Conférences 2011-2012


ERIK SATIE : UN SOCRATE EN TOTEM

BERNE - Jeudi 22 novembre 2012, à 14h15

Musée d'histoire naturelle / Naturhistorisches Museum
Bernastrasse 15a, (quartier du Kirchenfeld) - 3012 Berne (tél. 031 350 71 11).

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Personnage excentrique dont le mauvais caractère n’avait d’égal qu’une ironie mordante et précieuse, calligraphe minutieux, modaliste, parcier d’une église éphémère, l’auteur des Préludes flasques, Gnossiennes, Gymnopédies, Embryons desséchés, Morceaux en forme de poire, ou de Parade, œuvres minimalistes aux titres fantasques et provocateurs, fut porté en totem par les « nouveaux jeunes » du Montparnasse des Années folles et par les surréalistes. Natif de Honfleur, proche à ses débuts montmartrois du Sâr Peladan et de la Rose-Croix, amant transi de Suzanne Valadon, Erik Satie, la quarantaine venue et déjà célèbre, se présenta en débutant à la porte de la Schola Cantorum pour y suivre des cours de contrepoint…

Invité d’honneur dans les meilleurs salons parisiens, citoyen d’Arcueil-Cachan, où il acheva une existence austère dans la misère, le dénuement… et l’alcool, il fut un des premiers à prendre sa carte au parti communiste. Sa vie tumultueuse et secrète, jalonnée de scandales orchestrés par Jean Cocteau et le Groupe des Six, Picasso, les dadaïstes, fut aussi un itinéraire initiatique douloureux et solitaire. Patrick Crispini fait revivre le destin exemplaire et unique de cet arpenteur de songeries, flâneur à monocle et en faux-cols des trottoirs de Paris, qu’Alphonse Allais, un autre honfleurais célèbre, dénomma un jour : Ésotérik Satie…



LE SACRE DES BALLETS RUSSES
à l'occasion du 100e anniversaire de la création du Sacre du printemps d'Igor Stravinsky

BERNE - Jeudi 15 novembre 2012, à 14h15
Musée d'histoire naturelle / Naturhistorisches Museum
Bernastrasse 15a, (quartier du Kirchenfeld) - 3012 Berne (tél. 031 350 71 11).

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Dès 1907 les Ballets Russes de Serge de Diaghilev débarquent à Paris, apportant leur vision colorée dans une France encore ternie par l'affaire Dreyfus. Renouvelant les codes classiques les danseurs de Diaghilev, portés par les sauts fabuleux du faune Nijinski, soulèvent l'enthousiasme
et révolutionnent l'art de la danse. Au même moment, quittant le Bateau-lavoir et la bohème de Montmartre, Pablo Picasso avec ses Demoiselles d'Avignon annonce l'aventure du fauvisme puis du cubisme. L'impressionnisme fait place aux artistes de Montparnasse et du Groupe des six... Mais le « coup de tonnerre » décisif aura lieu le 29 mai 1913
au Théâtre des Champs-Elysées, ou les Ballets russes font entendre
pour la première fois le Sacre du printemps d’Igor Stravinsky,
dans une chorégraphie rythmique de Nijinski, suscitant un scandale mémorable...Ce jour-là se produit à Paris une révolution qui va marquer durablement l’art du XXe siècle. Rien, désormais, ne sera plus comme avant. « Le Sacre du Printemps me déracine. La beauté s'adresse aux entrailles. Le génie ne s'analyse pas mieux que l'électricité.
On le possède ou on ne le possède pas. Stravinsky le possède »
écrit Jean Cocteau, sous le choc de la première de ce chef-d’œuvre absolu.

Une audace libre, effrontée, savante et barbare, emporte dans sa vague irrésistible,tel un tsunami musical, les derniers remparts d’un vieux monde jusque-là confiné dans les salons opulents hérités du XIXe siècle. Cent ans plus tard, l’œuvre n’a pas une ride et continue à impressionner par sa force initiatique, libérant avec une science peu commune les mélismes d’une inspiration toujours jaillissante. À l'occasion de ce centième anniversaire Patrick Crispini fait revivre cette épopée unique et fabuleuse...


LES ANNÉES FOLLES : L'ARLEQUIN SUR LE TOIT

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BERNE - Jeudi 17 novembre 2011, à 14h15
Musée d'histoire naturelle / Naturhistorisches Museum
Bernastrasse 15a, (quartier du Kirchenfeld) - 3012 Berne (tél. 031 350 71 11).


Les Années folles, après les horreurs de la Première Guerre mondiale, imposèrent une esthétique portée par l'amusement frivole
et l'effervescence d'artistes enclavés dans le Montparnasse,
entre
La Coupole et le Bateau-lavoir, créateurs qui pensaient
au jour le jour à redéfinir les nouvelles règles des Beaux-arts,
libérés des dernières conventions héritées du XIXe siècle.
Mistinguett et Joséphine Baker montraient leurs gambettes,
des murs entiers de respectabilité s'effondraient dans un grand éclat de rire : un nouveau monde était en train de naître.
Jean Cocteau, magicien et chorégraphe des nuits parisiennes,
relia ces
nouveaux jeunes et donna à cette époque exceptionnelle
ses lettres de noblesse dans son manifeste
Le Coq et l’Arlequin : retour à la simplicité, du Boeuf sur le toit aux rythmes
sud-américains du Jazz et de Darius Milhaud.
Cette évocation très documentée fait revivre une époque
qui n'avait qu'un mot d'ordre : étonner...





JEAN WIÉNER : LE BARDE DES ANNÉES FOLLES

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BERNE - Jeudi 24 novembre 2011, à 14h15
Musée d'histoire naturelle / Naturhistorisches Museum
Bernastrasse 15a, (quartier du Kirchenfeld) - 3012 Berne (tél. 031 350 71 11).

NEUCHÂTEL - Vendredi 30 mars 2012, à 14h15
Aula des Jeunes-Rives - Faculté des lettres, Espace Louis-Agassiz 1 - 2000 Neuchâtel

Jean Wiéner est le barde des Années folles. Le petit air d'harmonica
du film
Touchez pas au Grisbi, le faux orgue de Barbarie
des
Histoires sans parole de la télévision, la Valse de l’Huma
ou le
Concerto pour accordéon et orchestre... Derrière cette musique éclectique et primesautière se cache la figure délicate et modeste
d’un musicien précieux et raffiné.
Bourgeois aux manières d'aristocrate, devenu membre actif du parti communiste, musicien français formé
à l'école la plus rigoureuse, enfant prodige du piano, animateur
de l'emblématique Boeuf sur le toit avec son compère, le pianiste
belge Clément Doucet, créateur des prestigieux concerts-salades, improvisateur de génie, compositeur au catalogue abondant,

frère Jean
fut le compagnon de route des plus grands : Stravinsky,
Ravel, Satie, Picasso, Cocteau...

Un moment fervent et joyeux de la musique du XXe siècle.



ALFRED HITCHCOCK : VERTIGO SOSTENUTO


LA CHAUX-DE-FONDS - Mardi 13 mars 2012, à 14h15
Aula du CIFOM - Rue de la Serre 62 - 2300 La Chaux-de-Fonds

PORRENTRUY - Mercredi 14 mars 2012, à 14h15
Collège Stockmar - Rue Auguste-Cuenin 11 - 2900 Porrentruy

NEUCHÂTEL - Vendredi 16 mars 2012, à 14h15
Aula Jeunes-Rives/Faculté des lettres, Espace L.Agassiz 1 - 2000 Neuchâtel

FLEURIER – Mercredi 21 mars 2012, à 14h30
Collège du Val-de-Travers - Place Longereuse - 2114 Fleurier

BIENNE - Mercredi 28 mars 2012, à 14h15
Collège du Marché-Neuf - Aula - Rue de la Loge 2 - 2502 Bienne

GENÈVE - Mercredi 18 avril 2012, à 18h30
MUSICATELIERS – Institut Jaques-Dalcroze
44, rue de la Terrassière – 1207 Genève 




Rien de plus construit, de plus mesuré que l’œuvre du maître du suspense : ses apparitions, telles des silhouettes toujours insolites dans la quasi totalité de ses 54 films, la truculence et la nonchalance feintes, truffées d’humour noir si typiquement anglais… et toutes les fausses pistes offertes en pâture à notre sagacité ne doivent pas faire oublier que ce géant du cinéma
est d’abord un inventeur de formes et un technicien hors pair. Storyboards pré-dessinés, plans-séquences réglés au millimètre,
montage sophistiqué, obsession des détails, minutie des décors, défi des cadrages… avec pour diapason la musique vertigineuse du complice musicien Bernard Herrmann, dont les harmonies dissonantes, les ostinatos obsessionnels
impriment à la narration une empreinte durable dans la mémoire du spectateur.
Au-delà des mères castratrices de ses intrigues, l’œuvre hitchcockienne recèle bien d’autres clés que ce voyage au pays
de Sir Alfred se propose de décrypter…


LES DIALOGUES AU CINÉMA : LES MOTS EN PLEINE LUMIÈRE



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Atelier 1
NEUCHÂTEL - Jeudi 8 mars 2012, à 14h15

Faculté des lettres, Espace Louis-Agassiz 1 - 2000 Neuchâtel

Atelier 2
NEUCHÂTEL - Jeudi 15 mars 2012, à 14h15

Faculté des lettres, Espace Louis-Agassiz 1 - 2000 Neuchâtel

Atelier 3
NEUCHÂTEL - Jeudi 22 mars 2012, à 14h15

Faculté des lettres, Espace Louis-Agassiz 1 - 2000 Neuchâtel

Atelier 4
NEUCHÂTEL - Jeudi 29 mars 2012, à 14h15

Faculté des lettres, Espace Louis-Agassiz 1 - 2000 Neuchâtel







Que serait l’âge d’or du Cinéma français sans la saveur des dialogues d’un Henri Jeanson, d’un Jacques Prévert

ou d’un Michel Audiard, portés par les plus grands acteurs du moment : Arletty, Michel Simon, Jean Gabin, Bernard Blier,
Lino Ventura, Francis Blanche ou Jean-Paul Belmondo ? N’ont-ils pas sauvé du naufrage de nombreux films qui, sans eux,
seraient déjà oubliés ?Tour à tour baignés d’une poésie scintillante ou fleurant l'argot des rues, jouant de la métaphore
comme de fléchettes, les dialogues au cinéma représentent un travail d’orfèvre composé d’expressions
minutieusement ciselées,dont l’apparence populaire dissimule souvent des trésors littéraires.
Les plus grands comédiens du théâtre ne s’y sont pas trompés : Louis Jouvet se plagiant lui-même avec les mots
de Henri Jeanson dans Entrée des artistes, Jean-Louis Barrault confondu pour l’éternité au rôle du mime Baptiste
dans les Enfants du paradis de Marcel Carné, issus du génie de Prévert, Pierre Brasseur et Jean Gabin
dans des joutes oratoires mémorables modelées par un Michel Audiard acerbe et drôle…
Mais aussi sous les plumes inspirées de Jean Cocteau, Jean Renoir, Marcel Pagnol, Sacha Guitry, Jean Aurenche,
Nina Companeez
ou Bertrand Blier, les dialogues accompagnent l’Histoire ou la réinventent.
Le bon dialogue est d’abord
une musique et une trame indispensable pour l’image.
À l’aide de nombreux exemples et documents rares Patrick Crispini
convie les participants de cet atelier à mieux comprendre comment s’élabore un film, les liens entre le cinéma et le théâtre,
et leur donne l’occasion de pratiquer en les revisitant les plus célèbres dialogues du cinéma en langue française…


© PC-TRANSARTIS - Juillet 2011