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LA LEGION CORSE AU REAL CORSO NAPOLETANO 1806 - 1814

HISTORIQUE
 
Un décret de l’Empereur signé de Milan le 5 Prairial An XIII (25 mai 1805), décide que les cinq bataillons d'infanterie légères Corses levés en 1803, seront envoyés en Italie pour y être employés sous le nom de Légion Corse. Chaque bataillon est fort de cinq compagnies. Il semble que seule la 3ème Compagnie du 3ème bataillon n'ait pas été comprise et soit restée en Corse.
 
Réunie à Livourne en octobre 1805, la Légion Corse commandée par Léonard Di GIOVANNI-LIMPERANI partage la garnison avec les soldats Suisses de la 3° 1/2 Brigade Helvétique. Des rixes éclatent au sujet de la tenue portée par les Corses. Certaines tournent mal. Les Corses jouent du stylet, il y a des blessés, parfois des morts. Des sanctions sont prévues, car un rapport leur attribue la responsabilité des incidents. De CARAFFA en appelle à Napoléon, qui donne l'ordre d'arrêter toute poursuite, arguant que les Corses insultés n'ont fait que se défendre.
La Légion gagne alors Mantoue, où elle retrouve les compagnies de carabiniers qui y avaient été rassemblées. Elle y est équipée et habillée.

Carabinier de la Légion Corse par Boisselier - Carte tirée de la série du Cdt Bucquoy - 144° série - Tome VI
Chap. XXVIII - (Coll. part.)

Au cours de l'hiver 1805, la Légion Corse participe au blocus de Venise. Les cinq compagnies de carabiniers, fortes de 180 hommes sont à la division SERAS.


AU SERVICE DE NAPLES

En novembre 1805, Ferdinand IV appelle à son secours Russes et Anglais, alors qu'un traité de paix existe entre Naples et la France depuis 1801. Napoléon se fâche et en janvier 1806, décide d'envahir le Royaume. MASSENA est placé à la tête de l'Armée de Naples. Le 8 février 1806, à la tête de 40 000 hommes, il franchit le Garigliano.

Le premier engagement de la Légion Corse, se fait sous les murs de Gaète en février. La forteresse solidement défendue, est pourvue d'une nombreuse garnison, ravitaillée par la mer. Elle est située sur une presqu'ile qu'une voie étroite relie à la terre ferme. Elle est inabordable à l'ouest et au sud. Ses défenses sont d'imposantes batteries qui en interdisent l'approche tant par la mer que par l'étroite chaussée. Elle compte plus d'une centaine de pièces dont les feux croisés vont empêcher le génie d'effectuer les travaux d'approche.

Officier et Chasseur  de la Légion Corse 
par Boisselier - Carte tirée de la série du Cdt Bucquoy - 144° série -
Tome VIChap. XXVIII - (Coll. part.)
                  
Durant le siège, des Corses vont se distinguer. le capitaine FRANCESCHETTI, né à Brando en 1776, a débuté sa carrière dans les troupes du royaume anglo-corse. Prend du service dans l'armée française en 1799, il est nommé capitaine en 1805. A la tête de sa compagnie, il s'empare d'un retranchement extérieur, enlève 4 pièces de 24 livres et met hors de combat 200 hommes.
Il récidive un peu plus tard. Lors d'une opération destinée à intercepter les communications de l'ennemi, avec 20 hommes choisis, il embarque sur une chaloupe, et prend à l'abordage un petit convoi de quatre barques ennemies. Ces exploits lui vaudront une affectation avec 40 soldats du régiment au corps des Grenadiers de la Garde Royale du roi Joseph à la fin du siège le 6 aout 1806.

Musicien en 1805 par S. V SERGEEV

Le général FRANCESCHI, né en 1766, natif de Centuri, sert au 16ème bataillon d'infanterie légère en 1793, puis à l'Armée d'Italie, à qui MASSENA confie le commandement du corps d'investissement. Il est aidé dans cette tâche, par un autre Corse, colonel du génie de l'armée napolitaine, Toussaint FERDINANDI, un cap-corsin né en 1742. Il a fait ses études d'ingénieur à Naples et est entré à son service comme officier du génie. Il a étudié en France à l'école du génie de Mézières. Fait prisonnier sur parole à l'arrivée des Français, il passe au service de Joseph et va contribuer à la prise de la forteresse.
Le 15 mai, la Légion Corse repousse une sortie de la garnison.
Le capitaine SANTOLINI, originaire de Cervione, est tué le 17 mai. Entré au service en 1792 comme Volontaire, passé à la 104 ° puis à la 85° de Ligne. Il était à la Légion Corse depuis sa création.

Le 6 juillet, les travaux d'approche sont achevés, l'assaut peut-être donné. Après une dernière sommation, la forteresse capitule le 19 juillet 1806.
Lors du siège, la Légion Corse subit de lourdes pertes, citons :  Le lieutenant SEBASTIANI, né à La Porta d'Ampugnani en 1773. Il avait servi comme sergent à la compagnie du Golo. La Légion compte sept officiers blessés. Les pertes de la troupe sont dix fois supérieures.

Après la prise de Gaète, la Légion Corse défile à Naples. Le bataillon des carabiniers est dissous.
Di Giovanni nommé commandant de la place de Naples, est remplacé par Bernard CATTANEO, un ajaccien, apparenté à la famille BACCIOCHI. Entré au service en 1786 comme sous-lieutenant au Royal-Corse, il commande une compagnie au 5ème de Ligne en 1793. En Italie, Il met sur pied le Bataillon des Tirailleurs du Pô, qu'il a laissé au chef de bataillon HULOT pour rejoindre la Légion Corse en juin 1805.
   
Entretemps, Napoléon a installé son frère Joseph sur le trône de Naples le 31 mars 1806. Le 30 juin 1806, il transfère la Légion Corse au service de Naples, avec prise d'effet le 1er juillet. La Légion conserve son statut de troupe française au service de Naples.
"Mon Frère
Vous verrez par le décret ci-joint, qui sera envoyé officiellement à votre Ministre de la Guerre, que j'ai mis la Légion Corse à votre service.
Toutes les instructions vous seront envoyées afin que vous nommiez vous-mêmes les officiers pour la commander.
Si cela vous convient , vous pourriez la recruter en Corse, en ne prenant point des hommes de la conscription. Je pense qu'il vous sera très avantageux de tenir au complet un corps de troupes Corses."

Le souhait de l'Empereur est que le nouveau royaume puisse s'assumer militairement de manière à ce que les troupes employées à l'Armée de Naples, puissent être utilisées utilement contre l'Angleterre.
Ce qui reste de l'armée napolitaine a suivi le roi Ferdinand IV en Sicile ou combat encore en Calabre. L'armée du nouveau royaume est à réorganiser. Napoléon pousse son frère à prendre à son service les Napolitains bannis ou exilés à cause de leur sympathie pour la cause républicaine de 1799.
Au cours de la campagne, les troupes françaises ont capturé de 7 à 8 000 soldats napolitains. L'embryon de la nouvelle armée sera constituée avec ces prisonniers, on enrégimente aussi des insurgés ralliés, ainsi que des brigands repentis. 
 
La Légion Corse assure des missions de pacification et combat activement les insurgés et les brigands en Calabre :  embuscades, pillages, massacres de prisonniers, villages incendiés, représailles sont le lot quotidien de ces hommes.

Le 3 aout, la Légion Corse est au combat de Laurnio contre les insurgés de SPERANZA qui font rouler des roches sur les assaillants. En représailles, le village est incendié.
Le 26 septembre, dans une embuscade à Lauria, la compagnie VENTURINI perd 70 hommes, dont le lieutenant GALVANI.
Le 15 octobre, l'affaire d'Acri.

Mais la Légion va surtout se signaler dans la capture de Fra DIAVOLO, de son vrai nom Michele PEZZA. Il mène une vive guérilla contre les forces françaises, attaquant les convois, détruisant les détachements isolés. Il est insaisissable. Une colonne mobile est organisée, comprenant le régiment Corse. Cette colonne est commandée par le général Noël AMICI, né à Belgodère en 1780. Il est général de l'armée napolitaine. Vaincu à Boiano, Fra DIAVOLO est capturé le 29 octobre. Envoyé à Salerne, il y est jugé, condamné à mort et fusillé.

6 et 7 décembre 1806, combat contre les bandes de PRESTA.

Le 7 novembre 1806 la Légion Corse est refondue en un régiment d'infanterie légère à trois bataillons de neuf compagnies (1 de carabiniers forte de 80 hommes, 8 de chasseurs à 120 hommes). Joseph est autorisé à avoir des recruteurs en Corse et à Marseille.
CATTANEO nommé écuyer du roi, est remplacé par le colonel HUGO. Le premier bataillon est commandé par GALLONI, le second par de CARAFFA et le troisième par GRIMALDI.
Le dépôt est à Gaète.
 
Le 10 janvier 1807, le régiment devient le ROYAL CORSE Napolitain (Real Corso Napoletano), l'effectif est de 1 800 hommes répartis en trois bataillons, commandé par le colonel Bernard CATTANEO, mais c'est HUGO qui dans les faits en assure le commandement. Un nouvel uniforme est distribué.

En janvier 1807, siège d'Amantea et assaut le 10 février.
En mai 1807, embuscades dans les Abbruzes.

Employés par bataillons dispersés, dans les Abruzzes, autour de Salerne, en Calabre, les Corses pacifient, malgré de lourdes pertes, dans un pays hostile, au climat rude et sec. Les marches sont pénibles, les effectifs fondent, les approvisionnements ne suivent pas. Le typhus emporte plusieurs hommes. Les uniformes sont en loques. Les soldes sont versées irrégulièrement.
La révolte gronde, le colonel HUGO et son adjoint SUZZONI, rétablissent la situation avec fermeté, mais compréhension, d'autant plus que le recrutement Corse se tarit.
En novembre 1807 l'effectif est de 1 631 hommes. Il manque 1 493 hommes pour être au complet. En attendant le recrutement de Corse, une cinquantaine de brigands amnistiés sont incorporés.

Entre janvier et septembre 1808, les effectifs atteignent 2 000 hommes.
Le 24 juillet 1808, on décide d'incorporer des recrues napolitaines. A la même période, Real Corso compte trois bataillons de 700 hommes chacun, et 200 recrues au dépôt.  Sur 40 officiers, 35 sont Corses, de même que 1 500 soldats.
 
Joseph est appelé à monter sur le trône d'Espagne, HUGO nommé général le suit. Joachim MURAT arrive à Naples le 6 septembre 1808, et réorganise aussitôt l'armée de son royaume. Le major SOYE est nommé commandant du Real Corso, en lieu et place du lieutenant-colonel CARAFFA.
Pour conserver au Royal-Corse son aptitude à la guerre en montagne, il est prescrit de lui conserver son recrutement particulier de montagnards Corses.

Joachim-Napoléon a des ambitions, mettre sur pied une armée de qualité, conquérir la Sicile et chasser les Anglais de l'île de Capri qui tient l'entrée du Golfe de Naples.
La conquête de l'ile de Capri est confiée au général LAMARQUE. Il dispose des compagnies d'élite des 10°, 52°, 100° de Ligne, du 1er Suisse, du bataillon GALLONI du Real Corso, et de la compagnie d'élite du 2ème bataillon (128 carabiniers), commandée par le capitaine POMPEÏ. Natif de La Porta d'Ampugnani, élève du prytanée en 1803, il sert au régiment depuis 1804. Capitaine depuis février 1807.





Le capitaine François Xavier POMPEÏ -
Collection privée.
La Porta 1785 - 1818
A étudié au Collège Sainte Barbe à Paris - Élève au Prytanée militaire de l'An IX à l'An XI admis en qualité de fils d'un député du Conseil des Anciens - Capitaine au 3° Bataillon d'Infanterie Légère Corse le 1er Vendémiaire an XII - Passe à la Légion Corse le 6 Ventôse an XIII - Passe avec ce corps au service de Naples le 7 novembre 1806 - Chef de Bataillon au 1er Régiment Léger Napolitain le 28 décembre 1808 - Versé au 8° Régiment de Ligne Napolitain le 9 décembre 1811 - En demi-solde à sa demande le 12 décembre 1814 - Reprend du service à Bastia pendant les Cent-Jours à l'état-major de la 23° Division - Proposé pour commander la Garde Nationale de Corté le 21 juillet 1815, alors que la nouvelle de l'abdication de Napoléon n'est pas encore connue - Placé en demi-solde le 1er février 1817 se retire à La Porta où il décède en 1818
par "suite des fatigues éprouvées et des blessures reçues pendant les longues et glorieuses guerres de l'Empire".
Chevalier de l'Ordre Royal des Deux-Siciles le 12 novembre 1808.
Se distingue lors de la capture de Fra Diavolo et à la Prise de Capri.
Campagnes : Armée de Naples - En Espagne.
Il avait épousé une sœur du futur Maréchal SEBASTIANI.
Il est l'arrière, arrière, arrière grand-oncle de mon épouse.






LA PRISE DE CAPRI

L'ile de Capri est défendue par le Royal Corsican Rangers (650 h) et un détachement du Royal Malta (750 h.). La garnison est commandée par le Lieutenant-Général Hudson LOWE, le futur geôlier de Napoléon à Sainte Hélène. La conquête de Capri va durer du 4 au 17 octobre 1808. L'ile est fortement défendue. Elle se présente comme une montagne aux flancs escarpés plongeant dans la mer. Le général LAMARQUE dispose sa troupe en trois groupements devant débarquer en plusieurs points de l'ile. Le premier, commandé par l'Adjudant-commandant THOMAS, comprend le Real-Corso, et les voltigeurs des 10° et 52° de Ligne.
L'opération commence dans la nuit du 4 au 5 octobre. Le temps est exécrable, un violent orage éclate, sous des pluies diluviennes, un vent violent et sur une mer agitée, les hommes embarquent dans les chaloupes.
Les Corses doivent débarquer sur la face occidentale de l'ile, et forcer la position de Migliera, leur objectif est le village de Capri. Le mauvais temps les oblige à débarquer plus au nord.

THOMAS a remarqué au pied d' une faille de la falaise, une table rocheuse émergeant au ras des flots. Ce quai de fortune est surplombé par une falaise d'une trentaine de mètres. THOMAS qui monte la deuxième barque, débarque entrainant avec lui quelques hommes. A l'aide des échelles réquisitionnées, il escalade les premiers mètres de la falaise. Il y a encore plusieurs mètres d'à-pic à parcourir avant de déboucher sur un glacis escarpé qui mène sur le plateau d'Anacapri qui culmine 120 mètres plus haut.
Au sommet de cette pente, les soldats du Royal Malta et les Royal Corsican Rangers prennent sous leurs feux meurtriers les embarcations.
Les canons de six chaloupes canonnières qui couvrent le débarquement ripostent.
A 14 heures, 40 hommes ont pu prendre pied. A 15 heures, les Corses débarquent à leur tour.

Ils sont 350 hommes, au pied de la falaise qui se lancent à l'assaut. Les vagues qui viennent frapper la roche, entrainent la chute des échelles, précipitant les hommes à la mer. On se plaque contre la roche pour éviter les balles des défenseurs. Les pertes sont terribles.

LAMARQUE arrive à son tour vers 16 heures. 650 hommes se pressent au bas de la falaise. Le major HAMILL qui commande le Royal Malta décide d'attendre la nuit pour lancer une contre-attaque. Les assaillants lancent trois assauts, chaque fois repoussés par le feu terrible des Royal Corsican Rangers qui visent les officiers.
LAMARQUE décide alors de détacher les échelles et de renvoyer les barques. Il n'y a plus de retraite possible. Il faut repartir à l'assaut. Les attaques de diversion lancées sur divers points de l'ile obligent LOWE à concentrer ses lignes de défense. Anacapri est abandonné par ses défenseurs qui se regroupent sur les hauteurs. L'artillerie a pu débarquer à son tour. Les Français ayant constaté le repli de l'ennemi, se lancent à l'attaque et viennent buter sur une ligne de défense tenue par le Royal Malta et les  compagnies du Royal Corsican Rangers des capitaines CHURCH, SUSINI et NICHOLSON.

Il fait nuit, la lune éclaire les lignes de crêtes où l'on distingue les défenseurs. GALLONI emploie ses meilleurs tireurs pour fixer l'ennemi, et avec le reste, le déborde par le flanc à la baïonnette. Les défenseurs surpris par cette attaque subite, se replient en désordre. On se bat dans les ruelles du village d'Anacapri. Après la mort de leur major, les Maltais, mettent bas les armes, tandis que d'autres se réfugient au fort de Santa Maria Cetrella.

Pendant ce temps, les Corses s'entretuent. Un combat fratricide s'ensuit. On se provoque, on s'insulte en langue Corse. Le lieutenant BOCCHECHIAMPE du Real Corso est tué par un ranger de la compagnie que commande son frère. Les frères CARABELLI, de Fozzano se font face. Ce sont les frères de la Colomba que va rencontrer MERIMEE.

Les trois compagnies Rangers sous le commandement de CHURCH se fraient un chemin par les falaises jusqu'à Capri. Il annoncera à LOWE l'ampleur des dégâts. Les Français sont maitres du plateau d'Anacapri, tout le régiment de Malte a été tué ou pris à l'exception des 150 hommes réfugiés au fort de Santa Maria Cetrella.
Tandis que les défenseurs organisent la défense de Capri, LAMARQUE s'assure une tête de pont sur une marina. Il envoie 250 voltigeurs et des chasseurs du Real Corso s'emparer des abords de la Marina Grande. Pris sous le feu des canons du fort Saint Michel, ils ne subissent aucune perte. Ils ont la chance de tomber sur des magasins de vivres. Les officiers du génie qui les accompagnent, repèrent l'anse du Scoglio à côté des ruines du Palazzo a mare. Ce point de débarquement est à l'abri du feux des batteries anglaises. L'endroit est mis en état de défense.
L'artillerie de bord d'une frégate et d'une corvette sont démontées. Des centaines d'hommes sont attelées à des traineaux pour hisser les canons au sommet des falaises qui culminent à plus de 500 mètres du niveau de la mer.

Le 7 octobre, les troupes de renfort, envoyés par MURAT arrivent à leur tour. LAMARQUE prépare l'assaut de Capri. Mais son artillerie placée trop loin ne fait qu'égratigner les défenses. Un siège en règle se prépare.
Le 8 octobre une escadre anglaise se lance à l'attaque de Marina Grande. Quelques chaloupes canonnières assurent la défense, mais les assiégeants ne peuvent compter sur aucun renfort venant de Naples.
Le siège va débuter sous des conditions climatiques exécrables, sous le feu de l'escadre anglo-sicilienne. Une pièce de 24 pesant 2 760 kg est hissée sur la batterie installée au Monte Sollaro.
Assiégeants et assiégés se retrouvent bientôt bloqués, ne pouvant recevoir ni vivres, ni renforts. L'artillerie n'a toujours pas pratiqué de brèches.

Le 13 octobre, MURAT profite d'un vent favorable et de l'éloignement de l'escadre anglaise pour ravitailler l'ile. Quand l'escadre tente d'intervenir, les chaloupes ont déjà débarqué leur chargement.
Enfin le 15 octobre, une brèche est ouverte, que les anglais comblent aussitôt d'une palissade. Mais nos artilleurs amènent une pièce de campagne à 20 mètres du mur.
LOWE qui n'a reçu qu'une soixantaine de Marines en renfort est sommé de se rendre. Tandis que les Français reçoivent un nouveau convoi de vivres et de munitions. On amène à la batterie de siège, deux pièces de 18 et une de 24.
Le 16 octobre, les négociations commencent. LOWE consent à capituler à la condition qu'il puisse quitter l'ile avec ses troupes.
Le 17 octobre, la capitulation est arrachée à MURAT qui n'accepte qu'une capitulation sans condition.
Le 18 octobre une escadre anglo-sicilienne transportant 2 000 hommes se présente au large. Elle fait demi-tour quand elle apprend la reddition. Ce n'est que le 22 octobre que le dernier soldat anglais quitte l'ile de Capri.
Les pertes française sont de 200 tués, dont 120 le jour du débarquement. Les anglais déplorent 80 tués et blessés et 750 prisonniers, 50 Rangers Corses ont été tués.
Ici les sources divergent, SANTINI indique qu'il n'y a eu aucune désertion des Rangers Corses, alors que BEAUFORT indique le nombre de 86 Rangers passés au Real Corso.
Après la prise de l'île le Real Corso tient garnison dans l'ile, où sera son dépôt jusqu'en 1809. Cette victoire est inscrite sur l'Arc de Triomphe. L'ile reste aux mains des français jusqu'à la chute de MURAT.

Fusilier, Carabinier et Voltigeur du Real Corso  -  G. Aloja 1852 - Collection du Prince Lancellotti .Rome

En décembre 1808, les effectifs se montent à 96 officiers et 1924 hommes. Les pertes subies au cours de diverses opérations s'élèvent à plus de 300 hommes.
Pour atteindre l'effectif au complet de 3 780 hommes (qui ne sera jamais atteint) on propose l'incorporation des conscrits Calabrais ou des Abbruzes, ce qui dut se faire dans une certaine proportion.

L’Empereur décrète le 30 juin 1809, que le 4° bataillon de chasseurs levé en Corse, soit envoyé à Naples et incorporé au Real Corso. Ce bataillon à l'effectif de 300 hommes, est commandé par le Chef de bataillon MARIOTTI. Natif de Venzolasca, au service de Gênes où il commandait la garde du gouvernement, passe au service français en 1805 quand Gênes est incorporé à l'Empire.
En juillet 1809, l'ordre de bataille indique un effectif de 1 688 hommes.

Arrivé à Naples en avril 1810, le bataillon levé en Corse est dissous et ses effectifs ventilés dans les autres bataillons. C'est le dernier renfort venant de Corse.

Porte-fanion de Voltigeurs du Real-Corso  en 1811 - Didier DAVIN

MURAT poussé par l'Empereur va se lancer dans la conquête de la Sicile. Il réunit un corps expéditionnaire fort de 25 000 hommes dont les Corses font partie. Les 1er et 3ème bataillons sont désignés pour participer à l'expédition, tandis que le 2ème restera en Calabre pour prévenir tout débarquement ou mater toute rébellion, Les Corses se trouvent ans la division commandée par CAVAIGNAC. Ils sont rassemblés à Campo, près de Reggio. La division CAVAIGNAC embarque à Porto del Pezzo, le Real Corso doit mettre pied à terre le premier pour assurer et couvrir la tête de pont.
Le 18 septembre 1810, le Real Corso débarque à San Stefano à côté de Messine. Les carabiniers de VENTURINI déployés en tirailleurs, couvrent le bataillon SUZZONI. Les crêtes dominant la zone de débarquement sont tenues. Le Real Corso marche sur Duchessa, affrontant les anglo-siciliens de STUART.
Malheureusement, un vent favorable permet aux navires anglais de sortir de leurs bases. Tandis que les navires franco-napolitains sont bloqués. Pour soutenir les troupes à terre MURAT demande des renforts au général GRENIER commandant des forces françaises. Celui-ci refuse sous le prétexte qu'il n'a reçu aucun ordre de Napoléon. LAMARQUE veut débarquer sa division, GRENIER s'y oppose. Les troupes doivent rembarquer, les Corses couvrent la manœuvre. Quand ils atteignent le rivage, ils sont seuls sur la plage. SUZZONI pour ménager la vie de ses hommes, met bas les armes.
MURAT est affecté par la perte des Corses et des Napolitains d'AMBROSIO, en tout, 42 officiers dont 34 de Réal Corso, et 753 hommes dont 563 du Réal Corso et un drapeau du Real Corso sont capturés. Les Corses emmenés à Malte ne seront rendus qu'en 1815. SUZZONI est échangé, et VENTURINI s'évadera.
Peut-être faut-il voir dans le résultat de cette expédition les raisons du comportement de MURAT envers Napoléon en 1814.



Officier du Real Corso - D'après une illustration anonyme.

Les effectifs deviennent squelettiques. Le régiment ne reçoit plus aucun renfort de Corse. On a recours au recrutement napolitain.
Au 1er novembre 1811, l'effectif compte 2 238 hommes. A la fin de l'année de 1811, l'effectif du corps est de 2 635 hommes, les pertes de l'année s'élèvent à 1 243 hommes.
En 1812, le recrutement napolitain constitue la moitié des effectifs.

Pour la campagne qui s'ouvre en Russie, les Corses sont maintenus dans le royaume. Leur rôle toujours ingrat de surveillance des côtes de Calabre et de contre-guérilla. Il tient garnison à Naples, où se trouve le 1er bataillon aux ordres de SUZZONI, le 2° à Capoue aux ordres de François d'ORNANO, le 3° à Capri aux ordres de MARIOTTI.

















LE 1ER REGGIMENTO D'INFANTERIA LEGGERA
 
De retour de Russie, MURAT rentre à Naples le 4 février 1813. Il réorganise et renforce son armée, alignant 9 régiments de ligne soit 34 696 h, 4 régiments d'infanterie légère, 15 420 h, 3 régiments de chevau-légers 4 282 cavaliers, génie et artillerie 5 071 h. La Garde 7 009 hommes, dont 2 044 chevaux, soit au 1er août 1813 : 66 478 h, auxquels il faut ajouter les 16 214 hommes des bataillons de légions provinciales.

Le 16 février 1813, Réal Corso prend le n° 1 des régiments légers, sous les ordres de CARAFFA , il est fort de 3 500 hommes, répartis en 4 bataillons, dont un de dépôt, à quatre compagnies, commandé par Toussaint CAURO. Né à Cauro en 1780. Ancien gendarme présent au corps depuis sa création.
Les autres bataillons dits de guerre, sont à 6 compagnies dont deux d'élite (carabiniers et voltigeurs) où sont regroupés les Corses. Le 1er est commandé par GOUT, le 2nd par LONGO et le 3ème par d'ORNANO.
Les 1er et 2° Légers napolitains, deviennent respectivement, 2° et 3° Légers.

Au 1er aout 1813, l'effectif du 1er Léger est de 3 999 hommes. CARAFFA nommé général, est remplacé par le colonel VERDINOIS.

MURAT se veut le défenseur de l'Italie. Eugène lui est préféré. MURAT fait des avances avec l'Autriche afin qu'on lui garantisse son royaume. C'est à contre cœur qu'il rejoint Napoléon à Dresde le 14 aout 1813.
MURAT jugeant Napoléon perdu, il l'abandonne après Leipzig, il rentre à Naples, et traite en secret avec les Anglais, dans la perspective de conserver son trône.


En janvier 1814, Eugène pressé par les Autrichiens a reculé sur l'Adige. Le 11 janvier, MURAT traite avec l'Autriche, s'engage à fournir 30 000 hommes qui marcheront sur l'Italie et à renoncer à ses prétentions sur la Sicile.
En février, deux bataillons du 1er Leggero sont réunis à Naples. Le 3ème bataillon sert toujours en Calabre. La nouvelle de la défection échauffe les esprits. La désertion gagne le régiment. Le 1er mars, VERDINOIS est relevé de son commandement, SUZZONI le remplace.
Le 9 mars, il reçoit l'ordre de marcher sur l’Italie.

Les Corses se mutinent, s'enfermant dans leurs quartiers. ils refusent de porter les armes contre Napoléon. Ils sont 500 qui retiennent en otage 1 000 napolitains de leur régiment. Le général ROSSETTI, un piémontais aide de camp de MURAT est envoyé en parlementaire. Les Corses, ne se laissent pas intimider par ses canons et la Garde. Les Officiers sont mis aux arrêts, refusant de contraindre leurs hommes à obéir aux ordres qui les obligent à combattre la France.
Les Corses obtiennent satisfaction. Le 12 mars, en colonne de compagnies, ils défilent une dernière fois dans Naples, pour se rendre sur le port. Après avoir formé les faisceaux, ils montent à bord des navires après avoir abandonné leurs armes. Le bataillon resté en Calabre ne rentre qu'en 1815.

A Toulon, SUZZONI ramène le major ORNANO et le chef de bataillon CAURO, 33 officiers et près de 400 gradés et soldats.
Le 28 avril, le conseil d'administration du Corps s'adresse au ministre :
"Monseigneur, Lorsque les armées françaises firent la conquête du royaume de Naples, le Royal-Corse y concourut [...] et était resté sur son territoire à la solde du souverain [...] Mais ayant appris que le roi de Naples avait déclaré la guerre à la France [...] les officiers, sous-officiers et soldats d'origine française de ce corps n'eurent tant à cœur que donner leur démission [...] Il manque le 3° bataillon au fond des Calabres, environ quatre cent cinquante hommes [...] Autant de militaires en captivité chez les Anglais. [...] tous les individus qui en font partie désirent encore servir la France."
Ont signé SUZZONI, colonel et président, ORNANO major, CAURO Chef de bataillon, ZERBI sergent-major.
Le 9 mai, MASSENA appuie la demande. Les Corses sont versé au 1er bataillon du 11° Léger, y retrouver les anciens du Bataillon de Tirailleurs Corses. Le régiment est commandé par le Colonel Jean André Tiburce SEBASTIANI. Frère cadet du général, né en 1786 à La Porta, ancien élève à l'école de Fontainebleau. Sert dans les dragons en 1806. Sert en Espagne et au Portugal. Sert au 11° Hussards en Russie. Affecté au 11° Léger, qu'il commande depuis 1814.


UNIFORMES

LÉGION CORSE

Les uniformes de cette unité n'ont été représentés que bien tardivement. Il n'existe à ma connaissance aucune représentation contemporaine des uniformes. L'artiste Quinto CENNI (1845-1917) donne deux tenues sans indiquer ses sources, aussi divergent-elles beaucoup. 

Réunie à Livourne, la Légion Corse y est vêtue et équipée à la hâte en septembre 1805, avec ce que l'on peut trouver d'effets d'uniforme
L’article VIII du Décret de création lui donnait la tenue suivante :  habit veste de drap bleu céleste foncé, revers et parements jonquilles, collet bleu céleste, boutons blancs portant la devise « Empire Français – Légion Corse », gilet de drap blanc, pantalon bleu céleste foncé, shako. 
Les compagnies de carabiniers qui partent combattre en Vénétie les Autrichiens sont équipés en premier. Leur tenue pourrait être la représentation qu'en donne
BOISSELIER. C'est à dire la tenue indiquée ci-dessus, avec le port d'épaulettes écarlates.

Tandis que les compagnies du centre, sont réunies à Mantoue pour y être habillées aux frais du gouvernement italien. Ce qui prendra plus d'un mois.


Planche de Roger FORTHOFFER - In Les Corses au service Napolitain
Le Briquet n° 3 - 1968

Voici la légende de la planche de Roger FORTHOFFER.

1806 - VOLTIGEUR
:
Uniforme de l'infanterie légère française bleu foncé à passepoils blancs. Boutons blancs. La distinctive vert clair est portée au collet, parements et pattes de parements  à l'instar des Tirailleurs Corses, shako de feutre noir à plaque et jugulaires de métal blanc, orné d'un plumet et d'un cordon vert. Épaulettes vertes à tournantes jaunes. Guêtres blanches. Buffleteries blanches.
Dans le Hors série n° 1 de Soldats Napoléoniens sur la Prise de Capri, sur l'infographie de Peter BUNDE, la couleur distinctive est distribuée au collet et sur les pattes de parements.

180.(?) - CARABINIER :
Bonnet à poils noir sans plaque, garni d'un plumet et d'un cordon rouge. Uniforme de drap bleu foncé à passepoils cramoisis, collet jaune, pattes de parements cramoisie. Boutons de métal blanc. Épaulettes rouges. Veste ou gilet blanc. Guêtres noires. Les Buffleteries sont blanches. 

L'officier et le Chasseur

C'est après la signature de la Paix de Presbourg, à son arrivée à Naples que la Légion Corse aurait connu une certaine uniformité.


REAL CORSO

Par décret du 8 janvier 1807, la Légion Corse est rebaptisée Real-Corso napolitano, et reçoit un nouvel uniforme en drap bleu turchino, c'est à dire gris bleu distingué de noir. L'habit a la coupe de l'infanterie légère, c'est à dire à basques courtes.

Voltigeur - 1807 :
Shako à plaque à l'aigle en losange, jugulaires et bordure de visière en métal blanc, garni d'un galon jaune au sommet. cordon natté jaune, plumet vert à sommet jaune. Habit d'infanterie légère de drap bleu turchino passepoilé de blanc, collet jaune, revers et pattes de parements de la couleur distinctive noire, Boutons de métal blanc. Épaulettes jaunes. Veste blanche. Culotte de drap bleu turchino. Guêtres grises découpées en coeur ornées d'un galon et d'un gland jaune. Capote de drap brun roulée sur le havresac. Sabre briquet à dragonne jaune. Fusil et sa baïonnette. Les buffleteries sont blanches.

Les chasseurs n'ont pas de galon sur le shako. L'habit a le collet à la couleur distinctive, et ne porte aucune épaulette.

Les carabiniers se distinguent par le port d'un bonnet à poils noir, et le port d'épaules écarlates. Le collet de l'habit est de couleur distinctive noir. La dragonne du sabre est rouge.

Les officiers portent la tenue de la troupe qu'ils commandent réalisé dans un drap de meilleure qualité. Les basques de l'habit en drap du fond sont longues. Les boutons et les marques de grade sont en argent.

Carabinier, voltigeur et officier de voltigeur du Real Corso - Le Briquet
Chasseur du Real Corso - Mannequin et cliché René CHAUVIN

En cette année 1809 apparait la plaque en écusson estampée d'un cor de chasse sur le shako qui est orné d'un pompon et non plus d'un plumet.
La couleur distinctive n'apparait plus qu'au collet et aux pattes de parements découpées en accolade des chasseurs et carabiniers, aux pattes de parements pour les voltigeurs. Parements, revers, et retroussis sont passepoilés de noirs.

L'officier de Carabiniers de la planche FORTHOFFER porte l'habit à basques longues de drap bleu turchino passepoilé de noir. La culotte de la même couleur. Le plumet est rouge, cordon et épaulettes en argent. Veste blanche. Baudrier de cuir blanc. Dragonne de sabre argent à filet amarante. Gants jaunes. Hausse-col argent à motif or. Garde du sabre et garnitures du fourreau dorées. Bottes de cuir noir garnies d'argent.

En 1811, les distinctions des carabiniers (épaulettes et plumet) deviennent amarante.
La cocarde française est remplacée par la cocarde napolitaine, blanche à centre amarante la même année.

En 1813, la coupe de l'habit est modifiée. Il n'est plus échancré sur l'abdomen. il adopte la forme définie par le règlement de 1812. Taillé dans le même drap du fond avec la distinctive distribuée pareillement.

Tambours et cornets :
Ils portent l'habit de la troupe avec le collet et les parements ornés d’un galon de livrée blanc, bleu et rouge. Nids d’hirondelle de la distinctive bordé dans la partie inférieure du galon de livrée qui sera remplacé vers 1811 par un galon à damier blanc et amarante. Les manches sont agrémentées de chevrons du même galon. Caisse de tambour   en cuivre et cercle peint de triangles alternés blancs et amarantes ou bleus.

DRAPEAUX

Sous Joseph, REAL CORSO a du recevoir un drapeau. Il est semblable au modèle français de l'époque, un losange blanc et triangles opposés noirs et rouges.
En 1811, MURAT a du lui remettre un nouveau modèle de drapeau, à fond bleu céleste et bordure en damier blanc et amarante.

Le baudrier du porte drapeau est connu. Il a figuré dans une vente. En velours noir, bordé de part et d'autre d'une broderie de feuillage d’argent. Sur le devant un "JN" couronné, derrière sous une couronne les mots superposés "REAL CORSO".

 
 

Baudrier porte drapeau et hampe de drapeau napolitain

1er  LEGGERO


Le 16 février 1813, Real Corso devient le 1er Leggero.

Les chasseurs portent l'habit court bleu turquin, à la coupe de 1812 dit BARDIN, à collet et pattes de parements noirs, passepoilé de même aux parements, collet, retroussis et parements.
Boutons blancs.

Les carabiniers se distinguent par un habit identique avec épaulettes, et par le port d'un volumineux bonnet à poil sans plaque orné d'un cordon natté et d'un plumet amarante.

Les voltigeurs, ont le collet de l'habit jaune.

 
 

Officier de Carabinier et Carabinier du 1er Leggero napoletano -d'après Aloja

La légende du sergent de Chasseurs de la planche FORTHOFFER est la suivante, d'après une suite d'époque.

Shako recouvert d'une toile cirée noire, pompon blanc à houppe amarante. Jugulaires de métal blanc. Habit bleu turquin, à distinctives noires et boutons blancs, cors de chasse blancs cousus aux retroussis. Galons de grade en argent liseré d'amarante. Buffleteries blanches. Pantalon bleu clair de fantaisie galonné de noir, porté sur des bottes. Manteau beige ocré roulé sur le havresac. Briquet à garniture de laiton. Fusil garni de fer. Le canon est bouché par une houppe rouge pour le protéger de la pluie.

Au total, ce sont plus de 5 000 Corses qui servirent le Royaume de Naples, soit 15 % du total des effectifs.
 
Quand Joachim MURAT tente la reconquête de son royaume en 1815, c'est en Corse qu'il se rendra. Il y trouvera refuge auprès de ses nombreux partisans. Il embarque avec 300 Corses. Les navires dispersés par une tempête, MURAT est trahi par le capitaine de son vaisseau qui le débarque dans un endroit hostile au Pizzo. Il est capturé avec 30 hommes parmi lesquels le général FRANCESCHETTI, les capitaines LANFRANCHI et BICIANI et le lieutenant PASQUALINI qui seront blessés.


Officier du Real Corso






Remerciements à Me François CHAILLEY-POMPEI pour le portrait et les éléments biographiques du Chef de Bataillon Francescu Saveriu POMPEI - Patrice Raynaud et Sergueï Sergeev.











SOURCES
 :
Les troupes de recrutement Corse pendant le 1° Empire : Pascal Pierre SANTINI - Le Briquet n° 2 - 1968
Les troupes de recrutement Corse pendant le 1° Empire (rectificatif) : Pascal Pierre SANTINI - Le Briquet n° 3 - 1968
Les Corses au service napolitain pendant le 1° Empire - Roger Forthoffer - Le Briquet n° 3 - 1968
Les troupes de Ligne Françaises et étrangères dans l'expédition de Capri - Guy Dempsey avec la participation de Patrice Raynaud - Soldats Napoléoniens Hors Série n° 1 - Oct. 2008
MURAT, les uniformes de la légende de Patrice Raynaud. Ed. La Revue Napoleon. novembre 2005
Attaque et prise de Capri, Octobre 1808 - Marc Morillon -  Soldats Napoléoniens Hors Série n° 1 - Oct. 2008
L'Armée napolitaine en 1808 - Patrice Raynaud -  Soldats Napoléoniens Hors Série n° 1 - Oct. 2008
Les Corses au combat sous trois drapeaux 1792-1815 - Dominique Buresi - Editions DCL 2003
NAPLES à l'heure Corse - Raphaël LAHLOU - STANTARI 21 - Mai-juillet 2010.
Les Corses et le royaume de Naples au début du XIX° siècle - Accadémia Corsa - Jean-Pierre POLI - 1999
http://empire.histofig.com/Regiments-d-infanterie-legere.html -