2. Les
objectifs :
Pour
ces trois catégories de personnes, on envisage des enseignements ayant des
objectifs particuliers, appropriés à chaque niveau.
Par
exemple, le grand public est souvent demandeur de méthodes pour innover ;
les étudiants demandent souvent une meilleure connaissance des produits et des
transformations culinaires, associée à une réflexion méthodologique sur la
pratique scientifique ; les chercheurs et industriels sont à la recherche
de méthodes d’innovation et de réflexions sur la production culinaire.
En
conséquence, on opte pour les objectifs suivants :
n Pour le public
cuisiniers/ grand public, on montrera
l’intérêt de connaissances de physico-chimie
(sans calcul) pour la description des transformations culinaires.
On
cherchera aussi, généralement, à :
- donner
les bases techniques de l’innovation et de la créativité culinaires ;
- promouvoir
le raisonnement moléculaire dans l’industrie alimentaire ;
- montrer
l’intérêt de connaissances fondamentales pour fertiliser la
technologie ;
- contribuer
à la formation permanente des personnels technologiques et techniques des
industries alimentaires ;
- contribuer
à la formation initiale de techniciens se destinant à l’industrie
alimentaire ;
Plus
spécifiquement, on enseignera aux auditeurs à :
- être
capable d’identifier les données et les variables dans le cadre d’une
analyse simple
- définir
leurs objectifs (quelles informations sont recherchées) et à chercher par
quelles méthodes ces objectifs peuvent être atteints (méthodologie à
utiliser)
- connaître
les mesures statistiques de bases et savoir les interpréter (moyenne,
écart-type, médiane, loi normale)
- analyser
les types de données relatives et absolues
- connaître
le sens d’un échantillonnage représentatif et les règles d’échantillonnage
associées
- connaître les principaux types de procédés
unitaires et l’enchaînement de ceux-ci ;
- connaître
les basiques des procédés types, par exemple pour la cuisson :
les équipements et méthodes, les paramètres clefs et leurs limites…
- appliquer
des protocoles établis en les comprenant
- être
capable de lire un schéma de procédé
- appliquer
des protocoles de conservation, d’assemblage, de transformation et de
conditionnement des produits manipulés ;
- connaître
les paramètres qu’il est important de maîtriser (paramètres critiques
- mener
les mesures nécessaires au contrôle des paramètres clés
- connaître
et appliquer les protocoles de mise en œuvre des ingrédients fonctionnels
(texturants, arômes)
- maîtriser
les principaux système simples et connaît les systèmes élaborés
(émulsion....)
n Pour le public
étudiants, on montrera que la
connaissance précise passe par une démarche quantitative.
Parmi
les objectifs généraux, on cherchera à :
- utiliser
la gastronomie moléculaire pour
l’enseignement de la chimie, de la physique et de la
physico-chimie ;
- promouvoir
le raisonnement moléculaire dans l’industrie alimentaire ;
- montrer
l’intérêt de connaissances fondamentales pour fertiliser la
technologie ;
- contribuer
à la formation permanente des personnels technologiques et techniques des
industries alimentaires ;
Plus
spécifiquement, les auditeurs apprendront à :
- connaître
les mesures statistiques et à les interpréter
- comprendre
les principes physico-chimiques des procédés ainsi que les interactions
principales avec les ingrédients ;
- vulgariser,
transmettre et former sur la base de ces connaissances.
- choisir
le type d’équipement le mieux adapté en fonction des problématiques
- suivre
les nouvelles solutions techniques
- décrire
une problématique touchant un procédé de façon détaillée et
circonstanciée.
- formuler
de manière étayée une demande d’étude approfondie
- connaître les impacts sur la couleur/aspect de
surface, la texture et le goût :
-
des
principales opérations unitaires industrielles,
-
des
conditions d’environnement du produit,
-
des
interactions entre les constituants d’un produit élaboré,
-
du
réchauffage aux micro-ondes
§
connaître
les processus de construction des systèmes élaborés, et de texturation
§
connaître
et maîtriser les paramètres qui influencent ces phénomènes,
§
diagnostiquer
une anomalie et de proposer des actions correctives/préventives pour la
corriger
n Pour le public
industries alimentaires/ chercheurs, on cherchera une réflexion fine sur l’innovation et la recherche.
On
n’oubliera pas, plus généralement, de :
- promouvoir
le raisonnement physico-chimique dans les activités de formulations ;
- promouvoir
le raisonnement moléculaire dans l’industrie alimentaire ;
- montrer
l’intérêt de connaissances fondamentales pour fertiliser la
technologie ;
- contribuer
à la formation permanente des personnels technologiques et techniques des
industries alimentaires ;
- participer
à la réflexion analytique sur l’innovation alimentaire.
On
donnera des compléments physico-chimiques avancés, doublés de réflexions sur
l’esthétique culinaire.
Plus
spécifiquement, on apprendra à :
- formuler produit au moyen d’un plan de mélange
- utiliser
des connaissance sur les procédés unitaires et leur explication
- remettre
en cause en question des procédés existants ;
- comprendre
et expliquer les actions et interactions se développant.
- chercher les limites des procédés en place
- utiliser
de nouvelles matières répondant à des besoins fonctionnels
- maîtriser
les processus physico-chimiques de constitution des systèmes élaborés
comme par exemple la structure moléculaire des texturants et maîtrise les
processus de texturation
- mettre
à profit ces connaissances pour proposer et développer des formules et
procédés nouveaux à des fins d’innovation, de rationalisation/compensation
et d’amélioration (valeur nutritionnelle, caractéristiques
organoleptiques, stabilité à la conservation …)