Pierre Lénert a eu comme premier maître son propre père Jean Lénert, illustre professeur de violon au CNSM de Paris, avant d’y entrer à 16 ans, où après avoir été l’élève de Michèle Auclair pour le violon et Colette Lequiem pour l’alto, il se perfectionne auprès de Kim Kashkashian et Hatto Beyerle. Premier prix d’alto en poche, de nombreuses récompenses internationales jalonnent très vite sa jeune carrière : premier soliste français, à 19 ans, au Concours International de Markneukirschen (1985), il est également lauréat en 1989 des concours internationaux Maurice Vieux et du Festival d’Automne des Jeunes Interprètes. Ce qui lui vaut aussitôt d’être parrainé par les Fondations Philipp Morris, pour son premier récital à la Salle Gaveau et Yehudi Menuhin, qui lui offre d’interpréter Harold en Italie de Berlioz et le Concerto de Bela Bartok sous la direction de Sir Yehudi. Dès lors les invitations prestigieuses se mutiplient : James Conlon, Myung Wung Chung, Armin Jordan, Frédéric Chaslin, Edmond Colomer, Ronald Zollmann, Philippe de Chalendar, Jacques Mercier…l’invitent en soliste pour jouer avec les plus remarquables formations , comme l’orchestre National de l’Opéra de Paris, l’Orchestre de la Garde Républicaine, l’orchestre de Philharmonique de Sofia, l’Orchestre de Chambre de Budapest, l’Orchestre de La Radio Hongroise, l’orchestre de la Camerata d’Athènes, l’Orchestre du Gran teatro del Liceo de Barcelone, l’Orchestre National d’Ile de France… aux côtés de solistes aussi réputés qu’Augustin Dumay ou Xavier Philips. Et s’ouvre alors sa carrière internationale de chambriste avec le Festival de Malboro ( USA) et G. Enesco (Budapest), qui lui permet de jouer avec d’illustres aînés tels que Rudolf Serkin, Paul Tortelier, David Soyer du Guarnerius Quartet, Isidor Cohen du Beaux Arts Trio, Joshua Bell, Alain Planès, Tabea Zimmerman, Bruno Canino, Siegfried Palm… Ce sont ensuite les festivals internationaux qui recherchent sa participation comme ceux de Kuhmo (Finlande), Gubio (Italie), et Barcelone (Espagne), aux « BBC Proms Chamber Music » (Londres), aux Schubertiades (Autriche), à l’Oreille en Fête (Grenoble), aux Flâneries musicales (Reims), et aux Festivals de Nice et des Arcs (France) où il joue au côtés de Martin Frost, Cédric Tiberghien, , Jérôme Pernoo, Alban Gerardt, Isabelle Faust, Radovan Vlatkovic, Marielle Nordmann, Alexandre Tharaud, Paul Meyer, Pierre Amoyal, Michael Rudy, Patrick Gallois, Henri Demarquette, Marie Hallynck, Hervé Joulain, Graf Mourja, Ronald Van Spaendonck le quatuor Melos, le quatuor Danel, le quatuor Athenaeum-Enesco… Pierre Lénert ne néglige naturellement pas la musique de son temps. Nombre de compositeurs lui ont dédié leur musique. Il a créé des œuvres de Ian Wilson (Red Over Black, commande de la BBC), Gracianne Finzi (Ainsi la Vie), Marc Bleuse (Bairro Alto ), Antoine Duhamel (Concerto « Lamento Mémoire » pour alto), Edison Denisov ( Concerto pour deux Altos). Stéphane Wiener, Thierry Pecou… En septembre 2007, soutenu par Madame Irina Chostakovitch et le festival Classique au Vert, Pierre Lénert interprète en création française le Concerto de Dimitri Chostakovitch pour violoncelle dans la transcription de Yuri Tkanov accompagné par l’Orchestre National de Lorraine sous la direction de Jacques Mercier. Avec les mêmes partenaires, il se produit en soliste à Metz, Epinal, Hombourg-Haut et Sarrebrück dans le Concerto de Belà Bartok et Harold en Italie de Hector Berlioz, concerts diffusés en direct sur les chaînes de radio allemandes. Sa discographie déjà riche, comprend bientôt des œuvres de Nicolo Paganini, de Carl Reinecke, d’ Albert Roussel. Il est invité régulièrement dans les plus belles salles parisiennes comme le Théâtre du Châtelet, le Théâtre des Champs-Elysées, Palais Garnier, la Salle Gaveau et pour les labels Syrius, Saphir, et Intégral, il enregistre avec Jeff Cohen des « disques-récitals », tous reconnus et récompensés par les revues musicales, notamment cette intégrale de l’œuvre pour alto et piano de Henry Vieuxtemps, dont c’est la première édition. Plus récemment, Pierre Lénert a enregistré avec Cédric Tiberghien un disque consacré à Georges Enesco, Jean Françaix et Darius Milhaud. C’est un passionné d’Opéra qui nommé à vingt ans au poste de « supersoliste » de l’Orchestre National de l’Opéra de Paris, en est aujourd’hui toujours le titulaire. Depuis 2005, Pierre Lénert est directeur artistique du Festival Sérénade de Surgères.(France). Il joue un alto de Jean-Baptiste Vuillaume de 1865 |
