Fédération Syndicale Unitaire Site des infirmiers de l'Education Nationale et de la Fonction Publique Article 1er de la Constitution : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et
sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans
distinction d'origine, de race ou de
religion. Elle respecte toutes les croyances. Son
organisation est décentralisée.
La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales.
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Vous êtes invités à une réunion d'informations syndicales le jeudi 7 juin, après-midi, à Créteil: Maison des syndicats: 11 rue des Archives: convocation en bas de page.
- CAPA Infirmières: 12 juin 12 au Rectorat -
Communiqué de Presse - Le 10 mai 2012
Les infirmières de l’Education Nationale enfin en catégorie A !
C’est à force de persévérance, de mobilisations massives des infirmières de l’Education Nationale menées par le SNICS-FSU dans l’unité , que le décret sur l’intégration statutaire en catégorie A des infirmières de la Fonction Publique Etat est enfin paru au Journal Officiel le 10 mai 2012.
Depuis sa création, le SNICS-FSU, s’est battu pour obtenir cette avancée qui n’est qu’une première étape vers la reconnaissance de nos spécificités d’exercice à l’Education Nationale.
Forts de cette avancée incontestable pour l’avenir de la profession, nous pouvons compter sur la détermination de nos collègues à poursuivre l’action. En effet, nous devons nous appuyer sur cette réussite pour poursuivre la bataille légitime de la reconnaissance en catégorie A type et de la spécialité du soin infirmier au bénéfice de la réussite scolaire de tous les élèves et étudiants.
La voie est ouverte désormais pour continuer à défendre notre profession, le SNICS–FSU ne lâchera pas !
Rendez-vous au Ministère de la Fonction Publique.
POUR S'OPPOSER :
- Aux suppressions de postes et à la dégradation des conditions de travail
- Aux réformes qui visent à dénaturer radicalement de la maternelle à l'université les missions du service public d’éducation et de recherche.
Suite à la forte mobilisation des infirmières de l’Education nationale le 10 janvier à Paris à l’appel du SNICS-FSU, la profession s’est invitée au cœur des négociations sur le décret statutaire pour l’intégration du corps en catégorie A.
1305 infirmières, soit un échantillon représentatif de la profession de plus de 17%, ont jugé leur situation « insatisfaisante » à près de 36% et « pas satisfaisante du tout » à plus de 61%. Jugeant l’intégration en catégorie A « indispensable » à plus de 21% et « incontournable » à plus de 67%.
Les infirmières exigent d’avoir une grille statutaire traduisant à minima la parité de carrière avec la grille de la FPH, suivi de près par la grille normale des professeurs des écoles et des certifiés.
Elles demandent que l’intégration en A soit effective dans un délai le plus court possible à plus de 83%
Le scénario proposé par la fonction publique dans les négociations a été jugé « insuffisant » à plus de 17% et « pas du tout à retenir à plus » de 76%.
Après 5 manifestations nationales pour exiger la parité de carrière, le SNICS est le seul syndicat à interpeller la profession et lui demander de se prononcer sur les négociations en cours.
Cet échantillon incontestablement représentatif a donné mandat au SNICS pour continuer à mener des actions à 87% et à 90% si possible dans l’unité, sous la forme de pétition, manifestation et grève afin d’obtenir la juste reconnaissance du diplôme et des qualifications des infirmières de l’Education.
Quelques photos encore de la manifestation parisienne: Cliquez sur les liens.
Paris le 11 janvier 2012 :
Le SNICS-FSU mobilise et consulte les
infirmières de l’Education nationale sur les propositions du Ministre de
la Fonction Publique ; c’est décidément NON !
Pour la 5ème fois, une manifestation des infirmières de l’Education
nationale a rassemblé plus d’un millier d’infirmière à Paris à l’appel
du SNICS-FSU. Le scénario proposé par le ministre de la Fonction
Publique au sujet de leur intégration statutaire en catégorie A impose
aux infirmières de l’Etat un retour en arrière de plus de 20 ans ! C’est
injuste et inadmissible !
Il rappelle curieusement les grilles de carrière proposées au moment des accords Durafour, la longue bataille à l’Education nationale qui s’en est suivie, et la victoire qui avait enfin rétabli la parité de carrière en 2003. La grille soumit à la négociation, ne permet pas notamment de perspective de carrière identique à celle retenue à la fonction publique hospitalière pour l’immense majorité de nos collègues qui exercent auprès des jeunes et des clopinettes pour les autres !
Où sont les promesses de revalorisation du Président de la République à notre syndicat dès 2007 ?!
Face au déni du droit à reconnaissance d’un même niveau de qualification et de diplôme, infligé aux infirmières de l’Etat, au regard de la reconnaissance accordée à leurs homologues de la Fonction Publique hospitalière, le SNICS a décidé de consulter toute la profession. En quelques jours plus de 10% des personnels ont répondu à cette consultation en considérant ce scénario ” insuffisant ” à 25,5% et une proposition ” pas du tout à retenir ” à 73,79% et en demandant au SNICS de poursuivre la mobilisation à 91,9% si possible dans l’unité.
Fort de cette expression de la profession, le SNICS continuera à travailler avec les autres organisations syndicales pour rétablir le droit des infirmières de l’Etat à la reconnaissance de leur diplôme.
Le SNICS consultera dès les prochains jours ces instances pour définir les modalités de poursuite de l’action.
ACTION du 10 janvier 12 pour une catégorie A digne : Nous nous réunirons à partir de 9H30 à la salle Croizat à la bourse du travail de Paris: 3 Rue du Château D'eau. 75010 (Métro République) Le trajet proposé à la préfecture débutera place Duroc(métro Duroc: ligne 1 0 ou 13 ) vers 13h puis le cortège s’engagera dans la rue de Sèvres le boulevard Raspail, puis s’achèvera rue de Grenelle. Le SNICS demande une audience aux cabinets du MEN et à celui de la Fonction Publique ( dont l’adresse est aussi rue de Grenelle).
Catégorie A :Le SNICS consulte la profession ! Nous avons décidé de lancer une large consultation auprès de toutes les collègues. Notre publication « de but en blanc » qui sera chez les collègues dès le 2 janvier 2012 réserve une page à cette consultation qui doit remonter au plus vite au national afin que nous l’utilisions dans les prochaines réunions. Vous la trouverez, dès maintenant, en pièce jointe au bas de la page .
à renvoyer d’urgence par courrier au SNICS national, 46 avenue d’Ivry, 75013 .Paris ou par fax au 01.40.63.29.78 ou par mail à snics@wanadoo.fr .
Catégorie A : Pour redonner une perspective de carrière aux infirmières de l’Education Nationale et aux corps des infirmières et infirmiers des services médicaux des administrations de l'Etat.
Tous à Paris le 10 janvier 2012 à l’appel du SNICS !
Les infirmières de l'E.N ne sont pas des infirmières au rabais.
Convocation au congrès extraordinaire en bas de page.
Catégorie A : Maintenons la pression !
Infimier(e)s de l’Education nationale : des propositions du Ministre de la Fonction publique à revoir absolument.
Paris le 15 novembre 2011
La quatrième action menée par les infirmier(e)s de l’éducation le 8 novembre dernier a permis d’obtenir qu’une délégation composée des secrétaires généraux de la FSU et de l’UNSA ainsi que du SNICS-FSU et du SNIES-UNSA soit reçue par le directeur de cabinet du Ministre de la Fonction Publique.
Depuis plusieurs mois nos deux organisations demandaient en vain, alors qu’elles sont représentatives de la profession à plus de 95% au ministère de l’éducation nationale, à rencontrer le ministre de la Fonction Publique sur le dossier de la transposition de la catégorie A accordée aux infirmier(e)s de la Fonction Publique Hospitalière à celles de la Fonction Publique Etat.
Nous actons l’engagement du directeur de cabinet du ministre de l’intégration de toutes les infirmières de la Fonction Publique Etat dans la catégorie A, de l’ouverture des négociations dans la première semaine de décembre et de l’envoi des premiers projets de textes courant de la semaine prochaine.
Cependant les scénarios des grilles présentés par le directeur de cabinet sont totalement inacceptables car ils vont induire de grands retards de carrière. Certaines propositions vont limiter fortement la mobilité des infirmier(e)s entre les différentes fonctions publiques et traduisent, enfin, une dépréciation manifeste de l’exercice infirmier à l’éducation nationale.
Les deux syndicats, avec leurs fédérations respectives, appellent tou(te)s les infirmier(e)s de l’éducation nationale à rester vigilant(e)s et mobilisé(e)s. Ils sont déterminés à rentrer avec force dans les négociations pour une égalité de carrière des infirmier(e)s des 3 fonctions publiques.
Paris, le mardi 08 novembre 2011
C’est bien l’entêtement de Monsieur Sauvadet, ministre de la Fonction publique à vouloir refuser ce que Monsieur Sarkozy, président de la République s’était engagé à mettre en œuvre, qui poussent nos collègues à sortir des sentiers traditionnels de revendications. Encore une fois, le nouveau décret est sorti depuis plus d’un an dans la Fonction Publique hospitalière. Rien ne justifie le retard imposé aux 7700 infirmières de l’Education Nationale ! Des qualifications identiques doivent correspondre à une carrière identique !
Si les organisations syndicales SNICS FSU et SNIES UNSA Education, n’obtiennent pas satisfaction, Monsieur Sauvadet endossera la responsabilité de voir s’engager des actions plus dures, comme celles entreprises par les infirmières anesthésistes.
Contacts :SNICS-FSU, Béatrice Gaultier, Secrétaire Générale 06.87.95.82.70.
Congrès extraordinaire du SNICS/FSU et journée d'action pour la cat A.
8 Novembre 2011
12 Rue Cabanis (métro Glacière)
Paris 75014
Convocation en bas de page
Puis rassemblement 13 h : Place du bataillon du Pacifique, . pour un rassemblement devant la la DGAFP au carrefour de la rue de Bercy et du Boulevard de Bercy
(métro Bercy ligne 14).
qui bloque la revalorisation des infirmières de l’Education nationale?
Les infirmier(e)s de l’Education Nationale seront à nouveau rassemblé(e)s le 8 novembre à Paris à l’appel du SNICS-FSU et du SNIES UNSA Education
En choisissant de consacrer leur carrière aux jeunes, nous sommes durement sanctionné(e)s par un déroulement de carrière beaucoup plus lent alors que notre niveau de qualification est identique. Une telle politique ne fait qu’aggraver la pénurie. Plus de 1500 équivalents temps plein ne sont pas pourvus.
Bien que tout à fait insuffisantes puisqu’elles ne correspondent pas à une grille indiciaire de A type, les mesures obtenues par nos collègues dans la Fonction Publique Hospitalière n’en sont pas moins réelles et dévalorisent de fait notre profession qui se trouve une fois de plus disqualifiée.
A plusieurs reprises, le Ministère de l’Education nationale a différé la présentation de projets de reclassement devant intervenir avant le 1er janvier 2012 et nous attendons toujours le calendrier des discussions promis le 6 octobre 2011 par François Sauvadet, ministre de la Fonction Publique !
Pour la quatrième fois, à l’appel unitaire du SNICS-FSU et du SNIES UNSA Education, nos collègues révolté(e)s par cette discrimination récurrente se rassembleront place du Bataillon du Pacifique Paris 12ème, métro : Bercy le mardi 8 novembre 2011 à partir de 13 heures.
Le SNICS FSU et le SNIES UNSA Education tiendront une assemblée générale le mardi 8 novembre à partir de 10 heures dans les locaux du SNUIPP, 12 rue Cabanis Paris 14ème, métro Glacière.
Contacts :
SNICS-FSU, Béatrice Gaultier, Secrétaire Générale 06.87.95.82.70.
SNIES UNSA Education, Brigitte Accart, Secrétaire Générale 06.77.17.68.22
Lettre ouverte de la secrétaire Générale du SNICS-FSU à Monsieur Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes
Tout d’abord vous affirmez, sans détour, que les infirmières de l’éducation nationale font partie de la médecine scolaire. Cette vision qui, manifestement, vous est tout a fait personnelle, ne repose sur aucun texte règlementaire bien au contraire.
Certes, une ordonnance du 11 octobre 1945 a créé un Service d’Hygiène Scolaire qui relevait du ministère de l’éducation nationale avec des missions très hygiénistes et épidémiologiques. Ce service regroupait des médecins, des assistantes sociales ou adjointes de santé scolaire.
Cependant il faut que vous sachiez, Messieurs, qu’en 1947 furent embauchées les premières infirmières de l’éducation nationale dans les établissements professionnels puis dans les établissements comportant un internat.
Dès cette date, deux entités coexistaient, l’une de type « Service », qui vous agréé tant et l’autre, composée de ces infirmières d’établissement dont les missions étaient de répondre aux besoins des élèves, notamment en matière de soins. Ces infirmières, recrutées par le Ministère de l’éducation, étaient logées dans ces établissements scolaires car les élèves internes ne rentraient chez eux qu’aux grandes vacances et aux vacances de Noel. Il fallait que ces collègues puissent les accueillir et les soigner y compris les week-ends et bien entendu tous les soirs. Les établissements bénéficiaient par ailleurs des services d’un médecin généraliste de ville, attaché à l’établissement scolaire pour assurer les consultations en cas de maladie et bien entendu pour établir des prescriptions.
Ce mode d’organisation a perduré jusqu’en 1964, date à laquelle le service de Médecine Scolaire à été transféré au Ministère de la Santé avec les infirmières de santé scolaire, assistantes sociales et secrétaires. Dans le même temps se créé par décret le 10 août 1965 un corps particulier des infirmières de l’éducation nationale.
Les infirmières de l’éducation nationale en poste dans les établissements scolaires restent, quant à elles, sous la responsabilité de l’éducation nationale et sous la hiérarchie des chefs d’établissements.
Jusqu’en 1978 les missions de ces infirmières étaient centrées sur les soins, l’hygiène, la sécurité. Une circulaire du 18 mars 1978 définit les fonctions de l’infirmière technicienne de la santé et ses missions éducatives auprès des jeunes. Des missions qu’elle assume de sa propre initiative ou dans le cadre des activités organisées par les enseignants en accord avec le chef d’établissement. Les missions ont progressivement évoluées en améliorant les réponses aux besoins de santé des élèves avec, notamment, la possibilité pour ces infirmières de délivrer la contraception d’urgence. Les derniers textes définissant les missions datent de janvier 2001.
Dans le même temps, la profession d’infirmière s’est transformée. L’année1978 marque l’évolution du métier d’infirmière vers la profession d’infirmière en règlementant celle-ci par décret avec la création d’un rôle propre qui traduit l’autonomie de la profession. Des évolutions règlementaires successives concernant la profession, en 1984 et 1993 conduisent notamment à une reconnaissance d’une responsabilité propre. La référence aux règles professionnelles et déontologiques est intégrée aux circulaires de missions qui s’appuient sur ces nouvelles compétences et cette autonomie professionnelle.
Pour ce qui est de la santé scolaire et de la médecine scolaire, en 1982 la circulaire de Bagnolet donnait comme objectif et missions à ce service de réaliser 100% des 3 bilans de santé prévus à des âges clé, 5-6 ans, 10-11 ans et un troisième bilan entre 13 et 16 ans. Au cours de l’année 1984, ce service est jugé par la représentation nationale comme « obsolète, inefficace et inadapté à l’Ecole et à l’évolution de l’état sanitaire des jeunes ». Ce service, est alors mis en voie d’extinction ce qui conduit à intégrer les 1200 infirmières de santé scolaire à l’éducation nationale. Il est à noter qu’une circulaire du 11 avril 1985 prévoit qu’il serait souhaitable que ces infirmières bénéficient d’un stage d’adaptation à ces nouveaux emplois et notamment en matière de soins techniques.
L’intégration des médecins, quant à eux, s’est réalisée en 1991. Or, aujourd’hui vos interrogations sur la médecine scolaire font resurgir des questions identiques ? ! Et vos réponses, vos propositions reprennent les mêmes recettes que celles énoncées dans la circulaire de Bagnolet !
Après ce bref rappel historique venons en, si vous le permettez, à votre rapport.
Monsieur, les infirmières de l’éducation nationale refusent votre à priori sur leur appartenance à la médecine scolaire. Non seulement parce que l’histoire contredit ce présupposé, mais surtout parce que le travail qu’elles font quotidiennement auprès des élèves, vous semblez vouloir l’ignorer, voire le nier.
Vous affirmez sans sourciller que les objectifs de la médecine scolaire n’ont cessé de se multiplier. Du point de vue de la loi, il n’en est rien, que ce soit pour les visites médicales des élèves dans leur 6ème année, ou pour les élèves travaillant sur machines dangereuses, ces obligations sont fort anciennes. Je vous concède que l’accueil des élèves handicapés et les protocoles d’accueil sont relativement récents…. Mais les autres missions dévolues en matière de santé à l’école concernent également l’ensemble des autres acteurs de l’école que ce soit en matière d’éducation à la santé, à la sexualité ou en matière de secourisme.
Vous pointez à juste titre un manque de pilotage. Il est réel et pourtant ce n’est pas faute de textes l’obligeant mais plutôt d’une volonté délibérée de certains acteurs de s’en affranchir et de l’administration centrale de refuser de contrôler l’application des textes qu’elle produit.
Nous vous rejoignons sur votre analyse d’une absence de données statistiques pour juger des résultats de la médecine scolaire. Pourtant, Monsieur le Président un arrêté du 10 septembre 2001 créé une application informatique, nommée MEDSI (à destination des médecins) dont la finalité est la suivante : « Elle permet (cette application) le suivi médical nominatif d’un élève, ainsi que sous forme anonyme, la recherche médicale, l’éducation à la santé et l’épidémiologie, ainsi que l’amélioration de la fiabilité des statistiques de fin d’année comportant des données statistiques.
Les destinataires au plan interne des informations d’ordre médical anonymisées transmises sous forme de statistiques sont….l’administration centrale, dans le cadre de la définition et du pilotage d’une politique nationale de l’éducation à la santé, en liaison avec d’autres départements ministériels. »
Comme vous pouvez le constater les objectifs politiques sont définies dans une norme réglementaire exhaustive, les outils existent, reste la volonté de les faire vivre et là effectivement il y a carence. Depuis 2001, la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire (DGESCO) se refuse à réaliser ces collectes et analyses statistiques. De surcroît les indicateurs de la LOLF sont réduits, en ce domaine, à leur plus simple expression.
« Qui veut abattre son chien, l’accuse de la rage… » et vous passez sous silence les 15 Millions d’élèves qui viennent consulter les infirmières de leur propre intention dans leurs infirmeries !...
Bien que ces personnels n’appartiennent pas à la médecine scolaire, là aussi leurs missions sont définies par des circulaires émanant de la DGSECO. Ces circulaires se réfèrent aux décrets encadrant notre profession et pour ce qui est de la contraception à la loi, constituant de la sorte une norme complète.
Concernant les indicateurs et données statistiques en relation avec ces passages d’élèves dans les infirmeries, un arrêté de mai 2001 a créé une application spécifique aux infirmières de l’éducation nationale, le logiciel SAGESSE, une source précieuse d’informations et d’indicateurs à tous les niveaux de l’institution : « Les destinataires au plan interne des informations nécessaires à l’accomplissement de leurs missions et dans la limite de leurs attributions respectives sont : -administration centrale, pour le bilan académique d’activité annuelle et l’un (ou plusieurs) des indicateurs sur l’état de santé anonymisé des élèves pour des besoins statistiques ;
-rectorat d’académie : synthèse départementale de l’activité des infirmiers et infirmières scolaires faite à partir des données anonymisées pour des besoins statistiques ;
-inspection académique : rapport d’activité de tous les infirmiers ou infirmières scolaires du département établi à partir des données anonymisées transmises, pour des besoins statistiques, par le chef d’établissement… ».
Oui, Monsieur le Président, nous pouvons croire à vous entendre que cette politique de santé à l’école doit avant tout être considérée comme une politique d’appui aux politiques scolaires. Mais cela est encore trop limitatif. Il nous semble que cette politique doit être au service de la réussite scolaire de tous les élèves. En ce sens, et sous peine de perte de cohérence, elle doit relever de la compétence du ministre de l’éducation nationale, s’appuyer sur la gouvernance de celle-ci et être de la responsabilité des différents échelons décisionnels de ce ministère, l’Administration centrale, les Rectorats, les Chefs d’établissements et les I.E.N (Inspecteurs de l’Education Nationale).
Toute hiérarchie parallèle aurait pour conséquence de fragiliser, de déresponsabiliser ces différents échelons et ainsi de donner à voir que le lien entre réussite scolaire et santé à l’école n’existe que très partiellement. Malheureusement c’est la thèse que vous semblez soutenir et qui par le passé, a conduit à des constats d’inefficacité de la santé scolaire.
Vous évoquez les problèmes d’attractivité de la profession de médecin à l’éducation nationale. Effectivement l’année dernière, 37 postes de médecins étaient mettre au concours de recrutement, 45 médecins se sont présentés au concours et l’éducation nationale n’en a recruté que 35 soit un déficit de 2. Mais vous passez sous silence que dans le même temps un concours de recrutement d’infirmières était organisé afin de pourvoir à 571 postes, que 1690 infirmières se sont présentées et que l’éducation nationale n’en a retenu que 476 soit un déficit de 95 postes ! De plus, dans les académies, par le jeu du non remplacement des infirmières à temps partiel, des postes sont laissés vacants intentionnellement. Ce sont au total près de 1500 équivalents temps plein d’infirmières qui ne sont pas pourvus.
Hélas ! votre parti pris révèle une vision passéiste de la santé. Il ne correspond ni aux demandes des établissements ni à celles des élèves qui, de manière récurrente, demandent des postes d’infirmières.
Vous proposez par ailleurs une revalorisation de la carrière des médecins ce qui est justifié et permettra très certainement d’avoir un peu plus de postulants pour les concours de recrutement. En revanche, vous passez sous silence le retard pris dans la mise en œuvre de la revalorisation des infirmières de l’éducation nationale en catégorie A par rapport à leurs collègues de la FPH, alors que nous avons toutes le même diplôme et que très justement vous dites que nous venons toutes de l’hôpital.
Vous affirmez que la revalorisation pourrait être financée à moyen constant, du moins pour les médecins. Mais, Monsieur le Président il faut que vous sachiez que la revalorisation des infirmières de l’éducation nationale à hauteur de celle de la Fonction Publique Hospitalière coûterait un peu moins de 12 Millions d’Euros et que par le jeu des postes non pourvus ou remplacés l’éducation nationale réalise « un bénéfice annuel » de 64 Millions d’Euros. Il ne s’agit donc pas de redéployer des moyens financiers mais bel et bien de rendre un peu à César le « beaucoup » qu’allègrement vous lui prenez en silence et en catimini….
Non décidément non, vous n’avez pas une vision très dynamique de la santé des élèves et nous regrettons particulièrement votre absence de volonté politique pour améliorer les réponses au service de la réussite scolaire de tous les élèves.
Non, Monsieur le Président, vous ne pourrez pas compter sur la « bonne volonté » des infirmières qui, dans les années 90, ont su clamer devant le Ministère de la Santé : « ni bonnes, ni nonnes, ni c…es ! »
Communiqué de presse
Paris, le 11 octobre 2011
Rapport de la cour des comptes sur la « médecine scolaire »: Une attaque incompréhensible contre les orientations de la Santé à l’Ecole !
Elle remet en cause notamment la place des infirmières de l’Education nationale dans cette conception de la santé qui a pourtant évolué avec les besoins des élèves au cours des dernières décennies. Le SNICS-FSU rappelle que les infirmières de l’Education nationale qui font partie intégrante de l’équipe éducative des établissements, ont suivi l’évolution des besoins, les conduisant à accueillir un nombre croissant d’élèves. (près de 11 millions en 2003, plus de 14 millions aujourd’hui).
Or, pour défendre une conception strictement médicale, ce rapport n’arrive pas à se détacher du modèle du binôme historiquement daté « médecin- infirmière », ignorant au passage que la profession d’infirmière a acquis son autonomie depuis 1978 ! Ce rapport préconise l’abandon du rôle propre de l’infirmière et de son lien privilégié de confidentialité et de proximité avec les élèves en demandant purement et simplement le redéploiement des moyens infirmiers du second degré vers le premier degré et leur pilotage par une autorité médicale au côté des autorités institutionnelles! Rappelons tout de même qu’il ya 7700 infirmières pour 8000 lycées et collèges et 55000 écoles.
La spécificité de la profession infirmière à l’Education nationale repose pourtant sur sa capacité à répondre au quotidien aux demandes des élèves et des équipes éducatives dans les établissements scolaires. Elle permet notamment la prise en charge des questions de mal être qui compromettent souvent la scolarité et qui sont la 2ème cause de mortalité chez les adolescents (conduites à risque, conduites addictives, le suicide….) mais également les questions relatives à l’éducation à la sexualité, la contraception ( en pleine évolution réglementaire). Elle est, par conséquent, indissociable des questions éducatives et pédagogiques et donne tout son sens, pour les infirmières, à la hiérarchie des chefs d’établissement.
Pour tenter de justifier cette rupture, ce rapport dénonce l’absence de priorités aux missions des infirmières et des médecins. Les rédacteurs de ce rapport n’ont donc pas lu les textes des missions définies dans les circulaires 2001-012-013-014 du 12 janvier 2001, ni la fiche de poste spécifique des infirmières, ni la réaffirmation de cette priorité dans le tout récent répertoire des métiers de l’Education nationale : en effet, ces trois textes rappellent que la mission prioritaire de l'infirmier(ère) consiste à : « accueillir tout élève qui le(la) sollicite pour quelque motif que ce soit, y compris d'ordre relationnel ou psychologique, dès lors qu'il y a une incidence sur sa santé ou sa scolarité. »
Le rapport de la Cour des comptes reconnaît toutefois qu’il avance dans le brouillard puisqu’il affirme que : « les données statistiques disponibles pour juger des résultats de la médecine scolaire sont lacunaires et peu fiables.. » oubliant au passage le recueil annuel des statistiques du « cahier de l’infirmière » que l’infirmière est tenue de remplir chaque jour.
Le SNICS-FSU, organisation syndicale qui représente près de 64% aux élections professionnelles chez les infirmières de l’Education nationale, dénonce une appréciation partisane et étriquée de la Santé à l’Ecole qui repose sur une médicalisation des politiques scolaires, oubliant l’objectif central d’une Santé à l’Ecole au service des élèves et de leur réussite scolaire.
Contact : Béatrice Gaultier 06-87-95-82-70.
Communiqué de presse
Paris le 6 octobre 2011
Des infirmières excédées !
Reçue immédiatement en audience par les personnes en charge du dossier catégorie A, la délégation a exprimé le « ras-le-bol » de la profession face au mépris des pouvoirs publics.
Il n’est pas question que les infirmier(e)s de l’Education nationale en exercice payent l’addition de la revalorisation des infirmier(e)s qui arrivent de la Fonction Publique Hospitalière à l’Education nationale.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : notre revalorisation ne représenterait que 2,6% par rapport au budget attribué à celle des infirmier(e)s de la Fonction Publique Hospitalière.
Sans l’ouverture de négociations immédiates, la profession, déterminée, n’en restera pas là !
Prime d'intéressement : Des dispositions dangereuses!
Prime d'intéressement : Des dispositions dangereuses!
Ne donnez pas vos statistiques.
Le Conseil National du SNICS à voter le boycott des statistiques 2011 telles qu'elles sont demandées. Pourquoi ?
Depuis de nombreuses années, le Ministère de l'Education Nationale ne respecte pas la circulaire nationale n°2003-035 du 27 février 03( http://www.education.gouv.fr/botexte/bo030306/MENE0300372C.htm ) qui prévoit les remontées de l'activité de chaque infirmier au regard des missions qui lui sont confiées, à la fin de chaque année scolaire.Cette circulaire rappelle les finalités de ce cahier de l'infirmière(remplacé par le logiciel informatique SAGESSE) qui doit normalement permettre de disposer d'un outil de suivi de l'état de santé des élèves.
Le volet n°1 <actes et suivis infirmiers > est destiné à répertorier tous les actes infirmiers consécutifs à l'accueil à l'infirmerie et au suivi de l'état de santé des élèves.
Le volet n°2< permet à l'infirmier de rendre compte de ses actions éducatives, de recherche et sa participation aux dispositifs adaptés aux réunions et aux formations.
Normalement ces documents devraient remonter au Ministère via les Inspections Académiques et les Rectorats
or, une fois de plus cette année, les seules statistiques demandées par le Ministère concerne le nombre de participation au bilan de 6 ans avec ou sans le médecin scolaire, le nombre de contraception d'urgence demandées voire le nombre de formation PSC1 effectuées.
Ces seules demandes de remontées statistiques sont une provocation pour notre profession puisqu'elles ne permettent pas d'effectuer une analyse du travail réellement effectué par les infirmiers.
Certaine académies,certains départements demandent aux collègues la totalité des statistiques, volet 1 et 2, qui ne seront jamais exploitées puisque jamais remontées au sein du Ministère. Il ne faut donc pas céder à ces demandes et ce sous aucun prétexte, tant que nous n'aurons pas l'assurance que ces statistiques, sources d'informations précieuses sur l'état de santé des élèves et révélatrice de la véritable activités des infirmiers, soient officiellement demandées par la DGESCO;
Nous vous appelons donc à nous suivre et nous soutenir dans cette action .
Merci d'avance de votre adhésion à cette action.
Lettre au RECTEUR: Jeudi 05 mai 2011
Monsieur le Recteur
Rectorat
4 Rue Georges Enesco
94010 Créteil cedex
Monsieur le Recteur
Mon organisation syndicale a attiré à plusieurs reprises l’attention du ministre sur l’absence de remontée au niveau national des statistiques infirmières annuelles comme le prévoit la réglementation en vigueur et notamment ceux relatifs au cahier de l’infirmière. Ces statistiques sont pourtant une source d’information précieuse sur l’état de santé des élèves et sur l’activité des infirmières. Elles permettent incontestablement de mettre en évidence le rôle de l’infirmière en tant qu’acteur dans la réussite scolaire au sein d’une équipe éducative et pédagogique, mais surtout de faire apparaitre les besoins de santé des élèves. Une analyse nationale de ces statistique devait permettre de faire apparaître les différentes problématiques régionales d’une part et d’adapter les réponses et moyens à partir de ces problématiques.
La circulaire n°2003-035 du 27 février 2003 prévoit les remontées de l’activité de l’infirmière au regard des missions qui lui sont confiées, à la fin de chaque année scolaire. Elle rappelle les finalités de ce « cahier de l’infirmière ». Il s’agit en effet de disposer d’un outil de suivi de l’état de santé des élèves, ce qui suppose l’obligation de réaliser des statistiques annuelles à l’image de ce cahier.
Le modèle national est composé de deux volets. Le volet n° 1 « actes et suivis infirmiers » est destiné à répertorier tous les actes infirmiers consécutifs à l’accueil à l’infirmerie et au suivi de l’état de santé des élèves. Le volet n°2 permet à l’infirmière de rendre compte de ses actions éducatives, de recherche et sa participation aux dispositifs adaptés aux réunions et aux formations.
A la fin de chaque année scolaire l’infirmière effectue le bilan de son activité qu’elle remet au chef d’établissement de sa résidence administrative, bilan à présenter normalement au conseil d’administration. Ces documents sont ensuite envoyés au rectorat via l’inspection académique puis au Ministère de l’éducation nationale.
A chacun de ces niveaux, ces documents devraient faire l’objet d’une analyse de nature différente mais qui sont des éléments importants pour conduire la politique de santé à l’Education nationale dans l’objectif de la réussite scolaire.
Or, une fois de plus cette année, un document issu de la DGESCO, en prenant prétexte des seuls indicateurs de la LOLF, demande principalement aux infirmières de rendre compte de leur participation au bilan de 6 ans avec ou sans le médecin scolaire, en faisant toujours l’impasse sur les statistiques de ce cahier de l’infirmière. Ce qui est demandé ne rend plus lisible les missions spécifiques des infirmières et revient à nier les besoins des élèves. Seule la contraception d’urgence est recensée (obligation légale) et ce document ne distingue plus qui fait quoi entre les médecins, les assistantes sociales et les infirmières.
Nous considérons, après des années d’absence d’analyse nationale du travail de l’infirmière, cette demande statistique comme une provocation.
C’est la raison pour laquelle le Conseil National du SNICS-FSU réuni les 30 et 31 mars 2011 appelle les infirmières de l’Education nationale à boycotter les statistiques telles qu’elles sont demandées par la DGESCO d’une part et d’autre part tous les éléments supplémentaires demandés par les académies et départements, tant que les dispositions prévues dans la circulaire citée ci-dessus ne seront pas rétablies.
Dans l’attente, je vous prie de croire, Monsieur le Recteur, à l’assurance de notre considération distinguée.
Pour l’équipe syndicale.
JC ROGER
Communiqué de presse
Paris le 27 avril 2011
Accès à la contraception et prévention des IVG pour les adolescentes : des avancées réelles.
Le SNICS-FSU syndicat majoritaire à 64% dans la profession se félicite, en outre, de la décision du Ministre de sortir le décret permettant le renouvellement des contraceptifs oraux pour 6 mois par les infirmières de l’Education nationale. Cette décision, que le SNICS attendait depuis plus d’un an, devrait permettre dès maintenant d’améliorer les réponses aux besoins et demandes chez les élèves et dans un deuxième temps, faire baisser le taux des IVG.
Ces mesures, qui font la preuve d’une détermination réelle à faire baisser le taux d’IVG chez les élèves, doivent s’accompagner d’une réflexion sur le temps de présence des infirmières, encore très insuffisant en l’état actuel. En effet, il y a 7500 infirmières pour plus de 8000 collèges et lycées et 55000 écoles.
Le SNICS prend acte que le Ministre reconnait à cette occasion les qualifications et les compétences des infirmières de l’Education. Aussi le SNICS lui demande d’aller au bout de sa démarche, en accordant la catégorie A tant attendue par les infirmières de l’Education nationale, à l’instar de nos collègues de la FPH.


