C'est vers la fin du XIV° siècle que la Sérénissime République a recours à des troupes professionnelles, imitant en cela les autres états italiens qui font appel à des capitaines mercenaires, ou Condottieri, venant du mot contrat "condotta" sur lequel était mentionné leur rémunération et le nombre de soldats qu'ils devaient recruter.
La présence de contingents Corses et de condottieri Corses dans les forces terrestres de la Sérénissime République est attestée durant la totalité du XV° siècle.
Un registre du Sénat daté du 24 aout 1484 cite un Francesco, un Giovanni et un Gonsalvo, tous connétables Corses, ainsi qu'un Giacomo Corse. Le même registre fait état trois jours plus tard du licenciement des compagnies d'un Sancton et d'un Bianco, mentionnés comme Corses. Ces compagnies sont d'infanterie, mais également de cavalerie. Le 14 juin 1549, on mentionne un capitaine Bastiano Corso qui part de Brescia avec 30 cavaliers pour renforcer la garnison d'Asolo. En 1502, est mentionnée la compagnie de 100 chevaux du capitaine Giusto Corso. Le 13 aout 1552, Battista Lecha Corso, capitaine, reçoit 15 ducats de provisions. Il sert la sérénissime depuis 1509, et a combattu aux sièges de Padoue, Trévise et au Frioul avec 300 Corses contre les Impériaux. Un frère de Battista Lecha, Vincente, capitaine d'une compagnie de Corses est tué au siège de Crema. C'est à compter de 1526, jusqu'à la fin de la République en 1797, que l'importance des effectifs corses s'est affirmée, quand les conquêtes de la terre ferme (Frioul et Lombardie) et la défense de l'empire colonial nécessitent l'entretien de troupes permanentes. Au début du XVI° siècle, l'Office de Saint Georges a obtenu quelques succès dans la pacification de l'ile, permettant à de nombreux Corses d'aller combattre en Italie, devenue depuis l'invasion française de 1494, le lieu d'affrontements entre états italiens, le Pape, l'Empereur et le roi de France. Les Corses ont la réputation d'être des guerriers exercés, endurants dont les liens claniques sont gages de cohésion dans les combats. De ce fait les Corses sont recherchés. Pour Agostino Giustinani, il n'y aurait, vers 1526-1530, de bonnes choses en Corse que : " d'excellents fantassins aptes au maniement des armes et il y a dans ce métier des hommes très vaillants, tant capitaines que simples soldats."
Le Sénat vénitien reconnaissant la valeur militaire des Corses, exige des recruteurs Corses, qui devront fournir des recrues Corsi et non altri , lesquels devront fournir une copie de leur acte de baptême pour justifier de leur origine.
Entre le XV° et le XVIII° le combat de la République de Venise est dirigé contre les Ottomans qui menacent son empire du Levant et son commerce maritime.
La Guerre de Chypre : 1570-1573
L'ile de Chypre est une possession vénitienne depuis 1489. Au début de l'année 1570, le sultan Selim II décide de la conquérir. Le 28 mars, il envoie un ultimatum à Venise et séquestre ses navires. La Sérénissime obtient de Gênes l'autorisation d'enrôler 600 hommes.
Le 9 septembre 1570, les troupes de Lala Mustapha Pacha pénètrent dans Nicosie, avant que les vaisseaux de la Ligue menée par l'Espagne ne puissent se joindre à ceux de Venise pour intervenir. 20 000 habitants sont massacrés, les survivants sont vendus comme esclaves. Le 5 aout 1571, Famagouste est assiègée par les Turcs. Le commandant de la place, Marc Antonio Bagradin ne disposent que de quelques centaines de défenseurs, dépourvus de poudre et de vivres. Dans l'impossibilité de tenir tête face à une armée de 250 000 hommes, il négocie une capitulation honorable. La reddition obtenue, ses officiers sont exécutés, les hommes envoyés sur les galères, femmes et enfants vendus comme esclaves. Bagradin est atrocement supplicié. Son martyr va galvaniser l'ardeur des troupes embarquées sur les batiments rassemblés dans la rade de Messine. Le dimanche 7 octobre 1571, s'engage au large de Lépante, le combat naval qui va opposer la flotte de la Sainte Ligue, commandée par Don Juan d'Autriche. Cette flotte rassemblent des vaisseaux pontificaux, gênois, espagnols, et vénitiens pour plus de la moitié, soit six galéasses et cent neuf galères où des fantassins Corses sont embarqués. On compte également trois galères et une felouque commandée par Giovanni-Ambroggi de Negroni, un cap-corsin, allié de Gênes. Cette petite flotille sert d'éclaireur à la flotte vénitienne.
Les Ottomans subissent une défaite historique. Les Corses ont fait montre de leur vaillance et de leur courage. La bataille a couté 4 700 morts aux troupes vénitiennes. Venise doit combler les pertes par de nouvelles levées.
Carte de la Méditerranée en 1570-1571 in Lépanto 1571 - Editions Osprey
Le 14 janvier 1572, le Sénat de Venise désigne Don Raffaele Giustinani colonel de ses troupes Corses, auxquels on adjoint d'autres soldats enrôlés pour former un corps expéditionnaire de 1 200 hommes que l'on embarque sur cinq navires à Candie (Crète). Venise sollicite à nouveau Gênes pour recruter 1 000 fantassins Corses. Gênes ne donne son accord que pour 600 hommes, "pour ne pas priver l'île d'une quantité si considérable de jeunes gens". Sur place ce nombre grandit, et ce sont 769 soldats qui partent en 1573 pour Candie.Beacoup n'en reviendront pas.
En 1573, Venise conclut une paix séparée avec les Ottomans. En 1577, Camillo de la Casabianca écrit à ce sujet : " L'ile se retrouve désolée et veuve du fait du fait de la mort d'une grande quantité de Corses, tant dans l'ile de Candie, qu'en Corse même". En 1605, le Marquis de Spinola obtient la permission d'une levée de 500 hommes, ce sont à nouveau 7 à 800 soldats qui embarquent. Parlant des Corses, le gouverneur Giorgio Centurione ecrit : "Nul ne peut avoir le désir qu'a cette nation, de titres miltaires et particulièrement celui de capitaine".
Si Gênes tolère les irrégularités lors des levées faites avec autorisation, elle s'inquiète des recrutements non autorisés. Le gouverneur Centurione decide en 1613 de faire incarcérer et non plus d'expulser les capitaines enrôleurs de troupe. Il va même jusqu'à attribuer des primes à qui tuera ces hommes dans une quelconque partie du monde. A la même époque Venise cherche à recruter de nouvelles troupes. 3 000 Corses servent alors à l'étranger, dont la moitié pour Venise.
Ces menaces n'ont apparemment pas fait cesser les enrôlements, ni gêner les recruteurs. En mars 1614, Pompeo Giustiniani Corso, dit "Bras de fer" entre au service de Venise avec ses fils et 4 de ses officiers pour commander les troupes stationnées à Candie. Il sera rappelé en terre ferme pour combattre l'Autriche.
A la fin de 1616, Venise déclenche contre l'Autriche, la guerre dite de Gradisca. Cette lutte va durer deux ans aux frontières du Frioul. La Sérénissime va combattre des pirates réfugiés à Senj, en Dalmatie, à l'abri des possessions autrichiennes de l'Archiduc Ferdinand. Pompeo pénètre en Istrie, et longe les bords de l'Izonso où une épidémie entrave sa progression. Il reçoit des secours et reprend sa marche à la tête d'une armée de 5 000 hommes, comprenant 50 Corses. Pompéo est mortellement blessé devant Gorizia. Il est inhumé dans l'église Saint-Jean et Saint-Paul où un monument célèbre sa mémoire. Avec Raffaele et Barnabo, Pompéo est le troisième Condottiere de sa famille entré au service vénitien.
A la même époque on trouve un Francesco-Maria d'Ornano, colonel, et son frère le capitaine Pietro Maria qui perd ses deux fils dans la guerre de Gradisca. Mais du XV° au XVII° siècle on recense sous ce patronyme plus d'une dizaine de colonels : Alfonso, Domenico, Francesco-Maria, Francesco, Fabiano, Gio Domenico, Gio Battista, Giulio, Matteo, Pietro, Paulo, Simone, ainsi que plusieurs capitaines.
En avril 1617, le capitaine Donato Morato Corso reçoit du Sénat la charge de lever deux compagnies de fantassins de 100 hommes chacune. Il est peut-être parent du capitaine Giorgio Morato, condamné à l'exil pour avoir recruté irrégulièrement. Il est gracié après une intervention de la papauté en 1608 et à nouveau recherché en 1615 comme ennemi public par les autorités génoises.
LA GUERRE DE CANDIE . 1645 - 1669 Au début de l'année 1645, Candie (la Crète) est sous la menace turque. Venise envoie des troupes, des vivres et de l'argent. Les défenseurs sont au nombre de 3 500 hommes. Le 24 juin 1645, 50 000 Turcs débarquent que la plage de Gogna et enlèvent La Canée. Le siège de Candie a commencé, il va durer 24 ans. Aux compagnies spécifiquement Corses du XVI° siècle, ont succédé des régiments dans lesquels les engagés Corses sont mélangés avec des Lombards, des Toscans, des Napolitains, des Français et des Suisses.
De nombreuses unités furent commandés par des officiers Corses aux noms typiques : Murati - Péri - Pozzo di Borgo - Ristori - Rossi - Poli - Ceccaldi - Gentili - Giappiconi - Ercole Maccone - Savelli - Franceschi - Benedetti - Buttafuoco - Abbatucci - Paganelli - Ornano. * Fantassins Corses au service de la Sérénissime.
Favaloro, Francesco Paolo, L’Esercito Veneziana del 1700 D'après Francesco Marzin, cette illustration pourrait représenter le Régiment Giappiconi. La couleur des uniformes et non leur forme détermine les régiments entre eux. Les quatre régiments Giappiconi étaient distingués par les rangées de bouton. (Une pour le premier, deux pour le second, etc...).
Le régiment de la fin du XVIIe est celui du colonel Giacinto Giappiconi, celui du début du XVIIIe celui du colonel Marc Antonio Giappiconi. Les deux hommes sont cousins germains, bien que séparé d’une génération. Ce qui fait que les frères Marc Antonio et Giacinto Giappiconi appelait familièrement leur cousin plus âgé, zio (oncle).
Il y a aussi un capitaine Niccolo Giappiconi, frère du colonel Giacinto, mort durant la première guerre de Morée, et un capitaine Antonio Giappiconi, mort durant la seconde et bien entendu le capitaine Antonio Francesco, alfiere à Venise, capitaine espagnol à Livourne, capitaine de la garde de Théodore 1er de Neuhoff, après son exil de 1736, puis de 1739, capitaine à Venise où son frère lui avait réservé une compagnie. Fantassin de la Sérénissime affecté à la défense de Corfou - 1716
Illustration de G. Aimaretti - Coll. particulière.
En juillet-Aout 1716, durant la dernière guerre turco-vénitienne. 3 000 Vénitiens renforcé d'un bataillon de Parme résistent à l'assaut de 30 000 Turcs débarqués sur l'ile, les contraignant à rembarquer avec des pertes sévères.
ARTICULATION & ORGANISATION DES ARMÉES AU XVIII° siècle. GÉNÉRALITÉS
Avec l'avènement de l'arme à feu, la pique a laissé place au mousquet qui est abandonné au profit du fusil. Comme beaucoup d'armées d'ancien-régime, suivant les époques le régiment comprend un (en temps de paix) ou plusieurs bataillons articulés en compagnies.
La compagnie appartient au capitaine qui la lève.
Le régiment appartient alors à un colonel, qui est généralement noble et fortuné. Il commande la compagnie dite compagnie-colonelle, qui est la plus ancienne du régiment.
En France, le Roi, peut-etre le propriétaire d'un ou de plusieurs régiments qui portent alors le titre de Royal. Le roi en étant le colonel, il est commandé par un lieutenant-colonel. Le régiment peut compter de 8 à 14 compagnies.
La compagnie est commandée par un capitaine. Il est suppléé dans cette tache par un lieutenant. Vient le sergent, lequel est chargé de l'instruction de la troupe. Le sergent est secondé par un caporal. Les compagnies comptent entre 50 à 80 hommes.
En temps de guerre, plusieurs bataillons peuvent être alignés ensemble. Ils sont alors commandés par le plus ancien des capitaines, qui prend le nom de chef de bataillons. A cette époque il s'agit d'une fonction, et non d'un grade.
On retrouve également le terme de brigadier, pour le colonel qui se trouverait alors à la tete de plusieurs régiments. Ici aussi, il s'agit d'une fonction limitée au temps d'une campagne, et non d'un grade.
L'ARMÉE VÉNITIENNE :
Au cours des XVII° & XVIII° siècles, les compagnies sont regroupées afin de former des régiments. Les fantassins Corses sont incorporés dans des régiments de Corsi, riveraschi, Italiani et d'ogni altra nazione pour les distinguer des Allemands. Puis ces régiments prennent le nom d'italiani dans la première moitié du XVIII° quand le recrutement Corse se réduit. Chaque régiment compte de 10 à 12 compagnies. Mais il peut y avoir des exceptions. En 1719, le maréchal comte Schulenburg, commande un régiment allemand fort de 38 compagnies. Chaque régiment prend le nom de son colonel, qui est assisté d'un lieutenant-colonel, et quand le régiment est au complet d'un sergent-major pour trois compagnies. Chaque compagnie compte une soixantaine d'hommes, une centaine parfois, commandée par un capitaine, un lieutenant et un alfiere (enseigne ou officier porte-drapeau), un sergent et un caporal. Chaque compagnie compte un tambour, dont l'emploi est souvent confié à un garçon de 15 ans. Les compagnies de grenadiers ont un fifre.
Le colonel est propriétaire de sa compagnie (compagnie-colonelle) qu'il commande en personne, assisté d'un lieutenant-capitaine, susceptible de le remplacer dans le commandement de sa compagnie. Les couleurs portées par les alfieri sont celles du colonel ou du lieutenant-colonel, mais plus celles des capitaines comme aux siècles précédents.
LES SOLDES.
Entre 1666 et 1762, l'inflation étant modérée à Venise, les soldes demeurent à peu près les memes tout au long du 18° siècle. A titre de comparaison, le revenu d'un compatable ou d'un tailleur de pierre était de 250 ducats par an. Le niveau d'honnête aisance de la noblesse se situait autour de 1 000 à 2 000 ducats par an. Pour las officiers supérieurs, la solde est probablement complétée par des avantages en nature et des revenus, cependant très controlés à Venise, provenant des achats d'équipements, de munitions, de denrées ou des recrutements. S'ajoutant à cela, en temps de guerre, le butin et la vente de prisonniers non chrétiens ou de droits communs pour les galères.
Pour les General in Capite (Généraux en chef), Tenenti et Sergenti Generali (Généraux de division), les soldes sont versées au cas par cas, en vertu d'un contrat. En 1730, le contrat du maréchal comte Schulenburg, fait état d'une solde de 30 000 lires par année de service actif (env. 223 ducats mensuels). Sergente maggiore di Battaglia (équivalent de brigadier ou général de brigade = 100 ducats / mois
Sopraintendenti delle Cavalleria et del Genio (Super intendant de la Cavalerie et du génie) = 100 ducats / mois.
Colonello : 60 ducats
Tenente-colonello = 50 ducats
Sergente-maggiore = 30 ducats
Capitano = 25 ducats
Tenente = 22 ducats
Alfiere (enseigne) = 15 à 20 ducats
Cadetto = 15 à 17 lires
Sergente = 8 ducats ou 84 lires
Caporalo = 6 ducats ou 56 lires
Tamburini, Pifferi, Trombette (tambours, fifres, trompettes) = 35 lires
Fantis (Fantassins) = 30 lires.
Quelques personnages :
Pierre-Marie CUNEO d'ORNANO, né à Ajaccio en 1579, tué en 1645 en Crète durant la guerre entre vénitiens et Turcs. Colonel au service de Venise, où il a servi 33 ans. Durant la guerre de Gradisca, commande en chef aux affaires de Fara et de Vilpujaca. Jules CUNEO d'ORNANO, né à Ajaccio en 1580, y décède en vers 1650. Capitaine au service de Gênes , et colonel au service de Venise.
Giovan Battista Pozzo di Borgo est nommé général de ses compagnies Corses et Italiennes le 28 février 1618. Jean-François CUNEO d'ORNANO, né à Ajaccio en 1622 - Candie 1646. Colonel à 20 ans dans les armées de Venise. Prend le commandement des Corses qui combattent en Crète. A Candie, en 1646, il est blessé en repoussant les assauts à la tête de ses hommes. Contraint à la reddition. Il meurt de la peste quelques jours plus tard.
Fabien-Louis CUNEO d'ORNANO, né à à Ajaccio en 1624, y décède. Colonel au service de Venise.
Alphonse CUNEO d'ORNANO, né à Ajaccio, mort au champ d'honneur à Candie en 1667. Fils du précédent. Colonel au service de Venise.
Jean-François CUNEO d'ORNANO, frère d'Alphonse, et fils de Fabien-Louis. Né à Ajaccio. Tué au champ d'honneur à Candie en 1667. Colonel au service de Venise.
François CUNEO d'ORNANO, né à Ajaccio en 1647, y décède. Colonel au service de Venise, qu'il quitta après avoir guerroyé contre les Turcs en Dalmatie. Il licencia sa troupe.
En 1677 Venise reconnaissait sa noblesse eu égard aux services rendus par lui et ses aïeux, lui donnait ainsi qu'à ses descendants le titre honorifique ad perpetuam de colonel. Reconnu dans son grade par Gênes, il leva une compagnie de 100 hommes. Jean-Baptiste CUNEO d'ORNANO, né à Ajaccio en 1690. Colonel au service de Venise. fils du précédent.
Pierre-Paul CUNEO d'ORNANO, né à Ajaccio en 1694. Colonel au service de Venise. Frère du précédent.
Fabien-Louis CUNEO d'ORNANO, né à Ajaccio en 1688, y décède après 1774. Colonel au service de Venise. Sa branche fut admise dans l'Ordre de la Noblesse de France.
Pierre-François CUNEO d'ORNANO, Né à Ajaccio en 1708, y décède en 1764. Colonel au service de Venise. Fils du précédent.
Giorgio Maria Vitali, Cap-corsin, sergent-général des bâtiments de mer de Venise et Chevalier de Saint Marc en 1732.
Gio Marco et Anton Nobile de'Battisti, capitaines au service de Venise en 1732.
SOURCES ICONOGRAPHIQUES
Un grand merci au modérateur du groupe raccolta stampe antiche militari e civili veneziane pour m'avoir autorisé à puiser sur leur site l'illustration sur les troupes de Venise pour illustrer cette article.
Remerciements à M. Thierry GIAPPICONI et Mme CORVAIA Mathilde.
Remerciements à Walther BAUDINELLI
Sources Les troupes Corses - La Sabretache - HS n° 20 - Année 1973.
PAOLI, un Corse des lumières - Michel Vergé-Franceschi - Ed. Fayard. Lépanto 1571 - The greatest naval combat of the Renaissance - Angus Konstam et Tony Bryan - Campaign - OSPREY PUBLISHING I Corsi nella fanteria Italiana delle Serenissima Republica di Venezia - Frederico Paleologo ORIUNDI - Primate Officine Grafiche di C. FERRARI - Venezia - 1912 La Famille CUNEO d'ORNANO (Généalogie, Biographies, Bibliographie) d'après des documents authentiques - 1908 L’Encyclopedia Corsicae, Les Giappiconi, une lignée militaire entre Corse et Venise, La Corse, Venise et la Méditerranée, Onzième journées universitaires d’histoire maritime de Bonifacio, Ajaccio Piazzola, 2010 - Thierry GIAPPICONI |



