LE BATAILLON CORSE DE L'ILE D'ELBE
Illustration par l’auteur Il est 15 heures, ce 4 mai 1814, lorsque l’Empereur Napoléon se présente à la coupée de la frégate anglaise l’Undaunted qui mouille depuis la veille dans la rade de Porto Ferraïo, il prend place à bord d’une chaloupe, et traverse le bassin au rythme lent des avirons. Debout, impassible, dans la chaloupe qui arbore son pavillon, à fond blanc barré de rouge à trois abeilles d’or. le souverain contemple sa capitale, dont les maisons accrochées à la montagne lui rappellent les villages corses de son enfance. Les canons des forts tonnent, auxquels répondent ceux de la frégate. Sous les acclamations enthousiastes de la population Elboise, qui a appris la nouvelle dans la matinée, grâce à une proclamation placardée sur les murs annonçant l’arrivée de son souverain. Napoléon prend possession de son royaume. Si sa première préoccupation est de se trouver un palais et une résidence d’été, il songe également à assurer sa protection, jugeant que les 700 hommes de son ancienne garde qui ont tenus à le suivre, et partager son exil, sont en route. Napoléon considère que cette force ne lui est pas suffisante, aussi décide-t-il sur place de s’entourer d’un escadron de cavaliers polonais, un bataillon franc de milice elboise et un bataillon de chasseurs corses.(1) L’Empereur sait pouvoir compter sur ses compatriotes, lesquels se sont toujours comportés en bons soldats, et ils sont nombreux sur l’île d’Elbe. Arrivée de Napoléon sur l’île d’Elbe
Gravure de Marc Sandelli Extraite de la Petite Armée de G. Daddi Site Internet napoleon.org
Des Corses occupent des emplois, car l’île a été rattachée à La France par senatus consulte du 8 Fructidor An X ( 26 août 1802 ), citons en quelques uns : le vicaire général, haute autorité religieuse Joseph Philippe Arrighi, parent du duc de Padoue, Ferdinand Casabianca, premier juge à la cour criminelle. Poggi, commissaire de police, le général Bertolosi, un ajaccien de 65 ans, qui devint commandant de Porto-Ferraïo, d’autres ajacciens tels que Dominique Cattaneo, André Bacciochi, Jérôme Bastelica, capitaine d’une felouque, Simon Danzella, Jean Susini et Antoine Desanti, portier de Napoléon, Charles Paoli(2), capitaine de gendarmerie, Ours Paoli, qui avait été chef du 1er bataillon colonial italien, Galeazzini, ancien préfet du Liamone et Pulicani, contrôleur de la poste aux armées. Il s’y trouve également des militaires, dont le 7ème bataillon du 35ème régiment d’infanterie légère. Ce régiment avait été constitué le 20 septembre 1812 à partir du Régiment de la Méditerranée, dans lequel étaient incorporés tous les réfractaires et insoumis arrêtés autour du bassin méditerranéen, et notamment ceux de Corse, de Ligurie et des États Romains. Ce régiment avait la particularité, comme tous les régiments de réfractaires de posséder une musique mais pas de drapeaux.(*) Le 35ème Léger, a un bataillon à Toulon, deux à l’armée d’Italie, deux à Livourne, deux en Corse et un l’île d’Elbe. Il y a également un petit dépôt à Ajaccio. De par son recrutement, cette unité est composée de fortes têtes et de surcroît sujettes à la désertion. Napoléon n’hésita pas toutefois à faire appel à de tels hommes pour constituer son bataillon corse.(*) Suivant les conventions, le bataillon du 35ème Léger, doit regagner la France dans le courant du mois de mai, Napoléon retient auprès de lui les Corses qui acceptent de reprendre du service. Bien que la solde soit de 9 sous par jour plus le pain et une prime d’engagement de 12 francs, 13 officiers et un grand nombre de sous officiers et soldats acceptent de rester. Toutefois les effectifs ne permettront pas de mettre le bataillon au complet, et le manque d’effectif sera le mal récurent du Bataillon de Chasseurs Corses. Carte de l’île d’Elbe, tirée du Dictionnaire Napoléon de J. Tulard Coll. De l’auteur. COMPOSITION DU BATAILLON DES CHASSEURS Le bataillon est composé d’un état major et de quatre compagnies à 100 hommes. L’État-Major
Il comprend 1 Chef de bataillon, 1 capitaine adjudant major, 1 quartier maître trésorier, 1 chirurgien major, 1 tambour major et 1 maître d’arme. Le commandement du bataillon est confié à Joseph Marie Louis Guasco (3), chef de bataillon au 35ème Léger. Il a débuté sa carrière militaire en 1792 comme capitaine au 1er Bataillon de Volontaires Nationaux de la Corse, il a servi longtemps à l’armée d’Italie. Nommé Chef de bataillon en 1799, il est réformé avec traitement en 1801. Il est rappelé au service en 1813 comme chef de Bataillon au 35ème Léger. Il s’est comporté bravement dans le courant de la même année en défendant un fort avec seulement 50 hommes contre 1500 anglais qu’il a repoussé. Le 21 mai 1814, il est nommé chef du bataillon des Chasseurs Corses. L’adjudant major, est le capitaine Hiver (4), vieux soldat de 50 ans. Il est lieutenant en 1800 et nommé capitaine en 1813. Le quartier maître trésorier se nomme Jacques Moro, le tambour major Mineretti et le maître d’armes Stanchi. Il semblerait que bataillon n’eut jamais de chirurgien, bien que le bataillon du 35ème Léger dispose de praticiens d’origine corse. - Jules Xavier Pinelli, né à Guagno en 1783, il se trouve sur l’île en 1814. Docteur en médecine à l’université de Padoue, il décroche son diplôme en 1808. Il avait exercé dans son village de Guagno de 1807 à 1810. Il est réquisitionné en 1813 pour servir au 35ème Léger. Il passe au Bataillon des chasseurs Corses, mais revient sur sa décision, il demande à démissionner le 22 juin 1814 sous le prétexte qu’il refuse de servir Napoléon, ce qui lui vaut 25 jours d’arrêt de rigueur . Il est autorisé à quitter l’île le 25 juillet 1814. - Charles Jérôme Carlotti , venant du 8ème Bataillon du 35ème Léger. Il est né à Tavera en 1778, il fait 4 ans d’études en Italie avant d’être nommé élève chirurgien à l’hôpital Saint Ambroise à Paris en 1805. Il est nommé chirurgien aide major au 35ème Léger en 1813. Il rejoint Napoléon à l’île d’Elbe, mais s’engage comme grenadier dans le bataillon de la Garde. Il ne reprend un poste de sa spécialité qu’en mai 1815, comme chirurgien aide major au 7ème Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde. Un autre médecin corse arrive à l’île d’Elbe en juillet 1814, Jacques Casabianca, né à Arbellara en 1787. Il a pratiqué son art pendant plus de 4 ans dans des régiments de ligne italiens. Il est nommé Capitaine d’infanterie dans l’un de ceux ci, licencié le 31 mai 1814, il rejoint Napoléon. Il n’occupera aucune place de médecin, mais sera nommé adjudant de place à la suite à Porto Ferraïo. Il est fort probable que les soins médicaux au Bataillon corse furent apportés par Emery, chirurgien de la Garde. Les Compagnies Au nombre de quatre, elles comprennent chacune 1 capitaine commandant, 1 lieutenant, 1 sous lieutenant, 1 sergent major, 4 sergents, 8 caporaux , 84 chasseurs et 2 tambours. On sait cependant qu’en réalité ces chiffres ne furent jamais atteint, en raison des départs incessants, et des désertions multiples, l’effectif du bataillon n’excéda jamais 350 hommes. La 1ère Compagnie Elle est commandée par le Capitaine Pierre Marie Arrighi, qui vient du 35ème Léger. Il est né à Corté en 1787, où son père Mathieu Arrighi était commandant de place. Il est entré au service comme sous lieutenant au Bataillon du Liamone en 1806, nommé lieutenant au 2ème bataillon du Golo en 1808, passé en 1812 aux Pionniers Coloniaux, il est capitaine au 35ème Léger depuis le 1er avril 1814. La 2ème Compagnie Elle est commandée par le Lieutenant Jean André Gabrielli, né en 1769 à Tralonca. Cette compagnie est la plus faible de toute, puisqu’elle ne compte pas plus d’une cinquantaine d’hommes et n’aura jamais d’officier adjoint. Elle détient le triste record des désertions, puisqu’à son arrivée à Paris le 02 avril 1815, elle ne compte que 11 hommes. La 3ème Compagnie Elle est commandée par le Capitaine Marc Antoine Frédiani, né en août 1784 à La Penta. Il est entré au service comme Sous-lieutenant dans le Bataillon du Prince Félix en 1806, nommé Lieutenant aux Chasseurs de Piombino en 1807, c’est en 1813 qu’il est nommé capitaine au 35ème Léger. Le Sous lieutenant se nomme Benoît Santini, il est natif de Perelli d’Alesani, il est âgé de 25 ans. Il a débuté à 20 ans comme officier au 1er bataillon du Golo, il est passé en 1813 au 35ème Léger. La 4ème Compagnie Elle est commandée par le capitaine Louis Multedo, de Vico. Sous lieutenant au 3ème bataillon d’infanterie légère corse en 1802, il passe au service de Naples en 1806. Rentré en France en 1813, il a été affecté au 3ème bataillon étranger. C’est de là qu’il vient quand il arrive à l’île d’Elbe. Ses officiers sont Louis Farniole, sans doute un Bastiais qui a du servir en 1806 au 2ème bataillon du Golo et Ange Rusterrucci. Détails surprenant, le bataillon compte plusieurs autres officiers appelés à la suite, qui n’occupent aucun emploi. On y trouve un chef de bataillon, cinq capitaines et un lieutenant. - Jean Joseph Colombani, chef de bataillon, originaire de Calacuccia, qui depuis son engagement dans les Chasseurs Royaux Corses en 1792 a conquis tous les grades à la pointe de l’épée. En 1814, il était chef de bataillon au 4ème de Ligne Italien. Il a rejoint Napoléon à l’île d’Elbe. Il fut question un moment de lui confier le commandement du bataillon, mais Guasco lui fut préféré. - Jacques Caïus Fabricius Peretti, de Lévie, Capitaine qui vient du 1er Régiment de Ligne Italien. - Jean Charles Poli de Sari, de Porto Vecchio, Capitaine qui deviendra le 26 février 1815, membre du Comité Exécutif de la Corse. - Jean Pierre Raffali de la Penta, Capitaine au 35ème Léger, vieux soldat de l’ancienne monarchie qui sera versé au 1er Léger après le débarquement. - Jean Baptiste Salvini, né en 1777 à Nessa, capitaine venant d’un bataillon du 35ème Léger qui n’était pas stationné sur l’île. Il sera ultérieurement affecté au 4ème Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde le 30 avril 1815. - Jean Victor Salicetti, de Salicetto, né en 1782, capitaine au 11ème Léger, a débarqué sur l’île d’Elbe en 1814. Sera affecté ultérieurement au 5ème Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde. Alexandre Bozo-Negroni, né en 1790 à Cervione, Lieutenant au 7ème Léger Napolitain, rentré en France en 1814. Il recevra une place de Lieutenant au 4ème Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde le 18 mars 1815. EFFECTIFS & RECRUTEMENTS
Si le bataillon compte pléthores d’officiers, on sait par contre que les effectifs du bataillon ne seront jamais atteint. La force du bataillon ne dépassant pas les 350 hommes. Aussi Napoléon engage des recruteurs pour passer en Corse et en Toscane afin de susciter des vocations. Pour cela il a promis le galon de capitaine à celui qui ramènerait 40 hommes, lieutenant pour 30 hommes, sergent pour 10. Malgré la surveillance autour de l’île, par les frégates « Fleur de Lys » et « Melpomène » on sait que de nombreux passages tant vers la Corse que vers la Toscane furent réalisés avec plus ou moins de succès. On sait que trois officiers Quilici, de Monte & Asciutti furent arrêtés en Toscane, sous l’inculpation de recrutement illicite. On possède une lettre datée du 19 juin 1814 du Commandant Guasco qui proteste auprès du gouverneur de Livourne contre leur arrestation : « car ils n’avaient pas enrôlés des Toscans, mais des Corses, des Polonais et des Français » ; Ils furent relâchés Le Lieutenant Caviglioli ramène 18 recrues. Un sergent Corse du nom de Mattéï, ramena le 25 octobre 8 recrues qui vont renforcer la 1ère Compagnie. Campbell qui assure la surveillance de l’île, mentionne que Stahrenberg (5) et Bruslart (6) font fusiller lorsqu’ils sont pris recruteurs et recrutés. Aussi engage-t-on ce qui se présente, des Génois, des Toscans, des Français du continent et même des Hongrois.(*). Départ pour Longone Gravure de Marc Sandelli Extraite de la Petite Armée de G. Daddi Site Internet napoleon.org CANTONNEMENTS & SERVICE
Les archives tant françaises qu’elboises sont muettes sur le cantonnement du bataillon. Toutefois il semblerait que l’état major , la 3ème et la 4ème Compagnie sont cantonnés à la forteresse de Longone, et que la 1ere et la 2ème compagnie soient casernées à Porto Ferraïo dans la caserne de la Linguella. A partir du 1er janvier 1815, ces deux compagnies doivent fournir chacune 1 sergent et 10 hommes à chacun des forts de Montebello, de Saint Hilaire et Saint Claude qui se trouvent sur le territoire de la capitale. Nous le savons par une lettre de Napoléon adressé à Drouot ( 7) dont voici la teneur.(*) Monsieur le comte Drouot, présentez moi trois officiers chef de bataillon ou capitaine à la suite pour commander les forts de Montebello, Saint Hilaire et Saint Claude. L’un et l’autre y seront logés et ne pourront découcher. Ils auront les clés des magasins de vivres, des poudres et des citernes. A compter du lundi 1er janvier, le service des forts de Montebello, Saint Hilaire et Saint Claude sera fait par un sergent et dix hommes du bataillon corse. Il y aura de plus dans chaque fort deux canonniers. Ces détachements seront relevés tous les mois et ils n’auront pas d’autre caserne. Tous les hommes formant la garnison de ces forts devront toujours s’y trouver une heure avant le coucher du soleil et ils ne pourront sortir en ville que par la permission du commandant qui ne l’accorde que une heure après le lever du soleil et seulement à la moitié de la garnison, de sorte qu’il y aura toujours au fort cinq hommes et un canonnier.
Par ce moyen 30 hommes du bataillon corse se trouvent ainsi logés. En octobre 1814, ordre est donné par Napoléon d’envoyer de Longone à Porto Ferraïo 45 chasseurs corses pour porter à 80 hommes chacune des deux compagnies qui s’y trouvent. Cette opération laisse à Longone 47 chasseurs. La nature du service est peu glorieux, réfection de routes, travail des mines, la troupe est turbulente et peu disciplinée, la proximité de leur île natale semble avoir encourager les Corses plus que les autres à déserter. Les punitions tombent, les hommes sont mécontents. Le lieutenant Rusterrucci de la 4ème Compagnie écrit le 24 décembre au général Drouot le courrier dont voici la teneur(*): Monsieur le gouverneur, l’attachement inviolable que je conserve à Sa Majesté m’oblige à vous prévenir que les deux compagnies stationnées dans le fort vont bientôt se perdre à cause des capitaines qui les commandent. Ces officiers ont tellement jeté le mécontentement parmi les sous officiers et soldats qu’on entend plus que des plaintes et des plans de désertion. On les traite de la manière la plus indécente ; les titres de voleur, d’assassin, de mauvais sujet, sont prodigués ; la férocité, les menaces et les punitions sont arrivées au point de faire donner des savattes (sic) aux sous officiers. Enfin pour mieux vous en convaincre, les sous officiers demandent de passer à la suite ou dans d’autres compagnies, et les soldats sont forcés ou de déserter ou de demander leur congé, et cela par suite des abus ou vexations de Messieurs Multedo et Frediani. Ce mécontentement général m’avait plusieurs fois tenté de vous prévenir, mais je doutais de paraître insubordonné à vos yeux. Actuellement, les complots de désertion commencent à éclater, j’ose vous en faire part pour vous prier de prendre telles mesures que vous croirez convenables pour supprimer de plus grands inconvénients que ceux que j’ai déjà exposés., ne pouvant souffrir que les plus beaux hommes venus dans cette île pour défendre la personne de Sa Majesté, abandonnent ses drapeaux après lui avoir causé de fortes dépenses inutilement. Je vous prie, Monsieur le gouverneur, de pardonner cette liberté de vous écrire et de considérer que mon objet est juste, honnête et utile….signé Rusterucci Le courrier eut son effet, car le général Drouot confia au major Jermanowski de la Garde le soin d’effectuer une enquête et de prendre des mesures. La lettre qui lui a été adressée est incomplète et déchirée on peut y lire. (*) « 27 décembre. Jermanowski. J’ai reçu plusieurs fois des plaintes sur les mauvais traitements que les officiers du bataillon de chasseurs font aux soldats corses. Je vous prie de réunir chez vous M… ( sans doute Guasco (*) ) et MM les officiers, de les prévenir que l’intention de S.M. est que les soldats corses ne soient jamais frappés ni injuriés…. » Comme nous l’avons écrit plus haut le bataillon souffrit du mal endémique de la désertion. Un jour cinq chasseurs essayent de s’enfuir, ils sont pris. L’Empereur est furieux, et à titre d’exemple, il décide d’en faire fusiller un, puis il pardonna et les délinquants en furent quittes pour une punition. LES PRÉPARATIFS DU DÉPART.
Il est hors de propos de nous étendre sur les motifs qui poussèrent l’Empereur à partir. En 1815, le bataillon corse occupe ses casernements de Longone et de Linguella à Porto Ferraïo. Le 19 février, Napoléon fait manœuvrer le bataillon, harangue les hommes et leur distribue quelques pièces d’or. Le 21 février, les capitaines d’habillement fournissent à chaque homme des uniformes complets et deux paires de chaussures pour chaque homme. Le bataillon est habillé de neuf. Le samedi 25 février, les effets de campements sont réunis et les munitions distribuées. La troupe fait l’exercice à feu et les hommes sont consignés dans les casernes. Pons de l’Hérault ( 8 ) prétend que cette mesure fut prise parce que beaucoup de corses s’étaient esquivés dès les premiers bruits de départ. (*) Le dimanche 26 février à 16 heures commence l’embarquement. Seuls 1200 hommes prennent place à bord de la flottille qui comprend le brick « l’Inconstant » de 26 canons, sur lequel s’installent, l’Empereur, son état major et la plus grande partie de la Garde, la pinque marseillaise « le Saint Esprit » qui prit les Polonais à son bord, le chebec « l’Etoile », l’esperonade « la Caroline » , le brigantin « le Saint Joseph » sur lesquels s’entassent les quelques 300 corses, et deux bateaux appartenant à la compagnie minière « l’Abeille » et « la Mouche » dont l’un ne sortit pas du port. C’est également ce jour, que le bataillon de chasseurs corse perd son appellation pour celui des Flanqueurs de l’Ile d’Elbe. C’est au cours des préparatifs du départ, et qu’une douzaine de sous officiers et une vingtaine de chasseurs sont affectés au bataillon de la Garde. Le Retour de Napoléon - Tirée de 300 jours d’exil de G. Goldlewski ( Coll. De l’auteur )
LE VOL DE L’AIGLE & LES CENT-JOURS .
La place nous manque pour relater ici la manière dont la flottille a échappé à la vigilance des navires affectés à la surveillance de l’île d’Elbe. Le 1er mars à 15 heures l’Inconstant mouille dans la rade de Golfe Juan, le reste de la flottille arrive peu après. Les Flanqueurs de l’Ile d’Elbe débarquent dans la soirée et jettent à l’eau la cocarde elboise aux cris de Vive l’Empereur !
Vers minuit la petite troupe quitte Antibes pour Grasse, St Vallier, Barême, Digne, Sisteron, et Gap, où l’Empereur arrive le 5 mars au soir. Les Corses atteignent la localité le lendemain vers midi. Le 7 mars, ils sont à La Mure avec Napoléon où se produit le ralliement du 5ème de Ligne. Le même jour, à 21 heures, la troupe pénètre dans Grenoble. Napoléon quitte la ville le 9 mars, que les Flanqueurs ne quittent qu’entre le 17 et le 22, car ils quittent Lyon le 23. Ils font route avec le 5ème de Ligne, avec lequel ils constituent la première colonne de la division Mouton-Duvernet. Le 20 mars, Napoléon arrive aux Tuileries et remonte sur son trône sans avoir tiré un coup de fusil. Il réorganise sa garde impériale. les Flanqueurs de l’Ile d’Elbe forment le 1er Régiment des Voltigeurs de la Jeune Garde, dont ils constituent le 1er Bataillon. Aussi dès qu’ils rejoignent Paris le 2 avril, ils sont casernés à Rueil. Napoléon n’a pas oublié ses fidèles, dès le 12 mars, est intervenue une première promotion de la Légion d’Honneur dans laquelle les corses ne sont pas oubliés : on relève les noms des Commandants Guasco et Paoli, des Capitaines Arrighi, Peretti, et Salvini, du Lieutenant Santini, et du sergent major Gavini. Le 09 avril, Napoléon passe une grande revue de troupes aux Tuileries, et il a tenu à y voir le Lieutenant-colonel Guasco avec ses troupes. LA CAMPAGNE DE BELGIQUE
Napoléon se veut rassurant, mais il ne fait qu’exciter la haine des plénipotentiaires réunis au Congrès de Vienne. Il doit frapper vite et fort, il rassemble ses troupes et les masse à la frontière du Nord.
Le 1er Régiment de Voltigeurs de la Jeune Garde, passe le mois d’avril et une partie du mois de mai à s’organiser, « dans la précipitation et la confusion » comme le dit le Baron Secrétan, commandant le corps. Le 1er Régiment de Voltigeurs marche avec le 1er Régiment de Tirailleurs avec lequel ils constituent la 1ère Brigade aux ordres du Général Chartran de la 1ère Division sous les ordres du Général baron Barrois.
Le 16 mai la 1ère Division part pour Compiègne. Le 10 juin, elle se trouve à Soissons, le 13 à Avesme, le 15 sur la route de Charleroi. Puis ce sont les premiers combats, le 16 juin à Ligny, où la Jeune Garde est engagée sur la route de Sombreffe. A la sortie du Bois de Fleurus, elle s’installe sur la chaussée en formation serrée. A 16 heures, sous les ordres de Duhesme elle soutient le IIIème Corps. Au soir Ligny est pris, mais elle a 300 tués, dont le capitaine Hiver des ex-chasseurs corses de l’île d’Elbe et 500 blessés. Le 17 juin à 08 heures 30, l’Empereur visite le champ de bataille sur lequel le 1er Voltigeurs a passé la nuit. La pluie se met à tomber. Au matin du 18 juin, la jeune garde lève le camp et se dirige vers Rossome, à un peu plus d’un km à l’ouest de Plancenoît. Il doit être 09 heures, la pluie s’est arrêtée. Le 1er Voltigeur reste là, jusque vers 15 heures, où la Jeune Garde reçoit l’ordre de se porter en avant de la ferme du Caillou. Vers 16 heures 30, la Jeune Garde est engagée dans Plancenoit, et au Nord de celui-ci, face aux prussiens de Bülow qui arrivent de l’Est, le long du ruisseau de Lasne. La division de Jeune Garde après un violent combat contre le 15ème Régiment Prussien et la Landwehr silésienne cède devant une contre attaque constituée de 16 bataillons emmenés par le Général Hiller. On se bat dans le cimetière de Plancenoit, où la Jeune Garde est renversée. Les prussiens moins bien abrités que les français sont décimés, sont pris de flanc, chassés et finalement chargés par les lanciers de Subervie. Vers 18 heures, le général Duhesme est blessé à mort, les lignes se rompent, mais l’on se bat encore dans Plancenoit. La ligne de combat se rompt soudain, les voltigeurs se replient et sont recueillis par les carrés de la Vieille Garde. Voltigeur du 1er Régiment de la Garde.
Composition de Patrice Courcelle suite à l"existence dans les collections du Musée de l'Amée
aux Invalides d'un habit vert marqué 1815, sur lequel on a rajouté un collet jonquille, ayant peut-être été porté par un flanqueur Corse.
A 19 heures, dans un suprême effort , les hommes repoussent les prussiens une dernière fois. Dans le village de Plancenoit ravagé par les flammes, des Voltigeurs continuent le combat, et se fusillent avec le 2ème Landwehr de Westphalie et des Poméraniens. Puis succombant sous le nombre, c’est la déroute, à 21 heures 30, les survivants des Voltigeurs et des Tirailleurs se replient et s’abritent dans les carrés du 1er Grenadier.
Ils se replient sous les ordres du général Roguet qui a pris le commandement de la 1ère Division de Jeune Garde. Retraite ordonnée, qui les mène à Paris sur les hauteurs de Charonne le 29 juin. Mais de la garde tant vieille que jeune, il ne reste que 200 officiers et 2 000 hommes. Le 15 juillet, la 1ère Brigade de la 1ère Division est à Montluçon, elle compte 131 officiers et 1.016 hommes provenant des 1er, 3ème , 6ème Voltigeurs et 1er et 3ème Tirailleurs. Dans le courant du mois de septembre, ce qui reste de l’ex-garde impériale est licenciée. Les ex-Chasseurs Corses ont fait leur devoir, leur chef, le colonel Guasco a été blessé, et nombre des leurs reposent dans les mornes plaines du Nord. LE DRAPEAU.
Le bataillon des Chasseurs Corses de l‘île d’Elbe a arboré un fanion. Il est décrit de la manière suivante :
Carré de soie verte, d’environ 90 cm de côté, frangée d’argent, comportant sur chacune des ses faces un cornet d’infanterie légère peint en or sur un semis d’abeilles d’or. Ce fanion existe toujours et est conservé et visible au musée de la ville de Gap, où il y a été laissé. Un groupe de femmes bonapartistes de la cité ayant offert au bataillon un drapeau tricolore. Ce musée de nous a aimablement communiqué une photocopie tirée d’un cliché en N&B que reproduisons. Nous ajoutons en exergue que le dictionnaire Napoléon, ne fait pas état de cet emblème. Fanion du Bataillon des Chasseurs Corses de l’Ile d’Elbe.
Reproduit avec l’aimable autorisation du Musée Départemental des Hautes Alpes à Gap. L’UNIFORME Nous savons peu de chose sur l’uniforme du bataillon des chasseurs corses. Cependant tout indique vu son appellation qu’il devait être vêtu de l’habit veste du modèle défini en 1812 pour l’infanterie légère.
Nous savons qu’en 1815 les trois premières compagnies sont vêtues d’un uniforme vert, et la quatrième du bleu de l’infanterie légère française. Héritage de drap laissé par le 35ème Léger, usure complète des uniformes ? Pénurie de drap vert ? Ou tout simplement manque de temps au(x) tailleur(s) pour habiller tout le bataillon.
On peut également supposer que l’on conserve les stocks de drap bleu disponibles pour vêtir les grenadiers et chasseurs de l’ex-garde impériale, et que l’on songe à distinguer les Corses en les vêtant de vert. L’île doit posséder de stocks de drap de cette couleur, car n’oublions pas que Napoléon dispose également d’un bataillon franc de milice elboise, lequel, comme toutes les troupes italiennes est vêtu de drap vert. Nous savons par un courrier du général Drouot à l’Empereur , à quand remonte l’idée d’habiller le bataillon en vert. Cette lettre est datée du 19 septembre 1814, en voici la teneur (*). Sire, Sa Majesté avait approuvé le modèle d’habit de chasseurs que j’ai eu l’honneur de présenter dans le temps. Monsieur le Commandant Guasco a depuis prié votre majesté d’accorder la doublure rouge. Il m’a prévenu que la demande avait été accueillie j’ai l’honneur de prier Votre Majesté de me faire connaître si son intention est de donner la doublure rouge au bataillon des chasseurs. Signé Drouot. Et l’Empereur a mis au bas « Accordé ». Le 25 septembre la copie de la lettre fut adressée au Commandant Guasco et au directeur de l’habillement. Le bataillon Corse à la Linguella -Gravure de Marc Sandelli Extraite de la Petite Armée de G. Daddi -Crédit photo M. Moutoy. Nous pouvons penser à un projet d’uniforme en drap vert taillé à la chasseur, qu’à l’initiative de son chef de corps, l’Empereur a accepté de rehausser l’uniforme en lui accordant une doublure de drap rouge.
J’ai interrogé M. Patrice Courcelle, qui a eu l’amabilité de me répondre, qu’il en soit remercié à travers ces lignes. Par le mot doublure, on entend couleur des basques de l’habit et des retroussis. MM Brunon et Baldet.(*) avaient opté que l’uniforme du bataillon devait être celui des Flanqueurs de la Jeune Garde, vert liseré de jaune. Nous pouvons émettre l’hypothèse suivante, le bataillon corse a porté quelque temps l’uniforme du 35ème Léger, que la principale modification, fut de troquer la cocarde tricolore contre l’elboise, blanche cerclée de rouge et ornée de trois abeilles, en attendant que soit taillé le nouvel uniforme. Que le port d’un uniforme de drap vert agrémenté de rouge à la doublure est intervenue en septembre 1814 et que la coupe pouvait rappeler les Flanqueurs Chasseurs de la Jeune Garde ? Nous savons par ailleurs, que peu de temps avant l’embarquement, les Corses sont habillés de neuf, et perdent leur appellation de Chasseurs Corses de l’Ile d’Elbe pour celui de Flanqueurs de l’Ile d’Elbe. Pouvons nous supposer que cette nouvelle dénomination soit en partie due au fait que l’Empereur retournant en France pour reprendre son trône ait assimilée cette phalange à une des composantes de son ancienne garde, qui de plus lui tenait à cœur ? A leur arrivée à Paris, le 02 avril 1815, le bataillon est incorporée dans la nouvelle Garde qui se reconstitue. Les ex-Chasseurs Corses, ex Flanqueurs de l’île d’Elbe constituent le 1er Bataillon du 1er Régiment de Voltigeurs de la Garde. Ils sont casernés à Rueil. Si nous nous en tenons au règlement l’uniforme des Voltigeurs de la Jeune Garde est connu : Shako de feutre noir, orné d’un pompon vert, plaque à soubassement de cuivre jaune, jugulaires à écailles de même, habit veste de drap bleu, revers liseré de blanc, collet jaune liseré de bleu, parements en pointe de drap rouge, liseré de blanc, boutons jaunes, culottes blanches et guêtres noires. Dans un échange épistolaire, M. Patrice Courcelle, à qui je présentais ces travaux, me faisait part de l'existence dans les collections des Invalides, d'un habit-veste de drap vert liseré de jonquille, parements en pointe et retroussis écarlates ornés d'aigles et de cors oranges et muni d'un collet de couleur chamois. L'habit porterait un tampon le datant de 1815. Dans son ouvrage consacrée à la Garde Impériale pendant les cent-Jours, Pierre Juhel indique que des effets neufs ont été distribués aux 8 régiments de Voltigeurs de Jeune Garde. Le 1er Voltigeurs reçoit 1206 habits de soldats, 24 de tambours et 62 de sous-officiers, et 7 d'officiers - 1212 veste de soldats, 61 de sous-officiers, 6 d'adjudants - 1212 pantalons de troupe, 56 de sous-officiers, 6 bleus - 1221 capotes de troupe, 68 de sous-officiers, 7 bleus - 1253 bonnets de police - 17 bonnets d'ourson - 1 chapeau - 18 plumets - 4 shakos d'adjudants, 1263 de troupe - 1286 pompons - 1264 coiffes de shako - 1185 gibernes et banderoles - 870 baudriers - 1062 fusils avec baïonnettes, 17 mousquetons - 5 sabres d'adjudant, 870 sabres de troupe. Cet habit vert provient-il d'un soldat de ce bataillon. Un habit de transition en attendant la distribution des effets neufs ? Dans l’affirmative, la présence d’un collet chamois est-elle le fait d’une décision ou d'une initiative personnelle ? La question est posée. Flanqueur-Chasseur de la Jeune Garde 1813 - Avec l’aimable autorisation de Del Prado Editeurs France Les Chasseurs sont armés d’un fusil et de sa baïonnette du modèle en vigueur, les caporaux et sergents sont en outre armés d’un sabre briquet. Les officiers sont armés d’une épée et d’une paire de pistolets. CONCLUSION
Je sais pertinemment que ce travail est incomplet, les sources sont rares ou inexistantes, et ce ne sont que supputations et hypothèses. Il est vrai que les historiens ont préféré jeté leur dévolu sur les erreurs de l’un ou de l’autre, sur les manœuvres qui auraient pu faire pencher la décision, plutôt que de s’intéresser de la manière dont pouvait être vêtue quelques centaines d’hommes dans une masse.
Pour ma part, j’ai tenu à faire revivre quelques uns de ceux-ci, et j’espère y avoir réussi, en évoquant une partie de ceux que la Grande Armée avait affectueusement surnommés « Les Cousins de l’Empereur » en parlant des Corses. J’ai essayé de faire revivre ces hommes et leur épopée, à défaut de leur donner un visage, et encore moins une image, leurs contemporains ayant manqué de temps. Je laisserai à l’Empereur lui-même le soin de terminer cet article. Quand exilé sur une autre île, sur son lit de souffrance, il décida de léguer 200.000 F aux amputés de Ligny et de Waterloo. « Il sera donné double à la garde, quadruple à ceux de l’île d’Elbe ». Quel plus bel hommage….. Quelques noms recueillis lors de mes recherches Sur un courrier daté du 26 février 1833, cités dans le dossier de CAVIGLIOLI Antoine-François, ex-lieutenant au Bataillon des Flanqueurs de l'Ile d'Elbe, on relève les noms de - Pierre COLOMBANI, ex-commissaire des Guerres à la suite de l'Empereur Napoléon à l'ile d'Elbe. - Louis FARINOLE, Lieutenant, passé au 1er Régiment de Voltigeurs de Jeune Garde en 1815, Lieutenant au 60° de Ligne à Bastia. - Jean Thomas ROSSI, sous-lieutenant, passé au 3° Régiment de Voltigeurs de Jeune Garde en 1815. Sergent au Bataillon de Voltigeurs Corses - François TOZZA, ex-fourrier du Bataillon de Flanqueurs de l'Ile d'Elbe, passé en 1815 au 1er Régiment de Voltigeurs de Jeune Garde, Maréchal des Logis à la 17° Légion de Gendarmerie. Chasseurs & Grenadiers du Bataillon Franc de Milice Elboise. Auteur non identifié, carte postale elboise tirée d’une série intitulée Truppe Napoléoniche all isula d’Elbe. Bataglione Franco, cacciatori & granatieri. Coll. de l’auteur. RENVOI (*) in Le bataillon Corse de l’Ile d’Elbe par le Médecin Général Santini. Malheureusement l’auteur ne cite pas ses sources. (1) L’armée Elboise se compose théoriquement de 3 bataillons. Le bataillon de la Garde Impériale ( 594 hommes ), 1 Bataillon corse à 400 hommes, 1 Bataillon Elbois à 400 hommes. En outre 108 polonais, 28 canonniers, 20 marins, 20 musiciens et 14 tambours et 8 mameluks, tous de la Garde. Soit 1592 hommes. Plus 50 gendarmes dont le chiffre ne sera jamais atteint en raison des difficultés de recrutement. (2) Un jour que l’Empereur lui demandait l’heure, répondit « l’heure qu’il plaira à votre majesté ». (3)Nommé Colonel , au 1er Régiment de Voltigeurs de la Jeune Garde. Il sera gravement blessé le 18 juin 1815 à Plancenoit. (4) Sera tué lors des combats de Ligny. (5) Major Général, Comte de, Commandant militaire Autrichien de la Toscane, résidait à Florence. (6) Louis Guérin de, Général, gouverneur de la Corse, émigré en 1791, devint aide de camp du duc de Bourbon, et fit les campagnes de 1792 à 1794. Adjudant général de l’armée de Frotté, nommé commandant en second en 1799 et commandant en chef de l’armée royale en Normandie. Envoyé en 1812 par Louis XVIII en mission auprès de Bernadotte. En 1814 il prépare l’arrivée du duc de Berry en Normandie. Général de division en 1823. (7) La place nous manque pour retracer la carrière de Drouot. Le sage de la grande armée, a assuré le poste de gouverneur militaire et de ministre de la guerre. (8) André Pons, dit Pons de l’Hérault, ( 1772-1858) opposant républicain sous l’empire, il obtient de Lacepède, grand chancelier de l’ordre de la Légion d’Honneur, le poste d’administrateur des mines de fer de l’île d’Elbe qui appartenaient à l’Ordre. Ses premiers contacts avec Napoléon furent orageux, mais il fut conquis par le grand homme dont il devint le confident et le partisan fanatique. On lui doit deux volumes posthumes qui sont les meilleurs documents sur le séjour de Napoléon sur l’île d’Elbe. Mémoires et anecdotes de l’île d’Elbe et Mémoire aux puissances alliées qui furent publiés à la fin du XIXème siècle. Sources - (*)Le bataillon corse de l’île d’Elbe, par le Médecin-général Santini, in Problèmes d’Histoire de la Corse ( de l’Ancien Régime à 1815 ). Actes du colloque d’Ajaccio du 29 octobre 1969. - Le Dictionnaire Napoléon, par Jean Tulard -Trois cents jours d’exil, Napoléon à l’île d’Elbe. par Guy Godlewski, Hachette, dépôt légal 4ème trim.1961. - L’épopée Napoléonienne par F.G. Hourtoulle. « La Jeune Garde à Plancenoît » - Collection « Soldats des Guerres Napoléoniennes » fascicule n° 34, Osprey Publishing, Del Prado Editeurs France -De l'Ile d'Elbe à Waterloo, La Garde Impériale pendant les Cent-Jours - Pierre Juhel - La Revue Napoleon - mai 2009 Remerciements. M. Patrice Courcelle, dont je conserve pieusement les mails. Le Musée Départemental des Hautes Alpes à Gap. M. Bueno, de Del Prado Editeurs France. René Chauvin, St Gély du Fesc le 22/09/2009 - Mis à jour le 13/04/2012 |








