tpe pcb

Conclusion

CONCLUSION

Concernant une pollution susceptible  de représenter des risques à  long terme, il nous parait également important de souligner que si l'objectivité du résultat et de l'information scientifique brute paraissent difficilement contestables, l'interprétation scientifique fait quant à elle souvent l'objet de débats contradictoires, y compris entre scientifiques. Cela mérite sans doute d'être souligné car influent certainement sur l'utilisation des informations par les gestionnaires. Dans le cas des PCBs et du Haut Rhône, la controverse scientifique a probablement joué dans le sens d'une "estimation basse" des risques et donc d'une minimisation des mesures à prendre concernant par exemple l'information des pécheurs amateurs pour la mise en oeuvre d'une étude épidémiologique.

 

Cette controverse peut également être à  l'origine de "conflits"entre différents services des administrations d'Etat ou territoriales. Ce point est important car il pose le problème de relations entre des services qui,par définition dans le domaine de l'environnement, se situe dans les disciplines différentes. La faune sauvage est encore largement imprégnée par une contamination dont les sources ont pourtant été officiellement coupées il y a presque 20 ans. On estime qu'environ 1200 millions de tonnes de PCBs ont été produites dans le monde et q'environ 400 millions de tonnes se trouvent dispersés dans l'environnement. Le milieu aquatique, par son rôle de réceptacle, est un compartiment privilégié d'accumulation des PCBs ( environ la moitié des PCBs présent dans l'environnement ) . Les PCBs sont néanmoins perpétuellement remobilisés à  partir des sédiments et les sources de pollution diffuses existent bel et bien ( les PCBs sont détectables dans la plupart des réseaux d'eau usées). De plus, le problème mis en évidence sur le Rhône démontre que des pollutions "accidentelles" peuvent survenir.  En effet, des résultats qui mettent en évidence une pollution laissant envisager des risques potentiels pour les populations animales et/ou humaines soulèvent des conflits et /ou d'opinions dont le scientifique écotoxicilogique n'est pas exclu. Dans une telle situation, l'écotoxicologue se trouve sans doute plus confronté à  sa conscience ( subjective) qu'à  une certitude (objective) découlant d'interprétations indiscutables