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"Le Chapiteau"

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A.biography

Let me introduce myself  // En guise d’introduction

(English Version soon to come)

 

SKOYA A.T a ouvert grand les yeux en Octobre 1986 à Paris. Autodidacte de nature, rebuté par l’académisme, il trouve son inspiration dans l’environnement urbain qui l’entoure. Déçu par son conformisme, sa banalité, sa cruauté parfois, il est  paradoxalement intrigué par son activité frénétique et son illusion de liberté. La nature de sa réflexion interroge la légitimité de nos systèmes corrompus et de nos sociétés conditionnées, leurs failles et leurs contradictions. À travers de nombreux voyages au sein de capitales - mégapoles, il s’attache à observer ces visages marqués par la vie industrialisée, un semblant d’âme, vaquant à leurs habitudes. De même, les architectures compactes de chacune, mais aussi les monuments reflétant des siècles d’histoire confrontés au modernisme et à la sophistication de l’avenir, constituent une diversité inépuisable. Sensible à ces représentations métropolitaines, il en fait l’essence de sa réflexion. Ces observations furent donc une source d’inspiration majeure pour ses travaux, reliant chacun de ces facteurs à des icônes implicitement corrélées.


(1996) Son frère devient son mentor le jour où il lui confie son "Blackbook" afin qu’il puise dans ce potentiel créatif fraternel. (2001) N’adhérant pas au système scolaire il y fait pourtant  une rencontre décisive pour son évolution : Madame Lobenberg, son professeur d’arts plastiques, qui l’initie à un nouvel univers créatif et lui ouvre de plus amples possibilités pour son expression artistique, le sortant du carcan du Graffiti. (2004)  Il effectue un stage intensif à la "Parsons School" de New York où il étudie les bases du dessin et de la peinture à l’huile, ce qui le réconcilie avec la peinture traditionnelle. Les rencontres qu’il fait au cours de ses voyages structurent sa formation et lui permettent de mûrir sa perception du monde. Ses sources d’inspiration sont vastes : allant de Van Gogh, Monet à Picasso, Magritte, Dali, Mondrian, Pollock, Hopper, Lichtenstein, Basquiat, les Photographes William Eggleston, Hiroshi Sugimoto, Henry Chalfant, Martha Cooper, Ricky Powell et les artistes phares des arts de rue comme Donald J. White (Dondi), Lee Quinones, Lenny McGurr (Futura2000), Delta Inc, Brian Donnelly (Kaws), Dave Kinsey, Sam Flores, Shepard Fairey (Obey), les “Desobedients”/ "Beautiful Losers" tels que Barry McGee (Twist),  Margaret Kilgallen, Thomas Campbell, Ryan McGinness, Geoff McFetridge, Stephen Powers (Espo), Ed Templeton, Grey, Amaze, sans oublier  "The Barnstormers" avec David Ellis, Kami, Sasu, Jose Parla, Krink, Kenji Hirata.  Émerveillé par la beauté presque irréelle de l’art qui contraste avec la dureté de la société rationnelle, il est pris d’une créativité frénétique qui peut être parfois douloureuse tant elle le submerge. 


Au cours des années suivantes, il effectue différents séjours aux Etats-Unis, en Asie et en Europe, se lançant dans une quête presque effrénée, avec un seul but en tête, l’espoir de la découverte.


(2005/2006) San Francisco, où il étudie à la "San Francisco Art Institute" le dessin, le film, la sérigraphie et la photographie. De par ses rencontres, telles que le photographe Will Atkinson, l’artiste et directrice du programme City Studio Christine Lee, l’artiste et sérigraphiste Suzan Olmsted, l’artiste et dessinatrice Caitlin Mitchell-Dayton et le cinéaste Jun Jalbuena, ses sources d’inspiration se multiplient et ses méthodes d’expression s’élargissent.


(2006 Décembre) Londres, où il participe à un programme intensif de photographie noir/blanc et de développement en laboratoire à la "Central Saint Martins College of Art & Design". Cette opportunité si riche en expérience lui permit d’acquérir de plus amples connaissances sur la photographie argentique et ses procédés.


(2006/2007) De passage à Paris pour 9 mois, il suit des classes de nature morte et de modèle vivant à la Grande Chaumière et aux Beaux Arts. Il prend goût aux heures solennelles de l’atelier et produit une série de seize peintures à l’huile se basant sur une étude approfondie du cerveau humain et de ses réactions lorsqu’il est confronté à un environnement urbain et hostile. Ce travail intitulé «Letmeintroducemyself –Volume Zero : Inner Thoughts & Volume One : Transparency / La transparence », est exposé du 30 mars au 28 avril 2007, au "34", rue richelieu à Paris dans le 1er arrondissement, où il installe sa série de peintures, entrepose ses dessins, gravures, photographies et livres d’art.


(Été 2007) New York, de retour dans cette jungle urbaine aux interactions démesurées, il a la possibilité de participer aux programmes de résidence artistique de la "School of Visual Arts" (Juin/ Juillet), où il y étudie et produit ses premiers travaux de sérigraphie, de gravure & de reliure de livre. (Juillet) Il rejoint à nouveau la "Parsons School" pour y effectuer un stage intensif de photographie noir/blanc et de développement en laboratoire.


 L’opportunité de ces longs séjours lui permet de parcourir plus profondément les différents aspects de ces capitales et mégapoles, et de développer en même temps ses compétences en photographie couleur et prises vidéo Super8.


(Décembre 2007) Il en profite pour faire de même lors d’un séjour d’un mois à Hong-Kong et participe à une installation en collaboration avec Freddy D. au Sugar club. De passage par Shenzhen, il a une courte mais première vue de la Chine.

 

(Septembre 2007/2008/ Mars 2009) Japon – Tokyo, ce départ vers l’Est est motivé par une envie qui semble venir de son enfance, peut-être des classes de japonais auxquelles il assiste pendant ses trois premières années d’école primaire, ou bien par les idéaux qu’il s’est créé à partir des quelques documentations qui avait pu lui parvenir. Il semble toujours porter une certaine admiration envers leur histoire, leur culture et surtout leurs arts. Ceci devient une vraie fascination à l’adolescence, car venait s’y confondre les évolutions de la jeunesse Tokyoïte. Il part au pays du soleil levant pour une durée de 19 mois afin d’apprendre la langue, et d’exposer une série de photographies couleurs. L’exposition, intitulée «Letmeintroducemyself // Volume One c - A capital(z) CONSPIRACY» a eu lieu au café artistique de "Mikorin" à Kichijouji/ Tokyo, du 1er Décembre au 30 Décembre 2008. Une série de 150 photographies argentiques couleurs, portant sur sept capitales traversées pendant les années précédentes: Paris, Tokyo, Londres, New York, Amsterdam, Hong Kong et Manille. Il entrepose aussi au sein de l’espace cinq Origami Tsuru 100% (sculptures papier/pliage japonais), une pratique dont la technique lui fut apprise par celle qu’il surnommait "sa muse japonaise", Mihoko Nitta. Ses rencontres au Japon ont eu une grande emprise sur sa personne, et cela peut être observé face à l’importance que la diversité a pu prendre dans ses créations, donc dans son imagination. Mis à part ses travaux photographique et cinématographique qu’il continue à peaufiner au côté de son grand ami photographe (argentique noir et blanc), Shingo Urier Kawasaki, il a la possibilité de s’engager dans une nouvelle expérience, les performances "Live Painting" (Pratique dont il a entendu parler à San Francisco deux années auparavant, sans avoir pu y participer). La performance en "Live Painting" devient une pratique qu’il poursuit tout au long de son séjour au Japon, individuellement et en collaboration avec des jeunes artistes Tokyoïtes, et qu’il perfectionnera plus tard à Amsterdam et Paris.

 

(2009/2010) Amsterdam, après avoir succombé à l’effet nocébo de la capitale Nippone, Skoya entreprend un retour vers l’Europe, digne de ses aspirations. Tokyo, Kobe, Taijin, Pékin, Mongolie, Saint Pétersbourg… Tout un parcours aux apparences de journée spirituelle, pour s’acheminer vers l’Europe de l’Ouets. Après son long séjour Nippon, il s’installe à Amsterdam pour une année, où il passe la majorité de son temps dans son atelier, travaillant sur trois différentes séries de peintures (huile & acrylique). Hors atelier, il fait ses premières performances "Live Painting" sur le sol européen, au Canvas club à Amsterdam. Des rencontres fructueuses qu’il consolide au travers des rues d’Amsterdam, il s’épanouit en collaboration avec des artistes de rues/peintres/designers tels que Snuf ID, BoxHead, , Amissamis, et se voit accomplir avec eux de grandes peintures murales au cœur de la ville. Sa rencontre phare fut avec Jaap Wiewel et Chris van Rootselaar, le duo néerlandais musicien/beat-maker et producteur, "Killing Skills". À la suite de leur rencontre, ils décident immédiatement d'entreprendre un projet en collaboration. Skoya a donc contribué au clip vidéo pour une track hip-hop orientée électronique par Killing Skills, intitulée "Van Dijck Brown".


Toutes les bandes films utilisées dans ce clip vidéo furent tournées par Skoya au travers des nombreux voyages qu'il effectua au cours de ces 5 dernières années. Passant par des destinations telles que San Francisco, New York, Paris, Londres, Tokyo, Pékin, Bali, Californie, Chine, Mongolie et Amsterdam. Le clip vidéo fut entièrement filmé avec diverses cameras Super 8, ce qui a donné à cette vidéo sa particularité.


(2010/ 2011) Paris, au cours des années passées, il effectue divers voyages et séjours qui lui permettent d’approfondir ses connaissances linguistiques, sociales, culturelles, mais aussi d’innombrables aspirations & pratiques artistiques. Pentax K-1000 et Super 8 en main, il part à la découverte de nos cités mégapoles saisi par ce besoin de s’auto documenter, il exécute des repérages constants, imprégnant ses observations de l’instant présent. Les voyages répondent à des questions que nous n’aurions jamais pensé nous poser au préalable.

De retour dans la capitale de son berceau, il revient s’installer en septembre 2010 à Paris. Projets en tête, pinceaux en main, il redécouvre les pavés de ses premières années et continue sa série de Peintures Acrylique « No Hope for us Dreamerz ?* » tout au long de l’année, et continue à effectuer de novembre à avril, une performance "Live Painting" par mois, au Canvas club à Amsterdam.

En même temps, une toute première performance "Live Painting" produite en collaboration avec Marcos Rivas et Vins Olivieri, au Culture Hall en Mars 2011 à Paris. Après le premier tiers de sa série « No Hope for us Dreamerz ?* », exposé à la Creative Galerie à Paris du 13 Mai au 22 Mai, il poursuit l’acheminement du deuxième tiers de la série.

Les travaux picturaux de «Letmeintroducemyself // Volume Two b – No Hope for us Dreamerz ?*» sont une série de 11 peintures acrylique et de 11 Origami Tsuru 400% (sculptures papiers/ pliages japonais), qui porte une première observation sur la force du sens de l’imagination & l’essence du rêve. Réalisés au travers des techniques de Performances en « Live Paintings », et produits entre Paris & Amsterdam.

Son Art est-il figuratif, réaliste, abstrait? Il éprouve une certaine réticence à l’égard de cette question car il serait limitatif de catégoriser sa créativité, d’encercler son imaginaire, dans un certain style qui obéirait implicitement à des codes et à des conventions.

“Au siècle dernier j’aurais sans doute pris plaisir et été honoré à me considérer ‘un artiste’, mais de nos jours ce mot et son statut ont été salis et commercialisés. Je ne pense pas que l’art, mis à part ses techniques qui peuvent être facultatives, soit une chose qui s’apprenne au sein d’un cadre scolaire. Oser prétendre faire de l’Art est devenu une chose bien trop à la mode à mon goût. C’est donc pour cela que j’ai tenté par le passé de me définir tel un alchimiste dont les créations sont issues de mes pensées, ayant pour objectif d’enrichir la matière ou la surface que je traite. Mais je me suis rendu compte au fil de ces quelques années que la raison de cette orientation et cet intérêt envers les pratiques et les pensées de l’Alchimie, sont bien plus que cela."

Skoya.