Actuellement, les tarifs de rachat sont les suivants, pour un kWh électrique produit : A titre indicatif uniquement, tableau tiré du site http://www.industrie.gouv.fr/energie/renou/se_ren_a4.htm valables pour des installations installées à partir du 1er mars 2007. Pour les contrats pris avant, consulter le site. à tître de comparaison, Nucléaire EDF : 4 c€/kWh
En résumé, l'élerctricité "verte" est rachetée entre 1,5 et 14 fois le prix de l'équivalent nucléaire pour EDF (infos sur www.edf.com/html/fournisseurs_elec/index.html). ______________________________________________________________________________________________________________________________________________________
1. Favoriser l'installation de production décentralisée d'énergies renouvelables 2. Favoriser l'industrie des énergies renouvelables 3. Désenclaver certaines énergétiquement isolées 4. etc Cependant ces tarifs de rachat ont été et sont encore soumis à plusieurs lobbying, plus ou moins bien orientés. (a) Le premier d'entre eux est le lobbying qu'on appellera populaire : cela fait bien de proposer aux citoyens de produire de l'électricité "verte" de façon rentable dans son jardin, ou à des compagnies de développer leur production d'énergie autonome. Il y a en effet un réel effet positif, tant financier qu'en terme de bilan carbone, à distinguer de l'effet "mesure populaire". (b) Le deuxième est plus discret mais beaucoup plus puissant. C'est le lobbying industriel, financier. Il n'est pas mauvais en lui-même, la politique est faite de luttes d'influence, et il est normal que chacun défende ses intérêts dans une certaine mesure. Cependant, dans ce cas-ci, l'effet est désastreux. Comme le tableau ci-dessus le montre bien, la répartition des tarifs est assez injuste et presque incohérente. On finance à outrance des énergies qui n'en ont pas besoin (éolien) ou dont la compétitivité est douteuse (le solaire, n'en déplaise à M. Giscard-d'Estaing). Ce système de financement aide l'industrie étrangère à inonder le marché français et ne favorise en rien la Recherche française. A l'inverse, des technologies faciles à mettre en oeuvre et fortement créatrices d'emploi sur le territoire (biomasse, géothermie, éolien offshore) sont étouffées par cette concurrence déloyale de l'éolien à-tout-prix et du 100% solaire. |

