir détail en PJ ("Ailleurs le 11 mars 2009")
- Le "printemps des chaises" à l'Université Stendhal (Grenoble) : - "A la communauté". Position du Président de Paris-Sorbonne (Paris-IV), le 9 mars 2009
A ce jour, tous les centres extérieurs sont fermés. A la Sorbonne, il est très difficile de garantir les possibilitd'accès: d'une part, il y a des blocages à l'intérieur; d'autre part, le filtrage des entrées peut à tout moment se transformer en fermeture totale par décision du recteur-chancelier, chargé du maintien de l'ordre. Sur le fond, on constate une radicalisation du mouvement étudiant, et une montée en puissance des revendications des personnels administratifs. Cette radicalisation et cette montée en puissance étaient prévisibles: il y a des mois que nous l'annonçons, en vain.Les risques sont graves: dérapage avec violences et dégradations, éclatement du front des revendications, retournement du mouvement,mise en péril de l'année universitaire. Or, le mouvement, large et majoritaire dans toute la communauté universitaire, est légitime, massif, et nécessaire face à l'autisme des ministères relativement à des réformes inacceptables, notamment une réforme des procédures de la formation des maîtres qui représente à la fois une régression et une agression, et qui reste à l'ordre du jour malgré les protestations de la CPU, de l'ensemble des syndicats et de multiples associations représentatives. La seule solution est la mobilisation forte et continue dans les manifestations publiques, ce qui implique une gestion maîtrisée de l'accès aux locaux. Face à l'attitude de mépris qui nous est opposée, il est plus que jamais indispensable de manifester, dans la rue et dans les universités, une résistance résolue, massive et responsable. Professeur Georges Molinié Président de Paris-Sorbonne (Paris-IV)
- Ce qui se passe à Strasbourg
Sites de références :
Blog des étudiants de lettres : http://education.maitrisee.over-blog.com/ Facebook, groupe « Union contre la réforme », disponible au format blog : ucr.hautetfort.com Site de l’Appel de Strasbourg : http://appeldestrasbourg.unistra.fr/ Infos concernant la coordination nationale : http://universitesenlutte.wordpress.com/ Site de la fac de droit : http://sites.google.com/site/droitstrasbourg/Home Dokéos (Sciences historiques) : http://umb-ressources.u-strasbg.fr/courses/COLLECTIF/ Les projets des Sciences historiques :
a. Projet de rencontre avec les élus de la ville et de la CUS pour un débat public, voire une prise de position en conseil. Contacts : Jean-Marie.Husser@umb.u-strasbg.fr, schwien.jean-jacques@wanadoo.fr b. La « Nuit du Palais » - Contacts : coordinationjanvierufr.sh@gmail.com c. Organisation d’un CUI « Comité pour une Université idéale » : projet à long terme d’une réflexion sur les pratiques. Laboratoire chargé de réfléchir aux propositions de l’UFR. objectif : nourrir les débats sur la réforme du supérieur et de la formation des enseignants.Contacts : coordinationjanvierufr.sh@gmail.com d. Projet de film pédagogique et ludique sur nos revendications et la mobilisation à Strasbourg : Respectez-Zau moins Goethe ! Ouvert aux étudiants et aux enseignants de toutes les facultés. Contact asumpf@hotmail.com Détails de ce qui s'y passe en PJ.
- Occupation de la Sorbonne (04/03/09) & multiplication des dérives policières: http://www.fabula.org/actualites/article29515.php - En désespoir de cause, pour ceux et celles qui restent persuadés que les actions symboliques ont leur place dans ce mouvement, on pourrait à l'instar de nos collègues lillois organiser une petite vente aux enchères de "serre-veaux" disponibles. Et pourquoi pas y ajouter quelques beaux spécimens postaux, histoire de varier l'offre...
Les enseignants-chercheurs lillois se vendent aux enchères: http://videos.lavoixdunord.fr/video/iLyROoafJGqG.html La BAC à la recherche des meilleurs serre-veaux :-): http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2585 - A Orléans, plus de 500 universitaires ont défilé ce matin dans les rues avant de se diriger vers une enseigne de centre ville spécialisée dans le traitement des problèmes auditifs pour inviter Valérie Pécresse, leur ministre de tutelle «sourde aux revendications»à passer «un contrôle auditif». http://www.liberation.fr/societe/0101322143-nouveaux-defiles-pour-l-universite?xtor=EPR-450206
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