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Table Ronde 2 - L'Afrique en question(s)
Chantal DARDELET
Pôle Ouverture Sociale de la CGE (Conférence des Grandes Ecoles, Programme « Une grande école : pourquoi pas moi ? »)
Ingénieur diplômée de l’Ecole Centrale, Chantal Dardelet est chargée du déploiement du programme « Une grande école : pourquoi pas moi ? » au niveau national en lien avec d'autres porteurs de projets, notamment au sein de la CGE, et d’autres publics. Elle travaille en lien étroit avec les Pouvoirs Publics sur ces questions. Charles ROJZMAN
Charles Rojzman a créé le centre international de formations et d’interventions en thérapie sociale : l’Institut Charles Rojzman. Il est le fondateur de cette méthode transdisciplinaire de thérapie sociale, forme renouvelée d'éducation à la vie démocratique, et assure avec son équipe depuis plus de vingt ans la préparation d'acteurs de terrain et de personnels des services publics de tous niveaux à l'exercice de leur profession dans un contexte de crise. Parallèlement, il mène des interventions qui réunissent des groupes et des personnes séparés par des peurs, des haines ou des préjugés en France et à l’étranger. La reconnaissance au niveau national et international de ce mode d’intervention et de formation l’amène depuis une dizaine d’années à former des professionnels à ce nouveau métier de « praticien en thérapie sociale » et à former également des « formateurs en thérapie sociale".
Il enseigne par ailleurs la psychologie interculturelle à Philadelphie et à Marne-la-Vallée, et on lui doit l'intégration de la matière de thérapie sociale (analyse des patiques et interventions sociales) au sein du cursus Master en sciences de l'é à Paris X.
Philosophie de la thérapie sociale a. Une thérapie de la coopération La thérapie sociale ne « soigne » pas les individus mais cherche à recréer des liens entre des personnes qui doivent vivre et/ou travailler ensemble et qui n’y parviennent pas ou plus, en raison d’obstacles psychologiques, sociétaux ou institutionnels. b. Une éducation à la vie démocratique La thérapie sociale vise à développer l’esprit critique, la capacité au conflit sans violence et la responsabilité. c. Un dispositif d’intelligence collective La thérapie sociale permet de résoudre des difficultés collectives qui sont à l’origine d’un sentiment d’impuissance. La thérapie sociale est un dispositif d’information circulante et d’intelligence collective permettant de résoudre des problèmes complexes, mettant en cause les aspects humains et relationnels des collectivités.
Alain SCHWAAR
L’institut Charles Rojzman sera représenté par Alain Schwaar, intervenant en thérapie sociale, et par ailleurs président d'Eirene suisse. L'intervention au Rwanda a été possible grâce à un accord tripartite Institut Charles rojzman, Eirene suisse et AMI (Association Modeste et Innocent) pour le Rwanda, en vue de la réalisation de cette formation et du suivi des participants.
Gilles GUGLIELMI
Gilles J. Guglielmi est professeur de droit public à l’université Paris II (Panthéon-Assas), où il est responsable du Master professionnel « Juriste Conseil des collectivités territoriales » et spécialiste de droit du service public. Il est membre du Centre d’études et de recherches en science administrative (CERSA). Au cours des dernières années, ses principales publications ont concerné l’histoire du droit administratif, le droit du service public, l’impact des technologies de l’information et de la communication sur le droit public. Très engagé dans le milieu associatif, il a été président de l’Association du Colloque de Poissy, membre du jury des Big Brother Awards, fondateur du DESS Droit public des nouvelles technologies (en 1997 à l’université Paris X – Nanterre) et l’un des premiers professeurs de droit public à utiliser l’Internet pour l’enseignement de ses cours universitaires.
Eric SERALINI Gilles-Eric Séralini est professeur des Universités à Caen en biologie moléculaire, chercheur sur les effets des pesticides, de différents polluants, et des OGM sur la santé. Il a dirigé plus de dix thèses notamment sur hormones sexuelles et cancers. Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique), et expert pendant 9 ans pour le gouvernement français dans l’évaluation des risques des OGM, il a récemment publié l’étude la plus détaillée sur les signes de toxicité d’un OGM commercialisé (MON863) et travaille sur les effets du Roundup, herbicide majeur dans le monde utilisé aussi avec les OGM, ce qui lui vaut plusieurs invitations internationales. Il a été membre de la Commission Borloo-Lepage pour concrétiser un certain nombre de décisions prises au Grenelle de l’Environnement et réévaluer les biotechnologies au sein de l’Union Européenne (2007-2008). Il a été chercheur invité durant quatre années en biologie moléculaire au Canada (University of Western Ontario et Université Laval) de 1987 à 1991. Auteur de plusieurs livres notamment sur les OGM et la biodiversité, les effets des polluants (chez Flammarion), il a été expert pour l’Union Européenne dans le différend avec les Etats Unis et le Canada sur le moratoire OGM.
« La faim dans le monde : pourquoi ? En quoi les OGM et les brevets sur le vivant ne sont pas une solution en Afrique » Avec des questions du type : pourquoi le monde préfère-t-il nourrir les ventres des voitures avec les agro carburants et les panses des vaches plutôt que les enfants qui ont faim ? (Les OGM dans l'environnement ont en effet servi depuis 15 années à nourrir essentiellement porcs, vaches et poulets des pays riches et non les enfants des pays pauvres).
Yvette PARES Après sa thèse en sciences naturelles en 1957, Yvette Pares devient chercheur au CNRS. Elle poursuit ses études avec un doctorat de médecine à Dakar en 1968, où elle découvre la médecine traditionnelles africaine. Elle dirige pendant 17 ans le centre de recherche sur la lèpre et découvre la "tradithérapie" décriée en Occident pour son manque de rationalité. En 1980, elle a créé un centre de soin à quelque Km de Dakar pour donner un nouvel essor à la médecine traditionnelle africaine.
« La médecine africaine : une médecine pour l’avenir » La médecine africaine est une médecine sacrée, elle est holistique, tient compte du corps, l’âme et l’esprit. Elle relie le monde visible et invisible. Sa richesse de la médecine africaine est vaste avec des traitements parfaitement structurés sur les maladies les plus graves. L’étude de la médecine africaine nécessite une longue formation, cumulée par la connaissance des plantes, l’art pharmaceutique et l’art médicinale.
Alain Pekar-Lempereur
Alain Pekar Lempereur est Professeur à l’ESSEC - Paris & Singapour depuis 1995 et Professeur titulaire de la Chaire Négociation et Médiation. Membre du conseil de surveillance et du comité d'entreprise de l'ESSEC, il a également assuré la création et la direction d'IRÉNÉ (l’Institut de Recherche et d’Enseignement sur la Négociation en Europe, 1995-2008), la direction académique de l’Executive MBA de l’ESSEC (1999-2001) et la coordination de l’enseignement de négociation à l’ENA (1997-2002). Membre du Program on Negotiation, il fut professeur visitant à la Harvard Law School et à l'Université de Mannheim et Special Fellow de l’Institut des Nations unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR). Il coordonne depuis novembre 2008 le Forum interdisciplinaire ESSEC "Questioning the Crisis" qui regroupe plus de cinquante professeurs de l'ESSEC. Ses publications sont consacrées au leadership (Le Leadership responsable. Un allié sûr contre la crise et, avec L. Susskind et Y. Duzert, Faciliter la concertation. A bon processus, bon consensus), à la médiation (Méthode de Médiation avec J. Salzer et A. Colson; La Médiation, modes d'emploi avec S. Bensimon; Modèles de médiateurs et médiateur-modèle), à la négociation (Négociations européennes et Méthode de négociation avec A. Colson et "La Négociation". Revue française de Gestion avec J. Sebenius ; "La négociation dans les relations sociales." Personnel ; Callières. De la Manière de négocier avec les souverains) et à la communication (L'Argumentation ; L'Homme et la rhétorique; et avec M. Meyer, Figures et conflits rhétoriques). Outre ces ouvrages, il a publié de nombreux articles dans des revues internationales, dont le Negotiation Journal, la Harvard Negotiation Law Review, International Negotiation, etc. Sa recherche actuelle porte sur le leadership, ainsi que sur l’histoire diplomatique et la réconciliation dans une situation de post-conflit. Il a monté des programmes de recherche, de formation et de conseil, dans une cinquantaine de pays pour les administrations publiques nationales et internationales, y compris la Commission européenne, la FAO, l’OMS, le PNUD et l’UNITAR. Il a contribué au développement en Afrique de programmes de réconciliation et de leadership, au Burundi et en R.D. Congo notamment. Enfin, il sert aussi de consultant pour des entreprises comme le Boston Consulting Group ou McKinsey. |






