BULLETIN DE LA FRATERNITE MONASTIQUE ORTHODOXE DE LA DORMITION DE LA MERE DE DIEU =========================== Année 2009 N° 36 Il n’est pas possible de comprendre la foi chrétienne en regardant vivre les chrétiens… Il faut remonter aux sources originales Mark A. GabrielCOMMENT SE CONDUIRE A L’EGLISE. Il
nous semble parfois que de nombreux chrétiens orthodoxes sont
insuffisamment familiers avec les règles de conduite à l’église.
Certains font n’importe quoi, ou imitent d’autres orthodoxes, voire
même un clergé mal formé ou ignorant. Pourtant, il existe plusieurs
règles simples et faciles à retenir et ainsi, il faut se laisser guider
précisément par ces règles, élaborées depuis des siècles et non par
notre propre volonté, même s’il nous semble que notre conduite
arbitraire soit dictée par des sentiments pieux. Rappelons quelques règles de conduite extérieures dans la prière : 1 – Il convient d’arriver à l’église pour le début de l’office. 2 – Celui qui entre dans l’église, se signe trois fois et s’avance pour ne pas gêner ceux qui entrent. 3 – Dans l’église, il est superflu de se serrer la main et absolument inadmissible de baiser la main d’une femme. 4
- Il ne convient pas de se déplacer dans l’église, d’acheter, de mettre
des cierges et de vénérer les icônes aux moments suivants : pendant :
la petite et la grande Entrée, pendant les lectures, pendant l’hymne
des Chérubins, pendant le Canon Eucharistique, l’hymne à la Mère de
Dieu et le Notre Père. 5 - Il est défendu pendant les offices de traverser devant le lecteur en train de lire au milieu de l’église. 6 - Il est inadmissible, à l’église de garder ses mains dans ses poches ou de s’asseoir avec les jambes croisées. 7
- Il convient aux parents de prendre soin que leurs enfants ne
dérangent pas les autres fidèles, ni leur permettre de courir dans
l’église et de parler fort. Si un enfant pleure, il vaut mieux sortir
de l’église avec lui et, l’ayant calmé revenir. 8 – Il ne faut pas
donner aux petits enfants, qui ne savent pas encore manger
correctement, des prosphores entières, car l’enfant fait tomber des
miettes par terre, et après des gens foulent aux pieds involontairement
le pain béni. A ces enfants-là il faut donner des prosphores par
morceau et veiller attentivement à ce qu’ils ne fassent tomber des
miettes. LE SIGNE DE LA CROIX
Trois
doigts joints par le bout (pouce, index et majeur) formant une triade
confessant la Divine Trinité : Père, Fils et Saint Esprit. Les deux
autres doigts (annulaire et auriculaire) repliés sur la paume
(confessant les deux natures en Christ : nature divine et nature
humaine). Nous confessons ainsi, par notre corps, le dogme trinitaire et le dogme des deux natures c'est-à-dire l’Orthodoxie. METANIES ET VENERATIONS DES ICÖNES Inclination
profonde, en portant le bras droit en avant, dans la direction de la
terre, les extrémités des doigts de la main droite touchant le sol. Ta droite signifie ta force, la puissance qui est en toi, le talent que tu as reçu. Ce
geste de la métanie, coutume d’Orient notamment slave qui n’a aucune
raison de demeurer étranger à la sensibilité spirituelle des
occidentaux, porte une priante manifestation d’humilité. Donc, une fois
rentré dans l’église et nous être signé trois fois, nous achetons des
cierges comme don à Dieu et présent pour l’église. Devant les icônes
nous nous signons de nouveau trois fois avant de les baiser. (vêtement,
mains pieds, mais jamais le visage). LE BAISER DES ICONES. Gardons-nous
de penser que cela ne convient qu’aux orthodoxes de Russie ou d’Orient.
C’est un acte d’amour de la splendeur de Dieu Vivant, engageant lui
aussi, par notre corps « signifiant » tout le cosmos dans la voie
doxologique de sa transfiguration. Occidentaux et Nouveaux convertis
à l’orthodoxie, vous devez vous libérer d’une « religion » toute
intellectuelle, voire bêtement cérébrale. Nous en désintoxiquer. C’est
ainsi que nous retrouverons, en communion parfaite avec les vrai
catholiques du monde entier, notre vivante Orthodoxie ancestrale. Après la vénération des icônes, il convient de mettre des cierges. Dans l’église, les bavardages ne sont pas admis ni pendant l’office, ni à son achèvement. COMMENT SE COMPORTER LORSQU’ON SE PRESENTE DEVANT L’EVÊQUE, OU L’HIGOUMENE D’UN MONASTERE (homme ou femme) Tout d’abord, on s’incline en courbant le dos et en touchant le sol de la main droite. Après s’être relevé on se présente, mains ouvertes, la main droite sur la main gauche, les paumes tournées vers le haut. L’évêque
ou l’higoumène trace un signe de croix sur la personne et pose sa main
droite sur les mains ouvertes de celui ou de celle qui vient d’être
béni : prêtre, diacre ou laïc. Ce dernier baise la main de l’évêque ou
de l’higoumène et se retire respectueusement. Une autre façon de
saluer l’évêque ou l’higoumène : on se présente pour recevoir la
bénédiction et lorsque l’évêque ou l’higoumène ont béni, on leur baise
la main droite, puis la joue ou l’épaule et de nouveau la main droite. Lorsque deux évêques se saluent, ils se font l’accolade par trois fois, puis s’embrassent mutuellement la main. Les prêtres font de même entre-eux. Remarque L’évêque
n’est pas obligatoirement chargé d’un diocèse : il peut être
évêque-higoumène d’un Monastère, évêque vicaire d’un patriarche, d’un
primat ou d’un autre évêque.. Bref, il n’est pas nécessairement évêque
responsable d’un diocèse, bien qu’il doit obligatoirement être toujours
titulaire d’un diocèse, même fictif. ********************
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