Objectif du site

Ici nous préparons les pages qui seront publiées par l'équipe.

 
 

Quatre modalités d’évangélisation


(D’après l’enseignement de Richard Borgmann à Banneux, le 25 juillet )


    Le pape Benoît XVI a dit qu’au cours du XXe siècle, l’Église avait reçu deux

cadeaux, deux trésors donnés par Dieu : l’Esprit Saint et la Croix.

Ces cadeaux nous en sommes responsables : d’abord nous devons les

transmettre à ceux qui nous suivent, à la génération qui vient ; mais surtout

et d’abord nous devons les garder avec soin car ils sont fragiles.

La croix est ce qui nous caractérise par rapport aux autres églises chrétiennes.

Nos croix sont souvent lourdes à porter, et nous nous plaignons

peut-être souvent. Mais Dieu ne nous en veut pas. Au contraire il envoie

l’Esprit Saint qui guérit tout en portant nos croix. À ce moment ce qui était

instrument de mort, devient instrument de vie.


    Nos croix nous qualifient pour servir les autres, elles nous donnent une

dignité spirituelle. Ne perdons pas de vue pour autant que nous ne sommes

que des « porteurs » de la Croix, mais que celui qui est mort sur cette

Croix c’est Jésus lui-même. Nous ne sommes que des porteurs du Christ

comme l’âne sur lequel il est entré à Jérusalem.

Quand nous souffrons des croix de notre vie, Dieu nous dit : « Ton histoire

n’est pas terminée… » Dieu entend toujours nos plaintes, nos prières et il

nous bénit en nous donnant son Esprit.

L’évangélisation se vit, se construit selon quatre principes, quatre modalités:

 la recherche, la créativité, la miséricorde, l’espérance.


Être en recherche

Que recherche l’homme ? Il cherche toujours la même chose : être dans

les bras de quelqu’un, de quelqu’un qui va le respecter, l’aimer. Ces bras,

ce sont ceux de Marie, de la Trinité, de l’Église. En eux nous trouvons une

Mère parfaite, un Père parfait. Ils font de nous qui sommes imparfaits, des

frères et des soeurs aimables et aimants. Ainsi que nous le dit Jésus : seul

votre Père céleste est parfait, soyez parfaits comme lui (Mt 5, 48). Ne nous

arrêtons pas en chemin : mettons-nous à la recherche de cet Amour qui

nous fera avancer vers la perfection.

Marie est la « seule » Mère parfaite. Elle veille sur l’Église, Corps du Christ.

Le Christ en est la tête et nous en sommes le corps. Pour que l’Église vive,

pour que le Corps du Christ soit vivant à notre monde, nous avons besoin

de toute « la famille ». C’est dans cette marche que l’humanité cherche sa

« maison », la maison du Père : Oui je me lèverai et j’irai vers mon Père.


L’Esprit Saint nous donne sa créativité

L’Amour est inventif, il ne cherche pas à s’imposer mais mendie plutôt le

coeur des frères. Devant les situations difficiles de nos frères, devant la

détresse des hommes, comme le suggère l’apôtre Jacques, les actes doivent

précéder les paroles. C’est là que l’Esprit Saint nous met au coeur les

actes, les gestes d’amour à poser. Richard nous raconte alors comment il

est entré en contact avec des chômeurs qui faisaient la file à l’extérieur, en

leur proposant tous les jours une tasse de café. Ce geste a ouvert une

relation. Et quelques temps plus tard ces mêmes personnes participaient à

des temps de prière à l’église.

Demandons-nous quels gestes, quels actes concrets l’Esprit nous suggère

pour manifester à nos frères, aux hommes et femmes de notre temps

l’amour de Dieu.

L’Esprit nous inspire mais il a besoin de nos mains, de nos bras, de nos

lèvres pour passer à l’action. Inventons le monde avec l’Évangile.


Vivre de la miséricorde

Notre millénaire sera converti par la miséricorde. Richard B. nous donne

alors une définition de ce qu’est pour lui la miséricorde : c’est pardonner

sans demander de repentance.

Nous avons tous des blessures. Celles-ci produisent dans notre coeur de

l’amertume. Ces racines d’amertume produisent des fruits mauvais, des

fruits amers : nous sommes durs avec nos proches, nous ne savons plus

être attentifs aux autres, notre coeur est dans les ténèbres… Dieu nous

recommande de couper ces racines (He 12, 15). Le moyen de les couper

est de vivre de la miséricorde. Nous devons nous laisser transfigurer par et

en miséricorde. La miséricorde vient de la croix et elle est nécessaire, indispensable

pour évangéliser le monde.


L’Espérance

« Ton histoire n’est pas terminée. » Porter notre croix, porter en nous celui

qui porte la Croix. Voilà la raison de notre espérance. Les croix de notre

vie, ainsi portées nous donnent la joie et nous conduisent vers le Christ.

L’espérance c’est de savoir qu’à la Croix Jésus a tout réconcilié, que la

dette est effacée, payée par le sacrifice du Christ. Il n’y a plus de condamnation

en Christ, le ciel est ouvert. Ainsi l’Espérance est le chemin ouvert

par la Croix du Christ, chemin que nos croix nous amènent à suivre, elles

deviennent ainsi notre chemin de libération. C’est en vivant ainsi nos croix

que nous révélerons à nos frères le message d’espérance de la Croix, que

le Christ est notre espérance : c’est cela aussi évangéliser.