Calendrier prévisionnel de la section

Instance d’équivalence et bureau de jury 1 du concours 2012 : 24 janvier 2012

Admissibilité sur dossier (si le nouveau décret est publié) : 8 février 2012

Concours 2012 (auditions CR et jurys d’admissibilité CR) : 5 au 9 mars 2012

Bureau de Printemps 2012 : 9 mars 2012

Concours 2012 (éventuelles auditions DR et jurys d’admissibilité DR) : 29 au 30 mars 2012

Session de Printemps 2012 : 11 au 14 juin 2011 (susceptible d’être raccourcie)

La catégorisation des revues en économie et gestion

Introduction par le Président de section

Philippe Askenazy, Directeur de recherche au CNRS

Les précédentes mandatures de la section 37 du Comité National de la Recherche Scientifique ont réalisé avec les communautés des économistes et gestionnaires un important travail de catégorisation des revues des champs en économie et gestion. Le Comité National est la seule structure cumulant recrutement et évaluation de personnels de la recherche, évaluation de la pertinence d’unités de recherche et de subventions à des revues académiques. Le Comité National dispose également des compétences générales, notamment en réalisant un rapport de conjoncture sur les disciplines économie et gestion. Enfin, le Comité National est composé d’ élus et de nommés de tous les métiers de la recherche, ITA, chercheurs et enseignants-chercheurs. Malgré les réformes menées dans les 5 dernières années, il demeure donc central dans le monde académique français, place que la catégorisation renforce.

Face à la péremption de la version de juin 2008 en particulier l’évolution des thématiques en économie et gestion ou l’émergence de nouveaux supports, la mandature 2008-2012 s’est proposée majoritairement de faire vivre cet outil. Cette version « 3.0 » est issue de cette démarche. Comme lors des précédentes mandatures, le principe même d’une liste ne fait cependant pas l’unanimité au sein de la section ; la décision récente d’abandonner l’usage de liste dans le monde académique australien illustre que ce questionnement dépasse les frontières de l’hexagone.  

Les deux fichiers suivant récapitulent l'intégralité de la catégorisation votée en septembre 2011 et utilisée par la section aux formats "mht" et "pdf" dans la version "3.01". Cette version est intitulée "3.01" dans la mesure où, par rapport au fichier "mht" initialement posté sur le site (version 3.0), un commentaire concernant les revues "MAD" a été rajouté et des erreurs concernant des revues qui avaient par erreur été classées dans deux champs ou qui avaient des ISSN erronés ont été corrigées.

Quel usage fait la section de cette liste ?

Dans leur ensemble, les membres de la section couvrent la plupart des champs de l’économie et de la gestion. Mais, individuellement, chaque membre ne connaît qu’une part des supports de publication. La catégorisation des revues offre un langage commun à l’ensemble des membres et facilite à ce titre le travail d’évaluation de l’activité de recherche des chercheurs comme des unités.

Cependant, elle n’est en aucun cas utilisée pour effectuer un travail purement comptable ou automatique de l’activité de recherche. L’originalité et la portée des travaux et de la démarche scientifique priment sur le support de diffusion, même si l’effort de publier régulièrement dans des supports exigeants et/ou de grande audience est une composante non négligeable de l’activité d’un chercheur. La section tient bien-sûr compte des publications dans des ouvrages ou des actes ; un ouvrage de référence est par exemple particulièrement apprécié pour les promotions au niveau des directeurs de recherche.

En outre, l’évaluation notamment des chercheurs porte sur l’ensemble de leur activité. Les critères de la section sont disponibles sur http://www.cnrs.fr/comitenational/sections/critere/section37.htm. A titre d’exemples, l’encadrement d’étudiants, la direction de thèses ou la gestion de la recherche sont considérés comme des activités essentielles dans une carrière de chercheur.

Quelles sont les principales modifications par rapport aux versions 2.X ?

Elles prennent en compte les évolutions des communautés scientifiques :

- de nouvelles revues notamment électroniques, souvent de qualité, gagnent en audience et ne doivent pas être ignorées par les chercheurs. La section a donc introduit une nouvelle catégorie NR (« nouvelles revues ») pour couvrir ces revues prometteuses dont on ne peut encore apprécier pleinement le niveau. Des revues pour lesquelles on dispose de suffisamment de recul ont été intégrées dans les catégories thématiques.

- la pluridisciplinarité ou l’ouverture à des disciplines hors économie et gestion demeure significative. Une catégorie MAD (« multidisciplinaire et autres disciplines ») rassemble des supports non économie-gestion identifiés par la section, qui accueillent régulièrement des travaux d’économistes ou gestionnaires.

- l’actuelle catégorisation tente de rendre compte de la dynamique de certaines thématiques scientifiques et des supports de publication correspondants, notamment en ne conservant que des revues vivantes début 2011.

- de nouveaux champs de la gestion sont significativement couverts par les unités CNRS. La catégorisation inclut donc désormais des supports de publication de ces champs (management public, théorie des organisations).

Comment la section a-t-elle procédé pour ajuster la catégorisation ?

Remarques préliminaires : La publication de la catégorisation répond à une volonté de transparence sur les outils de la section. En cela, cette catégorisation demeure celle de la section 37. La « liste de la 37 » a connu toutefois un succès bien au-delà de l’organisme. Recensée parmi les listes de références par Harzing, elle a été reprise par l’AERES pour son travail d’évaluation des unités et équipes, et est largement utilisée pour le recrutement, ou les promotions des enseignants chercheurs ou des chercheurs d’autres EPST et de grandes écoles en France et parfois à l’étranger, notamment en Belgique. De fait, la « liste de la 37 » joue un rôle structurant pour la recherche française en économie et gestion ; les jeunes doctorants y sont particulièrement attentifs. Compte tenu de ce rôle, l’actuelle mandature a choisi prudemment de s’appuyer sur le socle retenu par la précédente mandature, notamment pour les revues francophones. Cela invite à relire l’introduction de Pascal Petit à la version de juin 2008 (voir en annexe du fichier pdf). Comme les précédentes mandatures, la section n’a pas intégré de revues qui ne seraient pas anglophones ou francophones. Cela ne signifie pas que la section ne prend pas en compte des publications dans de tels supports pour les évaluations, promotions et recrutements.

Ouverte pendant 3 ans sur le site web de la section, la boite mail dédiée (revues37cnrs@gmail.com) a ainsi recueilli de nombreuses remarques, pour renforcer l’expertise sur l’ensemble des supports. La section a également récupéré les messages adressés à la précédente mandature. Le Président de section a reçu de nombreux courriers circonstanciés d’éditeurs de revues ou de sociétés savantes, et a directement discuté avec certains de leurs représentants. Pour de nombreuses revues françaises/francophones, la section dispose régulièrement de dossiers détaillés pour examiner le soutien du CNRS à ces revues ; par ailleurs, les autres revues françaises peuvent demander à la direction scientifique de l’INSHS d’inscrire leur expertise à une session du Comité National. Après trois ans d’évaluation, la section a également pu étudier des milliers de travaux des 200 chercheurs CNRS en économie et gestion et des centaines de candidats aux concours CNRS, travaux variés fournissant un éclairage empirique sur l’importance et la qualité des articles publiés dans de très nombreuses revues.

La section a utilisé ces contributions, sa propre expertise et pour certains champs une expertise extérieure. En particulier, dans le cas des revues de sciences de gestion, la section a demandé aux sociétés savantes de gestion françaises regroupées dans le collège scientifique de la FNEGE de lui fournir des propositions ; cette importante contribution a ensuite été examinée et amendée en fonction des critères de la section.

La catégorisation des revues a été ajustée sous l’empire des principes suivants :

  • rajout de revues importantes en économie ou gestion voire de champs entiers mais jusqu’à présent « oubliés » ;
  • ajustement selon la progression ou le déclin scientifique d’une revue. De fait, la liste est une photographie et demande une réévaluation régulière ; seules les revues vivantes sont catégorisées ;
  • homogénéisation des catégories selon les thèmes, pouvant se traduire par la sortie de certaines revues ou le déplacement de revues vers d’autres catégories ;
  • refus d’une pure bibliométrie ; prise en compte de la qualité et de la déontologie du processus d’arbitrage ;
  • maintien de la pluralité des démarches scientifiques ; prise en compte du rôle particulier de revues pour la recherche hexagonale ;
  • rajouts de deux catégories : MAD (multidisciplinaire et autres disciplines) et NR (nouvelles revues prometteuses, trop récentes pour être catégorisées).

La catégorisation présente a été approuvée majoritairement par 9 voix pour, 4 contre et 3 abstentions. Ce vote est cohérent avec des débats toujours vifs sur la pertinence d’une catégorisation comme sur certains choix, voire sur le processus retenu.

Pourquoi ne pas se « conformer » à la bibliométrie ou aux autres classements internationaux ?

Les tenants de la bibliométrie avancent deux avantages essentiels :

- la capacité d’un traitement automatique d’un grand nombre de revues

- l’objectivité de la mesure

Toutefois, pour une revue donnée, le constat peut être fort différent selon l’outil bibliométrique retenu. D’un champ à un autre, les habitudes de citations peuvent drastiquement différer affectant fortement les indicateurs bibliométriques. Par ailleurs, les facteurs d’impact, h-index etc. étant devenus des enjeux de prestige voire simplement commerciaux, ils n’échappent pas aux manipulations. De nombreuses techniques – publication incrémentale, autocitations, citations croisées de revues cousines, création d’une revue sœur…- peuvent être mises en œuvre pour améliorer ces statistiques. Comme les revues en économie et gestion y recourent de manière très hétérogène, un « ranking propre » à partir des indicateurs bibliométriques exige une étude au cas par cas qui annihile les avantages de la bibliométrie statistique. La section n’a cependant pas ignoré les indicateurs bibliométriques dans son analyse champ par champ, revue par revue.

Sur l’usage et les limites de la bibliométrie, les lecteurs intéressés peuvent utilement consulter

    - le rapport de l’académie des sciences www.academie-sciences.fr/activite/rapport/avis170111.pdf

    - le rapport des sociétés internationales mathématiques, Statistical Science, Volume 24, Number 1 (2009), 1-14: “Numbers are not inherently superior to sound judgments”

    - une application aux revues d’économie, D. Bouyssou (membre de la section) et Th. Marchant « Bibliometric rankings of journals based on Impact Factors: An axiomatic approach », Journal of Informetrics, vol. 5, 2011.

De très nombreux classements sont par ailleurs proposés par des institutions à travers le monde. Leur diversité démontre la subjectivité du travail de catégorisation. Aucun de ces classements ne s’impose par sa méthodologie. « Pire », plusieurs de ces classements utilisent la catégorisation de la section 37 comme input !  

Pourquoi tant de revues anglo-saxonnes ?

Le CNRS est un organisme qui recrute au plan international. Un quart des admis sont étrangers. De nombreux candidats en économie et gestion sont non francophones. Rappelons que l’anglais est désormais accepté comme langue pour soumettre une candidature et toléré lors des auditions CNRS. La section 37, lors des jurys de recrutements, doit disposer d’une connaissance la plus large possible des supports internationaux qui, comme dans de nombreuses disciplines scientifiques, sont aujourd’hui en anglais. En outre, les chercheurs « français » publient désormais dans leur très grande majorité une part significative de leur recherche dans des supports internationaux, ce qu’encourage la section.

Toutefois, à titre d’exemple, des travaux spécifiques sur la France peuvent être de grande qualité sans nécessairement être acceptés dans des revues de langue anglaise. Dans certains cas, la langue française ou la publication pour un public francophone peuvent permettre une expression bien plus riche. Les revues françaises jouent donc un rôle important dans la diffusion des connaissances, en particulier auprès de la communauté des économistes et gestionnaires au delà de la sphère académique. Cette diffusion est même parfois plus large que celle de certaines revues anglo-saxonnes à audience infra-nationale ou très spécialisée.

Quatre catégories principales

Dans les champs de l’économie et de la gestion, les revues sont catégorisées en 4 niveaux comme lors des précédentes mandatures. Pour marquer une certaine continuité, la section a limité ses ajustements pour les revues toujours présentes à des changements +/- 1 de catégorie.

Toutes les revues catégorisées ont un processus d’arbitrage formalisé. A de rares exceptions près, la plupart des articles publiés dans ces revues sont non sollicités. Plus d’une centaine de revues catégorisées publient significativement à la fois des recherches en économie et en gestion, ce qui démontre la pertinence d’une catégorisation commune pour les deux disciplines et du périmètre de la section 37.

La catégorie 1 rassemble une centaine de revues. Ces revues jouent un rôle structurant en économie et en gestion. Elles publient régulièrement des articles particulièrement novateurs. Le processus d’arbitrage est très exigeant et transparent ; la plupart applique des règles déontologiques strictes comme l’interdiction de soumission par des membres de leur board et ont un niveau d’autocitation faible. Le nombre de soumissions est important et, mécaniquement, la revue peut être très sélective (Le processus de publication n'excluant pas une part d'aléa, une publication dans un de ces supports ne signifie pas nécessairement une contribution scientifique significative. L’hétérogénéité est d’autant plus forte que la revue publie un grand nombre d’articles - la plus « grosse » revue publie 20 fois plus d’articles par an que la plus « maigre » revue. A nouveau, la lecture des travaux s’impose à l’évaluateur).

Au sein de la catégorie 1, des revues plus particulièrement remarquables sont distinguées. Ces revues sont largement reconnues en France comme à l’étranger. L’organisation différente des sciences de gestion et des sciences économiques explique que ces revues sont uniquement généralistes en économie alors qu’elles sont essentiellement présentes dans certains champs de gestion. 7 revues de gestion sont ainsi distinguées par un « g » ; elles publient environ 330 articles par an. 6 revues d’économie sont distinguées par un « e » ; elles publient environ 420 articles par an. Une revue Management Science publiant 140 articles par an est estampillée par un « g » mais aussi par un « e » car elle accueille de plus en plus de travaux d’économistes. Toutes ces revues sont anglophones. Seule Econometrica accepte des articles en français.

La catégorie 2 rassemble des revues à forte sélectivité avec un processus d’arbitrage exigeant et transparent. Elles accueillent régulièrement des contributions importantes et ponctuellement très novatrices. Elles peuvent jouer dans certains champs scientifiques ou pour certaines écoles de pensée un rôle structurant. La visibilité des travaux publiés est ainsi significative.

La catégorie 3 rassemble des revues sélectives avec un processus d’arbitrage exigeant et transparent. Elles peuvent accueillir des contributions importantes. La visibilité des travaux publiés demeure large.

La catégorie 4 rassemble des revues avec un processus d’arbitrage souvent exigeant mais dont la sélectivité est moindre. Elles accueillent des contributions originales, notamment sur des problématiques nationales ou intéressant une communauté relativement restreinte.

Les revues ne sont catégorisées que dans leur champ jugé principal. Quelques rares exceptions peuvent être présentes dans deux champs.

Vers une version 3.1

La section discute de l’opportunité de publier au printemps 2012 une version comprenant également une catégorie «  dialogue avec les praticiens ». Le dialogue avec les décideurs et les praticiens est une des activités des chercheurs en économie et en gestion. Or des revues assurent un travail particulièrement rigoureux de sélection d’articles pour participer à ce dialogue.

Par ailleurs, un ajustement de la catégorisation pourra être effectué pour un petit nombre de revues sur lesquelles une expertise plus approfondie est nécessaire ; dans l’attente, un choix conservateur –maintenir la catégorisation de la précédente mandature a été ici retenu.




Archives

Les précédentes mandatures de la section 37 du Comité National de la recherche scientifique ont réalisé un important travail avec l’ensemble de la communauté des économistes et gestionnaires de catégorisation des revues des champs en économie et gestion. La mandature 2008-2012 s’est proposée de faire vivre cet outil. La démarche suivie par la section pour la révision de la catégorisation avait pour objectif initial d’arriver à une version révisée à l’issue de la session d’automne 2010. Un premier document a été diffusé en juin 2010, comprenan une nouvelle catégorie intitulée "Revues multidisciplinaires ou d'autres disciplines".

Réunion du 16 février 2007

Une réunion publique a été organisée à l'Université Paris-Dauphine, le 16 février 2007, dans le cadre des travaux menés par la section sur la révision de la liste des revues d'économie et de gestion.
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Oct 4, 2011 10:06 AM
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Oct 24, 2011 4:51 AM
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Dec 17, 2008 6:31 AM
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Jan 5, 2009 4:00 AM
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Section 37 CNRS,
Dec 14, 2010 7:14 AM
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Section 37 CNRS,
Aug 5, 2010 6:32 AM