| La pièce
De la nouvelle de Gertrud von le Fort, La dernière à l’échafaud, qui
retrace la vie et le martyre, pendant la Terreur, des religieuses du
Carmel de Compiègne, dont s’est inspiré R.P.Bruckberger pour le
scénario de son film, Georges Bernanos a fait un drame spirituel d’une
grande intensité.
A partir d’évènements historiques et sur fond de vie quotidienne, tantôt joyeuse, tantôt tragique, Dialogues des Carmélites dépeint l’itinéraire personnel des sœurs qui, à l’exception d’une seule, seront guillotinées le 17 juillet 1794.
Œuvre de commande, écrite par Bernanos au seuil de la mort, dans le courant de l’hiver 1947–1948, Dialogues des Carmélites rejoint
les aspirations profondes et les préoccupations constantes de l’auteur.
En ce sens, cette pièce, la plus bernanosienne de ses créations,
apparaît comme son dernier testament et le final grandiose de son œuvre.
Les
thèmes de l’angoisse devant la mort, du dépassement de soi, du
sacrifice et du sens donné à la vie résonnent aujourd’hui avec autant
de force qu’il y a soixante ans. |