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Geographie

Ni fleuves ni châteaux, et des terrils pour uniques montagnes !

 

Région de bois et de broussailles à l’origine destinée au pacage des bestiaux des habitants des paroisses voisines, le paysage s’est progressivement transformé en une vaste conurbation avec les localités voisines, pour répondre à l’intense activité industrielle du XIX ème et de la première moitie du XX ème siècle. 

 

Le paysage est tantôt plat, tantôt vallonné, autour de deux ruisseaux, le Rieu du Cœur et le ruisseau de Colfontaine ; tous deux s’écoulent du Sud vers le Nord, sont des affluents de la Haine (le deuxième se jetant dans l'el Wasmes) et l'y rejoignent à Quaregnon.

 

Quasi invisibles à l’heure actuelle dans les zones bâties, ces deux ruisseaux sont entourés de quelques prairies qui donnent encore un peu de verdure à l’agglomération et sont les derniers témoins de ces zones de pâturages qui ont donné son nom à la localité.

 

Bordé de saules, le ruisseau de Colfontaine forme la limite avec Wasmes ; c’est le Rieu du Cœur (F) qui, coupant le village quasi en deux, en marque le plus le relief ; les deux noyaux d’habitation primitifs se sont développés sur leurs flancs, le quartier principal sur le versant est du Rieu du Cœur, le Cul du Q’Vau (G) (1) le long du ruisseau de Colfontaine.

 

L’urbanisation intense a effacé les limites entres ces deux noyaux primitifs et même entre les différents villages comme on peut le voir sur la carte ci-dessous (source Google Earth)

 


 

 

Les commerces et les brasseries comme la brasserie Tillier (La brasserie malterie Tillier (1892-1950)) se sont développés aux alentours de la place principale (D) située à l’arrière de l’église St Michel ; la plupart des maisons bourgeoises se trouvent dans ce quartier, mais aussi le long des allées principales et témoignent du dynamisme de la région au tournant XIX-XX ème siècle (en témoigne aussi l’importance des professions libérales à la même époque ; voir pièce jointe). Le reste de l’habitat est constitué de maisons ouvrières, soit étagées sur les versants de la vallée du Rieu du Cœur, soit en haut des versants des vallées, soit en coron autour des anciens sites miniers.

 

Seuls les terrils témoignent encore de l’intense activité industrielle qu’a connue la région ; la plupart sont limitrophes comme le terril de La Boule (A), sauf le Grand Bouillon d’en Haut (B) et le terril de Roinge (C), nouveaux espaces boisés de la localité.

 

Même s’il ne se trouve pratiquement pas sur le territoire de Pâturages, on ne peut manquer de parler du bois de Colfontaine (voir pièce jointe), véritable poumon de la région ; il marque la limite sud de Pâturages  et  a donné son nom à l’entité née des fusions de communes et qui regroupe, outre Pâturages, Wasmes et Warquignies. On y accède par l’avenue Fénelon (E), dont le long tracé rectiligne remonte à la deuxième moitié du XIX ème siècle.

 

La Tour du Lait Buré (La tour du lait buré) marque l’entrée du bois et de ses très belles promenades.
 

En 1403, on trouvait encore une ruine appelée « Le Castiau des diaules » qu’il ne faut pas confondre avec celui de Quaregnon

 

 

Une particularité, les waréchaix:

 

D’après Pierre Ruelle (2), ils peuvent être définis comme des « terres incultes appartenant à la commune et utilisées comme communs pâturages ». En ancien hennuyer werissais, le nom trouverait son origine du moyen néerlandais waerschap, « territoire oú s’exerce l’autorité municipale ».

 

A Pâturages, avec l’accord de la commune et moyennant une rente minime, un grand nombre de carbonniers indigents s’étaient approprié un petit lot et y avaient bâti leur maison. Les différentes autorités successives essayèrent de les en chasser, mai sans grand succès.

 

Finalement, en 1819, le conseil communal décida de louer ces terres en emphytéose perpétuelle, ce qui explique que des Pâturageois ont continué à payer cette redevance jusqu’au milieu du XXe siècle !

 

 

Patrimoine architectural religieux (voir pièce jointe) :

 

L’église paroissiale St Michel a été construite en 1770-1771, sur les plans de Jean Malengreau, maître maçon à Quaregnon. Elle fut dotée des revenus de l’ancienne chapelle bénéficiale de Notre-Dame, qui existait au lieu dit actuellement « La Chapelle » à Montleville sous Quaregnon
 

Le temple protestant de 1842

L’église paroissiale N.D. Auxiliaire de 1955 au cul du Q’Vau

 

 

Patrimoine architectural civil (voir pièce jointe) :

 

Quelques maisons des XVIII ème et XIX ème siècles

 

 

(1)   Cu-du-Qvau : mot à mot : fond de la vallée. Pour André Capron et Pierre Nisolle dans leur essai d’illustration du parler borain, c’est le nom de deux hameaux, au sud de Pâturages et de Wasmes, en haut des vallées qui ont leur source dans le bois de Colfontaine. Actuellement, cette appellation n’est plus employée qu’à Pâturages.

(2)   P. Ruelle, « Les waréchaix de Pâturages, une survivance médiévale au XXe siècle ? », Recueil d’études d’histoire hainuyère, Hannonia 1983

 

 

Source principale :

« Colfontaine, Dour, Frameries, Honnelles & Quévy »

Ministère de la Région Wallonne

Direction Générale de l’Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine

Editions Mardaga 2006



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geo_leboisdecolfontaine.zip
(2130k)
Philippe Capron,
4 avr. 2010 09:38
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Philippe Capron,
3 avr. 2010 07:14