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Chasseurs Royaux Corses & Chasseurs Corses 1788 - 1791

L’INFANTERIE LÉGÈRE

ORIGINES

L’Infanterie Légère tire ses origines de l’Ordonnance Royale du 8 août 1784 qui créé les corps mixtes, composés de chasseurs à pied et à cheval. Ils portent le nom d’une région montagneuse ( Chasseurs des Alpes, des Pyrénées, des Vosges, des Cévennes, du Gévaudan et des Ardennes).
Chacun des bataillons de Chasseurs totalise 24 officiers et 316 hommes. Ils sont vêtus d’un uniforme de couleur vert foncé et de culottes chamois

Le 17 mars 1788, les Chasseurs à pied se séparent des cavaliers et passent de 6 à 12 bataillons par transformation de Régiments d’Infanterie de Ligne. Ils deviennent alors Chasseurs Royaux et prennent des noms de province. (Chasseurs Royaux de Provence, du Dauphiné, Royaux Corses, Corses, Cantabres, de Bretagne, d’Auvergne, des Vosges, des Cévennes, du Gévaudan, des Ardennes et du Roussillon)



Chasseur du 3° Bataillon de Chasseurs Corses et Carabinier du 4° Bataillon des Chasseurs Royaux Corses
Dessin de Michel PETARD modifié par JN POIRON

Le 1er Bataillon de Chasseurs Royaux de Provence est formé avec le 1er Bataillon de Royal Italien dissous. Le 2ème Bataillon de Royal Italien servant à constituer le 2ème Bataillon de Chasseurs Royaux du Dauphiné. Précisons que Royal Italien avait 107 ans d’existence au moment de sa dissolution.

De même Royal Corse levé en 1739 est dissous et transformé en deux bataillons de chasseurs. Les Chasseurs Royaux Corses qui portent le n° 3 de l’arme, et les Chasseurs Corses, qui portent le n° 4. Il est à noter que les éléments non Corses qui existaient au 2ème Bataillon de Royal Corse sont versés dans le bataillon des Chasseurs Cantabres n° 5 et les surplus dans le bataillon des Chasseurs du Roussillon n° 12. Le régiment Royal Corse était dissous après 49 ans d’existence.


Les bataillons créés sont articulés à 4 compagnies à 6 officiers et 102 hommes chacune, et disposant chacune de 12 carabiniers. Ils sont commandés par un Lieutenant-Colonel. Les Bataillons Corses possèdent par compagnie quatre soldats « destinés à s’instruire dans les arts et métiers afin de se rendre utiles à l’Isle de Corse ». Ces Bataillons n’avaient pas de drapeau. Par faveur spéciale, le Roi conserve jusqu’à extinction le colonel propriétaire du Régiment Royal Corse au 3ème bataillon.


Leur premier uniforme est de drap vert foncé, avec la couleur tranchante jonquille pour tous les bataillons d’après MALIBRAN, d’après LIENHART et HUMBERTt, distingué d’écarlate pour les Chasseurs Royaux.


En 1791, leur uniforme reste vert, et la couleur distinctive se répartit entre : écarlate, jonquille, rose et cramoisi.

Les Chasseurs Royaux Corses, n° 3

Mis sur pied en 1788 à Vienne, sous les ordres du Lt Colonel Camillo de Rossi, Chevalier de l’Ordre de Saint Louis, il passa l’année suivante à Mont Dauphin. Le 1er Janvier 1791, il n’est plus que 3ème Bataillon de Chasseurs, cy-devant Royaux Corses et va en 1792 tenir garnison à Grenoble sous les ordres de son ancien Major de Baciocchi promu Lt Colonel le 15 septembre 1789, et qui sera remplacé par le Lt Colonel de Giovanni. C’est sous les ordres de ce dernier que le 3ème Bataillon de Chasseurs fait partie en 1793 de l’Armée des Alpes.

Le 21 mars 1794, le 3ème Bataillon de Chasseurs entre dans la composition de la 3ème Demi-Brigade Légère de 1ère formation et qui deviendra la 11ème Légère de 2ème formation avec le 2ème Bataillon des Chasseurs Révolutionnaires, le 1er Bataillon de Chasseurs des Alpes et les Chasseurs des Hautes Alpes. A cette deuxième formation, la 11ème Légère perdra tout caractère Corse. (Cette particularité insulaire ne se retrouvera qu’en 1811, à la création du 11ème Léger, dont le 1er Bataillon sera formé à l’aide des Tirailleurs Corses).

Les Chasseurs Royaux Corses, n° 3 avaient leur uniforme vert distingué d’écarlate.

Chasseurs :
Habit, veste, culottes de drap vert. Collet et doublure écarlate. Revers, parements et Pattes de parements en drap du fond. 3 boutons blancs ornent les pattes de parements. Passepoil écarlate aux revers, parements, pattes d’épaules et poches en travers. Boutons blancs. Des cors de chasse en drap vert découpé sont cousus sur les retroussis.
Chapeau noir, cocarde blanche maintenue par une ganse noire, pompon à la couleur de la compagnie.
Guêtres courtes, découpées en cœur de couleur noires.
Chaussures noires.
Buffleteries de cuir blanchi. Banderole porte giberne, et banderole porte sabre briquet et baïonnette. Fusil et sa baïonnette, sabre briquet. Bretelle de fusil en cuir blanchi

Carabiniers :
Identique ci-dessus. Épaulettes à franges et corps écarlates. Pompon carotte écarlate au chapeau. Grenades découpées en drap du fond cousues aux retroussis.

Officiers :
Leur uniforme est identique à la troupe qu’ils commandent. Confectionné généralement dans un drap plus fin et de meilleure qualité. Boutons en argent. Épaulettes du grade en argent. Hausse col doré. Épée à monture dorée. Gants blancs. Bottes noires à revers fauves. Ceinturon blanc à boucle dorée, fourreau de cuir noir. Ceinturon de cuir blanchi à boucle dorée.
Les officiers de chasseurs sont coiffés du tricorne.
Les officiers de carabiniers portent le bonnet à poils.


Officier de Chasseur du 3° Bataillon Chasseurs Royaux Corses.

En 1791 devient 3° Bataillon d'Infanterie Légère.

En 1794 devient 3° demi-brigade d'Infanterie Légère suite à l'amalgame du 3° Bataillon de Chasseurs avec le 1er Bataillon des Chasseurs des Alpes et le Bataillon des Chasseurs des Hautes Alpes.

La 3° Demi-brigade de 1ère formation est amalgamée à la 11ème Demi-brigade d'Infanterie Légère. On peut alors considérer que cette unité perd sa particularité Corse.
Le 11° Léger sera anéanti et dissout à son retour de Saint-Domingue en 1803. Le n° 11 sera vacant jusqu'en 1811.
En recréant le 11° Léger en 1811, par l'incorporant du Bataillon de Tirailleurs Corses qui forme le 1er Bataillon, la tradition était renouée.

En 1796, deuxième formation par amalgame de la 7° demi-brigade d'infanterie légère et de la 15° demi-brigade d'infanterie légère de première formation.

Le 24 septembre 1803, devient 3° Régiment d'Infanterie Légère, à partir de ses 1er et 2° bataillons et la 19° demi-brigade d'infanterie légère.

Chefs de corps :
1791 : Charles Pascal GIOVANNI-LIMPERANI, Lieutenant-colonel
1792 : Agne Louis SALICETTI, Lieutenant-colonel
1793 : Charles Dominique CASANOVA, Lieutenan-colonel, puis Chef de brigade en 1794
1796 : Pierre CASSAGNE, Chef de brigade.
1800 : Ignace André François MAS, Chef de brigade puis Colonel en 1803
1808 : Jean Baptiste Isidore LAMARQUE D'ARROUZAT, Colonel
1813 : Honoré Simon Candide POCHET, Colonel
1814 : Dominique Pierre CAMBRIELS, Colonel.

Pertes en officiers entre 1804 et 1815 : 33 tués - 11 morts des suites de blessures, 104 blessés.
CAMPAGNES
1794 : Savoie
1795 : Combat de Loano
1796 : Batailles de Montenotte, Millesimo, Dego, Renchen, Friedberg, Biberach.
1797 : Villingen, Huningue.
1799 : Novi, Genola, Mondovi
1800 : Gènes.
1805 : Ulm, Hollabrunn, Austerlitz
1807 : Colberg
1808 : Medina del Rio Seco, Cardeleu, Fuente del Rey
1809 : Eckmuhl, Ebersberg, Essling, Wagram
1810 : Tarragone, Palamos
1811 : Siège de Figuières
1812 : Alta Fulla, Banolas, Venta-Quemada
1813 : Castalla, Yecla
1813 : Lutzen, Bautzen, Goldberg, Leipzig
1814 : Pont du Roi, Vic en Bigorre.

Inscriptions au drapeau : Eckmulh 1809 - Essling 1809 - Wagram 1809.

Les Chasseurs Corses, n° 4


Les Chasseurs Corses, n° 4 sont formés au Puy en 1788, commandé par le Lt Colonel Grazia de Rossi, avec pour Major Hiacintho de Rossi, tous deux Chevaliers de l’ordre de Saint Louis. De 1789 à 1792, il est caserné à Tournon. Le 1er janvier 1791, il n’est plus que le 4ème Bataillon de Chasseurs, cy-devant Corses.
En 1792, il passe sous le commandement de Hiacintho de ROSSIi, puis à SANSONNETTI, pour être enfin sous les ordres du Lt Colonel MASSEÏ, avec lequel il part à l’Armée des Alpes en 1793.

Le 6 août 1794, le 4ème Bataillon entre dans la composition de la 4ème Demi-Brigade Légère de 1ère formation, qui deviendra la 21ème Demi-Brigade Légère de 2ème formation avec le 1er Bataillon de la Creuse et le 5ème Bataillon de l’Ain. Comme pour le 3ème Bataillon, il perd tout caractère Corse.

Les Chasseurs Corses avaient leur uniforme distingué de jonquille.

Chasseurs :
Habit, veste, culottes de drap vert. Collet et doublure jonquille. Revers, parements et Pattes de parements en drap du fond. 3 boutons blancs ornent les pattes de parements. Passepoil jonquille aux revers, parements, pattes d’épaules et poches dont la forme nous est inconnue. Boutons blancs. Des cors de chasse en drap vert découpé sont cousus sur les retroussis.
Chapeau noir, cocarde blanche maintenue par une ganse noire, pompon à la couleur de la compagnie.
Guêtres courtes, découpées en cœur de couleur noires.
Chaussures noires.
Buffleteries de cuir blanchi. Banderole porte giberne, et banderole porte sabre briquet et baïonnette. Fusil et sa baïonnette, sabre briquet. Bretelle de fusil en cuir blanchi.

Carabiniers
:
Identique ci-dessus. Épaulettes à franges et corps écarlates. Pompon carotte écarlate au chapeau. Grenades découpées en drap du fond cousues aux retroussis.

Officiers
:
Leur uniforme est identique à la troupe qu’ils commandent. Confectionné généralement dans un drap plus fin et de meilleure qualité. Boutons en argent. Épaulettes du grade en argent. Hausse col doré. Épée à monture dorée. Gants blancs. Bottes noires à revers fauves. Ceinturon blanc à boucle dorée, fourreau de cuir noir. Ceinturon de cuir blanchi à boucle dorée.

Les officiers de chasseurs sont coiffés du tricorne.
Les officiers de carabiniers portent le bonnet à poils.


En 1791, devient le 4° Bataillon d'Infanterie Légère.
En 1794, devient la 4° Demi-brigade d'Infanterie Légère, par l'amalgame du 4° Bataillon de Chasseurs, du 1er Bataillon des Chasseurs de la Creuse et du 5° Bataillon des Volontaires de l'Ain.

En 1796, La 4° demi-brigade de 1ère formation est amalgamée pour former la 21° demi-brigade d'infanterie Légère de 2ème formation.

En 1796, de deuxième formation par l'amalgame de la 8° Demi-brigade d'Infanterie Légère de 1ère formation, du 1er Bataillon de la 52° Demi-brigade de Bataille de 1ère formation, du 5° Bataillon des Volontaires de l'Isère, et du 1er Bataillon des Volontaires de la Charente, et du Bataillon de Nyons.

Le 24 septembre 1803, devient le 4° Régiment d'Infanterie Légère.

Chefs de Corps :
1791 : Stefano SANSONETTI, Chef de bataillon
1792 : Jacob Louis MASSEÏ, Chef de bataillon
1794 : ? CHAMBON, Chef de brigade
1796 : Jacques Zacharie DESTAING, Chef de brigade
1798 : Alexis Joseph DELZONS, Chef de brigade
1801 : Jean Baptiste Maximilien Joseph Antoine LECAT de BAZANCOURT, Chef de brigade
1807 : André Philippe CORSIN, Colonel
1809 : François Ganivet DESGRAVIERS-BERTHELOT, Colonel
1810 : Gaspard Louis LANGERON, Colonel
1814 : Vincent PEYRIS - Colonel.

Pertes en officiers entre 1804 et 1815 : 36 tués, 26 morts des suites de blessures, 191 blessés.

CAMPAGNES
1794 : Kaiserlautern
1795 : Mayence
1796 : Montenotte, Dego, Modovi, Borghetto, Lonato, Castiglione, Rivoli, Arcole.
1798 : Pyramides
1799 : Mont Thabor, Aboukir.
1800 : Héliopolis, Canope, Fort de Bard.
1805 : Ulm, Diernstein
1807 : Stralsund, Friedland
1808 : Rio Seco, Vimeiro, Burgos, Torquemada
1809 : Villafranca, Lugo, La Corogne, Oporto
1810 : Busaco
1811 : Sabugal, Badajoz
1812 : Les Arapiles
1813 : Vittoria, Bayonne
1813: Ltzen, Bautzen, Dresde, Kulm, Leipzig
1814 : Orthez
1814 : Champaubert, Montmirail, Vauchamps.
1815 : Ligny, Waterloo.

Inscriptions au drapeau : Ulm 1805 - Friedland 1807.

LA PÉRIODE RÉVOLUTIONNAIRE


Le 1er janvier 1791, les bataillons prennent un numéro qu’ils accolent à leur nom. En avril de cette même année, ils perdent leur nom, ne gardant que leur numéro.
Chaque bataillon comprend alors un état major et huit compagnies totalisant 28 officiers et 505 hommes, dont une cinquantaine de carabiniers. Ces derniers sont coiffés d’un bonnet d’oursin, les chasseurs d’un casque à chenille à la « tarleton ».

L’infanterie légère aligne en 1791 un effectif théorique s’élevant à 5.414 hommes.


C’est au moment de la création des demi-brigades, que l’infanterie légère adopta un uniforme à fond bleu foncé passepoilé de blanc. En février 1793, il existe 14 Demi-Brigades d’Infanterie Légère à trois bataillons.

Chasseur d'Infanterie légère vers 1800 (Coll. part.)

Durant cette période, la Corse n’est pas en reste, et fournit aux Armées de la République des Bataillons de Volontaires, formés sur le pied de l’Infanterie Légère, portant les n° 15 à 18.

Le 15ème Bataillon, levé le 1er avril 1793 à BASTIA. Chargé de la défense de la place de Bastia, il est sous les ordres du Lieutenant Colonel RISTORI, né en 1727 à Bastia, entré au Royal-Corse en 1740, il a servi au Provincial, de 1772 à 1791. Il sera amalgamé le 10 juillet 1794, avec le 2ème Bataillon des Bouches du Rhône et le 9ème de Ligne, pour former la 15ème Demi-Brigade Légère qui combattra en Italie, et deviendra 27ème Demi Brigade Légère en 1796.


Le 16ème Bataillon, levé le 1er mai 1793 à SAINT FLORENT, commandé par Pierre BONELLI , un proche de la famille Bonaparte, il sera remplacé par Antoine GENTILI. Sera amalgamé à Nice, avec le 1er Bataillon de Volontaires de l’Ain, le 1er Bataillon de Volontaires de l’Aveyron, pour former la 16ème Demi-Brigade Légère qui deviendra la 22ème Demi-Brigade Légère en 1796.

Le 17ème Bataillon, levé le 15 avril 1793 à CORTE. Connaîtra quelques difficultés pour former quelques compagnies. Sera affecté à la défense de Farinole. En raison de son faible effectif, au moment de l’amalgame les hommes seront ventilés dans plusieurs unités.

Le 18ème Bataillon, levé le 19 avril 1793. Aux ordres d’un sexagénaire du nom de CATTONI-SALICETTI. Il est en fait commandé par ARRIGHI de CASANOVA. Il est amalgamé à Toulon, avec le 3ème bataillon du Vaucluse, le 3ème Bataillon du Mont-Blanc pour former la 18ème Demi-Brigade Légère, qui deviendra la 29ème Demi-Brigade Légère en 1796.

En janvier 1794, il existe 22 Demi-Brigades d’Infanterie Légère.
En septembre 1798, on compte 26 Demi-Brigades, chacune à 4 bataillons de 9 compagnies, soit une de carabiniers et huit de chasseurs, totalisant pour chacune 1 capitaine, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant, 1 sergent-major, 4 sergents, 1 fourrier, 8 caporaux, 2 tambours et 84 carabiniers ou chasseurs.
Les Chasseurs quittent le casque de cuir pour le remplacer par un chapeau, voire pour certains le shako de la cavalerie légère.



JN POIRON – Mars 2003
Mis en ligne le 07/02/2012

SOURCES


Bataillons Corses d’infanterie Légère 1788-1794. Par le Col. Mac Carthy. La Sabretache n° 20, Les Troupes Corses 1973. Coll. de l’auteur.
A propos du titre de « Royal » dans l’infanterie sous l’Ancien Régime. Par le Col. P. Carles in Infanterie n° 23, Bulletin de l’Association des Amis de l’Infanterie. Année 1992. 2ème Semestre. Coll. de l’auteur.
Essai sur l’histoire des grades dans l’infanterie. Par le Col. Carles in Infanterie n° 16 & 17. Bulletin de l’Association des Amis du Musée de l’Infanterie. Coll. de l’auteur.
L’Infanterie Légère sous le Consulat & l’Empire, 1800-1815. Par RIGO dans TRADITION MAGAZINE n° 90/91. Juillet-Août 1994. Coll. de l’auteur.
La Patrie en danger 1792-1793, les Campagnes de la Révolution, par J. Tranié et JC Carmigniani. Éditions Lavauzelle, Oct. 1987. Coll. de l’auteur.
Les Corses au Combat sous trois drapeaux. Par D. Buresi. DCL Éditions 2003. Coll. de l’auteur.
Napoléon-series.org/military/organization
http://www.1789-1815.com/arfr3_db_2fl.htm