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Ils ont vu le film : "Le système alimentaire que nous connaissons est inadapté. Il faut réapprendre à mieux produire, à mieux manger. Slow Food, dans ce sens, prône une alimentation et une agriculture bonnes, propres et justes. Le bon , parce qu'aujourd'hui le paysan est devenu un producteur de saveurs. Le propre, car les agricultures asservies à des logiques industrielles ont trop souvent contribué, et contribuent encore à la détérioration des écosystèmes. Le juste, parce que pour produire bon et propre, il faut des paysans et que ces derniers ne continueront à exister, à être une force vive dans la société, que s'ils obtiennent une digne rémunération de leur travail. On mesure très vite, en visionnant HERBE, à quel point le film est au cœur de cette réflexion. Les deux systèmes présentés pour nourrir le bétail s'opposent ou se différencient tant sur les revenus qu'ils procurent à l'éleveur (le juste), que sur leurs effets sur l'environnement (le propre). Et le bon ? On imagine mal que le lait issu du système fourrager, à base d'herbe, ne se décline pas en un plaisir du goût supérieur, si on le compare au lait d'animaux nourris avec des granulés ! C'est déjà probable du seul fait des différences de rendements : avec moins de productivité par vache, le lait, moins dilué, préserve mieux ses vertus nutritives et ses saveurs. Mais le plus important est probablement le modèle humain et social sous-tendu par les deux modes d'élevage : le film, par des témoignages simples, rassure. Le retour à la pâture crée un lien plus fort du paysan avec la nature, les terres, les animaux sauvages, la biodiversité des herbes, qu'il entretient et connaît mieux. Il crée du lien social, par une nouvelle solidarité et une capacité d'action collective de ces hommes qui ont fait un choix à contre-pied du modèle dominant. Enfin, il génère des revenus et fait preuve d'une plus grande efficacité économique. HERBE, sans dogmatisme, simplement, montre la voie du progrès, qui n'est pas là où on l'attend (modernité des installations, taille des exploitations, intrants, technologies...) mais dans la sagesse et la recherche d'une approche humaniste des pratiques agricoles. Comment pourrions-nous, consommateurs, ne pas soutenir ce mode d'élevage ? D'ailleurs, nous ne sommes pas des consommateurs, mais, chacun d'entre nous , les co-producteurs du modèle alimentaire de demain." Jean Lhéritier, Président de Slow Food France.
" On adore.... très beau et très parfaite illustration du problème actuel. Nos copains paysans sont emballés aussi... Bon outil de sensibilisation (...) Nous le programmerons dans les Utopia." Anne-Marie Faucon, Co-fondatrice et co-responsable des cinémas Utopia.
" Je pense qu'il peut ouvrir les esprits de ceux qui le verront sur la diversité des approches du métier de paysan. Le film est une invitation à échanger : quelle alimentation, quelle agriculture, quelles campagnes voulons nous ? Au moment où s'engage la mise en chantier d'une nouvelle réforme de la PAC, ce film est le bienvenu, surtout s'il est suivi d'un débat. " Jean Yves Griot, Président fondateur du Réseau Agriculture Durable et secrétaire général de Cohérence.
"Si vous voulez savoir pourquoi des paysans préfèrent travailler plus, s'endetter plus, gagner moins, pour élever des bêtes qui mangent du maïs et du soja OGM acheminé sur des milliers de kilomètres, plutôt que de simplement les laisser brouter l'herbe, regardez ce film ! Un film d'une grande simplicité, simple comme l'herbe..." Cyril Dion, Directeur du Mouvement pour la Terre et l'Humanisme. |