Art Vi(br)ant
ibotte le singe hurleur
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publié le 15 mars 2012 00:58 par Le singe Hurleur
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mis à jour : 15 mars 2012 01:00
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A voir jusqu'au 21 mars 2012à L'Echangeur de Bagnolet |
Bel hommage à Pierre Elie Ferrier que nous laisse goûter le
metteur en scène Régis Hébrette (également fondateur du lieu d’accueil et de
création L’Echangeur de Bagnolet) par le biais d’une répétition qui tourne à
vide : Onomabis repetito.
Tentative de travailler sur ces blancs qui occupent l’espace
et la parole, le plateau souvent, Régis Hebrette joue des codes et des mots et
laisse ses quatre comédiens en découdre seuls avec la nudité de la scène et le
regard scrutateur des spectateurs.
Burlesques et décalés, les trois hommes s’empêtrent à la
fois dans leur bouche et dans le corps de Majida Ghomari, femme perturbatrice,
à la fois chanteuse de casseroles et danseuse protéiforme, tribun halluciné
d’un public conquis.
Ainsi donc malgré le minimalisme qui guide gestes et
paroles, le propos est drôle. Ces trois corps d’hommes fébriles et tremblants
renvoient à notre propre gêne (mêlée de plaisir et de honte) à épier son
contemporain dans toute l’impudeur du jeu (du vide de ce je peut-être aussi).
Entre Keaton et Beckett se dressent l’ombre des fantômes
orientaux portée par la voix d’Ito Isokouri et le chant envolé d’une geisha
méditerranéenne. Onomabis repetito est une odyssée langagière foutraque et
joyeuse sur un radeau à contre-courant, qui accoste quelques grands auteurs
sans jamais trouver le rivage de la narration.
Du théâtre contemporain qui n’oublie pas ses fondamentaux
(ni l’air du temps), généreux et accessible à tous.
Marion Oddon
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publié le 5 févr. 2012 12:53 par Le singe Hurleur
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mis à jour : 5 févr. 2012 13:06
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Une fois de plus, Emma Dante
compose une vision incisive de l’Italie au travers de trois courtes nouvelles.
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publié le 22 janv. 2012 01:28 par Le singe Hurleur
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mis à jour : 22 janv. 2012 01:39
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Marie Chouinard explore le nombre d’or. À la fois parfait et
insoluble, mystère et irrationnel, il rejoint la mystique-chouinard avec
évidence, pour former une danse précise, interrogeant nos ressemblances et nos
différences. La danse de Chouinard a plus à voir avec Dührer que Vinci, et
elle travaille avec élan ces corps
aux proportions différentes, pour en tirer la substantifique moelle, avec en
maître mot : la découverte. Nous traversons une nuit d’été avec Puck et
ses semblables, au cours de laquelle nous sommes invités à nous pencher sur
nous même.
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publié le 6 janv. 2012 08:05 par Le singe Hurleur
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mis à jour : 6 janv. 2012 08:13
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En 2010, la compagnie Migratori K Merado produisait En vie,
d’après des textes de Pierre Guyotat. Sébastien Derrey nous offrait alors une
magnifique appropriation de la langue de l’écrivain français, âpre et
originelle. Il revient à l’Echangeur du 5 au 15 janvier 2012 avec Mannekijn un
texte de Frédéric Vossier dont la texture rugueuse et économe n’a rien à envier
à celle de Guyotat.
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publié le 9 nov. 2011 07:21 par Le singe Hurleur
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mis à jour : 9 nov. 2011 07:27
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Voici un projet collaboratif frais et réjouissant, basé
pourtant sur l’œuvre torturée de l’artiste plasticienne allemande Unica Zûrn,
femme du sculpteur surréaliste Hans Bellmer. Malgré un texte grave, le
spectacle se traverse dans une douce torpeur, où s’entremêle plaisir des mots
et des oreilles.
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publié le 24 sept. 2011 01:23 par Le singe Hurleur
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mis à jour : 24 sept. 2011 01:28
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Du 17 au 30 septembre 2011 |
Alexis Forestier s’est vu confier un manuscrit inédit du
poète pédagogue Fernand Deligny. Et qui mieux que lui et sa troupe Les
Endimanchés aurait pu respecter au plus près l’esprit de Deligny, eux qui
savent à merveille transformer des mots en tableaux visuels plus parlant qu’une
tirade à rallonge. Eux qui avec Deligny partagent ce goût pour la liberté. Une
liberté qui n’empêche pas une grande rigueur dans la mise en scène et le jeu.
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publié le 30 mai 2011 15:56 par Le singe Hurleur
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mis à jour : 30 mai 2011 16:11
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Un peu de tendresse bordel de merde !
s’inscrit dans la trilogie de Dave Saint-Pierre : Sociologie et autres
utopies contemporaines, au côté du tout aussi remarquable La Pornographie des
âmes.
Violente et charnelle, la danse du chorégraphe
Dave Saint-Pierre est un souffle qui nous emporte dans une course puissante où
corps et âmes se croisent à la recherche d’un peu de reconnaissance. Ici,
l’intensité de la forme s’accompagne d’un fond cruellement juste. Une farce
tragique syncopée de volutes d’amour qui s’écorchent.
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publié le 22 mai 2011 13:52 par Le singe Hurleur
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mis à jour : 22 mai 2011 14:17
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Fin de partie, ici mis en scène par Alain Françon, nous
permet de retrouver avec justesse un des plus grands auteurs du XXe siècle. Il
y a en effet du Molloy dans la monstration de ces corps tous mutilés, et une
incongruité des situations rappelant l’écriture circulaire de James Joyces,
dont Beckett était un fervent admirateur.
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publié le 14 mars 2011 16:51 par Le singe Hurleur
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mis à jour : 14 mars 2011 17:02
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Estelle (incarnée par Ruth Olaizola) est une femme de ménage quelconque,
travaillant dans un supermarché français en déclin, quelque part sur le
territoire hexagonal. Cette femme effacée devient peu à peu la catharsis des
désirs et frustrations de ses collègues le jour où leur patron, sur son lit de
mort, décide de léguer ses entreprises à ses employés, en échange de leur
promesse de monter une pièce à sa mémoire. Estelle se mue alors en personnage
pasolinien, provoquant le pire sans jamais cesser de vouloir faire le bien.
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publié le 6 mars 2011 16:26 par Le singe Hurleur
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mis à jour : 6 mars 2011 16:40
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Patrick Gufflet fait une proposition des plus séduisantes au
public parisien, ajoutant un « s » au funambule de Jean Genet et
ouvrant sa porte à deux metteurs en scène à l’univers très différent, qui
insufflent chacun à ces mots identiques des résonances éloignées. Deux pièces
courtes qui pénètrent au plus près de ce texte d’une incroyable complétude. L’appropriation du Funambule par Cédric Gourmelon est à la fois subtile et
profonde, confirmant le talent de ce metteur en scène et dévoilant un comédien
d’une sensibilité charnelle : Raoul Fernandez.
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