Le soleil se leve en vain Sur une aube sans lendemain Le petit jour des chiens de guerre La nuit s'incruste de milles feux La DCA flashe les cieux. A l'ombre des chiens de guerre. La télé filme un ballet De balles et de barillets Barbares et janissaires. Le spectacle est permanent. Il est depuis cent mille ans. Mais que puis-je y faire. Chaque camp pleure ses morts. En accusant l'autre de torts Le plus souvent imaginaires. Il arrose les fleurs de sang Il n'y a pas assez de fleurs. Il n'y a pas assez de sang Le jour de ces anniversaires A cette terre assoiffée. Le soleil ne s'abreuve jamais. La paix serait bien trop honteuse. Ils fleurissent les tombes creuses. De leurs pensées embryonnaires Celles de chiots morts à la guerre. De cabots guerriers en folie. Qui croyaient les guerres jolies. Avant de retenir leurs tripes . Et d'appeler leur mère dans le petit matin.